« Quand j’étais enfant, il y avait des dragons. »

Qu’est-ce-qui est pire, les gens, qu’un rendez-vous manqué ?

Un gratin de chou-fleur.

Clairement, on fait difficilement pire. Sans déconner, la personne qui s’est dit : « Tiens, Gérard, on va croiser des choux, légumes tout à faire fréquentables et fort agréables à consommer aussi bien chaud que froid, en merdier bicolore surmonté d’une boule qu’on dirait que ça vient de l’espace, mais pas l’espace sympa de George Lucas, non, celui issu d’un cauchemar de Lovecraft, et tant qu’à faire, on devrait s’assurer que la dite boule produise une odeur méphitique pour le coup totalement issue de l’imaginaire de George Lucas, Moff Tarkin, si tu nous regardes, big up, gros ! », et là t’as Gérard qui a répondu « Mais totalement Martine, faisons cela ! » …

Gérard, Martine : VOUS PENSIEZ A QUOI ????

A cette question purement rhétorique, nul n’aura jamais de réponse claire, même s’il est assez clair que le chou-fleur est clairement le moment où l’ingénierie génétique en agriculture est allée TROLOIN.

Maintenant, parlons de « Dragons 3 ». Est-ce-que j’ai pleuré comme le vieux sac que je suis, qui chiale devant le moindre film avec des dragons dedans ? Est-ce-que « Dragons 3 » sent le gratin de chou-fleur ?

Hinhinhin… Suspense…

True story : j’ai pleuré la première fois que j’ai vu cette affiche #vieuxsac

Fini de déconner : après avoir perdu sa jambe et son père, Harold est désormais confronté au rude exercice de faire le chef sur un île de Berk surpeuplée de Vikings et de dragons. S’il peine toujours à trouver sa place dans ce rôle nouveau, pris entre ses responsabilités, ses aspirations et les menaces extérieures, Harold est désormais confronté à la volonté de Krokmou de voler, littéralement, de ses propres ailes. ET CA VA ETRE DECHIRANT, VOUS ALLEZ SOUFFRIR COMME JAMAY.

Et pourtant, j’ai eu beaucoup de mal à me positionner sur les deux premiers tiers du film.

Après deux premiers opus réussis mais calqués sur la même structure narrative, il était impossible pour DeBlois de réaliser une troisième itération de la formule ayant fait le succès de la franchise. Il était déjà miraculeux que « Dragons 2 » fonctionne aussi bien en étant un décalque du premier, la faute à une parfaite gestion des enjeux émotionnels et à l’écriture précise des personnages.

« Dragons 3 » s’articule autour de trois intrigues dont les traitements ne sont pas toujours très égaux.

La première tourne autour du nouvel antagoniste, Grimmel, un méchant assez faible. Sur le papier, le personnage devait fonctionner : sadique et raffiné, rusé et subtil, il semble construit comme un reflet inverse de Drago, dans le film précédent, une boule de volonté et de rage brute, habité par un désir de domination totale. Grimmel ne veut pas dominer les hommes où les dragons, il cherche juste à exterminer ces derniers. Mais juste le Furies Nocturnes. Parce qu’elles ont dévoré sa famille sous ses yeux quand il était enfant ? AHAH…. Non, parce qu’une fois, il en a chopé une, l’a butée et a trouvé ça tellement cool qu’il s’est fixé pour mission de les exterminer toutes.

Les nouvelles armures des dragonniers, réalisées à partir des écailles de leurs montures leur permettent de ressembler de plus en plus eux-même à des dragons. On remerciera ici l’influence de Valka, la mère d’Harold, dont l’armure dans le film précédent avait déjà pris ce tournant de mimétisme.

L’unique intérêt du personnage réside dans le fait qu’il est clairement une version de ce qu’Harold serait devenu s’il avait tué Krokmou le jour de leur rencontre. Grimmel, comme Harold, est un ingénieur et un scientifique. Simplement, à partir de cet instant pivot durant lequel l’un aura pris la décision d’épargner le dragon et l’autre de le tuer, ils auront mis ce talent et cette intelligence à profit de manière très différente, l’un au service de la bienveillance et de la coopération entre deux espèces, l’autre à celui de la manipulation et de la destruction.

Pas que l’idée d’un personnage psychopathe et manipulateur soit mauvaise en soi. Simplement que quitte à aller dans cette direction, autant y aller jusqu’au bout. Dans le film précédent, la soif de contrôle de Drago était illustrée par sa violence vis-à-vis des dragons sous son emprise. Sa rudesse et sa cruauté était utilisées à bon escient, en contrepoint de l’amitié et de la bienveillance existant entre les dragonniers de Berk et leurs dragons. La scène où Tempête se faisait attraper par les séides de Drago servait d’ailleurs d’ancrage émotionnel par sa brutalité, permettant de ressentir pleinement ce concept de maltraitance, d’exploitation et de violence.

Ici… Ici, nous voyons Grimmel tuer un dragon, dans une scène qui n’est clairement pas faite pour illustrer la cruauté et la dangerosité du personnage mais pour souligner sa coolitude, abattant une gigantesque créature sauvage d’un seul carreau d’arbalète (et dans un geste de légitime défense, en plus). Ironiquement, cette scène perdra rapidement de force (alors qu’elle en possédait très peu à la base) lorsque l’on découvrira que l’arbalète de Grimmel tire des fléchettes de venin ayant pour fonctionne d’endormir les dragons.

Ainsi, aucune mise à mort par l’exterminateur auto-proclamé n’est montrée. Même lorsqu’il a l’occasion d’abattre Krokmou à Berk dans la maison d’Harold, il se contente d’une de ses fléchettes.

Drago avait eu pour construire son aura, les honneurs d’une séquence de flashback très efficace. Grimmel ne bénéficiera jamais du même traitement. Pourtant, Eret semble tout prêt de nous servir une amorce de récit à son sujet quand il conseille à Harold de ne pas exposer Krokmou à Berk où Grimmel se cache. C’est à ce moment-là que j’aurais apprécié un peu de back story, quelque chose de solide auquel me raccrocher. Mais le film en aura décidé autrement.

Ce que je viens de dire sur Eret et l’occasion manquée d’utiliser son personnage et son passé de chasseur de dragon à fin utile se révèle assez vrai pour tous les personnages secondaires, d’ailleurs. Certes, la galerie des personnages s’est considérablement étoffée en trois films et leur accorder à tous de l’importance eut été impossible. Cependant, laisser de côté un personnage comme Valka me semble à ce stade de l’histoire un peu dommage. Son expérience auprès des dragons, son caractère audacieux, rêveur et aventurier la prédestinaient à être une cheville ouvrière de la quête du monde caché. Son rôle se trouve ici limité à servir d’éclaireur ou à donner à Astrid des conseils dont la jeune-femme n’a pas besoin.

De plus, la place occupée par la clique des jeunes dragonniers a tendance à devenir un peu envahissante surtout lorsqu’elle est prétexte à de l’humour pas toujours savamment dosé (j’avoue par contre que je ris encore du dialogue entre Kognedure et Kranedure sur la rotondité de la Terre et la conclusion de Krane sur les étoiles…), qui fait regretter que le temps d’antenne n’ait pas été accordé à plus de développement pour certains personnages. Mais c’est le prix que l’on paye pour tout film visant un public familial.

La deuxième intrigue est elle directement initiée par la précédente puisque c’est la menace que représente Grimmel qui pousse les habitants de Berk à se mettre en quête du monde caché. Une quête qui sera très vite laissée de côté face à la menace du chasseur de dragons.

Là aussi, nous avons un arc un peu frustrant. S’il donne au film l’occasion d’une superbe séquence comme « Dragons » sait si souvent nous en proposer, il aboutit à une étrange conclusion : Krokmou devient roi des dragons du monde caché, dans une ellipse plutôt dérangeante compte-tenu de tout ce que la saga nous aura enseigné jusqu’à présent sur ces créatures. Cela fait deux films que l’on sait que les dragons sont gouvernés par des alphas, généralement de gigantesques et anciennes créatures. Ici, Krokmou, certes alpha lui aussi, débarque dans la patrie mythique de son espèce et s’impose d’un claquement d’ailes comme le seigneur des lieux ? D’autant plus que le statut d’alpha de Krokmou n’est que très peu évoqué dans le film (que cela soit au travers des situations, des dialogues ou même visuellement sur le dragon, d’ailleurs). Il y a quelque chose dans cette conclusion de l’arc qui semble terriblement artificielle, destinée à donner à Krokmou une place prépondérante dans son peuple en miroir de celle d’Harold.

Enfin la dernière intrigue, la plus importante, concerne Krokmou et Harold. Evidemment, le cœur du film, et le maelstrom émotionnel final sont parfaitement construits malgré les scories évoquées plus haut.

Dans chacun des deux films précédents, Harold devait sacrifier quelque chose : sa jambe, puis son père. Ici, ce sera Krokmou et au-delà de lui, ce rêve qui est le sien depuis la fin du premier film, de construire un monde où humains et dragons pourront vivre en paix.

Visuellement, la Furie Eclair est un petit chef d’oeuvre. Tout sur elle n’est qu’un subtil jeu de réflexion de lumière (en VO, d’ailleurs, cette nature prend tout son sens puisqu’elle est une Light Fury, en opposition à Krokmou, Night Fury)

Petit souci avec cet arc pour moi également, la Furie Eclair dont le rôle me semblait tellement confus et cousu de fils blancs que jusqu’à très tard dans le film, j’ai cru qu’elle allait trahir Krokmou et le livrer à Grimmel.

Le flou artistique qui l’entoure n’ont pas contribué chez moi à apprendre à apprécier ce personnage dont la seule fonction est d’éloigner Krokmou d’Harold, sans que leur relation ne semble construite sur autre chose que : « je suis un mâle, tu es une femelle, faisons des chocapics. » Un peu léger. TROP léger.

Et s’ajoute à cela que les scènes entre les Furies sont souvent répétitives et trop longues, donnant la désagréable impression que l’on cherche à forcer leur attirance l’une envers l’autre. Enfin je dis répétitives et trop longues, je préférerais regarder 100 fois à la suite leur vol jusqu’au monde caché plutôt que de me refaire « Infinity War ». Tout est relatif, hein.

Ceci étant dit, le ressenti autour de la Furie Eclair peut aussi se lire comme une volonté de DeBlois de construire un personnage fondamentalement autre, au point presque d’en être dérangeant, afin de rendre plus inévitable encore la rupture entre Toothless et le monde des humains. Avec elle, on sait très vite que le dragon va devoir faire un choix et que Harold devra en faire un aussi. L’hostilité de la dragonne répond à l’optimisme béat du Viking persuadé qu’il pourra l’inclure dans son monde idéal.

Comme un parent qui regarde son enfant se construire une vie propre dans laquelle il n’a rien à faire, Harold doit accepter que Krokmou s’en aille pour vivre avec l’Autre, avec un grand A.

S’ajoute également le fait que la question de la sécurité des dragons auprès des gens de Berk est un enjeu réel, qui les poussera d’ailleurs à les laisser tous partir, devenant alors les gardiens du secret de leur existence, n’est jamais abordée que par Valka, quand bien même les évènements de la fin du film pourrait laisser penser que les gens de Berk, humains et dragons, ont enfin repoussé l’ennemi et trouvé un endroit suffisamment reculé pour continuer de vivre leur utopie (tout le but de leur exode, d’ailleurs).

Harold fils de Stoïk, Protecteur de Berk, Briseur de Chaînes, Père des Dragons

Mise à part cela, et la facilité scénaristique autour d’un monde caché qui s’avère assez peu important au final, cet arc est une réussite totale, dont le poids émotionnel est d’ailleurs davantage véhiculé par la somme des trois films que par celui-ci.

Mais il faut reconnaitre que mayrde, cette fin fonctionne. En grande partie parce qu’elle fonctionne à l’échelle des trois films… L’inévitable séparation qui se fait intelligemment sur un renversement de la scène où Krokmou décidait enfin de faire confiance à Harold dans le premier film, petit instant d’hésitation compris (si, vous savez de quoi je parle : ce micro-mouvement du dragon qui fonctionne comme une torpille direct dans le bide).

Mais quelque part, le coup de génie du film n’est pas là, mais bien dans son final, qui nous catapulte quelques années après le départ de Krokmou. Dans ce monde où les gens de Berk sont les derniers à savoir que les dragons sont réels, le film nous projette tout d’un coup dans un discours méta sur l’émerveillement, la transmission et la puissance de l’imaginaire. Ce plan de Krokmou, silhouette incertaine dans la brume le situe à cette frontière entre réel et légende. Quant au vol final, à dos de dragons libres, il renoue avec les meilleures scènes de vol de la et fonctionne à diverses échelles, liant toutes les intrigues amorcées dans la saga.

Au final, c’est à nous qu’Harold transmet le secret des gens de Berk : les dragons existent, quelque part dans le monde caché. Incarnations ultimes d’un imaginaire libre et décomplexé, à l’image de la scène de vol final, ils sont une invitation à l’émerveillement constant. Dean DeBlois nous invite, comme Harold invite ses enfants, à aller à leur rencontre, s’en faire apprivoiser et à prendre notre envol.

Même si ce dernier film souffre d’accrocs et se retrouve à faire un grand écart par toujours très confortable entre deux arcs, « Dragons 3 » finit par trouver son ton et surtout, réussit à être une conclusion parfaite à la saga, sa dernière scène refermant avec un sentiment de satisfaction total tous les arcs amorcés depuis le premier film. Le film semble négliger l’aspect épique de son univers pour mieux revenir à ce qui en a toujours fait la force, à savoir sa profondeur émotionnelle. Toujours aussi sensible, virtuose et poétique, la mise en scène de DeBlois permet à son film de dépasser un scénario pas toujours à la hauteur et donc de conclure comme il avait commencé, cohérent avec l’esprit de la saga.

Il n’y a pas assez de Valka dans ce film. Il n’y aura jamais assez de Valka de toute façon (coeur/bisous/coeur/coeur avec les mains).

Le choix d’Harold de donner sa vie pour celle de Krokmou lorsqu’il se laisse tomber du dos de la Furie Eclair était un moment parfait de conclusion de leur arc sur trois films. Une très grande déclaration d’amour inconditionnel dont la fin tragique m’aurait pleinement satisfaite (je suis peut-être tarée mais à ce moment-là, je voyais parfaitement Astrid prendre la tête du village, décider de libérer tous les dragons pour honorer le sacrifice d’Harold et hop, clap de fin les enfants, PLEUREZ JUSQU’AU RAGNAROK MAINTENANT), mais le choix de le sauver évitait de faire tomber dans le tragique une saga qui porte en elle le germe d’un optimisme indestructible. Comme le prouve d’ailleurs sa scène de fin.

Je ne sais pas si le passage de Dreamworks à Universal a été déterminant dans l’abord de certains thèmes pour l’équipe, mais clairement, après la radicalité des deux premiers films, j’ai été presque surprise que celui-ci se termine sans aucune casse.

Si le film tout entier traite très explicitement du passage à l’âge adulte, des responsabilités qui vont avec et de la nécessité de se détacher de l’enfance (dans une scène qui vous détruira de l’intérieur façon la mort de Bing Bong dans « Vice Versa »), il n’a pas le cynisme de beaucoup de ses contemporains, grâce à son final grandiose et bouleversant.

En résumé, « Dragons 3 » n’a rien d’un gratin de chou-fleur. Même si pendant deux bons tiers du film, j’ai craint que celui-ci ne parvienne pas à décoller et ne rate sa sortie. Malgré quelques faiblesses, ce troisième et dernier opus conclut parfaitement une des sagas les plus marquantes du grand écran ces dernières années.

Un petit mot avant de conclure sur l’une des choses que l’on gardera à jamais de la saga « Dragons », sa bande-originale.

« BRING ME THANOOOOOOOS !!!! »

John Powell avait déjà composé deux très belles BO pour « Dragons », mais là, je pense sincèrement qu’il essaye de me tuer. A coup d’orchestre symphonique et de chœurs, le salaud. Et Dieu qu’il est efficace. Il compose une bande originale à la hauteur des enjeux émotionnels du film, en étant plus intimiste, moins épique mais certainement pas moins percutante. C’est limite si l’écoute de la BO ne procure pas des émotions plus constantes et plus viscérales que le film (de toute façon, les compos de Powell pour « Dragons » sont des bijoux, nuff said). Sa manière d’utiliser les thèmes des deux précédents films est magistrale puisque même si l’on connait ces derniers par coeur, il ne choisit de les employer que de manière signifiante, finalement assez peu et toujours en parvenant à nous surprendre. Ce qui évidemment, te ravage de l’intérieur quand certaines mélodies éclatent…

Sérieusement, cette BO ferait pleurer ser Gregor Clegane.

Et Tywin Lannister.

Dans les bras l’un de l’autre.

Note : ***/*

2 commentaires Ajoutez les votres
  1. Avant tout je précise que je ne suis pas une immense fan de Dragons et que normalement je ne commente jamais un film que je n’ai pas pu voir au moins 2 fois, la première fois c’est de la découverte, on ne peut forcément pas tout saisir…
    J’ai personnellement trouvé le scénario à la fois incohérent ET exsangue, ce qui fait un peu beaucoup pour le même film… Avec des grosses facilités, un humour piteux (sauf la fameuse scène que tu évoques de Kranedure qui était vraiment savoureuse), je n’ai toujours pas compris quel lien retient la Furie Éclair à ses ravisseurs (on m’a dit « aucun » c’est juste qu’elle est droguée. Oui mais non, seuls les dragons à venin, à priori, peuvent être drogués avec leur propre venin, les autres sont juste endormis… Ce qui n’explique pas pourquoi elle est « leur appât préféré », pourquoi ils la récupèrent toujours donc ? Pourquoi si elle n’est pas complice, revient-elle systématiquement sur Berk alors qu’au départ elle ne considère aucunement Krokmou qui est infirme à ses yeux… On nous dit que les Furies nocturnes ne peuvent pas voler loin mais dans les faits on voit Krokmou aller d’ile en ile donc la Furie Eclair, une fois libérée aurait pu échapper à ses ravisseurs au lieu de revenir lui tourner autour à chaque fois…), des points cruciaux du scénario sont invraisemblables (l’attitude de Kranedure qui n’essaie en aucun cas de se planquer ou de se défendre quand elle se retrouve avec les méchants, la reconnaissance de Valka où elle ne fait preuve d’aucune prudence alors qu’elle sait bien ce qui l’attend, l’intérieur onirique du monde perdu alors que le monde des vikings est « normal » et sa localisation sous la mer (!!!!)… Bref j’ai passé un bon 3/4 d’heure à me demander si on se foutait de ma gueule…
    La scène de la bataille et de la libération des Dragons n’a aucun sens: Krocmou leur dit de ne pas bouger une griffe sur l’île car la Furie Éclair est prisonnière or quand il pète une pile et se décide à regimber la situation est strictement la même voire pire…
    Ce qui m’insupporte au delà de tout, film après film, c’est ce partis-pris de dire « UN » Furie. Mais pendez-vous, quoi. On dit « un » panthère, « un » girafe, peut-être ? Du sexisme de base instillé directement aux enfants ça a le don de me faire dégoupiller…
    Et enfin la fin. Le mariage c’est bien, bien cucul la praline et tellement mal amené… Quant à la scène finale philosophique on les voit environ 7 ans après et la scène est claire: ils ne se sont pas vu depuis. Harold a littéralement peur de se faire défoncer par Krocmou. Je trouve ça irréaliste. Ils vivaient en quasi-symbiose et du jour au lendemain, plus rien ? Admettons. Mais les dragonneaux devraient être beaucoup plus grands, bon admettons, ils sont partis sur l’idée d’une croissance très lente du bestiau, similaire au temps de développement d’un humain, ça va contre toutes les analogies du règne animal qu’on pourrait envisager mais admettons… J’ai encore tiqué dans cette scène sur un petit sexisme entre l’attitude du fils et de la fille d’Harold mais admettons, c’est moi qui suis pas mal à cheval là-dessus^^
    Bref, très déçue, pour ma part…

  2. Merci d’avoir transféré le commentaire ici 🙂

    Je vais essayer de répondre à certaines de tes interrogations :
    -« Ce qui n’explique pas pourquoi elle est « leur appât préféré », pourquoi ils la récupèrent toujours donc ? » : j’avoue, j’ai été aussi perturbée par l’arc de la Furie Eclair. Je m’attendais à ce que l’on découvre que Grimmel avait un quelconque moyen de pression sur elle. Les Furies sont réputées être les dragons les plus discrets et insaisissables qu’il soit. Avant Krokmou, personne à Berk n’en avait réellement vue une. Et la Furie Eclair est encore plus furtive que la Furie Nocturne puisqu’elle peut se rendre invisible. Du coup, ouais, j’ai un peu tiqué aussi sur le fait qu’elle soit utilisée comme appât, de façon récurrente, alors qu’elle pouvait fausser compagnie à Grimmel quand elle le voulait. De plus, il est très clair qu’elle est terrifiée par les humains. Il n’y a donc aucune raison pour qu’elle soit présentée comme « l’appât préféré de Grimmel ». Après, il faudrait aussi que je revois le film parce qu’il me semble que quand elle est présentée par les autres chasseurs de dragons, quelqu’un, Grimmel il me semble, dit « Une femelle ?? » comme s’il s’agissait d’une surprise. Ce qui voudrait dire que ce n’est pas cette Furie là qui est l’appât préféré de Grimmel mais bien les Furies en général. Pourtant il me semblait que l’espèce était presque éteinte. Il y a en effet quelques points pas très bien explicités par le scénario cet endroit.

    -« des points cruciaux du scénario sont invraisemblables (l’attitude de Kranedure qui n’essaie en aucun cas de se planquer ou de se défendre quand elle se retrouve avec les méchants (…) » : là, pas d’autre explication que c’est Kognedure, elle n’a jamais brillé par son intellect. D’ailleurs, c’est quand Grimmel la libère qu’on découvre un truc hyper intéressant et qui aurait pu être mieux exploité dans le film : le fait qu’il donne des dragons à manger à ses dragons. Le fait est occulté par la réflexion que fait Kogne à ce sujet, mais comme ça vient d’elle, ça passe presque pour être anecdotique. Alors que…

    -« l’intérieur onirique du monde perdu alors que le monde des vikings est « normal » et sa localisation sous la mer (!!!!) » : pour le coup j’ai trouvé ça cohérent. Le Monde Caché est un lieu hors de l’espace et du temps où vivent les dragons. Les dragons comme métaphore de l’imaginaire c’est dans les gènes des trois films et placer leur monde d’origine dans un lieu improbable permet de les situer définitivement hors de notre monde. Pour le coup ça sert bien la conclusion du film et son métatexte.

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