En bonne et due forme

Oui, je sais, je suis légèrement en retard, rapport à mon rythme si régulier de publication, une fois par semaine depuis trois semaines, c’est fou comme ça prend vite ces petites traditions !
VOUS ÊTES PLUS ROUTINIERS QUE DES CHATS MA PAROLE !!!!

Donc voilà, le billet de la semaine, aucun mérite en plus, c’est un film que j’ai vu y’a 15 jours, facile, profitant éhontément d’un dimanche où j’avais CONGE, un privilège que j’ai remporté de haute lutte à coup de menaces et de… Non en fait, j’ai juste eu du bol, et ça coïncidait avec l’avant première du dernier Joe Wright. Commode…

« Pan » va donc venir grossir les rangs des accidents industriels qui émaillent la saga des blockbusters fourrés au « before he/she was…« , « Tartenpion : Origins/Begins« , et autres « The never told story » => et se demande bien pourquoi elle l’était, d’ailleurs.
Et là, j’aimerais attirer votre attention sur un scénario désormais trop connu, celui où le studio se tire au lance roquette dans le pied. « Pan » a couté 150 millions de dollars. C’est rondelet. Après son premier weekend d’exploitation, le film a rapporté sur le sol américain (et ce sol seulement) 30 millions de dollars. Ce qui n’est pas forcément glorieux. Mais logique, considérant que « Pan » a été assez mal vendu par la Warner, qui l’a reprogrammé en automne (alors qu’initialement, il aurait du sortir à la fin du printemps), qui plus est dans le ventre mou entre la rentrée et Thanksgiving (cette dernière fête était LE créneau pour les films jeunesse, puisque cela marque pour les Américains l’entrée dans la période des fêtes. Exemple, les dessins animés Disney type « La Reine des Neiges » sortent généralement à l’occasion de la fête du Mercidonnant).
Après un premier weekend d’exploitation dans UN pays, et une campagne marketing pas trop motivée, la Warner annonce pourtant à grands renforts de trompettes que ça y est, c’est la mort dans l’âme qu’elle doit se résoudre à ne pas prolonger l’expérience sur les deux films initialement prévus pour compléter ce qui aurait dû être une trilogie.
C’est moi ou c’est un prétexte légèrement bidon ?

Et je ne dis pas ça en l’air parce que j’ai deux exemples en tête qui prouvent que sur des bilans à l’international, un semi échec aux Etats-Unis peut transformer l’essai de façon aussi sûre et aussi creepy que Farrell Owen.

A ma droite, « Pacific Rim », annoncé comme « tro déceven tavu lol » par … Warner, ça par exemple, après un premier weekend d’exploitation mitigé, mais qui sur le territoire américain s’est remboursé de moitié (le film a couté 180 millions de dollars et les USA ont rapporté un peu plus de 100 millions). Avec un carton pas possible en Asie (ça par exemple !), le film finalement engrangé un total de plus de 400 millions de dollars, ce qui, si vous n’êtes pas trop des caves en math, nous fait un bénéfice de quelques 220 000 dollars. Mais Warner a tellement bien communiqué dans l’urgence d’un premier weekend sans grand éclat, que pour beaucoup encore, « Pacific Rim » passe pour un échec commercial.

A ma gauche, « John Carter », produit et vendu comme des betteraves par les studios Disney. A la décharge desquels, il semblerait que « John Carter » soit durant la fin de sa production, devenu une licence encombrante, puisque Disney commençait à lorgner sérieusement sur « Starwars ». Et qu’à choisir entre une nouvelle marque et l’assurance d’un carton capable de se rembourser intégralement AVANT MEME SA SORTIE, il n’a pas fallu très longtemps pour décider de couler de bateau « John Carter ».
Budget ? 250 millions de dollars.
Profit ? Presque 0.
« John Carter » s’est remboursé, point final.

Alors que ce qui ne va pas dans ces trois exemples ?
C’est assez simple, à chaque fois, nous avons de gros budgets qui peinent à démarrer, et qui se voient condamnés à mort par leurs studios au bout de quelques jours seulement.
Attitude plus improductive tu meurs car au lieu de laisser le films s’installer et faire fonctionner le bouche à oreille, on produit un buzz négatif qui revient à dire au public encore à convaincre « n’y aller pas, ce film est nul, regardez, il n’a même pas remboursé 7 fois son budget lors des trois premiers jours d’exploitation ! »

Certes, le monde du cinéma est une impitoyable foire d’empoigne où beaucoup de films s’affrontent chaque semaine et où la rapidité d’un succès public est à la fois garantie de profits et de bouche à oreille positif (entre le dit public et les retours sur les bons scores au box office par la presse).
Il faut donc que les films rapportent beaucoup et vite, surtout lorsqu’ils ont coûté quelques reins aux studios. Mais de là ce que les studios eux-mêmes s’acharnent à démolir la réputation de leurs poulains avant même qu’ils n’aient pu faire leurs preuves, il y a une certaine incohérence que j’ai du mal à comprendre.

« Pan » a ainsi été torpillé après une petite semaine de projection. Plus grave, cet échec annoncé par la Warner a coûté à Joe Wright son prochain projet, « Emperor », un peplum sur Jules César. Or, comme il le prouve une nouvelle fois avec son dernier film, Joe Wright est un réalisateur précieux, qui semble bien s’être ici brûlé les ailes.

Un petit coup d’oeil dans le retro de la carrière de Joe Wright suffit pour se convaincre que ce type, bourré ras la gueule de talent, finiraitun jour par mettre en scène un conte pour enfant.

Son premier long métrage, « Orgueil et Préjugés », revisitait l’histoire inventée par Jane Austen sur un mode presque féérique, rejetant la comédie de mœurs au profit d’un point de vue décalé. Un pas de côté risqué, qui faisait d’Elisabeth Bennett, l’héroïne austenienne par excellence, une quasi marginale, utilisant le physique malingre de Kiera Knightley pour composer un personnage grunge en corset.
Déjà, il imposait un sens de l’esthétique emprunte d’une certaine mélancolie, qui explosera sur son deuxième film.

« Atonement », « Expiation » en français, mais qu’un génie a jugé bon de retitrer « Reviens-moi » pour maximiser l’effet bluette de l’affiche avec une Kiera Knightley pensive sur fond de champ de coquelicot, développait cette patte mais surtout illustrait l’amour de Joe Wright pour le récit. Rythmé par le bruit des touches d’une machine à écrire, « Atonement » n’était rien d’autre que l’illustration du pouvoir quasi divin de la fiction.

Comme j’ai zappé « Le Soliste », je file directement à « Hanna », le virage à 180° (ou pas) qui a définitivement imposé Wright à mes yeux comme un très bon. Alors que « Atonement », formellement irréprochable, menaçait tout de même de le voir s’enfermer dans une esthétique toute puissante sur laquelle il finirait par se reposer, Wright se met à nous expliquer que non, il ne se regarde pas filmer en se caressant avec des bobines de 70mm. Au lieu de celà, il livre un film d’action et d’espionnage en forme de road movie où une gamine, jouée par Saoirse Ronan (pour briller dans vos dîners en ville, ça se prononce tout bêtement « Sirsha ». Le gaélique, ce fléau…) déboitait les tueurs à gage envoyés pour la tuer par une méchante reine interprétée par Cate Blanchett. Le final dans le cadre du Spree Park (un parc d’attraction abandonné ayant pour thème les contes des Grimm) achevait de donner le ton de ce conte noir où non seulement le sens esthétique de Wright ne se démentait pas, mais où il démontrait sa capacité à être aussi un réalisateur de film d’action.

Du coup, en toute logique, il ne lui restait plus qu’à passer pour le projet suivant à une adaptation de « Anna Karénine », ouaisouais, un train peut en cacher un autre toussa, où une fois encore, il mettait au centre de son projet le rôle du conteur, choisissant de composer son film en une série de tableaux s’apparentant à du théâtre filmé en longs plans séquences. Non seulement ce parti pris lui permet-il de pousser l’expérience du plan séquence encore plus loin que dans « Atonement » (difficile d’oublier la scène de la plage de Dunkerque) mais en plus cette idée lui permet d’exprimer l’enfermement de ses personnages, coincés dans ces décors étriqués de théâtre et contraints de respecter la chorégraphie qu’on leur impose. Son « Anna Karénine » invite à la claustrophobie, jusqu’à rendre cohérent et libérateur de geste de son héroïne.

L’amour des contes de Joe Wright et sa manière d’explorer le pouvoir de la narration, ne pouvaient donc que le conduire à se frotter un jour à l’exercice de l’adaptation d’un d’entre eux.
Et c’est précisément ce qu’il ne va pas faire, puisque « Pan » est en réalité une préquelle à l’œuvre de J.M. Barrie.
« Peter Pan » est un support de choix pour Joe Wright. Le Pays Imaginaire est en effet à lui seul une expression du pouvoir des contes puisqu’il est explicitement une émanation des créations humaines, qui y prennent vie. Ni Wright ni son scénariste n’auront pourtant ici le jusque-boutisme de Barrie puisqu’ils vont trahir l’essence même du personnage en le dotant d’un caractère aux antipodes du sien, que ce soit dans l’œuvre originale, ou le dessin animé de Disney.

C’est le prix à payer pour ce qui n’est finalement qu’un « Peter Pan : Origins », où le personnage titre serait l’unique point d’entrée au récit. A contrario des deux supports cités précédemment, où les enfants Darling assuraient la fonction d’identification pour le public, qui aurait du mal à se retrouver dans ce être malicieux mais profondément égoïste et cruel qu’est Peter.

Pour le coup, le trop souvent décrié « Hook » fait figure de séquelle plus respectueuse de l’œuvre d’origine puisque le caractère de Peter y est fidèlement dépeint. L’enfant en perpétuelle quête d’aventure y devient un adulte drogué de travail, incapable de ressentir des émotions sincères qu’il a jadis éprouvées mais qu’il oublie, tout comme il oublie ses enfants et sa femme. Ce caractère profondément égocentré retrouve son expression lorsqu’il redevient lui-même au Pays Imaginaire, et oublie une fois encore sa famille.

Dans « Pan », il y a, sur le strict point de vue de l’adaptation, une maladresse originelle moins à situer les origines de Peter dans notre monde qu’à les mettre en scène, puis à convertir son arc en parcours héroïque classique. Lequel est bien mené, soit dit en passant.

C’est là le principal reproche à faire à « Pan », d’avoir compromis le personnage principal dans une histoire que n’importe quel enfant aurait pu vivre ou presque.
Peter est ici l’Elu d’une prophétie qui amènera le retour des fées et la fin du règne de Barbe Noire sur le Pays Imaginaire. On peut s’interroger sur la pertinence de ce choix, tant on aurait tout aussi bien pu prendre un orphelin plus débrouillard que la moyenne, Elu d’une prophétie auto réalisatrice qui réveillera Pan, l’esprit du Pays Imaginaire qui mettra fin au règne de Barbe Noire. Par exemple. Cela faisait de Pan non plus le sujet mais l’objet de la quête et de notre orphelin le premier Enfant Perdu. Cela rendait à Peter Pan sa nature quasi divine et offrait une plage d’expression concrète de son caractère.
Le Peter Pan originel n’est finalement pas un petit garçon devenu chef de guerre, mais un principe, l’enfance, insouciante, intransigeante, impatiente, méchante, en lutte perpétuelle avec Crochet, qui symbolise l’adulte, la peur de grandir. Peter Pan vit dans le moment, un présent sans attaches dans le passé, un instant T qui ne se soucie jamais de l’avenir. Il est et a toujours été au Pays Imaginaire, lequel cesse de vivre sans lui. En bref, il ne souffre guère du syndrome « Origins » et se retrouvera fatalement dévoyé par une volonté d’expliquer et d’inventer des expériences et des blessures passées. Il est aussi stérile de chercher à lui développer une mythologie qu’il était sans intérêt de répondre à la question que personne ne se posait sur Maléfique, « Pourquoi est-elle si méchante ? »

C’est avec un certain regret que je dois donc vous dire ceci : « Pan » est à « Peter Pan » ce que « Sherlock Holmes » de Guy Richie est à « Sherlock Holmes » de Conan Doyle, une récupération opportuniste d’une marque prestigieuse.

Mais, là où Guy Richie est une vaste blague à lui tout seul, Joe Wright sait ce qu’il fait et ne se contente de pas de poser sa hype sur le front du spectateur. Non le gars a l’ambition de faire un peu de cinéma quand même, du coup, il se met en quatre pour fournir un spectacle digne de ce nom, digne aussi de son public cible, les enfants, qu’il doit immerger dans un univers pas aussi léger qu’il y parait.

Sans Peter Pan pour incarner la peur de la mort chevillée aux romans de Barrie, c’est vers un autre personnage que Wright va devoir se tourner.
Crochet n’étant pas encore dans le paysage en tant qu’antagoniste, c’est un autre capitaine pirate qui assure le service et porte seul la peur de vieillir et de mourir.
Barbe Noire devient donc l’ennemi, et par la magie du hasard et des archétypes, s’avère être une version pour enfant d’Immortan Joe.
Tyran régnant sur une horde d’esclaves endoctrinés, servi fidèlement par ses warboys pirates, il cherche désespérément l’immortalité et ne reculera devant rien pour atteindre cet objectif. Comme Joe poursuit ses épouses évadées, garantes de sa postérité par la fondation d’une lignée pure, Barbe Noire cherche la poussière de fée qui lui confère la jeunesse éternelle. L’un comme l’autre sont des morts en sursis, des figures charismatiques très intenses aux motivations claires et implacables.

Le seul souci avec Barbe Noire, c’est qu’il n’est finalement qu’une version de Crochet. La figure du capitaine pirate sanguinaire étant indissociable de l’univers de Peter Pan, personne ne pouvait faire l’impasse sur un tel personnage. Mais au final, Wright ne nous sert qu’un copier coller. Il cite abondamment l’imagerie Disney associée au pirate, jusqu’à créer une certaine confusion quant à son identité réelle.
Ce flou ne sert pourtant pas à introduire un retournement de situation final comme celui que j’avais envisagé dans les premières minutes. N’ayant vu strictement aucune bande annonce avant de me rendre en salle, j’ignorais que Crochet était lui aussi présent. Aussi, je pensais que Barbe Noire perdrait sans doute sa main dans la confrontation finale avec Peter, ce qui expliquerait son changement de nom par la suite.
Las, l’introduction SUBTILE AS FUCK du véritable James Crochet m’a détrompée.

KOLOSSALE FINESSE les gens, quand il s’agit d’introduire (ce n’est pas sale) le méchant iconique du Pays Imaginaire pour en faire un esclave de Barbe Noire qui utilise un crochet pour aiguiser ses outils de mineur… Non, je suis méchante, en soit, c’était une idée visuelle plutôt bonne, mais qui n’est jamais correctement exploitée. Le crochet de James est un élément récurrent du début du film mais finit par disparaitre, là où il aurait gagné à être exploité un maximum comme un outil à tout faire indissociable de son porteur. Cela aurait pu déboucher sur un surnom donné à James par Peter, mais pour des raisons aussi impérieuses que « le public est un peu con« , on préfère insulter notre intelligence en balançant ce dialogue magique :
« –C’est quoi ton nom ?
James Crochet. »

Mais WAT ?

Non, définitivement, le scénario n’est pas à la hauteur de la mise en scène, qui cherche délibérément à offrir à son public un grand huit vertigineux en mouvement perpétuel. On saute d’une ambiance à l’autre, en brassant tout ce qui pourrait susciter l’émerveillement chez l’enfant. De l’orphelinat à la Oliver Twist au dog fight génial dans le ciel de Londres entre un galion volant et des spitfire (l’ambiance de Londres sous le Blitz renvoie également à « Narnia », une référence bien venue et exploitée avec finesse), en passant par la traversée d’une jungle la nuit qui renvoie à l’aventure en terre sauvage du début de « Avatar » (une citation explicite et parfaitement digérée), l’injection d’un soupçon de « Starwars » (Crochet est Han Solo, sans Wookie), les pirates, le héros doté du super pouvoir magique de voler, les mineurs qui chante du Nirvana….
Joe Wright invite à l’enchantement sans pour autant brader l’ambiance parfois sombre de son film. Chaque élément visuel autour de Barbe Noire suscite le malaise, d’autant que Hugh Jackman livre une très belle composition, à cheval entre le psychotique et le grand guignol, un malaise qui trouve son paroxysme dans la scène du massacre des Indiens. Wright trouve un biais habile, en faisant littéralement exploser les morts en nuages de couleur. Non seulement cela revoit-il au combat de nourriture de « Hook », mais cela permet-il de littéralement maculer son plateau de sang, son jeune héros compris, sans que cela ne heurte la sensibilité de son jeune public.

En cela, Wright respecte la débauche de créativité de Barrie, réinvestissant le champ de l’imaginaire par des références contemporaines, qui ne viennent malgré tout pas polluer le décor de Neverland. En allant comme toujours chez lui, au bout de son concept, il parvient à trouver un juste milieu entre respect de l’esprit du cadre (l’esprit du personnage principal étant par contre totalement trahi) et digestion parfaite de tout un arsenal de pop culture.
Lier tout cela à la maîtrise technique de Wright et sa manière pleine de panache d’emballer les scènes d’action, et vous aurez quelques séquences incroyablement classes, comme le dog fight, l’entrée dans la mine, ou même l’affrontement final, dont tristement, le climax à base de fées qui bouffent tout, type l’armée des morts dans « Le Retour du Roi » façon Peter Jackson « les fantômes, c’est un peu le Destop de la Terre du Milieu » n’est pas à la hauteur de ce que la séquence promettait. Pas tant dans l’exécution que dans l’idée elle-même, d’ailleurs. La volonté de donner un rôle primordial à Peter dans la défaite de Barbe Noire achève de rendre peu harmonieux le rôle déjà bancal de Lily la Tigresse, dont les contours sont difficiles à cerner.

Parce que le Pays Imaginaire est fait de rêves et de contes, Joe Wright a très intelligemment, subtilement et harmonieusement intégré des éléments très forts et vifs dans l’esprit du public, afin d’en forger sa version. On se retrouve tout à la fois en terrain connu et en pleine découverte de ce monde qu’il dépeint avec sa grâce coutumière.
Seulement, l’argument tire le film par le bas, et si la mise en scène transcende les maladresses d’un « Peter Pan Begins » jamais cohérent avec le personnage titre créé par Barrie, on ne peut ni blâmer ni pardonner « Pan » de n’être rien d’autre qu’un chouette film d’aventure plutôt bien troussé.

Encore au crédit du film, sa bande originale est signée John Powell. Il ne nous remet pas l’uppercut servi pour « Dragons », mais il livre quelque chose d’élégant, malheureusement gâché par de la pop à mi-parcours (OHGODWHY??), chantée par Lily Allen de surcroit, mieux vaut entendre ça que d’être sourd mais bon, quand même… Une faute de goût d’autant moins excusable que plus tôt dans le film son insert anachronique de « Smells like teen spirit » s’avère particulièrement heureux, donnant au titre une dimension que même Kurt Cobain il pouvait pas lui donner.

« Pan » méritait plus qu’un sabordage en bonne et due forme par la Warner.
Ne serait-ce parce que le film a d’évidentes qualités de divertissement. Et qu’il est infiniment mieux troussé que n’importe quel produit Marvel qui se rembourse le premier jour en salle. Si la carrière de Joe Wright devait connaître un tour mauvais après un parcours sans faute, cela ne sera pas pour avoir démérité, loin de là. Simplement pour s’être embarqué dans un film de commande à gros budget, projets toujours à double tranchant.
La peur gouverne Hollywood et elle vient peut-être de nous priver d’un grand metteur en scène.

Note : **/*

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