Mark Watney from Mars

«-Tonton ! Tonton !
Que signifient ces gesticulations, mon bon neveu ?
Tonton ! C’est trop génial, je viens de lire un super livre !
Ta vie est fascinante mon enfant. Au lieu de te la péter avec ta culture générale, va plutôt me faire un jambon-beurre, c’est pour ça que je te paye.
D’accord Tonton, mais pendant que je tartine la demi-baguette, je te raconte !
Hmm, moui, je t’écoute.
Alors c’est l’histoire d’un monsieur astronaute que ses copains oublient sur Mars. Alors il doit survivre tout seul en cultivant des patates pendant que la NASA elle fait de la science pour le sauver !
C’est vrai que ça semble sympa…
Et puis ça ferait un super film ! Imagine, Tonton, la solitude absolue, le danger constant, la technologie la plus avancée mise dos à dos avec les principes les plus élémentaires de la survie… La vie, la mort, l’humain… Avec aux manettes un réalisateur inspiré, animé d’un projet tournant autour de l’Homme avec un grand H, jouant le jeu des échelles entre le vertige de l’infiniment grand et de l’infiniment petit…
CHALLENGE ACCEPTE !!!!!!
Et merde…. »

Et il peut s’en mordre les doigts, le neveu Sandwich de Ridley Scott….

Alors soyons honnêtes, si j’ai beaucoup tardé à aller voir « Seul sur Mars », c’est uniquement parce que Scott était aux manettes d’un projet qui sur le papier avait tout pour me plaire. Mais, comment dire, il m’est difficile d’aller voir, la fleur au fusil, une œuvre de celui qui ces dernières années a commis « Prometheus », « Cartel » ou « Robin des Bois ». Son dernier film correct en date ? La version longue de « Kingdom of Heaven ».

Mais bon, « Ciel & Espace » a aimé, la NASA a aimé, et la princesse Dejah Thoris aussi je crois bien donc les dés étaient jetés, comme le sort, en travers du Rubicon, toi aussi mon père tu m’as recommandé « Seul sur Mars », et c’est ainsi que je m’en fus me faire allègrement poignarder par tout le Sénat.

En théorie, « Seul sur Mars » devait raconter l’histoire de Mark Watney , qui victime d’un accident le jour du départ de son équipe de la planète rouge, est laissé pour mort sur le sol martien. Lorsque la NASA découvre quelques semaines après le drame qu’il a survécu, une mission de sauvetage s’organise, tandis que de son côté, Mark tente de survivre dans ce milieu hostile.

J’ai presque envie de commencer par ce qui est bien dans ce film, histoire de ne pas conclure sur une note légère du type « ouais, mais y’a aussi des trucs cool dans « Seul sur Mars », car oui, il y a certes des trucs cool, mais j’en ai ras la coiffe de voir Ridley Scott porté aux nues dès qu’il se fend d’un film boursouflé par son orgueil et caractérisé par une paresse absolue, d’autant plus agaçante qu’elle vient d’un type qui a été, à une époque, l’un des meilleurs. MAIS CA FAIT LONGTEMPS TELLEMENT LONGTEMPS QUE LA MAJORITE DES LECTEURS DE CE BLOG N’ETAIENT MEME PAS NES A L’EPOQUE.

Les trucs cool :
-j’ai bien aimé les scènes « côté coulisse » à la NASA. Non pas qu’elles étaient bien réalisées ou passionnantes, faut pas déconner, c’était filmé par Ridley Scott, mais il était plaisant d’assister au numéro d’équilibriste qu’est le moindre projet de l’agence. A noter aussi que c’était le seul moment du film décrivant un travail d’équipe fait de moments de complicité, d’échanges et de tension pas toujours larvée. Je le précise parce que l’équipage de l’Arès m’a fait l’effet d’un groupe de Bisounours.
Spéciale dédicace au Conseil d’Elrond : PIRE BALGOUNETTE EVER. Sans déconner, c’est tellement insistant et mal amené qu’on jurerait que l’effet « comique » n’est porté que par la présence de Sean Bean, Boromir 4ever, dans la scène. Après, c’est peut-être aussi dans le livre, j’en sais rien, mais en tout cas, sur écran, c’était catastrophique.
-Mars : c’était plus qu’appréciable de s’y promener en 3D. Non seulement ça change des vues satellites en 2D dont nous sommes plus généralement familiers, et puis ça donnait corps aux clichés transmis en masse par ce petit fripon de Curiosity. On me signale dans l’oreillette que Ridley Scott a 18 trains de retard en la matière, puisqu’un certain Michael Bay aurait de nombreuses années auparavant fait exactement la même chose avec un astéroïde dans « Armageddon », à une époque où personne n’avait encore posé quoi que ce soit sur un caillou/glaçon spatial. Bay>Rosetta.
-caybo : car s’ils sont invariablement creux et vains depuis des années, les films de Ridley Scott restent superbes à regarder. Au moins n’a-t-il pas perdu son sens esthétique, et c’est déjà une bonne chose.
Après, il se fait suer à nous proposer de la 3D native, c’est plus beau (en gros, les plans sont tournés directement en 3D, avec des caméras spéciales, et pas en 2D, ce qui oblige ensuite à faire « détourer » chaque image, procédé qui n’est pas sans quelques approximations, et qui est globalement moins fin que la 3D native), mais comme il ne sait strictement pas quoi faire du relief, beh ça sert à rien, sauf à donner de la profondeur à ses plans et donc à rendre esthétiquement le film plus classe encore. Mais est-ce qu’il en joue pour accentuer l’immersion dans le désert hostile martien ? Non, il se contente de s’en servir pour de chouettes panoramas. Est-ce qu’il va s’en servir pour créer une sentation d’enfermement pour son personnage principal dans la station ? Non plus, et c’est TRES dommage, compte tenu du potentiel de la 3D sur une intrigue à huis-clos (cf, la conversion 3D de « Titanic » qui donnait une impression d’écrasement palpable à la scène où la mère de Rose ajuste le corset de cette dernière. La 3D, ce n’est pas que pour en mettre plein les yeux, c’est surtout pour augmenter l’immersion du spectateur. Mais pour y arriver, il faut que le réalisateur construise son discours autour du relief et crée de l’empathie pour les personnages et les situations. Chose que Ridley Scott ne parvient pas à faire ici).
-Ridley Scott ne tape pas aveuglément sur la religion : et ça fait du bien parce que le mec avait tendance ces dernières années à tenir un discours de demeuré complet opposant science, raison, conscience et religion. On se souviendra avec émotion de ses mots sur l’héroïne de « Prometheus », une scientifique qui avait la foi, ce qui était aux yeux de Scott « un paradoxe », qu’il finissait par résoudre en la faisant se détourner de la religion. Bon et bien ici, on a affaire à des personnages de scientifiques qui croient en Dieu et l’affirment. Ou à un héros qui ne doit son salut qu’au crucifix dont il se sert pour obtenir le bois nécessaire à démarrer un feu. Mine de rien, Ridley Scott semble ici réconcilier deux sphères parfaitement conciliables. Cela fait du bien, d’avoir enfin chez lui un brin de subtilité sur le sujet.

Voilà, et maintenant, passez-moi le démonte-pneu, j’attaque.

Car outre les belles images et une histoire somme toute sympa, « Seul sur Mars » ne remplit jamais la promesse contenue dans son titre. Le titre français, s’entend. Vous savez, celui qui se veut une référence à « Seul au Monde », de Robert Zemeckis. Dans lequel, la solitude de Tom Hank était palpable, soit l’exact inverse de ce que l’on voit dans le film de Ridley Scott.
Ce dernier s’en tient en effet à son postulat de départ, espérant sans doute que cela suffise à faire tout le boulot à sa place. On sait donc que Mark est seul sur Mars. Mais cette solitude n’est jamais traduite à l’écran. Ni dans les cadrages qui ne varient pas d’un lieu à l’autre : Ridley Scott filme de la même façon les bureaux de la NASA, l’intérieur d’un vaisseau spatial et une station martienne habitée pendant plus de 500 jours par un homme seul, défiant les envies de meurtre de l’espace tout entier.
En résumé, il y a zéro travail sur l’ambiance, zéro implication pour le personnage principal ou pour les personnages secondaires.
Le sommet du non-art de Ridley Scott à mettre en scène des enjeux humains est cristallisé par ce moment où l’équipage de l’Arès décide de refaire le voyage en sens inverse pour aller chercher Mark. On a l’impression qu’ils se demandent s’ils doivent oui ou non retourner au supermarché pour acheter des citrons parce qu’ils ne sont pas sûr d’en avoir assez pour faire double tournée de margarita.
Et encore, devant un problème d’une importance pareille, je sais pas vous mais moi, je m’implique vachement.
Mais eux non. De toute manière, Ridley Scott ne se donne même pas la peine de présenter leurs interactions, se contentant d’en faire une bande de sympathiques boy scouts vivant incroyablement bien le fait de rester entre eux 5 pendant un truc comme 3 ans.
C’est d’autant plus étrange de ne pas traiter de ces tensions entre l’équipage que Ridley Scott a tout de même bossé avec la fuckyeah NASA, qui n’est pas la dernière à dire que ce qui pourrait poser le plus de soucis à terme lors d’une expédition martienne (après le problème des radiations) reste de faire cohabiter les membres de la mission.
Du coup, seule explication logique, on leur a mis des Lexomil dans leurs rations, comme ça ils restent tout le temps super calme, jamais ils s’énervent ou ne se tapent sur les nerfs et quand on leur dit qu’ils vont se manger un an et demi de plus dans la face tous ensemble, ils trouvent ça super cool.

Du côté de Mark Watney, même combat. Le journal de mission est très paresseusement utilisé pour servir de support à la narration. Et quand je dis que c’est paresseux : « J’ai décidé de faire pousser des patates dans du caca d’astronaute » => image à l’écran de Mark en train de mettre ses patates dans son caca.
« Le commandant Jessica Chastain a des goûts de merde en matière de musique, ce qui fait doublon avec mes patates » => image de Mark qui mange des patates en écoutant Gloria Gaynor.

Jamais, à aucun moment dans ce film n’est évoquée l’idée que Watney puisse se servir de ce journal de mission pour tromper sa solitude. Qui n’est de toute façon jamais un sujet. Pourtant, dans sa situation, il y a de quoi devenir fou. Mais bon, l’entrainement des mecs à la NASA c’est du béton armé parce qu’à aucun moment, le mec ne flanche psychologiquement. Vous allez peut-être me dire « dans le livre non plus ». J’aurais envie de vous répondre que là n’est pas le propos et que si ça se trouve, le sentiment de solitude est vingt fois mieux traité dans le bouquin que dans le film. Lequel aurait souffert un peu de tension et de drama histoire de faire prendre à un moment une mayonnaise qui reste désespérément liquide dans le fond du bol (métaphore #topchef).

Parce qu’à côté de la minceur du contenu sur Mars, l’intrigue sur Terre, pas trop mal menée, a le mauvais goût de racoler un maximum.
Même si j’adhère à l’admiration de Ridley Scott pour la NASA, autant j’ai aimé l’exposition (je ne parle pas de traitement, en la matière, c’est au mieux indigent) des chaines de commandement et de production, autant le côté tout beau tout lisse dessert un film déjà trop gentillet. Idem avec l’intervention chinoise dans la crise, tellement écrite en mode « citoyen du monde » que j’ai eu un très grosse envie de facepalm en même temps qu’une hallucination où je voyais Ridley Scott faire une poledance devant le marché chinois (Hollywood danse désormais collé-serré avec la Chine, que ce soit pour les capitaux ou pour son public. Rien de choquant à voir donc l’industrie faire une place à la Chine dans ses productions. Mais après, il y a l’art et la manière. Même « Transformers IV » amenait sa composante chinoise de façon plus logique et discrète. Ça fait deux fois que je fais un compliment à Michael Bay dans ce billet…).

« Seul sur Mars », c’est le film d’aventure familial qui ne prend aucun risque, qui a tellement été poncé que Surya Bonaly pourrait patiner dessus. Son absence d’enjeux, d’angoisse, de dynamique n’est que légèrement compensé par sa beauté plastique. Les tentatives d’humour et de construction d’une ambiance décontractée auraient pu être mises en valeur par un réel travail sur la solitude, l’impossibilité du défi à relever, l’absurdité ou la cruauté de certaines situations. Mais il n’en est rien.

Au final, un énième Ridley Scott qui se balade en slip et chaussettes, la canette de bière à la main. Et qui échoue à traiter du thème qui à mes yeux, une fois le film terminé, me semblait au cœur du récit, à savoir la nature solidaire de l’homme, animal grégaire qui se meurt seul. En échouant à rendre justice à la solitude mortifère de Mark et en se contentant de tourner une grosse pub bien classe pour la NASA, «Seul sur Mars » n’est plus qu’un anecdotique film qui a pour unique bon goût d’être plutôt joli à regarder. Et encore, « Exodus », tout aussi vain dans le propos, avait davantage d’ambitions plastiques.

Note : */* (une étoile supplémentaire pour ABBA. Parce que je perds toute objectivité avec eux)

Un commentaire Ajoutez les votres
  1. Ce film est un non sens a lui tout seul car le héros aurais du repartir automatiquement….C’est connus, Un mars et ça repart….

    Ok, je vais me mettre en position fœtale dans un coin sombre !

  2. Je voulais la faire celle là XD blague à part , dommage le pitch promettait mais la malédiction du Neo Ridley à frappé , et tandis qu’un astronaute joue à mettre des patates dans du caca , notre ancien real culte lui , joue carrément avec son caca.

  3. @ El provocador : la triste vérité c’est que j’ai eu pendant un instant la tentation de ce titre. ET PUIS, horreur, je me suis souvenue que je l’avais déjà cramé sur « John Carter »…

    @ ILDM : ouais, c’est malheureux tout ça. Il n’a semble t’il plus rien à dire et ce depuis longtemps. Tout ce talent gâché… Et ce reboot de « Blade Runner » qui se profile… Difficile d’espérer autre chose qu’un naufrage assuré. Enfin, si je pouvais me tromper, ça m’arrangerait.

  4. D’accord avec le contenu de ce billet, si ce n’est une chose: je n’ai même pas trouvé ça visuellement très joli. Quelques photos de Texas, Utah ou je ne sais quel trou aride américain lesté d’un filtre orange un poil dégueulasse sur le long terme, ça ne rendait pas la chose est esthétique…

  5. @ De passage : oui, « Exodus » était plus classe à ce niveau. C’était d’ailleurs le seul niveau auquel ce film échappait à la platitude et l’ennui profond. Mais bon, « Seul sur Mars » est clean quand même. Après, en effet, ça ne casse pas trois pattes à un canard.

  6. beaucoup aimé ça, qui me fait mieux comprendre l’importance d’un real :

    «  » » »Ce dernier s’en tient en effet à son postulat de départ, espérant sans doute que cela suffise à faire tout le boulot à sa place. On sait donc que Mark est seul sur Mars. Mais cette solitude n’est jamais traduite à l’écran. Ni dans les cadrages qui ne varient pas d’un lieu à l’autre : Ridley Scott filme de la même façon les bureaux de la NASA, l’intérieur d’un vaisseau spatial et une station martienne habitée pendant plus de 500 jours par un homme seul, défiant les envies de meurtre de l’espace tout entier.
    En résumé, il y a zéro travail sur l’ambiance, zéro implication pour le personnage principal ou pour les personnages secondaires. «  » » »

  7. bon, vu cette nuit.

    Sur une copie en VQ (horreur, et cette nuit, c’est la première fois que je réalisais que non seulement les VQ, c’est nul, mais surtout que, bordel, DE QUEL DROIT ? C’est à nous la langue française Les québécois nous vol’not’travail ! pourquoi pas un doublage aoste, romand, wallon, camerounais, chti, marséyé, douarneniste ? Je serais président, ça serait boycott et déclaration de guerre tant que le québec n’a pas exilé ses doubleurs au nunavut. Et putain, ce que c’est pénible, ces « trou d’cul » et surtout ces phrases avec le français en accent québécois et surtout paf ! on passe à l’accent américain à la truelle pour les noms propres, aaargh), sur une copie en VQ, donc, mais qui ne se donne même pas la peine de sous-titrer les passages en chinois (une seule scène, heureusement – au passage, j’ai bien aimé la façon dont le réal filme les scènes en chine : on sent bien la volonté de dire « bon, c’est nos nouveaux potes, mais MEFIANCE, ‘gadez ce béton sinistre, ce temps sinistre, ces militaires armées sinistres, et puis ces mecs sont restés « au protocole d’apollo IX », les ringards!)

    le film loupe totalement son effet « les effets de la solitude sur le premier humain à être seul sur une planète ». Pas la moindre tension dramatique, psychologique (idem, en encore plus flagrant, avec ses potes du vaisseau).

    Mais je trouve qu’est aussi raté le côté « manuel de survie ». On explique pas assez d’ou il sort son oxygène, et surtout son eau (après l’accident, accident provoqué par…ben on sait pas, ça sent le deus ex machina a l’envers, pour apporter une tension dramatique là ou il y en a pas).
    Pas un mot non plus sur le calvaire consistant à manger des patates H24 pendant un an (à peine un plan montrant les conséquences physiques de ce régime)

    raté aussi parce que bon, à moins d’être calé en science, j’ai, pour ma part, presqu’à chaque fois, RIEN BITé aux explications scientifiques-techniques. « chef, il faut 800 jours pour y aller ». « no problem, on va faire gnnn et gnnn et on passe à 600 ».
    « chef, faut 13 jours pour construire le bidul » « on peut passer à 2 jours, hophophop » wokééé….

    ah, faudra aussi qu’on m »explique comment avec une bache et du scotch, on peut résister a) aux tempetes de sable et de cailloux super violentes b) à la différence de pression 3) à une accélération de trouzmille G (et pourquoi quand le minivaisseau décolle, la bache se détache, à quoi elle sert)

    je passe sur le grotesque final, le côté ironman.Il fait pas genre -272 degrés dehors ? le mec devrait mourir instantanément. Non seulement c’est pas le cas, mais ils passent d’interminables secondes à s’émouvoir, machin et le capitaine, de s’être accrochés l’un l’autre, idem pour les membres de l’équipage, ALORS QUE LE MEC EST DANS LE FROID ABSOLU ET QUE SA COMBI EST TROUEE !
    (passons aussi sur « on va faire exploser une partie du vaisseau, mais la partie utile restera intacte -y’a des parties inutiles dans un vaisseau??? »)

    alors comme je l’ai dit, je suis une quiche en survie spatiale, tout ce que j’ai noté là est peut-être faisable en vrai, mais dans ce cas, il aurait fallu un personnage candide pour poser les questions du spectateurs, car eux non, une punchline d’explication et on y go ! faut tout piger dans la seconde.

    En résumé, pas de tension dramatico-psychologique, et les moments de bravoure « survie/technique » sont présentés à la vitesse de l’éclair (mayrde, un cliché journaliste, mes confuses) (« mes confuses » est devenu un cliché aussi aaaargh)

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