No one they fear

Vieille Nan présidait leur retour. Leur défaite n’était que temporaire. Jusqu’au jour où le Mur tomberait. Où les fils du Nord verseraient leur sang. Mais personne ne voulait y croire. Ni même en leur existence. Et quand la nuit la révéla enfin, la vérité jaillit dans les flammes. Mais il y en a une qu’ils redoutent. Dans leur langue, son nom est « No One » : Personne.

Ce billet sera totalement officieusement sponsorisé par Bethesda contre son gré.

Nous avons donc passé la mi-saison, et qui dit mi-saison, dit « event de milieu de saison« . Fidèle à sa tradition, « Game of Thrones » nous balance pour cette dernière année cette fameuse bataille abondamment annoncée, 55 jours de tournage, pire que le Gouffre de Helm, des nuits et des nuits d’insomnie, du feu, des contusions et du café bien chaud.

Je commence la rédaction après un visionnage qui aura approximativement duré de 5h à 6h30 du matin, vu qu’à 4h30, mon esprit était déjà à Winterfell et que malgré mes efforts, impossible d’attendre mon réveil, que j’avais pourtant calé à 6h ce qui est déjà tôt, selon mes standards.

Il faut bien le reconnaitre, ce weekend, c’était le Stark Fest

Malgré l’intense ascenseur émotionnel qu’est cet épisode, réalisé par l’émotionnellement ascendant Miguel DA KING Sapochnik, j’avoue que le final m’a légèrement déconfite. Cette résolution, à laquelle on s’attendait depuis la saison dernière, était décidément trop simple et pas à la hauteur des enjeux posés. Le coup final, PILEPOILAUBONMOMENT, clairement, avait de la classe, mais manquait de ce je ne sais quoi qui aurait permis à l’épisode de se conclure comme il avait duré, en te laissant à moitié crevé sur ta chaise, le ventre noué, l’adrénaline au plafond.

Malheureusement, le sentiment qui domine désormais c’est « tout ça pour ça ? ».

« Jour. Longue Nuit. Jour »

Un billet qu’il est sponsorisé par la confrérie des électriciens.

Car la nuit sera sombre et pleine de terreur.

Peuple, réjouis-toi.

Miguel le Magnifique est revenu déposer sur tes yeux un épisode majeur de Game of Thrones. Miguel « Hardhome », Miguel « The Battle of Bastards », Miguel « The Winds of Winter ».

Miguel “The Long Night” désormais aussi, un épisode qui peut déstabiliser dans sa forme et ses intentions. Car s’il se présente comme une bataille aux enjeux dantesques, il s’avère être conçu comme un film d’horreur, de l’aveu même de son réalisateur qui déjoue ainsi nos attentes pour nous livrer différentes variations du genre. Contrairement à « The Battle of Bastards », « The Long Night » ne propose donc pas de lisibilité de l’action, les enjeux tactiques étant relégués en toile de fond au profit d’une expression de la terreur brute, exposée comme le sentiment dominant de cette heure vingt. Sapochnik privilégie la confusion, la menace tapie dans l’ombre, l’expression de la peur et de l’indicible. Se faisant, il illustre plutôt efficacement les propos de Jon Snow dans l’épisode précédent, quand ce dernier expliquait, fataliste, que cette bataille ne pourrait être gagnée, car quoi qu’il arrive la mort l’emporte toujours.

Personnellement, je n’ai eu aucun souci de luminosité, mais je vois cette critique remonter de partout…

Visuellement, cette bataille est aussi celle de la glace et du feu, deux éléments qui ne cessent de s’affronter de manière très littérale tout du long de cette Longue Nuit

Par contre, disons-le tout de suite, l’écriture de l’épisode n’est pas à la hauteur de sa mise en scène. Si dans l’ensemble, l’épisode tient debout, il recèle malgré aussi de nombreuses poutrelles destinées à bricoler une conclusion sur laquelle je reviendrai bientôt, ainsi que des coquilles gênantes, venant contredire nos pires attentes, ou, pire je pense encore, écarter sans ménagement des années de développement narratif.

Est-ce-que le retour en solitaire de Mélisandre par le NORD fait sens ? Non.

Est-ce-que le plan de bataille consistant à mettre toute l’armée dehors histoire qu’un maximum de gens meurent pour que Dagobert puisse les relever a du sens ? Non.

Est-ce-que ça n’aurait pas été plus malin de creuser plusieurs fosses à feu, pilonner les zombies avec des boulets enflammés et des dragons pendant que tout le monde défend Winterfell à l’abri des murs ? Oui.

Est-ce-que ainsi, on aurait eu autant de DRAMA ? Non. Or, comme Pinpin le Pangolin le sait, ce qu’il y a de meilleur dans la vie, c’est le drama, voir plein de gens mourir devant soi et écouter les lamentations de leurs femmes.

Miguel Sapochnik nous plonge en apnée dans l’avant bataille, sans aucune forme de procès et les mains tremblantes de Sam ouvrant un plan séquence dans la cour de Winterfell, où se pressent encore des foules de gens. Sam sera utilisé de la même manière deux fois dans cet épisode : la première, dans l’ouverture, où il attend, les mains tendues, perdu dans sa bulle d’angoisse. La deuxième, au cœur de la mêlée, après avoir survécu à l’assaut de plusieurs zombies, tiré de son hébétude par Edd. Sam va en quelque sorte nous servir de point de référence, nous laissant le temps, avec lui, dans ses instants de repli, pour appréhender les émotions qui nous dominent.

Sapochnik se paye même le luxe, en ouvrant son épisode sur un plan des main de Sam recevant un poignard, de nous offrir un genre d’avertissement sur la fin, les mains armées d’Arya étant la clé finale de l’intrigue du Roi de la Nuit. La fin doit toujours être dans le commencement.

Tendez l’oreille… Je pense que ce qui m’a le plus fait d’effet sur ces premières minutes d’épisode, c’est le son. Un vent lugubre, glacial, comme hanté d’une voix désincarnée, annonciateur de l’ouragan qui va s’abattre sur Winterfell. Mêlé étroitement à une musique plus électronique que de coutume, cet environnement sonore jette un voile de terreur, d’appréhension et d’inéluctabilité. C’est le son de la mort, celle à qui personne ne peut se soustraire, froide et vide.

Si des mots sont échangés en arrière-plan, aucun dialogue n’est prononcé pendant de longues minutes par les personnages installés au premier. Une manière d’amplifier encore l’angoisse.

Le sentiment d’attente est quasi insupportable, renforcé par la caméra s’attardant sur les visages tendus, les mains qui se crispent et se relâchent sans cesse sur les armes.

Et d’un coup, le silence, plus oppressant encore.

Cette longue séquence mêle allègrement anonymes et personnages familiers, réservant Jon et Daenerys, les deux derniers dragons, pour la fin.

Rappelons que la strat de base consistait à mettre Drogon et Rhaegal en retrait afin de ne pas effrayer Dagobert, facilement impressionnable en société.

A bien des égards, cette ouverture rappelle celle de « The Winds of Winter », également dirigé par Sapochnik, qui nous proposait une longue et intense mise en place angoissante, une angoisse qui se libérera seulement grâce au feu. Dans l’épisode de la saison 6, l’explosion n’était cathartique que pour Cersei, nous laissant nous atterrés et pantois. Cette saison, l’irruption du feu aura un effet inverse, redynamisant. Et pour renforcer la proximité de ces deux passages, Sapochnik utilise de la même manière les visages de Cersei et Sansa, contemplant le feu salvateur.

Si le début de l’épisode référence « The Winds of Winter », la fin, elle, renverra plus volontiers « Hard Home » et « The Battle of Bastards », en recyclant des séquences déjà vues, comme la mort du géant, les hurlements de ceux piégés aux portes, à la merci des mort-vivants et dont les cris vont décroissants, ou le Roi de la Nuit relevant les morts.

L’insoutenable attente prend fin lorsqu’un cavalier, qui surgit hors de la nuit, marche vers l’aventure au pas… C’est le grand retour de Mélisandre. Elle est venue ici pour allumer des feux, servir de pense-bête à prophétie et mourir à l’aube.

But first, le feu !

«-Euh… Bonsoir, vous êtes la Bouche de Sauron ?  

-Non, une simple campeuse. Ça fait trois semaine que je suis installée en lisière de la forêt mais là, y’a une bande de hippies bien dégueulasses qui s’est rameutée en fichant un boucan pas possible. Du coup, y’a moyen de m’héberger pour la nuit ?

Des hippies ? Ah ben mince alors, on a donné l’alerte pour rien ! Eh, les mecs, fausse alerte, c’est pas l’armée des morts, ce sont juste de hip…

-Putain ser Jorah mais vous êtes con ou bien ??? Evidemment que c’est l’armée des morts ! Poussez-vous et laissez-moi mettre le feu à vos Dothrakis ! »

Et c’est en raison de sa bêtise que ser Jorah Mormont fut puni par Mélisandre d’Asshaï, car au moment de la grande charge, il est le seul cavalier à ne pas avoir droit à une flaming sword of fire.

Mélisandre d’Asshaï, chronométrée à des pointes de 0.0001 km/h durant la nuit

Mélisandre, qui avait parlé de partir chercher des copains pourtant si je ne m’abuse, est donc de retour de manière assez Gandalfesque je dois dire, même si elle est toute seule.

Posant la main sur l’arakh du premier Dothraki venu, la voici qui psalmodie de mystérieuses et incompréhensibles paroles en haut valyrien : « Oh djadja, y’a pas moyen djadja, chuis pas ta catin djadja genre, en catchana baby tu dead ça. »

« Mais c’est quoi tous ces salamalecs ? » se demandent deux secondes des Dothrakis avant que leurs armes ne prennent feu.

Le son de cet épisode… Au moment où Mélisandre demande à Jorah de traduire aux Dothrakis et qu’il semble hésiter, nous parvient la première rumeur de l’armée des morts, un salmigondis de cris aigus qui semblent convraincre lord Friendzone que bon, au point où on en est, hein, tous les arakhs en l’air, les gars !

Notez les Dothrakis, pas rassurés rassurés de voir leurs armes prendre feu comme ça, encore des entourloupes de maegi, c’est moi qui vous le dit !

Mais notez aussi la manière dont l’épisode, après son ouverture angoissante, nous offre une lueur d’espoir pour le moins littérale, qui n’est pas sans faire écho, par son visuel progressif et le sentiment de regain de confiance qu’il apporte, à la scène des feux d’alerte du Gondor dans « Le Retour du Roi ». Les mines un brin soulagées, un peu émerveillées de ceux qui assistent au miracle de Mélisandre nous renvoie aux mots de Gandalf observant les fanaux s’allumer les uns après les autres : « Hope is candle ».

Dans la forme, on est assez loin du « Retour du Roi », mais dans le fond, ce moment a un impact similaire. C’est un instant où alors que l’on se disait que tout est perdu, un personnage vient seul raviver les braises de l’espoir. Alors que le feu se répand dans les rangs des Dothrakis, on ne peut s’empêcher de penser que cela va leur conférer un avantage sinon décisif, au moins sensible dans le choc qui va suivre.

C’est le premier pas de danse de la glace et du feu, et ce dernier l’emporte face à une menace encore incertaine.

« Ride for ruin and the world’s ending ».

Et cette charge, porteuse de lumière et d’espoir, cette charge des Dothrakis dont on connait si bien la puissance de frappe sur des rangs distendus, pris par surprise et composés d’hommes mortels qui viennent de voir débouler un dragon sur le champ de bataille, qui se fracasse contre les rangs des morts, n’enfonçant pas leur ligne d’un centimètre…

Visuellement, cette sanction dont Daenerys est le témoin impuissant est terrifiante. On ne fait encore que deviner les morts, à peine perceptibles grâce aux projectiles enflammés lorsque les premiers rangs de la cavalerie se font décimer, en quelques secondes. L’extinction progressive des flammes, et ce son, ces hurlements d’horreur pure, d’agonie, et enfin le silence…

Les porteurs de feu et de lumière succombent à la glace et à l’obscurité. Un partout.

«Excusez-moi, je peux entrer ? »

WOOOPUTAIN y’a une apparition inexpliquée de GRR Martin sur le blog. Faites comme chez vous…

«Je me permettais de vous rappeler que même si D&D ont un peu dépassé le matériau d’origine… »

Oh, si peu, George.

«Ahah. Je disais donc, ils ont beau avoir dépassé le matériau d’origine, je suis toujours le papa de cet univers. Tu te souviens de la fois où Ned Stark avait été exilé au Mur et que Joffrey l’a fait décapité quand même ? Ou de la fois où Robb a marié son oncle et que c’était la fête mais tout le monde est mort ? Ou même de la maegi qui pouvait soit disant sauver Drogo sauf qu’en fait, elle l’a transformé en fougère ? »

Euh, oui, bien sûr que je me souviens.

«Ben c’est ça. Un univers qui te donne de l’espoir comme on donne une glace à un enfant et puis sans même lui laisser le temps d’y goûter, la lui reprend en lui mettant gratuitement une tarte dans sa gueule. Voilà, c’était tout pour moi. »

Donc des milliers de Dothrakis meurent dans une charge un brin débile vu que les mecs ne voient même pas ce sur quoi ils foncent, le tout en approximativement 10 secondes. Merci d’être passés, les gars.

On peut s’arrêter un instant sur cette charge et oublier la mise en scène qui n’a jamais démérité pour réfléchir au non-sens que représente cette manœuvre ? Contrairement à l’attaque du convoi, la cavalerie dothraki ne prend ici personne par surprise.  Ils n’ont aucun avantage, d’autant moins qu’ils ne voient pas ce sur quoi ils foncent. Mais il ne faut pas être sorti de Saint Cyr pour se douter que les rangs en face sont un minimum compact. Les zombies ne forment pas des troupes organisées, certes, mais Tormund l’a dit la semaine dernière « tout ce qui est entre ici et le Mur marche avec le Roi de la Nuit ». Si le commandement sait une chose à propos de cette armée, c’est qu’elle est gigantesque.

Alors peut-on me dire pourquoi envoyer un groupe de cavaliers à l’assaut d’un ennemi pléthorique mais compact de surcroit invisible jusqu’au dernier instant ?

Et pourquoi les Dothrakis vêtus de slips plutôt que les cavaliers du Val en armure, que l’on a préféré mettre à pied ici alors que durant la Bataille des Bâtards, on a bien vu leur force de frappe en tant que cavalerie lourde ?

Je l’ai déjà dit que cet épisode était écrit pour l’amour du DRAMA ? Oui ? En voici une très belle illustration.

L’instant canin.

« Gloire à moi, MoonMoon ! Je suis présent pour un temps conséquent de 4 secondes, tout en mouvement et en grâce, en première ligne dans une charge suicidaire ! »

Alors grande question les amis, que faisait donc Fantôme ici, là, maintenant, alors qu’on aurait pu, je sais pas moi, le mettre en SECURITE *wink dans les CRYPTES *winkwink ?

Si d’aventure le public de la série s’en souvient, quelque part en saison 2, on pouvait admirer Robb Stark warg dans Vent Gris, ce qui était un moyen d’annoncer que tous les enfants Stark étaient, comme dans les livres, des zoomans. Mais par la suite, mise à part pour Bran et Eté, plus jamais cette notion n’a été abordée.

Peut-être que cette présence de Fantôme aux côtés de Jorah et des Dothrakis étaient un moyen pour Jon, par le truchement de son loup, de participer également aux combats terrestres ? Rien n’indique ici de zoomanerie à l’œuvre, il faut donc explorer une autre piste, celle de la présence symbolique. Jon n’est pas dans Fantôme, mais parce que Fantôme est là, le Loup Blanc est présent lui aussi sur le champ de bataille.

Par contre, clairement, je pense qu’une fois les caméras dépassées, Fantôme s’est tiré dans la forêt pour attendre que ça se passe, en bon MoonMoon qu’il est. Parce qu’il aurait eu mille fois l’occasion de revenir, ne serait-ce que pour épauler Jon dans sa phase à pied, surgissant de nulle part, tel en aigle noir, en forme de loup blanc.

Car non, MoonMoon n’est pas mort. Il est présent dans le trailer du prochain épisode, vous serez tous ravis de l’apprendre.

World War Z.

Ils s’étaient tous ralliés au panache blanc de Daenerys. Ils ont fait ce qu’aucun homme de leur peuple avant eux n’avaient fait, traverser une mer que leurs chevaux ne peuvent pas boire. Ils ont suivi le khal des khals, vezh fin saja rhaesheseres, l’Etalon qui Montera le Monde, la reine dragon, qui les aura conduit aux confins du monde.

Et ces cavaliers de la mer Dothrak auront succombé à un flot plus dévastateur que celui de l’océan qu’ils craignaient tant.

C’est impuissant que vous, moi, les gens à Winterfell assistons à leur fin violente. Oh, ce léger recul de Sansa lorsque le silence s’abat sur le champ de bataille…

Pour tout vous dire, je ne m’attendais pas à ce déferlement. En tout cas à rien de cette ampleur. Les zombies forment littéralement des couches en mouvement vers les rangs des vivants.

J’ai déjà du vous dire que je ne regarde quasiment rien ayant pour concept de base des morts-vivants parce que ça me fout une angoisse pas possible. Bon sang j’ai été servie cette semaine. Ce plan de la horde qui s’abat sur les Immaculés était tout simplement affreux, terrifiant. Après la menace sourde et invisible qui a englouti les Dothrakis, chacun pouvait s’attendre à ce que l’assaut soit féroce, mais comme le dira si bien Sansa plus tard, parfois, la chose la plus courageuse à faire, c’est de regarder la vérité en face, même si on préfèrerait l’ignorer.

C’est d’ailleurs mon point chafouin après ce début superbe d’épisode : sérieusement, tous les named présents en première ligne, Brienne, Jaime, Pod, Tormund, Edd, Sam, Ver Gris, auraient logiquement dû y rester. Ou au moins un nombre significatif d’entre eux, et ce dès les premiers instants. Ces gens se sont pris une vague, au sens marin du terme, de zombies dans les dents. Une vague qui ne craint ni la mort, ni la douleur, qui est sûre de son nombre, de sa taille, de sa force.

J’ai une image assez précise de Denis Brogniart à Winterfell, en train de planquer des colliers d’immunité sous les oreillers de ses perso préférés…

 En parlant d’immunité scénaristique, allons donc faire un tour du côté de nos heureux possesseurs de totems, Jon et Daenerys.

Ok, Dany ne suit pas le plan, qui est de rester planquée sur une colline en attendant que ça se passe. Jon est bien mignon de tenter de l’arrêter mais pour le coup, et malgré le fait qu’elle envoie paître toute sa strat, mayrde, c’est elle qui a raison. S’exposer et risquer de compromettre l’arrivée du Roi de la Nuit, contre tenter d’endiguer le flot des morts en train de ravager leurs armées. Le choix en vite fait. Daenerys n’est pas de celles qui restent attendre les bras croisés. Comme en écho à l’épisode 6 de la saison 7 où elle reprochait à Tyrion de lui avoir conseillé de n’avoir rien fait, elle rejette la mise en garde de Jon. Elle vient de perdre ses Dothrakis, hors de question de laisser le reste des hommes là en bas mourir sans rien tenter pour les aider.

Et de fait, l’arrivée des dragons soulage un peu le front, éclaircissant les rangs des zombies. Pour la deuxième fois depuis le début de l’épisode, le feu vainc la menace de la glace. Mais les deux éléments n’ont pas encore fini de danser, puisque la tentative de repérage de Dagobert par Jon se voit méchamment interrompue par l’arrivée du vent de l’Hiver, qui s’en va, sifflant soufflant dans les grands sapins verts.

Si, je vous jure, ça se passe exactement comme ça : plus jamais tu ne chanteras cette chanson sans penser à cette scène maintenant…

Scène qui nous offre deux plans somptueux de Drogon, incendiant la nuée, bon sang de bon soir, quand je vous avais dit que le feu et la glace n’avaient pas fini de danser… Ca m’a clairement fait penser aux plans sur la tempête de sable dans « Fury Road ».

Dog fight.

«-Raaah mais bon sang, on y voit rien, didieu !!! »

Jon Snow, la chevelure pleine de neige et les yeux plein de vent, peine à conduire son Rhaegal correctement dans pareilles conditions météo, quand soudain, BIM BADABIM, non-respect de la priorité à droite, et Jon rentre dans sa tante. De manière complètement fortuite cette fois.

On pourrait bien se demander comment est-il possible que les deux seuls objets volants des environs se rentrent mutuellement dans le museau alors que bon, y’en a tout de même de la place ! Mais Pinpin vous répondrait que la réponse, c’est le DRAMA. Le drama parce que malgré leur intervention salvatrice un peu plus tôt qui recyclait allègrement « Trü LØv », leur thème musical à eux de piti couple trop choupignon, exactement comme dans « Against all odds », la saison dernière, faudrait pas oublier qu’il y a un énorme casus belli entre eux. Cette collision était donc aussi gratuite qu’elle était symbolique, un peu comme la présence de Ghost sur le champ de bataille tout à l’heure.

Complètement désorientés, nos deux dragonniers tentent de prendre de la hauteur, une fois leurs sens remis à l’endroit, afin de repérer si d’aventure, un Dagobert sauvage ne baguenauderait pas dans le coin avec Jon qui hurle « Danyyyyyyyy » comme un benêt, parce que tu penses peut-être qu’elle peut t’entendre dans le blizzard, gros malin ?

Je déteste quand Jon appelle Daenerys « Dany ». Je sais pas pourquoi parce que j’utilise ce surnom moi-même assez souvent, mais non, rien à faire, ça ne passe pas. Est-ce-que elle, elle l’appelle « Jonny » ou «Minou » ? Non.

A l’occasion d’un très très beau plan au-dessus des nuages, Jon et Daenerys se retrouvent enfin face au Roi de la Nuit :

«-Dagobert !, hurle Daenerys, je sais où tu te caches ! Viens ici que je te butte, enculé !

-Tu l’as déjà faite à Meereen !

-Ta gueule ! »

Question : est-ce-que je suis contente de voir un combat de dragons ?

Réponse :

Question subsidiaire : est-ce-que j’étais contente de voir CE combat de dragons ?

Réponse :

Si j’invoque ici le spectre de David Goodenough, ce n’est pas parce que ce dogfight était raté ou insatisfaisant. J’en ai même apprécié chaque instant. Malgré le défi consistant à filmer deux créatures ailées et reptiliennes gigantesques se dépouiller le museau comme deux chats dans un jardin, Miguel Sapochnik est parvenu à créer visuellement quelque chose de lisible et de très intense. J’ai une tendresse toute particulièrement pour le moment où Drogon s’abat sur Viseryon, un court instant où l’on constate la taille gigantesque du dragon noir par rapport à ses deux frères. Il y a un sens de la monstruosité et de la sauvagerie dans ce plan qui flatte immédiatement mon amour des dragons.

Je ne peux pas bouder ça.

En revanche, et CECI N’EST EN AUCUN CAS UNE CRITIQUE NEGATIVE, ce combat, puis qu’il respecte la tonalité de l’épisode, à savoir être un film d’horreur, de monstres, tout ce que tu veux, mais pas un film de bataille, ne nous propose donc pas un affrontement aux proportions épiques. Et comme moi, les dragons, c’est un peu ma vie, et que les dragons, c’est un peu toujours l’occasion de te prendre un shot de mythologie en intraveineuse, forcément, une part de moi regrettera toujours le traitement, au demeurant parfaitement juste, cohérent et très bien mené de bout en bout, de cette scène.

Une fois encore, ce n’est pas un défaut, c’est un parti-pris de mise en scène auquel Miguel Sapochnik se tient d’un bout à l’autre de son épisode. S’il avait choisi de traiter cette scène sur un ton différent, s’eut été au risque de commettre une faute. Un combat épique de titans n’avait pas sa place ici. Un combat de monstres, oui.

Les fosses.

J’ai vraiment cru la dernière heure de Ver Gris arriver en le voyant diriger les opérations de protection du repli, puis prendre en charge la fermeture du pont de la fosse.

Mais c’était sans compter sur la formidable discipline des Immaculés. Pas un ne flanche, ne fait mine de quitter sa position, leurs mouvements sont toujours parfaitement exécutés un peu comme…

«Ouais mais eux c’est plutôt des elfes noirs qui sont venus pour voler not’e travail ! » proteste Raoul, vrai fils du Nord, encarté au Rassemblement Septentrional.

Sois un peu moins con, Raoul, et admets que tes elfes noirs, là, ont sauvé un nombre plus que conséquent de cuculs nordiens de souche cette nuit. Là où toutes les autres lignes ont fini brisées, désunies, fragmentées par l’assaut, les leurs sont restées nickel.

« Ca, ma poule, c’est le swag de la phalange »

Et le swag de la phalange demeure total, même en cas de repli, c’est vraiment prodigieux. Les gars ils sont dans un pays où ils parlent pas la langue, à se battre pour des gens qu’ils ne connaissent pas et qui les méprisent et quand il faut rentrer se planquer, hophophop, au petit trot, tranquille, comment ça on a des trilliards de zombies aux basques ? Sans pression…

Limite si je les sentais pas chaud pour une marche au son de « J’ôvais un cômôrôde… ».

Oraison qu’ils peuvent entonner à l’instant où Ver Gris, dans un moment vraiment terrible et poignant, relève le pont sur la fosse, piégeant le reste de ses hommes de l’autre côté, condamnés à une mort certaine.

Et là c’est le plot twist des enfers, ce maudit chant de la glace et du feu bascule à l’avantage de la première, Daenerys, coincée dans le blizzard ne peut pas voir le signal et il fait trotro froid pour le petit feu des flèches, le bois ne prend pas, ranafout, il faut quand même incendier ces frakkings fosses, ne serait-ce que pour gagner 2 minutes de répit parce que comme je le disais la semaine dernière, les zombautres, ils sont wattmille, ils ont qu’à s’empiler dessus et so long l’obstacle infranchissable.

A ce stade, je me disais : « Beh pourquoi ils sortent pas avec plein de torches pour essayer d’incendier la tranchée ? » Mais de façon organisée je veux dire, pas comme une bande de blaireaux en train de faire des moulinets de bras à droite à gauche histoire de bien se faire repérer par les morts. Genre avec une escorte, qui pourrait, par hasard, être constituée d’un commando de ces mecs, là, vous savez, les Immaculés ?

«-Laisse, gamin, je suis un genre de  gros allume-cigare.

Ok, madame Cigare. »

Et Mélisandre qui sort, sur un petit train de sénateur, alors que OHOH, y’a décalitres de zombies en face qui passent la barrière, ça te ferait rien de te magner le jonc ? Je sais qu’elle est très vieille mais sérieux, c’est moi où elle fait tout au ralenti ? Ce qui se comprendrait si comme le Roi de la Nuit, elle avait l’assurance que son plan se déroule sans accroc, mais non, puisque clairement, une fois devant la fosse, l’incantation est légèrement moins efficace que la première fois : « Oh djadja, oh djadja, oh djadja… Mais flûteuh ! Si seulement j’avais une enfant sous la main, ça prendrait plus vite ! »

La dernière fois que nous avons vu Mélisandre aussi peu sûre des pouvoirs qui par R’hllor lui sont conférés, c’était au moment de la résurrection de Jon Snow. Elle y met l’énergie du désespoir dans cette prière, se pensant sans doute peu à peu désertée par son dieu, jusqu’à ce que R’hllor enfin, réponde à son appel.

Ce plan…

Cette nouvelle victoire du feu sur la glace, cette nouvelle et littérale lueur d’espoir dont le souffle chasse la neige devant elle, et ce visage de Mélisandre, comme en extase mystique, les yeux remplis de flammes, sa foi restaurée.

Caybo, mais ça dure pas longtemps cette affaire parce que devinez ce que Dagobert ordonne à ses troupes : « Allez tous vous empiler sur le feu, de toute façon je peux en refaire quand je veux des zombies, j’ai dépensé sans compter. »

C’est la panique dans les sphincters à Winterfell, je juge pas, j’étais à ce moment précis dans un état second à mi-chemin entre « JE VOUS L’AVAIS DIT QUE C’ETAIT NAZE VOTRE TRUC », et « OHGODOHGODOHGOD, nuuuuuooooonn je suis pas prête, pas encore, pas maintenant… ».

Prête ou pas, de toute façon ça change rien, la glace l’emporte sur le feu, et l’espoir d’un sursis meurt aussitôt.

Lyanna Fléau de Géant.

Elle n’aurait dû avoir qu’une scène et puis les mecs du casting sont tombés sur Bella Ramsey. Il n’en fallait pas plus à D&D pour qu’ils augmentent le temps de présence à l’écran de Lyanna Mormont, un personnage qui aurait certainement gagné à être moins systématiquement mis en avant tant son concept s’est vite épuisé.

Mais puisque l’épisode ne semblait pas décidé à tuer des personnages vraiment importants, il fallait bien que des troisièmes couteaux se sacrifient et Lyanna Mormont avait tout ce qu’il fallait pour générer une mort impactante, étant plébiscitée par le fandom.

Lyanna Mormont, qui je le rappelle a 11 ans et quelque, se fait surprendre par l’arrivée du géant. La rate explosée, le foie dans la glotte, elle trouve néanmoins la force de charger une dernière fois, foutue pour foutue, putain moi à 11 ans je savais tout juste appareiller mes chaussettes.

Les Mormont, petite maison, grandes gueules. Lyanna se jette comme un chien enragé sur la créature et la termine d’un coup d’épée en verredragon dans son œil unique, ce qui semble être un moyen sûr de tuer un géant dans la cour de Winterfell. On pense tous très fort à toi, Wun Wun.

Intéressante, la dernière charge de Lyanna préfigure l’assaut d’Arya contre Dagobert plus loin dans l’épisode, avec cette même idée d’interruption se soldant par une roublardise fatale.

La maison Mormont se sera éteinte en une nuit, mais aucun de ses deux derniers représentants n’aura démérité, que cela soit notre bon vieux lord Friendzone ou Lyanna, Fléau de Géant.

La fin de Lyanna était à la fois symptomatique d’une bonne écriture et d’une grande paresse.

Bonne écriture parce que ses réactions face au géant ne sont à aucun moment celles d’une guerrière trop stylée. Lyanna est une enfant, elle n’a jamais participé qu’à un seul affrontement dans sa vie, la Bataille des Bâtards, et encore, je ne suis pas sûre qu’elle était dans la mêlée.

Face à un géant mort-vivant qui défonce une porte de forteresse d’un revers de main, elle n’est qu’une gamine qui chancèle, surprise, terrifiée, sonnée, avant de se faire balayer. Fidèle à elle-même, certaine de mourir dans cette cour submergée de zombies, elle charge, comme une ourse, hache à la main. Du classique Lyanna Mormont, bille en tête, détermination au vent. Lui offrir la mort d’un géant était un beau cadeau à faire pour un personnage qui même s’il avait fini par devenir une caricature, méritait tout de même qu’on le salue une dernière fois, ne serait-ce qu’en hommage à sa toute première scène.

Là où le scénario fait donc également preuve de paresse, c’est bien dans sa trop grande complaisance vis-à-vis des personnages secondaires. Comme je l’ai dit plus haut, si un ou deux seulement avait survécu au premier choc, s’eut été déjà miraculeux.

Dans cette volonté presque étrange d’épargner des personnages dans l’épisode où la survie de tous était la plus logiquement et naturellement menacée, on peine à reconnaitre la série qui a vu mourir Ned, tué Robb et Cat à 30 secondes d’intervalle, décimé la moitié du casting de Port Réal en 10 minutes…

Au lieu de faire le choix radical certes attendu mais logique d’un point de vue des enjeux de réaliser une grande purge, « The Long Night » doit trouver une parade et se reporte donc sur des figures de moindre importance : Lyanna, Edd, Jean-Khal ou même Beric, bien que l’importance de ce dernier ait été plus significative.

Et en parlant de paresse… C’était vraiment sympa d’écrire une scène où un géant, qui aurait pu la balancer d’un coup de l’autre côté des remparts, décide de faire monter Lyanna jusque devant son œil et à portée de bras en plus.

Ce geste de n’a aucun sens, aucune raison d’être. Il pouvait la broyer, la jeter, la déchirer en deux, mais pourquoi la porter à son visage ? Il voulait la manger ? Il avait pas l’air d’avoir très faim pourtant ? Et depuis quand les zombies MANGENT de toute façon ?

This, madame, is le scenarium. Un puissant matériau dans lequel on forge tout un tas de trucs débiles.

La crypte : l’endroit sûr.

Sur une idée originale d’Arya Stark, Sansa rejoint les cryptes, équipée d’un poignard en verredragon et d’une recommandation de Jon Snow recyclée, *winkwink, sauf que ça n’a aucun intérêt, puisque la scène où la dame de Winterfell et son tout petit ex-mari vont tuer des zombies a été coupée au montage. MOCHE.

Du coup, ce « stick them with the pointy end » est juste une référence un peu stérile à la saison 1, enfin stérile non, vu que c’est Arya le maître d’arme, maintenant. A la fin de l’épisode, elle accèdera même carrément au rang de Jésus.

Sansa est accueillie dns les cryptes par un comité d’accueil angoissé, qui n’a pas la moindre idée de ce qui se passe à l’extérieur

«-Sur une échelle qui va d’être la meilleure amie noire de Nadine Morano à Ned Stark, on est à combien niveau lose, lady Sansa ?

-On est au niveau Theon Greyjoy. »

Lannister 4ever, face à son impuissance, l’impossibilité d’être sur le terrain et un pronostic vital pour le moins engagé, Tyrion nous fait une Cersei, préférant se saouler la gueule plutôt que de supporter toutes ces conneries.

S’en est presque ironique, de voir le frère et la sœur dans cette même situation.

Mais pour le coup, c’est Sansa qui a raison. Tyrion n’a jamais été un guerrier, et s’il sait mener des hommes, il l’a prouvé par le passé, son place n’est pas sur un champ de bataille perdu d’avance. Quand bien même tout le monde sait que « même la plus petite personne peut changer le cours des choses ».

Le fatalisme lucide de Sansa ramène Tyrion à la raison et lui fait se souvenir qu’ils formaient un sacré couple, dans le temps où ils avaient été mariés de force (SPOILER ALERT, Tyrion : vous êtes toujours mariés).

Par contre Sansa, j’ai dû manquer un épisode, mais tu as eu combien de maris ? Parce que dans mon souvenir, c’est deux. Du coup, quand tu lui réponds « le meilleur de tous », ça me donne l’impression que tu as épousé la moitié de la noblesse de Westeros.

Ok, j’imagine bien que tu inclus Joffrey dans ta liste, mais tout de même, c’est une ligne de dialogue un peu étrangement écrite.

Ou alors tu inclus dans cette liste tous les hommes avec lesquels tu as été dans une forme de relation, donc Joffrey, Littlefinger, Ramsay et donc Tyrion. Ce qui en effet, fait de Tyrion le meilleur homme de la vie de Sansa, haut la main.

J’adore le fait que malgré son immédiate réserve, parce que LE NOOOOORD toussa, Tyrion arrache un sourire franc de simple bonne humeur à Sansa. Mais elle le tempère tout de suite en envisageant le pire scénario possible (elle est tout de même diplômée de la Petyr Bealish School of Ploting and Scheming) et en remettant Daenerys sur le tapi.

«-Si vous pouviez arrêter de mettre ma reine à toutes les sauces sur le tapis, ça m’arrangerait, grogne Missandei.

-Quelles sauces ? Quel tapis ?

-Le tapis, Daenerys, vous la remettez tout le temps à toutes les sauces !

-Mais quoi ?

-Vous remettez toujours toutes les sauces sur le tapis !

-Pourquoi vous me parlez de sauce ???

-Non mais je me rends compte, c’était pas clair. Ce que je veux dire, c’est que c’est pas parce que sa tête vous revient pas qu’il faut tout le temps lui prêter des délires de grandeur et de pyromanie ainsi que d’impérialisme valyrien…

-Ah mais moi j’ai rien dit, c’est vous qui vous emballez avec votre tapis…

-ELLE SAUVE DES VIES, OKAY ?!!!! »

Ce qui dit Missandei est vrai, très vrai, mais moi j’aimerais revenir sur ce que Sansa vient de dire. Parce qu’elle vient de casser mon rêve de voir ces deux-là ensemble, et même mieux, ensemble sur le Trône de Fer. Si je résume, pour que leur couple fonctionne, il faudrait donc que Daenerys MEURT. Est-ce-que je consentirais à ce sacrifice ? Eeeeeeeeeeeeeeeeeeehhhh….

Disons que si Daenerys devant mourir, et que la compensation soit que Sansa et Tyrion puissent alors être ensemble, monter sur le trône et former le couple le plus sain et intelligent EVER, je saurais me consoler.

Mais trêve de ship éhonté, je voudrais maintenant m’adresser à lady Sansa.

Sansa, tu le sais, je t’aime énormément et je te soutiendrai, toujours. C’est pour cette raison qu’il est de mon devoir, en tant qu’admiratrice sincère, de te reprendre quand tu dépasses les bornes. Je sais que ta réflexion concernant Daenerys ne s’adressait qu’à Tyrion et n’avait pour objectif que de pointer un vrai problème de fond.

Mais sincèrement, sachant que Tyrion est la Main de la reine, que Missandei est assise en face de toi, qu’au-dessus de vous, tout ce qui peut combattre le fait avec du verredragon obtenu grâce à Daenerys, que ses armées meurent pour sauver le Nord et le continent tout entier et qu’elle-même s’expose au combat, était-ce le moment idéal pour faire ce genre de réflexion ? Désolée, mais c’était un peu mesquin parce que sans la participation de Daenerys dans cette guerre, tu ne pourrais même pas envisager un avenir quelconque pour Winterfell et le Nord.

Fire cannot kill the Night King

Fallait tenter le coup, c’est une évidence. Tant que l’on a pas essayé le feudragon sur un White Walker, on peut pas savoir si ça fonctionnera ou pas, hein. Du coup, Daenerys tente sa chance, pour ne récolter qu’une unique chose : le swag du Roi de la Nuit.

Dagobert l’Imbrûlé..

Dagobert qui n’hésite pas à … sourire ? SOURIRE ??? Non mais sans déconner… La prochaine étape, c’est quoi ?

A ce stade, je m’attendais à ce qu’il se mette à parler, vraiment.

Ou à faire ça, franchement, j’hésitais.

En tout cas, petite gêne cette expression faciale. Dagobert est un personnage muet, et mutique. Ce n’est pas/plus un humain, mais un concept. La série l’a créé de manière à obtenir un adversaire identifiable, une incarnation d’un concept flou qu’est l’Hiver. Le voir défier Daenerys avec ce sourire m’a semblé très peu conforme au personnage que l’on nous avait présenté depuis le début.

Ou alors c’était un hommage de sa part au smirk de Margaery, auquel cas, je pardonne.

« J’vois qu’on peut pas discuter… on va faire un duel ! »

On se posait la question la semaine dernière et la réponse, la voici : Dagobert est vraiment très con.

Plutôt que d’envoyer ses trouzmilles soldats sans peur, sans viscères et sans reproches à l’assaut de Winterfell et leur faire buter Pinpin, ou plutôt que de le faire kidnapper et mener à lui, s’il tenait tant que cela à finir le travail lui-même, ou plutôt que d’attendre à l’abri que la bataille se passe pour se montrer une fois tout le monde mort, le Roi de la Nuit préfère donc risquer d’attaquer Daenerys et Jon, d’esquinter son dragon, de tomber de son dragon, de se retrouver au sol à la merci sans rien derrière, de devoir traverser tout Winterfell encore peuplée de gens armés de pas mal d’acier valyrien et d’obsidienne et de se faire stabstab par un plot twist alors qu’il sait être un gros interrupteur dont la mise en position fermé anéantirait tout espoir pour lui et les siens de faire advenir la Longue Nuit…

Dans une posture qui n’est pas sans rappeler ses plus belles heures de rando en Islande avec la Garde de Nuit, épée à la main, les bras écartés, Jon Snow trottine derrière le Roi de la Nuit, lequel marche, aussi lentement que Mélisandre, sauf que lui, c’est justifié.

«-Dagobert !

En fait, je m’appelle Ophélie.

-…

-T’entends ça zombieBernard ? J’avais raison !

-Ophél… Wooh putain t’es sûr que tu préfères pas qu’on t’appelle Dagobert ?

-Cette plaisanterie a assez duré, petit homme. Quand je lève les bras…

-Baisse les bras ! Baisse les bras tout de suite ch’te dis ! Put the glandes sudoripares DOOOOOWN, NOOOOOW !!!”

Dans un accès de zénitude absolue, Ophélie abandonne donc Jon Snow à son sort au milieu de ses cômôrôdes fraichement tombés au champ d’honneur et encore plus fraichement relevés.

L’intervention de Daenerys tombe à pic pour sauver le bon coeur de Jon, mais et là, j’avoue, j’étais devant mon écran en train de crier : « Daenerys!!!! DAENERYS !!!! DAENEEEEEERYYYYYYS !!!!!§§§§§ » quand je la voyais, contempler son Jon repartir au petit trot derrière Dagobert, pendant que Drogon se faisant submerger par des hordes de zombies. Sérieux, la vision périphérique, quoi… La vigilance… t’es au sol au milieu du terrain de jeu d’un nécromancien mais tu penses pas à surveiller tes arrières…

Médiathèque de Racoon City.

Après avoir tourbilolé tout son saoul sur les remparts, Arya se prend un coin de mur sur la tête ce qui brise aussitôt son mojo de super guerrière cheatée. Fuyant deux trois zombies lancés à ses trousses, elle se réfugie toute patraque dans les couloirs de Winterfell, direction, la bibliothèque.

« Où sont les Stars quand on a besoin d’eux ? » se demande Arya en appliquant à la lettre les enseignements de Syrio Forel pour esquiver les dames du CDI zombies.

LE passage le plus cardiaque pour moi sans doute, parce que, je sais pas si je vous l’ai déjà dit mais je déteste les zombies, ça me fout une angoisse… Du coup, voir Arya zigzaguer entre les étagères avec des mort-vivants en embuscade partout, je n’étais pas, mais alors là pas bien du tout.

Malgré cela, j’ai préféré ce moment à tout le passage sur les remparts. Arya a été clairement survendue par la série comme un genre de combattante ultime alors qu’elle a passé le plus clair de son temps à Braavos à passer le balai, nettoyer des morts, vendre des huitres, se faire des chouquettes sur la tête, et se taper sur la gueule à coup de bâtons tout en étant aveugle. Ok, elle a du skill, de la volonté, elle sait se battre, mais lui donner un tel niveau de maîtrise en si peu de temps, c’est assez difficile à avaler. Je préfère donc mille fois le passage de la bibliothèque où on la voit mettre à profit les leçons de discrétion de Syrio, maintes fois répétées durant toute sa carrière, aux tourbilol cheatés sur les murs de Winterfell.

Ceci est d’autant plus inutile à montrer que ce n’est pas son super talent de combattante qui lui permet de se faire le Roi de la Nuit, mais bien ses qualités de discrétion et d’assassin…

Revenue dans les rayonnages, Arya détourne l’attention des bibliothécaires en leur jetant un exemplaire de « Cinquante Nuances de Greyjoy » au visage, le temps pour elle de se glisser hors de la pièce, tout ça pour tomber sur encore plus de zombies.

ET LES STARS !

Bon, on abrège, flaming sword of fire dans la gueule, aïeaïeaïe ma jambe, chbim Arya, chboum, chlak, POSE CHRISTIQUE AF DU BERIC…

Et mort du Béric dans les bras d’Arya, qui se retourne pour tomber sur Mélisandre :

«-Coucou, vous me reconnaissois ?

-Tu as pris la virginité de mon cheum, prépares-toi à mourir !

-Pas de problème, mais avant, avant ma petite, il me faut faire un peu de ret con.

-Ret con ?

-C’est un terme en valyrien signifiant continuité rétroactive. Je m’en vais altérer cette réalité et faire comme si la fois où je t’avais parlé des yeux que tu fermerais, c’était une prophétie annonçant les évènements de cette nuit.

-Ah, tu veux parler de la fois où tu m’avais dit que tu voyais en moi des yeux marrons, des yeux bleus, des yeux vert, ce qui à l’époque pouvait passer pour une référence au fait que j’allais porter de nombreux visages, ou alors peut-être même à la Valar Morghuliste mais ce n’était alors pas très clair ?

-Exactement mais pouf pouf ret con magic, désormais la citation est « tu fermeras des yeux marrons, des yeux verts, des yeux bleus » *winkwink

-Les meufs, vous êtes en train de spoiler la fin de l’épisode…

-T’inquiète, Sandor, on va demander à Ramin de coller un peu de piano dans la bande originale et à Miguel de raviver la flamme du ship entre Sansa et Tyrion dans les cryptes. Dans deux minutes, les gens auront tout oublié.»

On reviendra là-dessus plus tard, c’est promis.

Le conte de la crypte.

«-Tiens, c’est marrant, il se passe un truc complètement imprévisible ! On dirait que quelqu’un gratte à l’intérieur de ce sarcophage ! »

OHBENCAALORS §§§§§§§

Le nom ! Et sa tête sur le billot, de la personne qui s’est dit que ça serait une bonne idée de mettre en sûreté les femmes et les enfants d’abord dans une crypte bourrée de gens morts quand un nécromancien s’apprête à attaquer le château !

Et je veux aussi les têtes de Jon, Tormund, et tous les Sauvageons ici présents sur une pique pour demain matin !

Parce que si je peux admettre que Sansa, qui n’a pas vu ce que fait le Roi de la Nuit et jamais vécu au-delà du Mur, puisse passer outre ce MENU détail (ce qui n’est déjà pas bien glorieux pour la personne la plus intelligente qu’ait jamais rencontré Arya, alors que quand même, elle a côtoyé Tourte Chaude, hein), j’ai plus de mal avec l’idée que les autres, ceux qui savent, ceux qui ont vu le pouvoir des glandes de dessous de bras de Dagobert, n’aient pas tiré la sonnette d’alarme.

A ma grande déception, pas de zombieRickon, pas de zombieNed (ceci dit je ne suis pas sûre que ses ossements soient parvenus à Winterfell dans la série, aucun souvenir là-dessus), pas de zombieLyanna, zombieBrandon ou zombieRickard, juste des regulardeadStarkzombies, je suis très déçue George.

Tout le monde se met à hurler et/ou à courir, Sansa et Tyrion ont un très joli petit moment privilégié avant de se jeter à corps perdu face à l’adversité mais, magie du montage, on ne les voit pas tuer de zombies, juste tomber comme de par hasard sur la cachette de Varys, et Sharon n’aura finalement servi à rien. Vraiment à rien.

Supayr…

Helgen.

Pour Jon Snow, c’est un peu la panique, il est piégé dans le prologue de « Skyrim » ! Et s’il est Enfant de Dragon, le pauvre choupinet a totalement zappé le module d’enseignement « mots de pouvoirs ». Ainsi, pas moyen de Fus Ro Dah le beignet de Viseryon, pokévolvé pour l’occasion en Alduin, le Dévoreur de Mondes.

Et si tu n’as rien compris au paragraphe précédent, je me demande pourquoi tu perds encore ton temps à lire ce billet alors que tu ferais mieux de jouer à « The Elder Scrolls V » !

« Fus, ro…… JE SAIS PLUS LA SUITE §§§§ »

Jon tente donc de passer Viseryon, qui a de sacrées fuites de feudragon au niveau du cou, ce qui ne l’empêche pas de répérer un manbun à 300 mètres, car dès que Jon sort la tête de derrière un muret, BIM, Viseryon lui crache illico à la gueule. A la fin, Jon, désespéré, décide de lui faire face pour lui hurler dessus, c’était supposé être poignant, mais j’ai juste pensé à la pub Perrier.

Mais heureusement que le Roi de la Nuit est un interrupteur géant, parce qu’au moment où Viseryon allait abattre sa demie mâchoire sur le noble visage de Jon Snow, POUF, terminé le dragon.

« Qui a dégonflé le dragon ? »

Son expression interdite juste après c’était du pur Jon Snow en revanche : « WTF j’ai tué un dragon rien qu’en lui criant dessus ? Je suis Dovahkiin maintenant ?« 

Du pur Jon Snow aussi que sa scène de la traversée de la cour, ponctuée de deux choses : son tourbilol signature, et ces regards vers tous ces gens en difficulté qu’il ne peut pas se permettre d’aider. Parce que je je me moque, je me moque, mais Jon a du souffrir le martyr de devoir ainsi abandonner ses hommes, ses amis. Hiérarchiser ses priorités n’a sans doute jamais été aussi difficile pour lui.

Le Bois Sacré.

Pendant que tout le monde meurt dans des souffrances atroces, dans le Bois Sacré, l’ambiance est plutôt chill and Netflix, enfin surtout pour Bran parce qu’il a un plaid. C’est pas qu’on s’ennuie de ce côté de Winterfell, défendu par Theon, ses Fer-Nés et les troupes d’Alys Karstark, mais ça serait bien qu’il se passe un truc.

Du genre ça, Theon qui demande pardon à Bran pour ce qu’il lui a fait. S’il lui avait offert son arc dans l’épisode précédent, il n’avait en effet pas présenté de vraies excuses, en bonnes et dues formes, pour avoir pris son château, l’avoir menacé dans son lit alors qu’il était paraplégique, trainé dans la cour sous la pluie, forcé à lui donner les clés, à l’appeler Prince, massacré son maître d’armes sous ses yeux, puis fait passer pour mort.

Dit comme ça, c’est vrai qu’il a une sacré belle ardoise, le Theon…

Pinpin le Pangolin n’étant que ranafout, il lui pardonne aisément, prononçant des mots de consolations que Theon avait besoin d’entendre.

«-Winterfell est ta maison, Theon…

-Merci, Bran… Toute ma vie j’ai été en quête d’un foyer, d’une fam…

-KTHXBYE. »

Pouf, ce malotru de Pinpin déco en mode rageux pour aller se faire une partie solo de « Flight Simulator », pendant que Theon, Alys et leurs troupes commencent à pilonner tout ce qui bouge dans le bois.

Et moi, si je comprends bien, ça fait 8 saisons que je suis les aventures de Bran qui sont chiantes comme la pluie sauf quand il warg, son initiation sous le barral, les flashbacks, HOLD THE DOOR, tout ça pour qu’au moment le plus critique de tous, le mec soit peinard sur son fauteuil à attendre que ça se passe ???

Est-ce-que les épisodes à venir daigneront expliquer ce que fichait Bran durant tout cet épisode ? Il faisait des tourbilol dans le ciel avec monsieur KroaKroa ? Il uploadait tout le savoir de l’humanité dans le réseau des barrals juste au cas où Dagobert parviendrait à lui reformater le disque dur ? Non ? Des indices ? Non. Ok.

Ce passage ressemblant très très fort à la scène où il provoqua la mort d’Hodor, il y a fort à parier que oui, alors que sa vie est menacée et que d’autres se battent pour la préserver, Pinpin était bien train de faire quelque chose d’important, sans doute rafistoler un évènement du passé quelconque. J’espère VRAIMENT que c’est ce qu’il était en train de faire.

Pendant que le Bran a Trois Yeux surfe sur la toile, Theon Greyjoy, lui, lutte jusqu’à la dernière flèche pour protéger sa vie. Dernier homme debout, et parvenu au terme de son arc, le Prince de Winterfell, le Grand Drongaire de la Lose devra bientôt faire face à Dagobert, non sans avoir reçu un ultime mot de remerciement de la part de Pinpin. « Tu es un homme bien, Theon« , une dernière phrase lourde de sens. Theon n’était pas un homme mauvais. Mais il avait fini par le devenir, dévoré par des émotions et passions humaines l’ayant conduit à trahir et à massacrer. De cet abime, Theon avait sombré dans un gouffre plus profond encore, dont il est pourtant revenu, brisé mais capable de s’amender.

Theon, c’est ce mec qui aura eu tendance à fuir devant le danger plus souvent qu’à son tour, mais c’est aussi ce mec qui face à la mort, choisit de la regarder droit dans les yeux et de l’accueillir dans un dernier défi.

Theon est peut-être le personnage le plus banalement humain de toute la série, un homme normal capable du pire et du meilleur, de tomber et de s’élever. Il nous rappelle les ambivalences en chacun de nous, les frontières troubles de nos portraits en gris. Theon n’est pas un homme meilleur que les autres. Mais comme nous tous, il est capable d’être un homme bien. Et il est mort en atteignant cet idéal, en se sacrifiant pour sauver l’humanité, ce qui vaut bien une petite référence biblique, non ?

Après Béric en croix, la lance de Longinus, ça faisait quand même beaucoup de référence aux Evangiles dans un seul épisode…

Mais avant d’en arriver à ce moment, voici qu’entrent dans l’enceinte du bois…

« –Mais vous êtes qui déjà ?

Ben on est les Marcheur Blancs !

-Ah mais oui… Au temps pour moi, j’avais presque oublié votre existence. Vous faisiez quoi tout ce temps ?

-On, euh… Jean-Pierre, on faisait quoi au juste ?

-Je sais pas moi, on glandait à dos de cheval en attendant de faire ce plan trop badass de gangsta qui escortent le patron.

-Voilà, c’est ça qu’on faisait.

-Donc vous n’êtes pas des genres de mini-boss à se taper avant Dagobert ?

-Non, on se disait, y’a déjà Jon Snow qu’arrive pas à passer le didacticiel de Skyrim, donc on n’avait pas envie de rajouter un niveau de difficulté supplémentaire.

-D’accord, merci, ce sera tout. Vous pouvez continuer à ne rien faire. »

Lentement, avec l’assurance de ceux qui savent que la victoire repose déjà dans la paume de leur main, le Roi de la Nuit s’avance vers le Bran à Trois Yeux :

«-Pinpin…

-Ophélie…

-Ça va, c’était pas trop long ?

-Non, j’en ai profité pour mater la saison 3 de « Santa Clarita Diet ». Je te la conseille.

-J’y jetterai un œil. Bon, on y va ? Paré pour la mise à mort ?

-Cette enveloppe est Stark, elle est faite pour mourir dans le DRAMA.

-Ok, quand je baisse le bras…

-Ophélie ! Attention, derrière toi, c’est affreux ! »

L’arrivée d’Arya, auto-spoilée par Mélisandre quelques minutes plus tôt, nous dit quelque chose de capital concernant les White Walkers : ce sont de très mauvais gardes du corps. Je sais pas d’où sortait Arya, mais pour bondir comme ça dans le dos du Roi de la Nuit, elle a au moins dû prendre appui sur la tête de ses lieutenants.

Arya Stark entre désormais dans la légende des pourfendeurs de menaces menaçantes, c’est Eowyn qui est fière d’elle maintenant.

Et nous aussi, faut dire. Tout ce parcours, tout ce chemin, toute cette déshumanisation, cette proximité avec la mort, destinée à faire d’Arya la seule capable de la défier et de la détruire, en la regardant droit dans les yeux. « La mort à de nombreux visages, j’ai hâte de découvrir celui-ci ».

Cet épisode était pour elle une manière de revisiter tout son parcours au fil des saisons, de son art du combat avec un manche à balais jusqu’aux enseignements de Syrio, esquive du chat, silence de l’ombre, vivesse de l’eau, team up avec le Limier etc… jusqu’à ce « Not today », qui bouclait la boucle avec précision, rendant cohérente même si rafistolée au scotch une décision de D&D pourtant prise il y a 3-4 ans seulement (au moment du développement de la saison 5, donc).

Ce qui signifie donc que sa rencontre avec Mélisandre en saison 3 et la prophétie délivrée alors par la sorcière rouge n’étaient pas destinées à trouver la même conclusion alors.

Bingo petite. Tu mérites une statue grandeur Drogon à ton effigie dans toutes les villes des Sept Couronnes. Une médaille. Un poney. Tout ce que tu veux, mais c’est toi qui a sauvé les miches des vivants. Respect et reconnaissance éternelle, malgré la FACILITE déconcertante de la manœuvre, genre Arya détruit le Roi de la Nuit sans verser une goutte de sueur, feinte, contre-feinte, extinction des feux. N’enlevons pas à Arya son exploit, mais considérons tout de même que la mise en œuvre de cette résolution d’intrigue était, malgré la mort et la destruction régnant dans Winterfell, bien trop simple.

Le soufflé retombe avec une célérité presque comique, tant l’écroulement de l’armée des morts se fait pile au moment où TOUTAYPAYRDU, chose qui m’a laissée un peu pantoise et interdite. Evidemment, étant donné la règle de l’interrupteur fixée par Jon Snow, il était difficile d’envisager une autre conclusion que celle-ci, mais force est de constater que mise devant le fait accompli, je persiste et je signe, ça faisait petit bras.

Il aura fallu la très belle morte de Mélisandre pour me remettre de cet instant « bleeeeeh ». Et les larmes de désespoir de Daenerys sur le corps de Jorah.

Fun fact de l’extrême : devinez où Dagobert est mort ?

Dans le Bois Sacré, oui, merci Captain Obvious. Non mais plus précisément dans le Bois Sacré ? Devant le barral. Soit là où Bran a donné la saison dernière le poignard en acier valyrien qui allait servir à le tuer. Pinpin savait. Pinpin avait vu 14 millions d’avenirs possibles et dans un seul… Je me trompe un peu de franchise sans doute, mais bon, z’avez saisi l’esprit, hein.

Bref, ce poignard nous montre à quel point tous les évènements dans Game of Thrones sont interconnectés. La semaine dernière, Bran passait l’éponge très aisément sur sa défenestration par Jaime car sans elle, pas de tentative de meurtre. Sans cette tentative de meurtre, pas d’apparition du poignard qui voyageant de Cat à Littlefinger, a fini par retrouver le chemin de Winterfell.

Ainsi tu réalises assez vite que l’évènement pivot de toute l’histoire de Westeros est ce moment où Jaime Lannister a décidé de prendre sa sœur en levrette en haut d’une tour.

L’Histoire en marche…

Fun fact de l’extrême 2 : d’après D&D, le barral de Winterfell est celui où le Roi de la Nuit a été créé par les Enfants de la Forêt. BAM.

Dernier fun fact : le Roi de la Nuit a, comme le disent D&D, été créé par le verredragon, une roche volcanique, issue du feu, donc, et défait par l’acier valyrien, un métal lui aussi né du feu. Au final, le feu l’emporte une dernière fois sur la glace.

Je reviens tout de même sur la mort de Dagobert. Déjà, hein, larme, petit ange parti trop tôt, tu es dans un monde meilleur…

Que ce soit Arya qui ait l’honneur de nous en débarrasser, je peux m’y faire. Par contre, il manquait un petit quelque chose. Un tantinet de progression dramatique. Le passage me met légèrement mal à l’aise dans le sens où je me dis qu’il fonctionne tel qu’il est, sans fonctionner tout à fait pour autant. Arya surgit dans le dos du Roi de la Nuit, se fait maitriser, lâche son poignard, le rattrape et tue Dagobert. Fin.

Dans leur face à face, il n’y a rien. S’en est presque déconcertant de facilité. Et tout le suspens repose sur l’idée que le spectateur aura oublié que Mélisandre a spoilé grassement la fin de l’épisode quelques minutes plus tôt en parlant à Arya des yeux bleus qu’elle fermerait pour toujours.

Un peu plus tôt, j’évoquais un parallèle entre Arya et Eowyn. Ce n’est un secret pour personne, « Le Seigneur des Anneaux » est une œuvre matricielle pour GRR Martin. Et la fantasy en général. Régulièrement, D&D invoquent le spectre de la trilogie de Peter Jackson pour justifier certains choix de réalisation. Ici, la Bataille de Gouffre de Helm était citée comme référence depuis des mois. Mais la mort du Roi de la Nuit n’évoquait rien d’autre que celle du Roi Sorcier.

Or, cette dernière profitait d’une construction dramatique interne qui poussait le dénouement en une forme d’apothéose. Dominée par son adversaire, Eowyn allait jusqu’au bout de l’épuisement dans un duel perdu d’avance jusqu’à ce que Merry interviennent en blessant leur adversaire, donnant à la jeune femme une ouverture, et surtout, la possibilité de révéler sa véritable identité. Ce petit scénario interne permet de densifier les enjeux autour de la mort du Roi Sorcier et de rendre le moment de sa défaite extrêmement payant.

Ici, les enjeux sont également énormes. Mais il n’y a pas de construction qui mène à ce moment final. La mise à mort est expéditive, il n’y a pas de confrontation. Ce n’est pas un mal en soi, car dans l’échange de regard muet entre Dagobert et Arya, on entend presque ce dernier lui demander :

«-Pardon mais t’es qui, toi ?

-Personne. »

Peut-être que ce qui me gêne au final, c’est surtout le concept de l’interrupteur en fait. Si la mort de Dagobert n’avait fait que déstabiliser les rangs et contribué à donner l’avantage aux vivants, l’épisode aurait été vachement plus long, ok, mais je pense que j’aurais moins ressenti ce sentiment de facilité qui vient contredire le cataclysme qui n’a cessé de s’abattre sur Winterfell durant tout l’épisode.

Arya Stark tactical action

Pour comparer une dernière fois la manière dont la mort du Roi Sorcier est construite comme une progression dramatique qui aboutit sur une résolution satisfaisante à de multiples niveaux, il convient de rappeler qu’Eowyn, quand elle se joint à l’armée des Rohirrims, le fait contre l’avis de tous, clandestinement. Elle sait se battre, mais n’a aucune expérience au combat. Elle est sans cesse ramenée à sa condition de femme dont on juge la présence inutile sur le champ de bataille. Pourtant, c’est elle qui finit par accomplir l’exploit de tuer celui qu’aucun homme ne pouvait abattre, précisément parce qu’elle n’est pas un homme. Par ce geste, elle renverse les stéréotypes dont elle était prisonnière, prouve à elle-même et au monde entier combien la détermination, le courage, les sens de l’honneur et du sacrifice sont des valeurs universelles qu’elle aura toutes incarnées un seul instant.

Arya elle, n’a plus rien à prouver à personne. Des exploits, elle en a déjà accomplis. Nous savons ce qu’elle vaut, même si elle est clairement cheatée. Plus personne dans cet univers ne remet en question, à ce moment précis en tout cas, la place des femmes au combat si elles veulent se battre. Si certains préfèreraient la voir dans les cryptes, comme Gendry, c’est uniquement parce qu’ils ne savent pas ce qu’elle a vécu avant son retour. Et elle ne se laisse jamais entraver par les considérations autour de son âge, de son sexe. Elle a dépassé cela depuis longtemps et s’y montre indifférente.

Même si cette indifférence est devenue logique dans le contexte d’égalité des sexes qui semble être devenu une certaine évidence en Westeros désormais (cf mon edit du billet de la semaine dernière), il n’en demeure pas moins qu’Arya n’a au moment de tuer le Roi de la Nuit, rien à prouver, à elle-même ou au monde. C’est donc un super assassin, venu de nulle part, qui abat l’ennemi ultime en deux secondes. Et c’est cette facilité, au regard des enjeux immenses pour se débarrasser de Dagobert, qui me laisse un sentiment de légère frustration.

Peut-être aussi que l’idée si brillante de D&D de faire d’Arya la tueuse du Roi de la Nuit n’était en fait pas si futée que cela. Si elle est cohérente avec le personnage, elle nie aussi totalement tout le cheminement de Jon, la préparation qui avait été faite de cet affrontement. D&D voulaient surprendre et éviter une conclusion prévisible, j’entends, mais lorsque cela se fait au détriment de l’arc d’un personnage, c’est un peu plus gênant. Et finalement, la frustration que je ressens quand Arya tue le Roi de la Nuit vient aussi du fait qu’entre ces deux-là, il n’y a rien. Ils ne sont personne l’un pour l’autre et sorti de l’ironie de cette remarque, l’absence de construction de l’affrontement dont je parlais plus tôt a tendance à rendre ce dernier plutôt insatisfaisant.

Un peu comme si Thanos se faisait tuer par Peter Parker dans « Endgame ». Et ceci n’est pas un spoil car vous savez très bien qu’il n’existe qu’un nombre limité de personnages qui logiquement méritent de le tuer. Et Spiderman n’en fait pas partie. Un peu comme Arya pour le Roi de la Nuit.

Ceci non plus n’est pas un spoil

La série a du mal avec les prophéties, les oubliants ou les énonçant à moitié. GRR Martin lui-même dans son œuvre nous dit combien il faut se méfier de ses petites bêtes là. Cependant, une prophétie sert aussi parfois à construire une progression dramatique autour d’un personnage. Que la prophétie soit vraie ou fausse, elle annonce toujours quelque chose pour celui qui choisit d’y croire.

La prophétie de Maggy la Grenouille a façonné le destin de Cersei au point de faire d’elle la reine parano qu’elle est devenue, obsédée par l’idée de protéger ses enfants du funeste destin qui est le leur.

Il est une autre prophétie qui aura façonné les évènements en Westeros, celle du Prince qui Fut Promis. Azor Ahai, que Mélisandre a cru reconnaitre en Stannis, puis en Jon, puis en Daenerys. Celui, ou celle, qui dissiperait les ténèbres. Et si les théoriciens de tous poil peuvent désormais tirer des fils pour raccorder Arya à la dite prophétie, j’en profite pour rappeler que la série ne l’a jamais énoncée. On ne sait donc pas comment, dans Game of Thrones, le retour d’Azor Ahai est annoncé. Mélisandre parle une fois seulement d’une épée tirée du feu, Lightbringer, lorsqu’elle brûle les Sept sur la plage en saison 2, puis en saison 7, face à Daenerys, n’énoncera aucune condition à son apparition. Elle se contentera juste de rappeler que les prophéties sont chose dangereuse, que Dany et Jon ont un rôle à jouer, sans en dire davantage.

A ce stade du développement, D&D savaient qu’Arya serait celle qui mettrait fin à la Longue Nuit et se sont donc arrangés pour rendre le plus ambigu possible de discours de la prêtresse : fluidité du genre du nom « prince » en valyrien, évocation de ses incertitudes… C’était une façon plutôt habile pour eux de contourner un élément générateur de prévisibilité.

Ce qui semblait promis à Jon et Daenerys se dérobe ainsi sous leurs pieds, au profit d’un outsider. Est-ce-que ce choix final résonne comme un avertissement concernant celui ou celle qui emportera le trône ? Seul l’avenir nous le dira à présent.

Here I stand.

Ser Jorah est mort comme il aura vécu les dernières années de sa vie : en se battant pour Daenerys. J’aurais pu écrire « dans la friendzone », aussi, mais pour le coup, j’étais vraiment triste de le voir partir, même si je n’avais aucun doute concernant ses chances de survie après ce épisode. Les difficultés auxquelles va être confrontée Daenerys dans les épisodes à venir se trouveront renforcées par l’absence à ses côtés de son unique et plus sincère ami, l’homme qui était devenu son confident, son soutien, sa conscience.

Lui qui savait toujours trouver les mots pour la consoler, la tempérer, lui manquera plus que quiconque.

C’était une relation très belle que celle de Jorah et Daenerys, et il faut rendre à Emilia Clarke ce qui lui appartient ici. Elle a beau ne pas être à l’aise dans toutes les facettes de Daenerys, c’est lorsqu’elle montre le visage le plus humain de celle-ci qu’elle est la meilleure. Et là, rien à dire, dans ce dernier combat avec Jorah, dans ce dernier adieu, elle envoie un panel d’émotions qui tordent les tripes.

Jorah était le seul pour lequel Daenerys éprouvait de la tendresse et l’exprimait ouvertement. Le seul avec lequel elle tombait l’armure de reine. C’est une partie d’humanité et de simplicité qui disparait avec lord Friendzone, dont la gentilesse, la dévotion et la douceur manqueront aussi bien à nous qu’à la reine.

L’arrivée de Drogon, enlaçant Daenerys avec tristesse était plus l’écho de notre ressenti que de celui de la Khaleesi. Drogon a ce geste que nous voudrions avoir pour elle, pour la consoler. Je disais la semaine dernière que Daenerys était une femme seule. C’est plus vrai que jamais et la guerre à venir pour le Trône serait indubitablement marquée par la disparition de ser Jorah Mormont de l’Île aux Ours

Belle, belle, belle comme le jour.

C’était une Mélisandre épuisée que nous avions retrouvée dans la saison 6, accablée par le poids de ses erreurs et de ses horreurs, en questionnement profond sur sa foi. La résurrection de Jon avait été pour elle une sorte de retour de grâce, la confirmation de la puissance de R’hllor.

« For the night is dark, and full of terrors »

Aux premières lueurs de l’aube, alors que l’ennemi ultime de son dieu vient d’être anéanti, sa mission est enfin achevée. Mélisandre gagne le droit de se reposer et dans le même temps, de payer pour ses erreurs.

C’était une de ces rares fins choisies, apaisées, tranquilles que sait très rarement nous offrir la série. La dernière mort naturelle que l’on a vu c’était… Mestre Aemon, je crois bien.

Tout à l’heure, je vous disais que la mort de Roi de la Nuit par l’acier valyrien était une ultime victoire symbolique du feu sur la glace. Et pourtant, en forme de rétablissement d’un équilibre cosmique, la glace va emporter une ultime victoire apaisée sur le feu : c’est dans la neige que s’effondre Mélisandre, la prêtresse rouge, comme si elle venait réconcilier les deux éléments en donnant à la glace un corps jadis consacré au feu.

Mélisandre qui choisit aussi pour mourir les premières lueurs de l’aube, la manifestation de la victoire de R’hllor, le dieu de lumière, sur les ténèbres.

Le pianiste.

Evidemment, tout le monde aura noté ce morceau que Ramin Djawadi s’est empressé de publier sur les réseaux juste après la diffusion de l’épisode, « The Night King ».

Avec son piano jurant dans les sonorités qui nous sont familières, Djawadi se contente ici d’un travail de recyclage efficace. Le piano et la construction du morceau renvoient à « The Light of the Seven », le morceau lui-même n’étant qu’une variation sur le thème principal de la série. Si on le considère comme celui de la glace et du feu, ce qui serait logique, alors son apparition ici, sous une forme nouvelle, fait sens.

Comme en saison 6, l’irruption du piano crée un décalage, presque un inconfort, un sentiment que Djawadi a essayé de créer dans toutes ses compositions pour l’épisode, avec un recours à des sons très artificiels, très désincarnés, symbolisant l’arrivée de la mort.

Le piano a l’intérêt ici d’être incongru, mais aussi, parce qu’il l’a déjà utilisé deux saisons plus tôt, de marquer pour le public, la survenue d’un évènement capital.

Le morceau en lui-même n’est donc ni original, ni inédit, mais il faut son job avec efficacité, surtout dans les derniers instants où sa rapidité contraste avec la lenteur de l’action à l’écran, étirant le temps de façon cauchemardesque.

La semaine prochaine…

Je râle, je râle, mais j’avoue, j’ai passé une heure vingt à me tordre les mains d’angoisse, shootée à l’adrénaline, à couiner sur mon siège. « The Long Night » a parfaitement fonctionné sur moi, c’est un épisode que j’ai adoré et donc je suis sortie certes insatisfaite, mais paradoxalement aussi avec un intense sentiment de satisfaction : ça, c’est fait.

Si l’épisode déçoit par moments c’est en raison de l’accumulation naturelle au fil de temps, de défauts dans la série. « Game of Thrones » est imparfaite, on le sait, on s’en amuse et « The Long Night » est à son image.

Avec un scénario questionnable et contestable, cet épisode brille cepandant par une mise en scène qui sait précisement où elle va et de quelle manière elle souhaite nous conduire. Miguel Sapochnik a pris ici à bras le corps le défi qui s’offrait à lui, et une fois encore, il n’a pas déçu.

Ainsi, le feu et la glace auront dansé cette semaine, et désormais leur guerre est terminée.

Contre toute attente, le compteur de morts s’est assez vite arrêté de tourner. Tous les personnages « importants » s’en sont sortis, excepté Jorah évidemment. Mais dans l’ensemble, là aussi, pas grand-chose de déchirant à déplorer, même si la mort d’Edd m’a émue, celle de Lyanna franchement enthousiasmée, entre autre parce qu’elle préfigurait le geste d’Arya, prenant son adversaire par surprise.

Sinon, gens, pas de Point Chiffon cette semaine pour des raisons évidentes d’évidence, mais la preview de la semaine prochaine nous conduit tout droit à un twist garde-robesque attend depuis la saison dernière et que je n’en pouvais plus d’espérer ! Vivement !!!

En attendant, le jeu est désormais libre de la menace de l’Hiver. S’en est presque décevant, de se dire qu’il reste 3 épisodes et que le conflit le plus important de l’histoire de Westeros est déjà terminé.

Pourtant, il ne faut pas oublier que si le Roi de la Nuit constituait une menace plus terrible et plus importante que tout, de gros enjeux émotionnels résident encore dans l’affrontement final pour le trône.

Et même si je comprends parfaitement que l’attention s’y porte désormais entièrement, je commence à me poser la question de la postérité de l’Hiver. Pour le moment, je n’ai pas le recul suffisant pour juger de la manière dont la série a traité Dagobert et ce qu’il représentait. Mais son expédition ad patres en 2/2 cette semaine me laisse un peu dans l’idée que D&D n’ont peut-être pas abordé cet arc avec l’attention qu’il méritait.

Le jeu des trônes est passionnant et les implications de la fin de partie pléthores. Mais qui y jouerait encore si le Roi de la Nuit avait atteint son but ? Que reste-t-il a dire en trois épisodes ? Il est trop tôt pour tirer des plans sur la comète et sans grand intérêt d’échafauder des théories. Trois semaines, et tout sera terminé.

Lundi, nouvel épisode, et j’aime autant vous dire que comme cette semaine, boulot oblige, il est peu propable que le billet sorte avant le mercredi.

En tout cas, d’ici là, n’oubliez pas :


44 commentaires Ajoutez les votres
  1. Je suis assez d’accord avec toi sur l’ensemble chère Dame. Moi qui n’aimait pas Daenerys, je n’avais qu’une envie à la fin de l’épisode, la serrer très fort dans mes bras pour la consoler.

    Sinon vu que je suis un feignant, je copie-colle mon avis de l’épisode déjà posté sur un autre forum.

    « Bon bon bon, un épisode avec du bon et du moins bon. Beaucoup de spectaculaire, des morts poignantes, et des grosses incohérences aboutissant à un tout ça pour ça !

    Globalement, la réalisation était assez bonne, hormis un léger problème de luminosité (heureusement Mélisandre, ingénieur de l’image à ses heures perdues, nous est venue en aide). Une fois encore la furie des morts vivants est incroyablement mis en scène. Malgré leurs armes, leurs défenses, leur courage, l’avance des zombies est inexorable, c’est oppressant, et on le ressent toujours autant. Beaucoup de scènes de bravoure, que ce soit Arya en mode Solid Snake dans la bibliothèque montrant que sa formation chez les no one a portée ses fruits, la mort de Edd (big up Bro, tu resteras comme le mec qui aura utilisé l’arme la plus badass de la série), le sacrifice des Mormont, Lyanna comme Jorah, ou le dernier baroud d’honneur de Theon, nous rappelant au passage que ce mec c’est Legolas (parce que oui, dans le bouquin, c’est pas loin d’être l’un des meilleurs archers de Westeros), mais aussi le sacrifice quasi-christique de Beric ou le sourire narquois de Dagobert quand Daenerys découvre qu’il a un cheat anti-dragon ! Mais je crois que ma scène préférée reste, avec le passage avec la musique lente et triste, l’incroyable échange de regards entre Sansa et Tyrion dans la crypte. Deux personnages qui en ont bavé, et qui méritent d’avoir une seconde chance. J’ai eu l’impression que les deux tombaient amoureux l’un de l’autre en plein chaos, c’était beau, vraiment très beau.

    Avant de passer aux défauts, où était Yohn Royce durant la bataille ? On ne l’a pas vu une seule fois. Par ailleurs que sont devenus Gendry et Eva Karstark ? On les voit au début de la bataille mais pas après ? Quid de Ghost ? Ils ne l’ont pas tué hors-champ quand même….

    Bon maintenant les défauts. Scénaristiquement, ça part quand même en couille dans tous les sens. Primo à quoi servait la charge des Dothrakis ? Non mais sérieux ? Quel stratège dégénéré consanguin atteint de démence a pensé que ce serait une bonne idée ? Ça valait le coup de se débarrasser de Stannis en saison 5 tient….Bon ça encore c’est un petit détail.

    Le gros défaut reste bien la fin du Night King et ce qui en découle. Outre qu’Arya devient plus forte que n’importe quel avenger, comment a-t-elle passé les trouzmille zombies qui la séparaient de Dagobert ? D’ailleurs ses généreux ont servi à quoi pendant la bataille ? Sérieusement même pendant Durlieu et l’attaque du squat de la Corneille ils s’étaient mêlés au combat et avaient foutu un bordel monstre. Deux choses en terme de narration, d’explication et de lore me gênent beaucoup avec ça. En faisant tuer le Night King par Arya, les scénaristes ont totalement foutu à la trappe ce qui restait des théories du Prince qui fut promis aka Azor Ahai, rendant au passage toute l’évolution des personnages de Jon et Daenerys relativement inutiles (Stannis mort, ils sont les candidats logiques et on sait bien que l’un des deux voir les deux est Azor Ahai), sans parler du personnage de Bran qui n’est plus qu’un gros leurre, tellement peu utile qu’il préfère mater du porn via les corbeaux pendant la bataille….

    Cette conclusion d’épisode, avec Mélisandre qui part (définitivement) après avoir débarqué comme un gros deus ex machina (une scène avec elle se dirigeant en douce vers Winterfell dans l’un des épisodes précédents n’aurait pas été inutile) montre que D&D se torchent définitivement avec le background mis en place par Martin. C’est d’autant plus dommage que le Night King, présenté et évoqué dans les livres, se comprends surtout comme l’alter-ego maléfique de Jon après un destinée qui commence à peu près pareille (je vous laisse chercher ça, ça ferait une digression bien longue).

    Bref, un épisode très prenant, mais je reste sur ma faim tant cette conclusion et cette fin des WW me déçoit beaucoup…. »

    1.  » J’ai eu l’impression que les deux tombaient amoureux l’un de l’autre en plein chaos » => mais ouiiiiiii !!!! Faites que ça arrive bon sang de bon soir !!!!

      Gendry et Fantôme sont en vie dans le trailer de la semaine prochaine. Ainsi que Rhaegal. pauvre bichette, il doit pas être en super forme, quand même, parce que Viseryon n’y est pas allé de main mort avec lui et la chute fut rude.

      Eva Karstark est morte. Theon était le dernier debout dans le bois sacré. Désolée :/

      Sur Azor Ahai, je pense que D&D vont pirouettez en expliquant que ce qui compte, c’est l’effort collectif toussa toussa et que Jon et Dany avaient juste un rôle à jouer pour permettre à Arya s’accomplir son destin (c’est d’ailleurs exactement cela que dit Mélisandre à Dany en S7… triste).
      Personnellement, je suis d’accord sur le fait que Jon était un exécuteur évident pour Dagobert, mais je ne souscris pas pour autant à cette justification : « puisque c’était attendu, on a voulu surprendre ! ».
      Non ! Putain, non ! C’est comme si dans « Le Seigneur des Anneaux », Legolas s’était pointé en haut de l’Orodruin pour jeter lui-même l’Anneau dans les flammes.
      Le destin, c’est pas un truc avec lequel il faut rigoler. Et Jon a été conçu depuis longtemps dans le but d’être l’adversaire de Dagobert.
      Je me serais du coup satisfaite d’une oeuvre collective. Jaime, Brienne, Pob, Sandor sont encore en vie : ils pouvaient se faire les White Walkers pendant que Jon tentait d’affronter Dagobert, pourquoi pas avoir l’aide d’Arya qui lui aurait prêté main forte à un moment critique (Jon, désarmé, Dago qui s’approche pour le mettre le coup de grâce et Arya qui surgit, lance son poignard à Jon en disant « Stike him with the pointy end ! » : c’est pour ça que je suis pas scénariste, j’ai que des idées tarte à la crème de ce genre). Y’avait des tas de façons de gérer cette fin en la rendant peut-être moins surprenante, mais en conservant les logiques de développement des personnages.

      1. Pauvre Eva, elle méritait mieux (tout comme Choupie Omble). Il ne fait pas bon d’être jeune dans Game of thrones ! D’ailleurs quitte à surprendre tout le monde, ils auraient pu lui faire tuer le Night King. Quitte à vouloir surprendre et se torcher avec le background, autant faire tuer Dagobert par la personne la moins attendue du lot (encore moins attendu c’était Yohn Royce le planqué, Khal Qhono ou Bernard et Jean-Guy à ce niveau-là) !

  2. Piouuu Pareil , cet épisode aura fait vibrer pareil mon rythme cardiaque ( et mon fil twitter ) Y a vraiment qu’en 2eme visionnage que j’ai par contre trouvé des défauts mais vraiment ça reste minime comme vous l’avez dit on reste dans les problèmes globaux de la série. Donc bon ça tuait quoi. Voila quoi , pas eu non plus de probleme dee clarté. J’ai plus été géné par le non sens stratégique total mais bon… Donc dans le désordre :

    J’aurais bien aimé un peu plus de morts , j’usqu au bout j’ai cru que Tormund était mouru.
    Mélissandre ça ma pas trop choqué je l’imagine bien avoir attendue dans le coin comme un vautour à attendre que ça se tasse.
    Jon tain , vraiment un peu deg , j’ose éspéré que pour la fin il servira enfin à quelque chose.
    Night king , qui étais tu ? Pourquoi ? Comment ? Ah trop tard ça à coupé…

    Et sinon pas merci gens de twitter qui ont tellement ragé que j’ai dut trouver un « amis » Serbo-Hollandais à cause d’un bug de télé pour mater l’épisode sous peine de spoil violent. J’aimerais un peu vous voir brûler vifs. De même j’ai lu après des trucs tellement hallucinant que je réfléchis sérieusement à quitter les réseaux sociaux pour de bon.

    Bon la fin approche et ma question sera , reste t il assez de monde là face à Cersei ? Ils sont pas un peu mal barré ? La suite viiite.

    1. Aucune idée des forces qu’il leur reste. Plus de Dothrakis, pas trop d’Immaculés, les chevaliers du Val ne doivent pas être très nombreux non plus, les Nordiens…. Trois maisons se sont éteintes en l’espace de 3 épisodes quand même.
      Il reste les Reed qui ne se sont pas présentés à Winterfell, je pense qu’on pourrait compter sur les Tully également, puisque les Frey étant morts, Edmund a peut-être réussi à regagner Vivesaigues. Sachant que les armées Tully, c’est pas l’éclate non plus maintenant…

  3. Dans l’ensemble, l’épisode est une franche réussite. Il pose un nouveau standard télévisuel et réussit à nous prendre aux tripes, à nous plonger dans le chaos. Les multiples défauts sont compréhensibles, presque inhérents à ce genre de batailles où, la stratégie, on s’en balec. On pourrait rappeler ici l’ineptie de la charge des Rohirrims face aux Oliphants. L’important, c’est effectivement le Drama.

    L’absence de mort importante est plus surprenante voire gênante. On sort des standards de GoT où tout le monde ou presque est censé être en danger. Là, au contraire, ce des totems d’immunité de l’espace !

    La fin du Night King est effectivement trop brutale à mon sens. Presque trop facile. Le choix d’Arya s’entend, la manière est plus discutable. Un trick de Ninja et la menace apocalyptique de cet univers depuis des millénaires s’éteint. Pouf.

    En revanche, pour en revenir à un pont que j’évoquais la saison dernière, mes craintes se sont confirmées. On va terminer sur trois épisodes d’une intrigue importante mais nécessairement secondaire face à l’enjeu cardinal de la lutte contre l’Hiver.

    Pour faire simple, c’est comme si on entendait à la radio le matin : « Flash info, la fin du monde évitée d’extrême justesse !! Mais attardons-nous plutôt sur les sondages de la prochaine présidentielle ». On nous a sans cesse rappelé combien la seule guerre qui importait, c’était celle contre les roi de la Nuit. Et c’est évident puisque tout en découle. Cersei a beau être un adversaire majeur, elle ne peut pas avoir la même envergure. Pour ma part, j’ai du mal à me réinvestir dans une intrigue qui a été fortement déconnectée de celle qui nous a occupé durant trois épisodes. C’est le retour à la vie normale, c’est important toussa toussa mais on peut difficilement créer autant d’intensité.

    On verra comment ils gèrent cette conclusion mais trop épisodes de 80 minutes, c’est à la fois trop court pour réimpulser de l’enjeu (comment égaler une telle tension ??) et trop long pour une conclusion en bonne et due forme, nous conduisant au risque de l’anticlimax.

    En conclusion : très bon épisode qui pêche moins, selon moi, dans son contenu que dans ses implications.

  4. Diantre, quel épisode, malgré le fait que j’ai du pousser la luminosité de ma télé a fond, j’ai tout adoré au point d’oublier les détails un peu bateau cité dans ce billet !
    Et ce final, bon sang, j’ai hurlé  » HO PROSTIPUTE  » a ce moment, ou Arya surine Dagobert en mode Fleury merogis !
    Car oui, c’est un dénoument facile, mais il s’agit d’Arya Stark, la ninja du game… Arya c’est Altair, c’est Solid Snake, c’est un putain de F117, normal que le glaçon friandise ne l’ai pas vu venir et j’ai kiffé ce moment la. Elle aurait pu crier  » cowabunga  » la p’tite !

  5. Le billet et le commentaire de Melloctopus recoupent assez bien ce que j’ai pensé de l’épisode, je vais éviter de faire watmille redites du coup, mais dans l’ensemble j’ai été effectivement contente de la réalisation et le sentiment d’horreur et de désespoir, et j’ai pincé les lèvres sur l’échec de la gestion dramatique et cette manière de boucler l’arc le plus important de l’ensemble de l’histoire.

    J’ai vraiment du mal avec le choix de boucler en trois épisodes (pour l’arrivée du Night King et la préparation), et en un seul, la longue nuit, pour consacrer la fin de la série à l’accession au trône de fer.

    J’en suis même très triste car je trouve que c’est une très mauvaise écrite scénaristique que d’inverser à ce point l’importance des evils guys, et ça vide complètement l’importance et le drame qui se jouait sur la longue nuit.

    Le livre et la série sont globalement raccord sur la question : la véritable menace, l’angoisse absolue, la fin du monde, ce n’est pas la fin des 7 Couronnes, mais l’arrivée du Night King. Pour rappel en prime, les 7 Couronnes n’ont que 300 ans, c’est un bébé royaume, ce n’est rien du tout à l’échelle chronologique. Le roi de la nuit est lui en revanche une figure mythologique abjecte, terrifiante, le mal absolu. Et boum boum on le boucle en trois épisodes, et on garde la succession au trône comme enjeu final.

    Ça me laisse vraiment un mauvais goût en bouche. C’est comme si on se souciait des présidentielles quand le monde a sombré face aux hordes de zombies dans Walking Dead. (Et pas en mode « on reconstruit et on essaye de remettre un semblant de normalité dans un monde dévasté », mais bien « lol okay des zombies, on verra plus tard, là mon cul dans la maison blanche c’est quand même plus important »). C’est grossier, décalé, foutraque, et un peu bouffon au final je trouve.

    Cersei est un excellent personnage, je l’apprécie beaucoup, et j’aime beaucoup son évolution. Elle est solide, cohérente et effrayante. Mais elle n’est qu’un énième candidat au trône de fer, sur le trône depuis peu en plus. Sa portée symbolique est intéressante, mais très limitée par rapport à celle de Daenerys, Jon, ou même Gendry, issu de la lignée ayant vaincu celle des conquérants Targaryen.

    Un peu à l’image du personnage d’Arya ayant bien peu d’importance face à celui du roi de la nuit, le personnage de Cersei a, dans une moindre mesure, le même défaut face à Daenerys ou Jon. On peut bien entendu les relier plus aisément, scénaristiquement et dans sa figure de femme face à Daenerys… Mais c’est quand même par le truchement de personnage annexes que Cersei a de l’importance face à ceux là. La mort de Ned a été commanditée par le fils de Cersei, mais pas elle. Son mari fut celui qui tua Rhaegar et tenta d’assassiner Daenerys, son frère a tué son père… Mais Cersei a toujours eu un rôle d’observatrice passive.

    Leur affrontement me laisse donc plutôt froide, tant à cause de la construction scénaristique, en faisant d’elle le boss de fin de niveau, que pour le côté bancale de l’affrontement de ces deux figures là.

    Ma BFF a super bien résumé mon sentiment sur ça par ailleurs : « Non mais cette histoire s’appelle « A song of ice and fire », pas « A song of ice and La Treille wine »

    Parce que même si oui, la série s’appelle « Game of thrones », encore une fois, TOUT, TOUT dans cette histoire, dans sa petite et grande échelle, TOUT est construit pour raconter l’affrontement de la glace et du feu, et la MORT du roi de la nuit. Et au final on met sur un pied d’égalité la question du trône de fer et du diable, de la destruction, de la fin des temps. Et j’y arrive vraiment pas.

    Ça va avec toutes les faiblesses d’écritures et les facilités de cet épisode, très beau à voir mais bien mené, mais hyper bordélique et maladroit dans sa gestion du drame et des personnages. Mention spéciale à Jon et Daenerys qui ont été deux baltringues inutiles, quand ils sont les deux candidats du champion de la lumière et d’Azor Ahai.

    Tout comme okay, c’était cool que le poignard tuant le roi était celui ayant failli tuer Bran, mais j’ai aussi du mal avec cette mort hyper pragmatique. Ouais, okay, c’est de l’acier valyrien. C’est censé faire mal aux marcheurs blancs. Mais le feu aussi. Alors le feu d’un DRAGON, créature magique par EXCELLENCE, aurais dû avoir le même effet à mes yeux. Ou à minima, que le roi soit tué par le verre dragon l’ayant fait naître, plutôt qu’un bête poignard en acier valyrien.

    Je pourrai épiloguer longtemps sur ma lourde déception quant à la mort du Night King, mais le billet est déjà pas mal revenu dessus, donc voilà pour ça. Mais pitié, j’espère qu’Arya ne sera pas celle qui tuera Cersei, sinon putain son overcheat dépassera tout ce qu’on peut imaginer. Ce qui me fait d’ailleurs penser que j’ai du mal à voir qui pourra tuer Cersei avec une vraie charge symbolique intéressante après cet affrontement un peu nul…

    Globalement je m’attends à une fin tiède et assez décevante, mais peut-être que j’aurai une bonne surprise, même si j’ai l’impression que les saisons 7 et 8 sont les championnes toutes catégories du scénario écrit avec le cul les yeux bandés, histoire de caser et finir au chausse pied toutes les intrigues dans les temps, quittes à plonger tête la première dans les facilités des twist écrit au scénarium en oubliant sa cohérence interne et son propre lore. So be it.

    Bon au moins, j’ai vraiment beaucoup aimé les deux trio formé par Arya/Beric/Sandor et Jaime/Brienne/Pod : deux trios hyper soudés, courageux, animés d’une super belle énergie, d’un amour véritable et de la rage de se sauver les uns les autres, qui m’a fait très plaisir et beaucoup de bien à voir. Un bel instant de grâce aussi avec Sansa et Tyrion, je m’attendais même à un moment à un double suicide, qui aurait été là une vraie surprise et une fin incroyablement forte pour ces deux là. (Même si je suis contente qu’ils aient survécus :D)

    Tout comme, même si c’était convenu, j’ai adoré le rescue mutuel de Jaime et Brienne, qui, détail quand même HYPER COOL, portait chacun Glace reforgé, pour défendre ensemble Winterfell, et ça c’était quand même trop trop chouette. J’adore ce duo et ce ship depuis 14 ans, je ne perd pas espoir qu’on ait à l’écran un canon sur ce couple, et honnêtement c’est majoritairement ce qui me fait continuer à regarder vu mon indifférence totale sur le destin de Daenerys et Jon avec la manière dont leurs personnages ont été traités.

    Mention spéciale aussi à Daenerys qui part au combat sans même une putain de dague…….. Sans déconner même Sansa en avait une. C’est vraiment un choix de gros naze, et ça recoupe ce que j’avais pu dire l’an dernier sur un aspect du personnage de Daenerys qui me gêne profondément : sans ses dragons, elle n’est rien. Elle ne s’est jamais donné la peine d’apprendre à se battre ou se défendre, se contentant de jouer la figure christique et hautaine entre ses dragons, qui se tapent tout le boulot à sa place. La remarque de Ned sur l’importance pour un lord de se salir les mains est assez criant pour moi vis à vis de Daenerys : elle ne fait rien elle-même, et ne mérite de fait le respect de personne (pas le mien en tout cas). En huit ans de série elle aurait quand même apprendre à minima à sauver son cul, ou à défendre ses dragons quand ils étaient vulnérables. Et Jorah lui sauve une énième fois la vie alors qu’elle est aussi vulnérable qu’un touriste à poil face à une charge de gnous enragés. Merci Dany, t’as encore bien prouvé ton aptitude à régner sur les 7 Courones : « Agrougrou j’ai des gros dragons ! »

    Ça me rend triste aussi car j’ai toujours souhaité que Daenerys l’emporte, mais il est vrai que je préfère son traitement dans les livres, où je trouve son personnage plus humain, plus effrayé, et plus fragile que la série, où Emilia Clarke la joue essentiellement comme une jeune femme très condescendante et hautaine, dont l’action se résume à articuler très fort et snort. Bif bof.

    Au final je préférerai que Daenerys rentre réformer les cités libres, où elle est aimée, plus légitime, reconnue, plutôt que prendre possession du trône de fer, où personne ne la connait, personne ne l’aime, où personne n’a envie de se battre pour elle hormis ses armées importées, qui maintenant en plus ont été décimée. Je me demande bien avec quelle armée elle compte attaquer Port Réal.

    Bon, perso, je m’attends à une astuce en scénarium sous la forme d’un Bronn, qui je le rappelle est en train d’arrivée pour liquider les frères Lannister, mais que je m’attends à voir plutôt taper un high five à Jaime et Tyrion qu’il kiffe quand même sacrément, et permettre d’entrer en skred dans la ville pour atteindre Cersei, pendant que Daenerys fait diversion avec les dragons. Pourquoi pas hein d’ailleurs, même si je trouverai ça facile.

    Ce qui d’ailleurs me fait penser à ma déception quant au fait que la plus grande bataille de tout les temps a l’air d’être réglé dans un minuscule gobelet, puisque seule Winterfell au final aura souffert de cet affrontement, quand le reste des 7 Couronnes n’en a, honnêtement, strictement rien à branler et n’en saura sûrement jamais rien. Paye ta charge dramatique et l’importance de ton choc des titans.

    Bon, wait and see du coup, je suis quand même curieuse de la fin, mais je vais modérer mes attentes.

      1. AH J’Y PENSE À BRONN J’AVOUE

        Ça m’avait tellement mis les yeux en « ????? » d’entendre que Cersei l’envoyait au Nord que j’attends de voir comment il va pop, vu que ça parait obvious qu’on envoie un tel perso par Chronopost pour qu’il serve à quelque chose dans le scénario, notamment en offrant bien obligeamment une photographie des forces en présence à Port Réal pour les troufions resté dans le nord 😀

        Et ça sera rigolo quand même de le voir avec Tyrion et Jaime vu les chouettes moments qu’ils ont eu chacun de leurs côtés ensembles !

        1. Je ne suis pas convaincu que Bronn aille au bout du plan … Vu le personnsage, je pense qu’il a un affect pour les Lannisters . Il est sans doute capable d’aller au delà de cela mais il faut que la victoire soit assurée. je ne le vois pas loyal envers Cersei. A la base c’est un mercenaire qui va dans le sens du vent. Je me plais à croire qu’il a un peu changé au contact de Tyrion puis Jaime.

          Je reconnais que cela donne aussi un porte de sortie pour le personnage et sans doute un moment drama qui plairait à Pinpin …

          1. Oui c’est exactement ce que je dis du coup haha, c’est juste une excuse à deux balles pour qu’il offre des infos sur les forces à Port-Réal

  6. Yep,

    Je n’ai pas grand chose a ajouté. Comme tout le monde j apprécie la réalisation horror style faisant le choix une fois de plus de balayer la cohérence sous le tapis. C est comme cela depuis qu’on rush vers la fin de la série. J’ avais un peu l impression que Martin allait faire pareil pour les livres .. vu sa vitesse de narration et son plan de finir en 7 livres. Ça me paraissait impossible qu’il ne finisse pas en baclant comme ici…

    Je me suis aussi fait spoilé en cours d épisode par Melisandre. Mais la plupart des gens avec qui j’ en ai parlé IRL ne l ont pas vu venir…

    WTF moon moon sera encore en là ? Déjà le plan où il apparaît n’ a aucun sens si ce n’ est de le montrer… Et pareil pour Rhaegal? Je trouve ça un peu dommage.

    Par contre, il reste plus grand monde à winterfell. Les survivants ayant un totem où un collier d immunité et ceux de la crypte. Ça laisse presque Cersei winneuse, elle a le dernier zombautre du monde.

    Je ne vois pas Arya tuer Cersei, elle a fait son rôle dans la série pour moi.

  7. Nous sommes d’accord sur tant de point que mon commentaire sera bref.

    Je me suis surprise à pleurer Edd aussi, alors que c’est un personnage qui n’aura servi que de comic relief de nombreuses fois. Sa mort m’a vraiment tiré une larme bien sentie.
    Celle de Beric aussi, car malgré que son personnage n’ait évidemment rien à faire au Sud et que son arc se devait de se terminer dans le Nord, son sacrifice pour sauver Arya aura été si beau et si…boucle bouclée? que je n’ai pu que chouiner pendant bien deux minutes.
    Qu’Arya soit d’ailleurs, au fil de l’épisode, secondée par trois personnages qui ont été sur sa Valar Morghuliste m’a interpellée. Dans le bon sens.
    Mais RIP Beric, l’homme à la voix de chocolat fondu. <3

    Mais bien sûr, c’est la mort de Jorah qui m’aura le plus chamboulée. Je l’aimais depuis le pilote de la série, et comme vous le disiez si bien, l’émotion que fait passer Emilia lorsque Jorah rend son dernier souffle est extrêmement prenante… (Mais jouait-elle vraiment la comédie, sachant qu’elle a un faible certain pour Iain dans la vraie vie? 😛 )

    Je conclurai sur ces mots: le véritable boss de fin de Game of Thrones, LE villain, c’est Ramin Djawadi. Sans cette fichue musique, je n’aurais pas manqué la crise cardiaque à tant de reprises… Sale type. T’es doué.

  8. Merci pour le billet la Dame, j’avais hâte d’avoir votre avis sur l’épisode.

    Je suis passée par plusieurs émotions pendant le visionnage de l’épisode et les jours qui ont suivi. Dans l’ensemble, j’ai trouvé que c’était un très bel épisode qui m’a tenu en haleine avec de superbes moments (de très belles relations entre les personnages, la mort de Mélisandre, de Théon, et de Jorah. Emilia Clarke m’a presque fait sortir les larmes. Si elle ne me convainc pas quand elle joue à la grande reine, je la trouve toujours juste dans ce type de scènes intimes) et j’ai aimé le parti pris de l’horrifique plutôt que de l’épique. La scène d’Arya dans la bibliothèque est en ce sens magistrale (je suis la seule à bugguer à la vue d’un zombie qui saigne ?)
    Je vais essayer de ne pas faire une redite trop longue sur la fin de l’épisode, entre le contenu du billet et les commentaires notamment d’Amaltheren et Melloctopus dont je partage complètement les avis. En gros, même si l’épisode est visuellement superbe et bien foutu indépendamment de la série, paradoxalement c’est aussi celui qui m’a le plus déçu car tout la pression de la menace qui pesait sur Westeros doucement mais sûrement est tombée trop rapidement comme un soufflet mal cuit.

    Je suis sortie de l’épisode un peu hébétée, avec le sentiment qu’on me l’avait furtivement mais sûrement mise à l’envers et en me disant : tout ça pour ça. On distille doucement mais sûrement depuis plusieurs saisons que la guerre des trônes, c’est bien mignon, mais il y a une apocalypse sur le feu à aller régler. Or, dans cet épisode, on passe d’une menace de fin du (d’un monde) à ce qui était finalement une péripétie-prétexte pour rallier tous les personnages principaux contre un ennemi commun : Cersei. Et j’ai beau aimer détester ce personnage (dans le bouquin je la déteste tout court. La série la rend mille fois plus complexe et intéressante), elle ne devrait pas pour moi avoir la portée du boss final qu’aurait dû avoir le roi de la nuit.
    De plus, j’avoue face à l’enjeu de la destruction du monde et une menace qui traverse les siècles, qui va finir sur le trône, je m’en tamponne vaguement les babouches. Surtout que l’on a clairement perdu la subtilité des premières saisons à ce sujet.

    Avec du recul, si je peux passer facilement outre certaines faiblesses scénaristiques (coucou les dothrakis, petits anges partis trop tôt et trop gratuitement ou toute cette stratégie de défense en carton, et bordel les cryptes…C’était tellement prévisible qu’au lieu de sentir l’horreur de ces pauvres innocents coincés avec des morts, je me suis contenté de lever les yeux au ciel en me facepalmant qu’ils n’aient pas au moins prévu des couteaux) qui servent la mise en scène, tout le traitement du roi de la nuit me gêne.
    On passe d’une force mythologique du fond des siècles menaçante, implacable, mystérieuse qui annihile tout sur son passage sans distinction à un banal film de zombies avec à leur tête un branquignole un peu niais et six glandus en plein freeze de software. Le long hiver de ténèbres promis a un peu perdu de sa superbe… Même si elle était amenée depuis plusieurs épisodes, prévisible mais efficace, j’ai aussi du mal avec cette mort trop rapide et trop pragmatique du roi de la nuit.

    J’ai un peu l’impression que les showrunners ont brisé le lore sur lequel ils s’appuyaient depuis le début, lui ont pissé dessus, l’ont brûlé et lui balancé les cendres par la fenêtre histoire de faire bonne mesure au nom de l’efficacité vu le peu d’épisodes prévus pour boucler la série.

    Et le manque de morts de personnages principaux n’a pas aidé à prendre l’ampleur de la menace et des dégâts. Certes, le bas peuple, les immaculés et les dothrakis ont pris cher (limite ça arrange Sansa, on règle le problème de la gestion de la bouffe…), mais je n’ai pas eu peur une seule seconde pour nos fringants petits camarades. Limite, j’étais surprise (mais contente quand même) vue la boucherie qu’on nous hypait, qu’ils soient quasi tous en vie (sauf les très très évidents).

    Pour conclure, je rejoins Amaltheren : après cet épisode dont la résolution est toute convenue (mais fort bien emballée), je m’attends à une fin tiède et assez décevante, mais qui sait peut-être avec une bonne surprise.

    1. En fait je me demande si la fin douce-amère prévue par George Martin n’est pas celle-là, une fin quelconque décevante ! XD

  9. J’ai adoré, je ne l’aurais pas cru, adoré cet épisode. Sauf juste avant la fin, mais en lisant ça et là, je trouve ça moins illogique que sur le coup (bon par contre si Arya tue aussi Cersei, là je vais râler).

    En vrac

    -le début, l’angoisse, l’attente.
    -l’apparition de Mélisandre.
    -le plan de la charge avec l’artillerie juste au dessus.

    -le clou de l’épisode : les lumières qui s’éteignent peu peu, puis plus rien, le silence, la mort. Sublime.

    -le combat d’Arya avec son double-javelot (chai pas comment ça s’appelle), bien foutu, et Locke sait que je ne suis pas un fan d’Arya.

    -la mort de la petite Mormont. Durant tout cet épisode, j’ai oublié toutes les incohérences, j’étais scotché, comme je le fus dans cet inoubliable épisode de la saison 3 lorsque Danerys prend Astapor.

    -deuxième clou : les dragons qui brûlent du zombie. On l’avait déjà vu dans le nord-nord, mais là, c’est sous les yeux des nord-mais-moins-nordistes. Cette impression de puissance qu’est l’arme du dragon. La bombe H à Crécy, no less.

    -le plan Sansa-Tyrion, j’ai cru qu’ils étaient au dessus d’un truc, comme un lit,alors qu’ils étaient assis. J’ai trouvé émouvant le plan avec la dague, car j’ai cru que Sansa projetait de faire un double suicide pour éviter d’être zombifié. Alors qu’en fait non.

    (btw, je dis ça sans être certain, mais je pense pas que Sansa soit madame Lannister mais madame Bolton. Parce qu’un mariage non-consommé est invalide, c’est donc madame Bolton, car le mariage fut (copieusement) consommé, mais encore une fois, je ne suis pas sûr de ce que j’avance)

    -le moment ou Jon, fidèle à son devoir, ne peut que jeter un oeil impuissant sur le pauvre Sam. J’ai adoré que Jon « follow is duty, and it’s not easy ».

    -l’angoisse quand le NK lève les bras, j’avais oublié ce pouvoir.

    -la musique au piano. Moins belle que LOTS, mais terrifiante de funèbritude quand même.

    -la fin de Mélisandre. La guerre du feu contre la glace, de la nuit contre le jour est fini. Je pressents que cette fin va marquer la fin de la magie à Westeros. Si j’étais Drogon ou son frère, je m’inquièterais. Et sans magie, rien n’est perdu pour la maison Lannister, yeaaahh.

    -j’ai aimé aussi que Davos ne laisse aucune porte à Mélisandre. D’une manière ou d’une autre, la mort de Shoren DEVAIT être vengée.

    BON.

    On a eu le doux, je veux, j’exige, l’amer. Voilà trop longtemps que les méchants n’ont pas gagné. Go Cersei/Bronn/Qyburn

    Au fait, « Qy », selon l’oxford dictionnary, c’est « Used to introduce a question, and to introduce a word or statement of uncertain accuracy or validity »

    au total, donc, « incertaine validité de brûler ». Do you hear that, Daenerys ? wink wink

    1. Ah je suis pas la seule qui a imaginé un double suicide haha, comme quoi la scène était vraiment bien menée sur ça, j’ai eu la même image que toi !

      1. Sur le coup j’ai aussi pensé à un double-suicide. Quelle bêtise d’avoir supprimé la scène où il tuait un zombie !

    2. Ramsay est mort. Sansa n’est donc pas « madame Bolton ».

      Et si on va au bout de la réflexion, c’est son second mariage qui est invalide, puisqu’elle était déjà mariée à Tyrion, lequel est bien en vie.

      D’ailleurs dans les livres, elle n’est pas encore remariée parce que le mariage est considéré comme toujours d’actualité, bien qu’elle soit désormais loin de Port-Réal.

      1. Tout n’est pas faux, Manon, mais il était d’usage, même après la mort du mari, que la dame porte le nom du défunt.

        Pour Tyrion, je maintiens qu’un mariage non consommé est invalide. « Testis nullus, conjugium nullus », comme pourraient dire le roi Loth ou Desproges^^

        1. pour le mariage, ça dépend où et quand, mais le plus souvent la consommation n’est pas une condition de validité, sauf en droit germanique, mais rarement, et dans le haut moyen âge (avant le 10 ème siécle)

          l’évolution marquante, sous l’influence de l’Eglise, se fait plutôt vers l’institution d’un mariage purement consensuel (le consentement des époux suffit à crée les liens du mariage) ,fixé par le concil de Trente, avec en plus certaines exigences de forme (témoins, bans) mais dont la violation n’étaient pas cause de nullité.

          la cause d’annulation la plus fréquente était l’inceste par ce que les règles de prohibition étaient très sévères, jusqu’au 7 ème degrés de parenté il me semble.

          Donc je ne comprends pas non plus comment le mariage entre Tyrion/Sansa a été rompu, le divorce était difficile, même interdit au moyen âge (influence de l’Eglise), l’absence de cohabitation entre les époux ne suffit pas;

  10. PS : j’ai oublié dans les « j’ai adoré » : la mort de Jorah, une fin digne et belle, digne d’un roman courtois, et le jeu d’actrice d’Emilia Clarke. J’étais triste pour la reine, vraiment.

    PPS : mais bordel, même à l’ultra-chic « bon marché », je n’ai pas trouvé de gants de cuir aussi fins et splendides que ceux que portent DT et Sansa. Mais où donc se cachent ces gants dans la vraie vie ??? (c’était mon point chiffon^^)

  11. Comme toujours excellent billet, et tes traits d’humour sont une bouffée d’oxygène après cet épisode intense et ô combien mortifere.
    J’ai trouvé la bataille magnifique mais trop sombre, j’avais du mal parfois à comprendre ce qui se déroulait sous mes yeux. J’imagine que c’était l’effet escompté face à cette menace informe et abstraite.
    Les morts de Theon et Jorah m’ont bcp ému et étaient à la hauteur des personnages. Je m’inquiète un peu pour Daenerys, maintenant qu’elle n’a plus son ange gardien qui savait si bien la guider et la conseiller. Il y a bien Jon qui arrivait à la tempérer mais elle le voit aujourd’hui comme un rival alors difficile d’imaginer si elle l’écoutera désormais. Mais la solitude du personnage me peine c’est vrai.
    J’ai adoré le moment entre Sansa et Tyrion. Moi aussi j’ai tjs espèré les voir tous deux mariés et régnant ensemble au terme de la saga. Cela étant dit, j’ai eu une crainte quand elle a mis le sujet Daenerys sur le tapis et connaissant le cœur d’ artichaut de notre bon Tyrion. Était-ce une ruse de la jolie rousse pour manipuler son ex mari. Mais ce regard échangé derrière le tombeau ressemblait plutôt à un aveu de sincérité. Toujours est il, que j’ai du mal à envisager Tyrion comme un potentiel candidat au trône ou ce qu’il en reste. Malheureusement, il a commis un parricide et je ne vois pas comment la population pourrait lui pardonner et l’accepter comme son souverain (bon en même temps Cersei, le septuaire… Oui mais on sait tous comment elle va finir)
    Maintenant je vais aborder ce qui fâche. Oui car j’ai été fâché comme rarement devant la fin de cet épisode. J’ai souvent excusé les scénaristes pour leur maladresses, leurs raccourcis… Car j’imagine la difficulté d’adapter une œuvre d’en telle ampleur avec le manque de temps, de moyens qui sont les leurs. Mais alors faire mourir le roi de la nuit par Arya et de cette façon m’a mis vraiment en colère. Quand est il du prince qui fut promis ? Quand est il de l’arc narratif de Jon ? Cette guerre c’était la quête de Jon. Le but était de nous surprendre en omettant toute cohérence scénarique ? Bon Game of Thrones nous a habitué à nous frustrer : Robb est coupé en pleine ascension, Oberyn ne vengera jamais sa famille ni Tyrion… Oui, peut être que la quête de Jon, et bien il devait la manquer…Parfois on passe à côté de son destin. Mais j’aurais voulu plus d’intensité et qu’on nous montre plus frontalement l’impuissance de Jon qui n’arrive pas à réaliser son destin, son désespoir. J’aurai voulu qu’il y reste. Oui car pour moi, il devait mourir dans cette guerre, c’est pour cela qu’il avait été ressuscité non ? Mais surtout le roi de la nuit ne pouvait pas mourir si vite, les vivants devaient perdre durant cette bataille et se replier plus au sud. Car finalement seul le nord et l’armée de Daenerys a été touché. Le reste du monde n’aura jamais approché de près ou de loin cette menace inéluctable. Cette grande guerre, la seule qui compte sera demain oubliée , n’aura eu que peut d’impact. Cersei avait finalement bien raison de s’en laver les mains. Pour moi, les marcheurs blancs devait faire prendre conscience au monde de l’ineptie de ces querelles de pouvoir, de la bêtise et l’inconscience des hommes. Mais finalement, chacun va revenir au prochain épisode à ses petites intrigues, ses petits intérêts personnels. Et tout ça n’aura servi à rien. Oui j’étais fâchée après cet épisode comme je l’ai rarement été devant GOT. Maintenant je me dis qu’il reste encore 3 épisodes, que peut être de bonnes surprises nous attendent. Qu’après tout, ce n’est pas mon œuvre alors profitons

  12. superbe billet où je me suis marré tout le long à le lire. ET MERCI d’avoir cité Resident Evil 2 pour la bibliothèque.
    Et plus que les gars du quartier, je pensais surtout à une arrivée western horrifique comme dans un film qui se nomme 30 jours de Nuit..ou Vampires de John Carpenter. Ma grande peur est de savoir si une partie de l’intrigue de Winterfell va laisser en plan une parti des persos lié au Nord pour les épargner et alléger un peu le nombre de persos présents à l’écran et qui n’aurait pas grand chose à foutre en revenant à Port Réal.

  13. Plus que 3 billets avant la fin……..Toujours aussi agréable à lire

    J’ai aimé l’épisode, je le fous pas en terme d’impact aux duo final de la saison 6, mais je le mets en haut de la série et de ce qu’on voit à la télé ou au cinoche. Quand je lis sur le net des critiques sur le montage, la photographie ou la réalisation, je me demande si on regarde la meme chose.

    Les Immaculés qui enfin prouvent pourquoi ce sont des badass. Les mecs ils font passer Leonidas dans 300 pour des petits joueurs. Quelques dizaines de milliers de zombies qui nous assaillent de partout alors que les flancs ont pété? Hold my beer! Grey Worm était ému devant tant de badassitude ( ou alors parce qu’il sacrifiait ses frères alors qu’il partait car il a une demoiselle qui l’attendait, je suis pas sur)
    La charge des Dothrakis correspond totalement à leur portrait dans la série, surtout que j’ai pas l’impression qu’il y ait un ordre spécifique de charge, surtout que Jorah semble plutôt suivre que commander la charge. Puis bon, charger dans le noir un ennemi supérieur en nombre, c’est pas plu débile qu’un ennemi retranché dans un camp avec un cours d’eau devant et 300 couleuvrines pour les accueillir et relancer la charge 7/8 fois XD. Bon par contre se casser la nénette pour construire des trébuchets et des catapultes ( qui tirent aussi loin que les trébuchets lol, ce sont des obusiers les trucs ou quoi?) pour tirer une fois, ceci en pleine charge. Visuellement c’est superbe ( ça me rappelle Bands of Brothers quand ils sont à bastogne et à Foix avec les bombardements dans la neige et l’obscurité), mais c’est totalement crétin. Ils auraient simplement fallu qu’ils tirent d’abord, que les autres en face chargent et qu’ensuite les Dothrakis chargent comme des mules, ça aurait été plus logique.
    -Bon le reste des critiques sur la tactique militaire je trouve ça assez marrant ( pas dans votre billet hein) quand l’épisode montre concrètement que ça sert à rien……. Miguel a bien réussi à me foutre les boules avec sa vague, et le siège punaise, les attaques sautés des zombies qui se jettent dans la cour ou s’empalent sur le verredragon pour le couvrir, je suis meme pas sur qu’avec le double de soldats ils auraient pu les battre à la régulière.
    Ce qui au final rend logique de conclure cet arc sur une bataille, aucune armée, et encore moins Cersei aurait pu faire quoique ce soit face à une armée renforcée des cadavres de millions de nordiens.
    Je suis en désaccord avec votre avis sur la mort de Dark Maul: éviter que ça soit le héros qui nous fasse un duel en un contre un, c’est totalement salutaire pour moi, encore plus quand ce héros est impuissant dans la bataille et a un impact limité sur celle-ci, pour le coup ça rentre, à mes yeux, totalement dans le délire de la série qui veut qu’aussi fort soit-il, un guerrier garde un impact limité. Bon par contre comme vous c’était anti-climatique au possible, ceci à cause d’une exécution incohérente. Au-delà du fait qu’Arya sorte de nulle part et que les Walkers se grattaient les baloches, passer d’une longue séquence mélancolique de 6 minutes avec la superbe réalisation de miguel et la musique en fond, à ce final là, ça te fait complètement sortir du délire, tu es dans le « WTF » plutôt que dans l’excitation.
    Pour les morts faut pas que ça soit une fin en soit non plus, dans les faits, aucun personnage principal ne pouvait mourir vu qu’ils ont tous des arcs en cours: les lannister avec leurs sœurs et bronn, sansa, jon et dany ensemble. Par contre un Tormund qui a fini son arc, un Grey Worm ou une Brienne qui meurt justement dans la séquence finale avant le coup salvateur d’arya, ça aurait eu beaucoup d’impact je trouve, il y a la survie, mais à quel prix?
    Emilia j’ai failli pleurer avec toi, ne me fais plus ça, avec le dragon qui vient consoler sa mère. Jorah on t’aime, non on aime ta famille.
    Puis j’ai refailli pleurer sur la superbe scène de Mélisandre, là je l’explique pas, la descente de l’épisode peut-être, ou toute la symbolique derrière.
    Sansa, t’es sympa, je t’aime beaucoup mais là tu devrais te taire, vu ce que sacrifie la pauvre Dany, c’est complètement gratuit et déplacé.
    Niveau forces, Dany a plus rien dans le nord. On apprendra peut-être qu’elle a laissé quelques milliers de Dothrakis ( les mecs qui se foutaient de la gueule des Westerosi car soit disant ils savaient pas se battre) à Dragonstone pour garder la place. Au Nord ya plus rien, X années de guerres, je ne sais combien de maisons détruites, des terres ravagées par le conflit avec les Fers-nés, l’hiver et les ravages surement du roi de la nuit. Le Val n’a envoyé que sa cavalerie dans le Nord, ils doivent avoir de la réserve, surtout qu’ils ont été épargnés par la guerre. Le Conflans c’est comme le Nord, durement touché à tous les niveaux, ils doivent pas de quoi avoir faire la différence avec la Golden Company……Après techniquement ya les dorniens et les seigneurs du Bief qui ont pas fait la guerre ( hormis les Tarly et Tyrell je veux dire) mais je crois que la série les a définitivement évacués alors.
    je reviens sur Maul mais je le trouve assez malin moi: il neutralise les dragons en jouant sur sa faiblesse ( en plus ça donne une bonne justification à la série pour les utiliser au minimum), ensuite il faut bien qu’il s’en occupe des dragons à un moment ou un autre, ça restera une menace pour son armée. Pour sa volonté de tuer Bran moi je vois ça comme un restant de son caractère humain: il meurt de son orgueil et de sa volonté de se venger, son obsession, tout comme d’autres personnages dans la série, comme Tywin par exemple……
    Très bonne analyse de Théon, sa mort était attendue, meme provoquée par Bran ( pour ce dernier, il devait vérifier ce que faisait Arya, tout ce qu’il fait à la fin Bran c’est clairement pour attendre qu’arya se pointe) mais m’a quand meme touchée. Alfie allen, sacré acteur, arriver à rendre attachant un personnage qui avait un potentiel de tete à claque aussi énorme.
    Au final cette épisode représente assez bien la série je trouve: des scènes cultes, des choses qu’on ne voit plus ou pas à la télé et meme au cinéma, avec de vrais partis pris. par contre une subtilité inexistante qui, malheureusement, ne fait que ressortir les erreurs quand il y en a ( Dorne je pense à toi, Euron, je pense à toi)

  14. Très très d’accord avec vous la Dame.
    Tellement frustrée par le twist final que je cherche désespérément une logique dans la réussite d’Arya : est-ce que le Marcheur blanc qui tourne la tête est Arya qui a pokeévolvé ‘même plus besoin d’avoir un visage en ma possession pour le piquer’ ? Est-ce que Bran a fait des trucs qu’on comprendra dans le prochain épisode ? Est-ce qu’il faut se résigner à l’explication (merdique) selon laquelle Arya est la plus forte épicétout ?
    Et puis, vous l’avez déjà dit, mais ne sacrifier que des figurants et des troisièmes couteaux … Pour LA bataille de la Vie contre la Mort qui est perdue d’avance, et de plus en plus jusqu’a la dernière minute ??? Je suis à la fois contente (je les aime bien, les survivants), et complètement flouée.
    Sans flagornerie, ce qui me console d’un épisode décevant, c’est de savoir que viendra un billet qui ne l’est jamais (la pub Perrier, ma Dame, si ma loyauté ne vous était déjà acquise, l’aurait gagnée).

  15. Pour une fois, je crois que mon commentaire va être court car je rejoins pas mal d’avis plus haut.
    J’étais tendue pendant tout l’épisode mais au sortir, j’ai eu une impression vraiment mitigée qui s’est transformé en déception à froid. Tout ça pour ça.

    L’épisode n’est pas raté comme a pu l’être l’épisode de la mort de Viserion. Visuellement parlant, il est magnifique. La charge de dothraki est belle, le plan des dragons au-dessus des nuages est juste l’un des plus beaux de la série, les combats de dragons sont d’ailleurs réussi. Le contraste entre le feu, la lumière et les morts, les ténèbres très bien rendu lors de l’allumage de la tranchée. Les morts se tiennent derrière le feu et on voit à ce moment-là leurs yeux bleus (on a aussi à la fin, une vision de ces mêmes yeux bleus qui entoure le barral quand Dagobert s’avance vers Bran (ce qui rend l’arrivée d’Arya encore plus WTF mais j’y reviendrais plus tard)).
    Au niveau de l’ambiance pareil, la marée des morts que se prend les vivants est juste impressionnante, on sent tout de suite que ça va être hyper dur. Quand Dagobert relève les morts, on a le même sentiment de désespoir que les personnages et le passage de la bibliothèque est juste le plus irrespirable de l’épisode. A ce moment-là, j’ai fermé les yeux et enlevé les écouteurs parce que trop de tension pour moi.
    Ces deux points font que l’épisode n’est pas raté. Il réussit son objectif de nous prendre en tripe et il met en scène une bataille d’1h20 pour un épisode de SERIES et de manière pas mal du tout.

    Sauf que, passé ces deux bons points, ben le reste se révèle franchement bancal.
    – J’ai buggué sur Mélisandre qui arrive du nord. Comment qu’elle a fait ? Elle a piqué le tp de Littlefinger ? Le pire c’est qu’au début je me suis dit « bon elle est ptet passé par des chemins détournés et tout » et on entend les morts. Donc ils étaient juste derrière elle. Donc ça n’a aucun sens.
    – La charge des dothrakis. Elle est très belle visuellement mais elle est surtout très conne. Foncer sur un ennemi qu’on ne voit pas, c’est con. Et j’entends bien l’argument symbolique, espoir et tout. C’était vachement réussi quand elle enflamme les arakhs mais je suis sortie complètement du truc quand ils ont foncé comme des andouilles sur l’armée. On m’a d’ailleurs fait remarquer que les arakhs étaient en acier. J’arrive pas à distinguer sur l’image s’ils sont vraiment en acier mais si c’est le cas, c’est encore plus con car si y’avait pas eu Mélisandre ben ils auraient juste été de la chair à zombies.
    – Les dragons cachés. C’était franchement con comme idée de base et heureusement que Daenerys envoie bouler Jon pour cramer du zombautre. Daenerys, je crois que je t’ai jamais autant apprécié que durant cet épisode. Heureusement que tu reprends ton rôle de bitch queen la semaine prochaine, je me serais inquiétée.
    _ Les morts. Ou plutôt les non-morts. Après l’épisode de la semaine dernière, je m’étais préparée psychologiquement à perdre la moitié du cast. Et en fait non. Si on compte comme perso important ceux aux génériques ben y’en a que trois dont deux étaient attendus. Et les autres des seconds couteaux. Du coup… tout ça pour ça ? J’arrive même pas à me réjouir de la survie de Jaime, c’est dire ! Surprise par contre de la survie de Ver Gris (il est vivant, hein ?). Avec une scène émotionnante, des plans pour l’avenir et une marée de mort-vivants dans la tronche, il survit ! Pire que le survivor ultime ! Ca aurait été bien aussi de montrer la survie de Ghost parce que moi jusqu’à hier je pensais qu’il était mort.
    – Les cryptes. J’y avais vraiment pas pensé. Et quand j’ai entendu l’hypothèse, je me suis dit « c’est trop con, ils vont pas faire ça. Les morts sont la majorités en poussière et dans des tombeaux en pierre ». Ben tiens. Ils sont en quoi les tombeaux des Stark pour se effriter par des squelettes friables ? Parce que bon, les seuls corps qui auraient dû être suffisamment en bon état pour ça, c’est Rickon et Ned. Eventuellemet, Lyanna, Brandon et Rickard. Mais là on a juste des noname. Lol
    – Arya Night Kingslayeuse. Ca, je m’y fais pas. Mais alors pas du tout. Pour toutes les raisons que vous citez d’ailleurs. Arya n’a RIEN à voir avec Dagobert, elle ne le connaissait pas avant la saison 7, depuis la saison 2, elle est déconnectée des intrigues de Westeros, son histoire à elle, c’était de devenir no one pour venger sa famille (et peut-être de retrouver son humanité). Jon, Sam, Edd, Tormund, eux c’était ça leur but. Toute leur histoire tourne autour de la Vie contre la Mort. Surtout Jon. S’ils voulaient pas que ce soit lui parce que trop évident, j’aurais mille fois préféré Daenerys qui le tue par accident à la limite car elle, elle a un lien avec Dagobert. Elle l’a vu, il lui a tué son dragon. Arya n’a rien qui la lie à Dagobert. Pour caricaturer, c’est comme si Tormund tuait Cersei. Rapport choucroute. Alors ouais, ils ont essayé de raccorder ça à une réplique de Mélisandre façon prophétie. C’est mieux que s’ils avaient rien fait. Mais ça me fait quand même doucement marrer. Pour vérifier le prénom des gosses de Rhaegar ou la prophétie de Mirri Maz Dur, on oublie les relectures mais quand il faut faire d’Arya la tueuse de Dagobert, on fait gaffe. Ils sont cohérents que quand ça les arrange en fait.
    Ce qui me fait le plus rager dans cette résolution en fait, c’est le non-rôle de Jon et Daenerys, qui en gros ne servent pas à grand chose. Daenerys est coincé à l’extérieure condamnée à se servir de son plus fidèle chevalier comme bouclier (déchirant cette scène, j’ai vraiment eu envie de lui faire un gros câlins) et Jon est ridiculisé par un dragon. J’aurais accepté qu’Arya porte le coup fatal si l’un ou l’autre avaient joué un vrai rôle. Si Jon s’était livré à un duel avec le Night King et que le Night King occupé à vouloir trucider Jon, ne voit pas Arya arriver et Paf, plus de Dagobert. Là, y’a vraiment rien. Du coup, à quoi ça nous servait de nous bassiner avec le prince qui fut promis ? C’est quoi son rôle ? Convoler en juste noce sur le trône de fer ?
    D’ailleurs , je n’explique toujours pas comment Arya a pu ninja tous les zombies du Bois Sacré (parce que c’était vraiment chaque centimètre carré du bois sacré qui était occupé par un mort, hein ! Plus les généraux qui ne servent à rien).
    – Et enfin la fin de Dagobert. Trop facile. Tout ça pour ça. Donc les spirales, les pouvoirs, les origines, l’histoire, toussa toussa, on oublie ? Ca compte pas ? La toute première scène de la série, c’est un marcheur blanc qui tue un humain et ça se termine comme ça ? C’est tellement décevant que j’espère encore un twist final où on aurait enfin des explications mais je crois que je prends mes désirs pour des réalités.

    J’avoue ne pas avoir trop d’idée pour la suite. J’ose espérer que ce n’est pas Arya qui tuera Cersei car là, je pourrais vraiment me mettre à la détester. J’ose espérer que ça ne se résumera pas à un bête affrontement pour le trône de fer. Qu’il y aura des choses un peu plus travaillé que dans cet épisode. Donc à voir.
    (J’ai quand même trépigné de joie quand j’ai vu la robe de Cersei du trailer. Ouiiiiiiiiiii ! Le point chiffon de cette robe !!!!))

    1. Et je rajoute des trucs parce que j’ai oublié :
      – La corneille m’a fait l’impression d’être… un gros connard désolée de le dire comme ça. Va mourir pour moi Theon, il ne peut rien m’arriver ma soeur arrive, j’ai l’impression que j’ai eu.
      – La fin de Béric était très belle. Quand il ferme les yeux, j’ai presque eu la sensation d’un soulagement. Enfin, il peut mourir.
      – La scène de fin avec Mélisandre qui s’évapore dans le soleil et Davos qui la suit déterminé. C’était simple comme réalisation mais tellement bien fait. Là aussi, j’ai eu l’impression de lire du soulagement.
      – Sansa. Bon Ok, la pique sur Daenerys c’était pas utile. Sinon j’ai eu une réminiscence du siège du Port-Réal quand Cersei dit Sansa qu’elle doit être forte parce que c’est ce qu’on attend d’elle. Elle était un peu dans ce cas-là dans les cryptes. Et le passage avec la dague et Tyrion me donne l’impression que ce sont eux qui finiront sur le trône de fer.
      – Maintenant que Jorah n’est plus (RIP une des morts les plus belles de la série), je suis un poil inquiéte pour Daenerys. Sans son conseiller le plus fidèle et le plus loyal, va-t-elle réussir à gérer ses émotions ?

    2. Je plussoie à tout ce que tu as dit (y compris la robe de Cersei). Je rajouterai également que tu viens de me donner un énorme regret : qu’est-ce que j’aurai adoré voir le Night King se faire tuer par Edd. Ça aurait été tellement épique, à la fois logique et tellement inattendu. RIP Edd le manieur d’ancre, tu auras eu quand même une belle fin !

      1. Haha. J’ai écrit ça surtout pour rassembler tous les persos qui ont évolué au Mur mais après réflexion, Edd tueur de Dagobert ça aurait pu avoir de la gueule ! XD

    3. D’accord à 10 000% avec tout ça, on va se faire un groupe de support à la fin de la série je le sens haha

    4. hmm je ne vois pas Arya tuer cersei, si elle meut ça aurait quand même du sens que cela vienne d’un de ses frères. Peut être même plus Jaime maintenant … Je crois qu’Arya a gagné le droit d’aller se rouler dans le foin avec Gendry.

      Plus j’y réfléchis, plus je trouve qu’il y a des trous dans l’histoire de Bran. A ce stade le perso devient inutile si on en reste là. J’ose espérer qu’il y aura des révélations à son sujet.

      C’est assez clair que Daenerys se retrouve assez isolé, elle n’est potentiellement plus légitime, elle n’a plus d’armée, son plus fidèle supporter est mort … il ne lui reste que son dragon et demi

  16. Globalement d’accord aussi avec le post de Sheena, et je me retrouve dans la plupart de ses critiques.

    Sinon, je m’étais levé à 3H du mat ce lundi matin, et je me suis recouché avec une colère froide. J’étais peut être mal luné, mais lors de cette première vision ma déception fut presque totale.

    Deux moments sublimes quand-même : le début avec cette angoisse de fin du monde bien illustrée par une musique funèbre, et le plan final avec, pour moi, la plus belle mort de la série jusqu’à présent.

    Le reste, je l’ai ressenti à chaud comme une bouillie sombre, où mon rationalisme en a pris en permanence plein la g….. : cette charge magnifique plastiquement mais débile des Dothrakis, à mon avis d’ailleurs initiée par Mélisandre qui les a sans doute fait croire invincibles avec son feu (sa dernière erreur ?)… ces couteuses balistes qui ne servent que quelques coups. L’invraisemblable totem d’immunité des têtes d’affiches, Jaime par exemple qui combat toute la nuit de la main gauche… et survit… etc…

    Et puis, je déteste aussi les films d’horreur à base de zombis (pour moi les vrais film d’horreur c’est « Johnny got his Gun », « The Brave », ou « Salo »), et donc la poésie des vagues de morts vivants déferlant sur les unsullied, ou le jeu de cache-cache dans la bibliothèque, bof…

    D’ailleurs j’ai également buggé sur les gouttes de sang, j’ai pensé sur le moment qu’Arya avait une blessure grave et que c’était peut être mal barré pour elle, il ne m’est pas venu à l’idée que des zombis pouvaient saigner.

    Quelques jolis moments quand même : le combat de dragons, même si dans mon demi sommeil et le réglage standard, donc trop sombre de ma TV pour l’épisode, j’ai eu un peu de mal à déterminer qui était qui et faisait quoi. Un autre avec la terreur de Sandor Clegane, tellement humaine et compréhensible, et la façon dont il la surmonte. Sansa et Tyrion…

    Je me suis quand même surpris, à un moment, à regarder l’heure, tellement tout cela me paraissait convenu, et j’en étais à commencer à apprécier le NK, et son flegme : la façon dont il snobe Jon, ou sourit à Daenerys, j’ai trouvé ça priceless 🙂 .

    Le dénouement, clairement WTF, ne m’a pas plus surpris que ça, (beau geste « technique » d’Arya quand même), étant donné que c’est l’ensemble de l’épisode qui m’a gonflé sur le moment !

    Bon… j’ai quand même revu tout ça lundi soir, avec une bien meilleure qualité technique, et après avoir réglé ma télé, et j’avoue qu’en étant libéré de la pression de l’attente du dénouement, j’ai enfin pu apprécier le côté esthétique, si on fait abstraction des tronches de zombis, l’épisode est quand même assez somptueux sur le plan visuel avec ses clairs obscurs, le jeu avec le feu, avec le blizzard… les dragons… et aussi sur le plan auditif : je suis décidément fan de Ramin !

    Du coup, je ne sais plus trop quoi en penser, sans cette deuxième vision j’aurais sincèrement trouvé que c’était un des pire épisode de la série (venant juste après un des meilleurs), peut être me faudra t’il un troisième visionnage, et connaitre le dénouement final de GOT pour l’apprécier pleinement !

  17. moi j’ai plutôt été un bon public pour l’épisode,

    j’ai été pris par l’atmosphère, j’ai eu des émotions, j’ai eu cette sensation que le monde était au bord du gouffre, j’ai été content et soulagé de voir Arya surgir;

    Ce qui m’a manqué c’est plus de violence explicite. Dans d’autres épisodes les géants détachent les corps des têtes avec leurs mains ou les fracassent contre les murs; je trouve qu’on nous a pas assez montré le potentiel d’atrocité et de cruauté d’une vague de zombie animé par une soif aveugle de meurtre et que, si ça avait été fait,j’aurais senti plus vivement la caractère terrifiant de ce qui menaçait les héros;

    J’ai aussi été gêné par le fait qu’on mette ,sans conséquence, des personnages dans la situation d’être submergé par les morts, ça m’a parfois donné l’impression un peu absurde que les zombies s’agitaient pour rien; dans la crypte j’ai encore été frustré par l’absence de la mort, cruellement filmée, d’un personnage familier, la meuf de Sam par exemple, ça aurait intensifié mes sensations et mon intérêt pour la scène.

    Sur ce sujet je serais déçu si la série perdait son caractère radical et qu’elle renonçait ,pour le futur, à exprimer que le monde est tragique, qu’il n’est pas là pour nous faire plaisir, que, précisément, tout le monde peut mourir, et même les gentils dans d’atroce souffrances.
    J’espère aussi qu’on a pas laissé vivre Gendry et Vers Gris pour s’attarder sur des romances superficielles et qu’on ne banalisera pas la relation Brienne/Jamie en la faisant basculer dans une passion amoureuse.

    Pour le reste, je me sens un peu décalé et surpris par la tonalité générale des commentaires.
    Dabord Je n’ai pas vu la série accorder aux prophéties une importance qui justifierait une déception qu’elles ne se réalisent pas.

    Azor Ahai ça n’existe pas dans la série, personne ne prend la peine d’expliquer et de définir cette prophétie ; Mélissandre nous parle du prince qui fut promis mais elle ne nous dit pas davantage ce que c’est que ce prince, ni quel est son rôle ; Stanis conçoit cette qualité dans une perspective de conquête des 7 couronnes, le NK il ne sait pas même qu’il existe.

    Dany aussi, elle a la même approche que Stanis, quand elle s’intéresse à la prophétie dans sa discussion avec Mélissandre c’est encore lié au 7 couronnes, elle s’en fou du mur et des zombies, et Mélissandre se contente, avec peut être une vague allusion aux zombies, de lui dire qu’elle a mis en relation la glace et le feu.
    Jon elle lui dit clairement qu’elle ne sait pas pourquoi il est revenu d’entre les morts, seulement que son maître a besoin de lui, qu’il a un rôle a joué, mais que ce rôle peut être déterminant ou anecdotique ou impossible à interpréter comme pour Béric, en fait.

    Au total on ne sait pas si il y a vraiment un prince qui fut promis ou un maître de la lumière, rien n’oblige à interpréter le rôle d’Arya en référence à ses croyances, Mélissandre a pu avoir eu une intuition sur la destinée d’Arya qui est détachable de la prophétie du prince, peut être que sa vision était fausse (rien nous permet non plus d’être sur que les morts de Joffrey et du père Grejoy ont un lien avec le rituel des sangsues grillées, bien au contraire) mais que son dialogue avec Arya a eu un effet auto-réalisateur, la série a ,en tous cas, insisté sur le fait qu’il n’y avait pas de certitude en matière de prévision et d’interprétation, elle laisse toujours ces questions ouvertes, donc je trouve difficile de l’accuser de ne pas respecter des prophéties qu’elle énonce que de manière vague, imprécise voir contradictoire, et qu’elle ne tient jamais pour certaines.

    On sait seulement qu’il y a plusieurs croyances religieuses (Dieu multiface, les 7, les anciens dieux, le maîtres de la lumière) qu’il y a des manifestations de la magie qui sont rattachés à ses croyances (pouvoir des sans visages, de Dany,de melissandre, de l’autre prêtre, de la corneille à trois yeux) ou à un savoir livresque( expérience de Qyburn) mais la série ne tranche jamais sur le point de savoir si ces divinités existent effectivement ou si il y a seulement des savoirs qui permettent de maîtriser des phénomène surnaturels sans l’intervention de ces dieux et sans la nécessité qu’ils existent. Ces forces surnaturelles s’affrontent, se complètent, ou s’ignorent, elles agissent d’une façon largement aléatoires et chaotiques.

    Ensuite je n’ai jamais eu le sentiment que les morts et le NK étaient l’enjeu fondamentale de la série, qui y consacre un temps assez marginale par rapport au développement des différents personnages qui sont tous reliés par des rapports complexes ,et évolutifs, d’alliance, d’allégeances, d’amitié, de méfiance ,de trahison, de rancœur, d’hostilité.

    Or, le facteur déterminent, la trame de fond qui explique les tenants et les aboutissants de ces relations ,et qui les influence principalement, c’est bien la lutte pour le pouvoir, pas celle contre les morts.
    Même au début de la saison 8, ce qui justifie les crispations entre Sansa/Dany, Dany/Jon, ce qui fait l’intérêt de leurs conversations ce sont les enjeux de pouvoir.

    Les indices sont nombreux pour relativiser l’importance de cette trame narrative.

    La série réduit à l’indispensable les informations sur les morts et sur la mythologie qui les explique, si elle en avait fait son objet premier on aurait eu des développements approfondies sur ces sujets.

    Le roi de la nuit n’apparaît que rarement et tardivement, il n’est pas nommé avant la saison 7, il me semble, et je n’ai pas vu qu’il avait des relations particulières avec les personnages, par exemple avec Jon, la seule véritable interaction c’est avec Bran et encore on ne s’attarde pas là-dessus, Bran n’en reparle qu’a la saison 8.

    Après, en effet, au paroxysme de la crise, ça devient le problème principal, mais il ne faut pas confondre une situation ponctuelle avec la place de ce thème dans le récit pris dans sa globalité.

    Le genre de la série est avant tout fantastique; les phénomènes surnaturels apparaissent en violant les règles habituelles de son monde, on les admet difficilement, ils suscitent un scepticisme ricanant, on les regarde le plus souvent comme des légendes, en tous cas ils restent étrangers aux conditions normales de la vie ordinaire.

    Dès lors ca me semble cohérent de limiter leurs manifestations dans le temps et l’espace. La réalité de ces évènements restera douteuse pour le Sud et les générations futurs, ils reprennent donc leurs caractères mythologique et légendaire, la parenthèse se referme et l’ordre normal des choses reprend ses droits.

    Et il n’y a pas lieu, pour moi, de le regretter. C’est intéressant d’observer les personnages réagir à une menace absolue qui ,en mettant en cause la survie même de l’espèce humaine, les obligent à se recentrer sur l’essentiel en se réunissant par leur plus petit dénominateur commun.

    Mais c’est un enjeu assez simpliste, et manichéen, y’a pas de problème, au fond, avec les morts, ils veulent tout détruire et ils sont inhumains, on a pas d’autre choix que de les combattre.

    Une foi qu’on a gagné le droit de survivre et de persévérer dans son être il faut bien trouver les arrangements durables qui permettent de cohabiter le plus paisiblement possible. C’est un enjeu beaucoup plus riche ,je trouve, qui n’a rien de futile ou de dérisoire, c’est la condition humaine. L’homme isolé ne peut pas survivre dans la nature, il doit se regrouper et s’associer pour survivre et toute société implique des relations de pouvoir, autrement dit, qu’il y ait des personnes, une minorité, qui se trouve en situation d’imposer leur décisions à toutes les autres.

    Le pouvoir attire, il brille par le prestige et les privilège qu’il procure, on prétend le conquérir pour l’intérêt de tous mais ils très souvent confisqué et détourné pour des intérêts particuliers, on peut y projeter des aspirations grandioses mais céder à la terreur et à la violence pour les mettre œuvre, on peut aussi l’utiliser pour asservir, dominer, ou pour se laisser aller sans entrave aux pires penchant de la nature humaine, ou encore s’épuiser à rechercher inlassablement un équilibre, toujours fragile, toujours précaire, qui menace constamment de basculer dans la tyrannie ou dans le désordre par excès de faiblesse.

    Même en voulant le bien on a besoin de la force, par ce que sans la force la justice est impuissante, mais la force bascule facilement dans l’arbitraire; on peut être animé des meilleurs sentiments, s’imposer une rigueur extrême pour rester toujours juste et droit, mais en étant , sans discernement et en toutes circonstances, juste et droit, on peut provoquer les pires catastrophes quand des actes ignobles, des atrocités peuvent parfois éviter un plus grand mal.

    Bref, le passage du manichéen au machiavélien permet de se concentrer sur des questions substantielles et complexes que la série a su traité avec beaucoup de finesse ,à travers ses personnages, et qui méritent aussi qu’on prenne le temps de leur trouver une conclusion adaptée ,d’autant plus que des éléments de conflits ont encore été ajoutés par la saison 8(Jon/Dany, Dany/Sansa) ; il n’y a pas d’un côté le noble et glorieux combat contre la mort et de l’autre des intérêts mesquins et insignifiants.

    Ensuite je suis encore en désaccord sur les critiques ayant trait au manque de vraissemblance ou aux incohérences stratégiques ;

    La charge des Dothrakis n’est peut être pas approprié ou judicieuse, j’en sais rien, je m’en fou, j’étais bien loin de me poser la question sur le moment, quand bien même ,je ne vois pas en quoi un comportement irrationnel ou stupide des personnages serait de nature à mettre en cause la qualité de l’épisode, Jon a passé son temps à faire n’importe quoi pendant toute la série, et les exemples de ce genre de charge aberrantes sont innombrables dans l’histoire (bataille de Crécy et d’Azincourt).

    Pareil pour Arya, sur le fait que ce ne soit pas plausible qu’elle puisse attaquer le NK dans ces conditions , je suis surpris qu’on puisse sérieusement pinailler là-dessus, par ce que rien n’est vraisemblable dans cette série; Ramsay tire une flèche à 500 mètre (minimum)sur une cible en mouvement, en plein dans le cœur, pile au moment où Jon pouvait espérer le sauver ; on peut difficilement suivre cette série sans accepter le postulat qu’elle se déroule sur un mode épique qui implique d’accepter les facilités énormes qu’ont les personnage à accomplir des choses qui sont largement hors de portée du commun des mortels ; appliquer la rationalité normal, alors que la série s’exonère de cette normalité, pour conclure que la situation n’est pas crédible c’est ,de mon point de vu ,précisément, faire preuve de l’incohérence que l’on reproche à la série ;

    Bien sur qu’il y a un effet comique à mettre en évidence d’une manière amusante l’écart entre les contraintes de la réalité et les libertés que prend la série avec cette notion de vraisemblance, c’est rigolo, mais je ne pense pas que ce soit un critère pertinent pour la critiquer.

    D’autant plus qu’elle s’est évertué à souligner que les marcheur blanc sont vulnérables à l’acier valéryen (jon en détruit un avec son épée), que la dague est fabriqué dans ce métal, que Sam l’a vu citée dans un livre à la citadelle, que Arya à endurer un entrainement éprouvant et que ces créatures sont assez bêtes et pas vraiment réactives (un marcheur blanc se fait surprendre par Sam qui n’est le plus fort et le plus performant des combattants)

    Si la mort du NK est obtenu trop facilement je ne vois pas que ça aurait pu être une mort difficile, le feu dragon ? Un combat acharné avec Jon ? Une cérémonie vaudou ? Un duel de mentaliste avec Bran ? Toutes les hypothèses auraient été susceptibles des mêmes critiques dès lors qu’on avait décidé de tuer le NK.

    Pour la suite, je n’ai pas vu la cavalerie du Val à Winterfell, ni lord Royce, peut être pourront ils venir en renfort ; la question se pose aussi pour les Tully, le Bief (Sam pourrait peut être assumer la direction de sa maison et mobiliser ses bannerets ?) les martell etc…

      1. Peut être que tout simplement les gens peuvent avoir des attentes différentes et voir des choses stupides ou incohérentes empêchent certaines personnes d apprécier pleinement l épisode ou la série. C est un critère pertinent qui ne l est tout simplement pas pour toi.

        Ça a été mon cas par le passé sur certaines scènes WTF de la série. Pour cet épisode je dois dire que la note artistique prend le pas sur la note technique.

        Je ne crois pas qu’on puisse comparer Azincourt ou Crécy à cette bataille tant les contextes sont différents. Perso ce qui me gène le plus ici, c est le totem d immunité des personnages principaux. C est un peu trop grossier pour moi dans la manière dont c est montré tant ils sont totalement débordé… Bref, je ne vais pas tout relever, il y a des éléments qui sont effectivement du pinaillage, d autres complètement WTF.

        Pour finir sur le NK, le leitmotiv de la série est quand même winter is coming, winter met 7 saison pour arriver , la tension monte et s en va en 1h20, ça me paraît compréhensible qu’on puisse ressentir de la frustration. Peu importe comment meurt le NK. Après je ne vois pas comment faire une 1 saison complète de bataille contre des zombies sans que l intérêt en prenne un coup.

        1. Je comprends ton point de vue, mais je suis en désaccord sur un point : le leitmotiv de la série est…le titre de la série. Winter is coming n’est que le motto des Stark.

          Et même « ASOIAF » peut être interprêté comme une lutte Stark-Targaryen, j’y reviendrai en commentant le formidable épisode 4 qui m’a réconcilié avec la série.

          Pour Azincourt et Crecy, j’ai cité ça un peu au pif, et en partie à cause des bourdes stratégiques de la cavalerie lourde française, chargeant sur un terrain boueux face aux magnifiques archers d’Albion.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *