« Fly me to the MoonMoon »

Hasard, coïncidence, cet acometissage (néologisme si je veux) de Philae, le piti module trop choupi de l’ESA sur la face dégueulasse de la comète Chury (on est intime, sinon je me permettrais jamais de l’appeler par son diminutif), et la sortie de « Interstellar » dans un mouchoir de poche ?
« Je ne crois pas aux coïncidences« , disait l’agent Gibbs.
Non, tout ceci n’est qu’un sombre complot destiné à passionner le grand public pour l’exploration spatiale, c’est moi qui vous le dit. Tout était prévu depuis 10 ans !!!

Applaudissons donc la surpuissance du plan marketing de l’Agence Spatiale Européenne. D’ailleurs, je vous écris en direct du livestream ce 12 novembre 2014* et là, c’est la grosse grosse éclate, au centre des opérations de l’ESA en Allemagne, y’a Günther qui se ronge les ongles tout seul devant sa console, sans doute parce qu’il vient d’apprendre que le propulseur de Philae est en rideau. Ach.

A l’heure où l’humanité s’apprête à poser un robot sur une foutue comète (une FOUTUE COMETE, non mais vous réalisez un peu le truc quoi !!!!!!!1!!!11!!!!one11111111111eleven1111111111), causons donc de « Interstellar », un film dans lequel Matthew Mc Conaughey chevauche un TROU DE VER avec Anne Hathaway sans même se faire plier en quarante douze par la gravité.
H4RD C0R3

  • Ah ça oui, il se sera fait désirer ce billet !

Le point Christopher Nolan.

Si vous suivez ce blog depuis un moment déjà, vous n’êtes pas sans ignorer mon sentiment mitigé pour Christopher Nolan.
Pour résumer mon opinion en quelques mots avant de développer la dite opinion en une logorrhée infâme, je dirais simplement ceci : Nolan est largement surestimé. Par lui-même et son public.

Mais entendons-nous bien, Nolan n’est pas mauvais. Sauf dans les scènes d’action. Là, il suxx. Simplement, Nolan est un bon réalisateur. Il possède une vraie rigueur formelle, sait construire une ambiance, tenir un concept d’un bout à l’autre. Il maîtrise ses productions et se rend capable d’enrichir son matériau de base grâce à la conversion de ses sujets en figures symboliques. Nolan raconte moins des histoires qu’il ne propose des paraboles.

Problème, cependant, il se caractérise aussi par sa conviction profonde d’être un INTELLECTUEL. J’y mets des majuscules parce que c’est précisément ce que j’entends quand ses fans expliquent pourquoi les détracteurs de Nolan n’arrivent pas à apprécier son cinéma. Parce que Chris c’est trop un INTELLECTUEL. Tu ne peux donc pas appréhender la profondeur de sa réflexion.
Mettons de côté tout le mépris de l’argumentaire et contentons-nous d’évoquer pourquoi ce cinéma ne me parle pas et pourquoi, à mon sens, c’est précisément cette intellectualisation revendiquée par Nolan en personne qui 1) empêche ses films de fonctionner avec moi, 2) les cantonne finalement à une certaine superficialité.

1) ça ne fonctionne pas avec moi :
Si le cinéma était comme le Metal, il se diviserait en chapelles, mais bon, les chapelles dans le cinéma, c’est aussi con que dans le Metal, ça n’apporte rien d’autres que des querelles stériles revenant finalement à classer tout dans des petites cases.
Parlons donc de sensibilités différentes et posons la vérité toute nue sous vos yeux. Les films que je préfère sont bien souvent des films viscéraux. Je ne me lasse jamais de regarder des vidéos de chirurgie gastrique sur Youtube. Des heures à mater des docteurs qui tripatouillent des intestins grêles…
Je suis désopilante.
Arf.
Nope.
Bref, mon admiration, mon respect et ma reconnaissance éternelle vont à des mecs comme Spielberg, Cameron, Zemeckis, Mc Tiernan, Malick pour n’en citer que quelques uns.
Tous ont pour point commun d’être d’excellents techniciens et narrateurs, dont les cinémas cherchent et trouvent souvent une définition au sujet primordial de toute œuvre : l’humanité. Quelque soit l’angle abordé, quelque soit la réponse, tous ont atteint à un moment ou un autre cet instant de grâce lorsque brutalement, ils sont parvenus à exprimer l’indicible à l’écran.
Nolan lui ne boxe pas dans la même catégorie. Déjà parce qu’il n’est pas au niveau des exemples que je viens de citer, premièrement parce qu’il est encore jeune, la maturité se sera dans 5-6 ans pour lui (si l’on en croit ma théorie fumeuse sur « la maturité d’un metteur en scène s’atteint vers ses 50 ans »), ensuite parce qu’il n’a pas du tout la même approche. Nolan est un intellectuel auto-proclamé qui injecte une dose conséquente de sérieux dans tout ce qu’il fait. Un sérieux, une rigueur, une ascèse le poussant à analyser, décortiquer, exposer avec froideur ses thèmes. Nolan contourne, détoure l’émotionnel, le primaire, le viscéral par une volonté de tout rationaliser. Et ce jusque dans un récit aux tonalités fantastiques.

2) ce qui donc voue ses tentatives d’incursion dans le fantastique à l’échec.
Et c’est un grand mystère pour moi. Pourquoi persister dans la mise en scène de récits fantastiques au sens le plus large possible du terme quand on se sentirait plus à l’aise dans des histoires réalistes ?
Regardez sa trilogie Batman, par exemple. On y sent tout son malaise avec l’objet même de ses trois films. Seul le premier, qui est très honnête, affiche « Batman » dans son titre. Les deux autres se cacheront derrière un « Dark Knight » de convenance. Hasard, coïncidence, je ne pense pas, le dernier Superman, produit par Christopher Nolan, se titre « Man of Steel ». Deux raisons à cela. Nolan aime mettre en scène plus que des personnages de chair et de sang, des symboles. Délaisser Batman et Superman pour des Dark Knight et Man of Steel est donc un choix cohérent.C’est aussi une façon de mettre en avant la volonté de ne pas traiter de l’humain au profit d’une parabole. Batman et Superman sont des concepts avant d’être des êtres. Et, même si je reconnais la qualité du travail de Nolan dans la mise en scène de ces concepts, le rendu froid comme la mort me convainc chaque fois un peu plus qu’il n’est pas fondamentalement à sa place dans ce cinéma là.
Si l’on reste sur la trilogie Batman, autre phénomène étrange. Dans le première film, Gotham est dépeinte comme la ville glauque avec un soupçon de steampunk dedans qu’elle a toujours été. Dans « The Dark Knight », elle devient Chicago. Et finalement, dans « The Dark Knight Rises », on nous balance un hymne américain ET une intervention télé du président des Etats-Unis. Lentement mais sûrement, Gotham et l’univers de Batman se sont glissés dans notre monde réel. Nolan a peu à peu abandonné l’univers imaginaire dans lequel son héros était censé évoluer pour le raccrocher maladroitement au notre.
Prenons un autre exemple édifiant « Inception », au scénario prétendument supra méga über intelligent, quand il est, et c’est déjà très bien, habilement construit et bien exploité à l’image. Nolan y plonge ses héros dans le monde des rêves. Bien. Tu donnes un scénario pareil à un Burton (même aujourd’hui, oui) ou un Terry Gilliam, et ils t’en font un festival du délire onirique. Les héros de Nolan eux, quand ils rêvent, ils rêvent de Paris ou Toronto. Pourtant, à un moment, Di Caprio dit explicitement que peu importe le côté trop délire du rêve, le rêveur ne s’en rend pas compte tant qu’il n’est pas réveillé. « Inception » définit parfaitement les limites de Nolan dans le cinéma « fantastique ». Et ses limites sont celles de sa propre imagination.
Si je voulais pousser le bouchon jusque dans « Interstellar », je me permettrais de dire que faire appel à Kip Thorne, astrophysicien spécialiste des trous noirs/trous de vers/trous dans l’espace, comme consultant, procède de cette même logique. Nolan n’imaginera pas tout seul ce que ça peut faire de passer par un trou de ver. Limite il s’en fiche, tout ce qu’il veut c’est une modélisation crédible, rationnelle, validée par le sceau de la science. Attention, je ne critique absolument son choix de faire appel à une autorité en la matière. Bien au contraire. Simplement, j’y vois une preuve supplémentaire de son compulsion à toujours tout intellectualiser, au détriment de sa propre inspiration.
Au final, l’objet filmique apparait froid, et son sujet semble en permanence déconnecté de l’histoire racontée. Je ne reviendrai pas sur le twist final du « Prestige » qui portait déjà en germe tous les problèmes à venir dans la filmo de Nolan (en plus j’aime vraiment bien ce film).
On touche là au cœur du problème que j’ai avec Christopher Nolan. Incapable de voir plus loin qu’un concept qu’il pose et rationalise à l’extrême, il s’interdit en permanence de décoller en ramenant toujours son récit et ses personnages soit à la réalité la plus plate possible, soit à leur condition de symboles.
Par conséquent, dans le cadre d’un récit à très fort potentiel métaphysique comme « Interstellar », j’avais toutes les raisons de craindre que Nolan échoue à deux mètres du bol de sangria, proposant un très beau voyage spatial (honnêtement, en entrant dans la salle, c’est tout ce que je lui demandais) cerclé d’enjeux trop fondamentaux pour un réalisateur qui me semble incapable d’appréhender l’humain dans sa viscéralité.
Or, pour se frotter à l’espace, il faut une capacité de transcendance qu’il ne me semble pas encore posséder (noter mon espoir. Un jour, Chris, un jour…).

Ce jour ou Christopher Nolan a donc gagné mon respect.

« Interstellar » est donc un bon film tout court. Un bon film de SF de surcroît. Et il s’agit de très loin à mes yeux du meilleur film de son auteur. Qui ENFIN a trouvé un sujet et une expression capables de lier son sérieux maladif d’intellectuel autoproclamé et un peu d’humanité.
Nolan se foire à ça, c’est à dire vraiment pas grand chose, de pondre un très bon film. Ce pas grand chose tient en une certaine maladresse dans l’expression de cette humanité, de cette viscéralité, qu’il aborde avec balourdise, faute d’en avoir l’habitude, et à ses éternels défauts, dont, malheureusement, sa prétention.
Ce n’est franchement pas grave. L’essentiel étant là, les discours over the top un tantinet neuneu sur l’amour s’oublieront très vite, tout comme les interminables passages où il faut « raysumer les enjeux » sinon le public ne saura plus pourquoi il est en train de regarder ce film.
Un jour, et je l’en crois capable, Nolan s’affranchira de ce défaut qui plombe « Interstellar » de nombreuses scènes ou dialogues redondants. Mais encore une fois, ce n’est pas très grave compte tenu des autres réussites du film.
Christopher Nolan a affirmé en interview que « Interstellar » repose essentiellement sur les émotions de ses personnages, véritable moteur de l’action. S’il est difficile de reconnaitre un succès total en la matière, la façon dont Nolan aborde sa charge émotionnelle force le respect quand on considère son incapacité à mettre autre chose en scène que des symboles et des archétypes dans ses films précédents.

Mettre au cœur de son histoire une relation père-fille dans un récit fondé sur la survie de l’espèce humaine était infiniment casse-gueule pour lui. Mais contre toute attente, il parvient à regarder ses deux personnages principaux comme des êtres de chair et de sang, et à les traiter à leur hauteur d’être humains. Sans pour autant brader le symbolisme. En revanche, il se vautre comme il faut sur les personnages secondaires, mais on ne peut pas tout avoir non plus, hein…

Sa première demie-heure est brillante, à quelques détails près (beaucoup de scènes « verbiage » pour rappeler au public que « cay la mayrde » et que « on va tous mourir« ). Nolan y définit une ambiance de fin du monde oppressante, une longue agonie de l’humanité sur une Terre qui se recouvre peu à peu de poussière (image symbole ftw). On perçoit très facilement, par l’image (mais le spectateur peu attentif se le fera répéter 15 000 fois par les dialogues, qu’il n’ait crainte), la fin d’un monde et le désespoir qui semble tout envahir. Une humanité survivaliste et démissionnaire à la fois, qui a perdu foi en elle-même et qui se résigne doucement à la mort.

La partie exploration spatiale est un tantinet plus laborieuse, plus mécanique, et la conclusion si elle reste réussie, manque de lâcher prise. Nolan choisit d’exprimer davantage par les dialogues l’idée de l’élévation de l’espace humaine à la divinité, ce qui au final, casse l’élan que cette révélation aurait du apporter. Peut-être est-ce d’ailleurs un choix destiné à ne pas citer de manière trop explicite le final de « 2001 ». Difficile dès lors de blâmer Nolan. Même si je pense aussi qu’il manque sans doute chez lui un petit quelque chose pour se frotter à ce genre de scènes. Mais une fois encore, ce défaut apparait mineur face à l’ensemble du film, et face à la modélisation vertigineuse du tesseract dans la dernière partie.

De façon globale, un peu comme « Inception » était construit de manière faussement complexe, « Interstellar » est un ouvrage finalement assez simple qui cherche à se rendre plus compliqué qu’il ne l’est en réalité. Comme il gérait très bien les strates de rêve, Nolan gère ici parfaitement les distorsions temporelles, seule véritable difficulté de son scénario. Car si l’on prend deux minutes la peine de réfléchir à l’ensemble, on s’en mange les poutres en pleine face, exactement comme dans « Inception ». En résumé, s’il faut souligner l’efficacité de l’écriture, celle-ci, par son obsession de se rendre « complexe » et « intelligente » ne parvient en réalité qu’à masquer contradictions internes et autres coquilles. Dont la plus belle est l’inégalable MoonMoon (suspens…).

Côté production, Nolan est aime bien le vintage a choisi de travailler sur pellicule, ce qui donne une certaine patine à « Interstellar », un choix renforcé par sa volonté de limiter au maximum le recours aux effets numériques, en particulier concernant les vaisseaux où ce sont majoritairement des maquettes qui ont été employées. Ce parti pris est intéressant même si à notre époque il est impossible de faire la différence entre un décor réel ou numérique. Concrètement, cela ne change pas grand chose, sauf à considérer cette idée de production comme un hommage réel aux films de SF des années 60-70.

Nolan a également choisi depuis quelques années de ne pas travailler en 3D, une décision logique compte tenu de son style et de ses capacités. Mais face à certains plans très impressionnants de « Interstellar », je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un petit regret. Le trou de ver, le trou noir et le tesseract en 3D auraient sans doute été des expériences immersives extrêmement intenses.

A noter aussi au crédit du film, un très beau travail sur le son avec de superbes plages de silence très bien mises en valeur. Côté bande originale, c’est un autre débat. Hans Zimmer arrive dans le même temps à trouver un ton très juste, à s’exprimer de manière originale et à livrer une partition indigeste qui de temps à autre donne envie de retirer son casque en pleine sortie extra véhiculaire. Un étrange paradoxe pour un compositeur qui ne cesse de m’étonner par sa capacité à être surprenant, innovant et imbuvable tout à la fois. Un sacré numéro d’équilibriste.

« Le scénario est convenu« , ce faux procès.

Car dès lors que l’on veut tirer à boulet rouge sur « Interstellar » (ou sur « Gravity », ou sur « Avatar », bref, sur n’importe quel film avec une réelle et profonde ambition métaphysique), on invoque la prétendue simplicité d’un scénario qui serait atrocement convenu et farci de clichés.
Faux procès donc, car à regarder les choses en face, c’est l’argument du film qui est simple (mais en aucun cas simpliste) : l’humanité au bord de l’extinction doit tout tenter pour assurer sa survie. A partir de ce postulat de départ, les choses seront invariablement simples. Simples comme faire de la majorité des enfants de futurs cultivateurs afin d’assurer la subsistance de l’espèce. Simples comme de sacrifier sa famille pour le bien commun. Simples comme risquer sa vie dans un PUTAIN DE TROU DE VER QUI ECRASE TOUT (si, normalement ça passe pas, un vaisseau, dans l’hypothèse hautement hypothétique où on tomberait sur un trou de ver et où on voudrait y faire entrer un Matthew Mc Conaughey).

Invariablement, la critique s’échine à taxer de simplisme tout film embrassant le plus essentiel, le plus primitif de tous les instincts, celui de la survie.
Le même qui les pousse à travailler pour un journal leur versant salaire pour écrire que « Interstellar » c’est bécassou aux entournures, afin qu’ils puissent payer leur loyer pour dormir à l’abri, manger et élever leurs enfants, purs produits de leur instincts primitifs et über simplistes donc, de perpétuation de l’espèce.
Tout ou presque découlant de cette obsession pour la survie, il me semble un peu paradoxal de s’attaquer aussi violemment à LA pulsion qui explique la vie et l’évolution.

« Interstellar » pose pourtant des questions fondamentales sur l’humanité, et comme « Gravity » l’an passé, s’attache, de manière différente, à un essai de définition. Pour en venir globalement aux mêmes conclusions, celui célébrant le sacro-saint instinct de survie, expirmant par la confrontation avec une mort imminente, un sursaut salvateur capable de générer des miracles, et par là, d’élever l’homme au statut de dieu.
Ce qui est vachement moins intéressant que Marion Cotillard en débardeur rose dans le dernier film des Dardennes. Remarquez, elle cherche à sauver son emploi, instinct de survie, toussa….

En revanche, on pourrait trouver à redire sur le traitement superficiel des personnages secondaires, auxquels on tente de donner de l’épaisseur pendant le voyage spatial sans succès. Celui de Anne Hathaway est emblématique de ce défaut dans l’écriture puisqu’elle ne semble acquérir le statut de « personnage digne d’être développé » qu’une fois partie dans une autre galaxie. Même défaut concernant Tom, le fils de Cooper, éclipsé par sa sœur Murphy.

Je ne sais pas si Tom était un enfant non désiré, ou le fils du facteur, mais ce qui est certain, c’est que son père n’a pas plus d’affection pour lui que pour ses moissonneuses batteuses : il l’envoie réparer un pneu crevé en mode « ranafout », il lui accorde la grâce d’une bonne tape dans le dos avant de s’envoler vers le trou de ver style « brave petit », et cerise sur le gâteau, à son réveil dans la station, il ne demande même pas de ses nouvelles, est-il encore en vie toussa. Rien. Damned, pauvre Tom…

Criticable aussi l’arc plus que moyen sur la planète de glace qui fait retomber Nolan sans ses vieux travers, en cherchant à exprimer un concept via des personnages symboles (l’opposition Mann/Brand/Cooper) au détriment de l’histoire qui se met soudain à patiner. Sans parler du fait que ce passage est bien trop long pour être honnête, et que le montage alterné est particulièrement maladroit car n’ajoute en rien du suspens, pour ne faire que rallonger la sauce.

Ces défauts ne sont toutefois pas rédhibitoires et contrairement au balourd et indigeste « The Dark Knight Rises », ou l’hypertrophie des défauts de Nolan, « Interstellar » se distingue par une réelle harmonie, et des efforts manifeste pour proposer quelque chose de plus ambitieux que de coutume chez un réalisateur qui aime bien quand même se la jouer intellectuel. Par contre, mieux vaut éviter de trop gratter l’élégante surface sous peine d’apercevoir les carences et les limites d’un réalisateur qui bien qu’ayant là redoré son blason à mes yeux, n’a à mon sens pas encore su dépasser ses limites.

Par contre…

… on peut totalement attaquer « Interstellar » sur ce défaut récurrent chez Nolan du verbiage constant.
Un grand homme, John Mc Tiernan je crois qu’il s’appelait, a dit un jour quelque chose comme « au cinéma, les dialogues ne font pas avancer l’histoire, ce n’est que du bruit » (dans l’esprit).

Et force est de constater que le petit Christopher, soit ne sait pas faire, soit n’a pas encore assez confiance en lui pour lâcher ses longs exposés visant 1) à résumer les enjeux, 2) à poser des concepts philosophiques de façon chiante, 3) à expliciter des trucs carrément évident qu’on voit se dérouler sur l’écran, là.

Exemple majestueux, la fameuse scène du tesseract où Matthew Mc Conaughey flotte derrière sa bibliothèque en expliquant au spectateur qu’en fait OMG c’est lui qui envoyait des messages à sa fille depuis le début. Sérieusement, on vire tous les dialogues de cette scène et on obtient exactement la même chose, parfaitement compréhensible par l’image, en singulièrement plus court.
Expurger « Interstellar » de ses dialogues inutiles ferait sans doute gagner au film 20 bonnes minutes. Rien qu’en dégraissant la première partie de toutes ses réflexion redondantes sur « Ah, de mon jeune temps« … Parce qu’en fait, rien qu’au premier dialogue j’ai compris que le grand-père était de ma génération alors que Mc Conaughey appartient à la suivante, celle de l’effondrement. Il y a facile trois dialogues tournant autour de cette idée… Merci, vraiment.

Autre souci : le sujet du film appelle au questionnement métaphysique et comme je l’ai dit plus haut, à mon avis Nolan remplit son cahier des charges sans se transcender. En effet, quand on intellectualise tout, on se trouve souvent bien en peine de décrire, ou d’exprimer une émotion. Pire, on la décortique pour comprendre les motifs sous-jacents qui la provoquent et la réponse est souvent très terre à terre.
Aussi, quand Christopher Nolan s’essaye à sortir les violons, il se benne la tête comme un patron, en dégainant un somptueux monologue sur l’amûr qui aurait carrément pu devenir nanar s’il n’avait pas été dit par Anne Hathaway. Tout ce que dit Anne Hathaway je le crois. C’pas de ma faute, elle est trop choupinette.
Non Chris, définitivement je préfère que tu nous parles de gravité et de trous de ver et que tu te frottes à un peu de vulgarisation scientifique.

Sur ce point de vue d’ailleurs, rien à redire. Beaucoup de concepts complexes sont abordés dans « Interstellar » et leur explication autant que leur matérialisation à l’écran d’ailleurs, sont très claires. Voilà qui fait plaisir.

Font moins plaisir en revanche ces autres défauts du film qui m’ont un peu gênée en deuxième partie. Prenons la scène où le vaisseau, dans un plan carrément magnifique, longe l’orbite de Saturne. Les quatre membres d’équipage découvrent alors, pour la première fois de leur vie, un trou de ver.
Ok, ils l’ont tous déjà étudié. Ils bossent pour la NASA. Peut-être même en ont-ils vu des images. Ceci étant dit, et l’image sur l’écran le prouve, c’est vraiment pas banal, comme objet. Pas banal et potentiellement mortellement dangereux.

Alors pourquoi, PAR LES CORBEAUX D’ODIN, pourquoi tout le monde semble trouver ça vaguement intéressant ?
Cooper se contente de s’étonner « Oh ben ça alors, c’est pas un trou en fait, c’est une sphère ? » avant d’envoyer son vaisseau like a boss la tête la première dans l’anomalie gravitationnelle qui pourrait le pulvériser en une nanoseconde ?

POURQUOI, si je puis à nouveau me permettre ce mode caps_lock rageux, quand un PUTAIN D’ALIEN entre dans leur vaisseau les astronautes se contentent-ils de dire mollement « Eh, c’est quoi ce truc ? » sans plus jamais se soucier de ce qui est de leur point de vue, expliqué haut et clair, le premier contact entre l’humanité et une espèce extraterrestre ? Certes, la suite du film nous prouvera que la théorie est erronée mais Ventre Saint-Gris, tout de même, est-ce qu’on pourrait arrêter de voir au cinéma des gens qui se comportent comme des sagouins quand on les envoie dans l’espace ?

Genre ils déboulent dans une autre galaxie quand même. Personnellement j’ai chialé comme une madeleine quand j’ai su que Philae était arrivée saine et sauve sur Chury, mais eux, voir un trou noir, ça ne les défrise même pas une seconde. Alors que c’est superbe, ce machin…

Le détachement des astronautes face à tout ce qu’ils vivent et voient m’a fait penser (référence de qualitay incoming….) à « Oblivion », dans cette scène carrément surréaliste où les deux pilotes plaisantent au-dessus d’un bol de Cheerios à 2 minutes du premier contact avec une espèce extraterrestre.

Cela nous renvoie d’ailleurs à ce problème constant chez Nolan de son manque criant d’imaginaire. Des idées, il en a. Mais c’est comme si ses concepts très sympas devaient se déployer dans un univers aride. L’affligeante normalité des planètes visitées laisse un peu pantois. Il n’y a guère que la deuxième, que je baptise illico Fenris, qui soit poil intéressante, et encore, c’est juste parce que Nolan nous refait le coup de « Inception » en mettant le sol au plafond. Aaaaawwww…. Je suis carrément bluffée…

Même chose dès qu’il s’agit de mettre l’espace en scène. L’ultime *utain de frontière est ramenée ici à l’échelle humaine. Attention, ce choix dans les cadrages est cohérent avec le projet. Mis à part quelques plans magnifiques (Saturne, Gargantua, le trou de ver…), l’immensité de l’espace n’est ici jamais traduite, la faute à des cadres étriqués incluant systématiquement des éléments du vaisseau. Le but affiché est de garder le point de vue de Cooper d’un bout à l’autre et de conserver l’échelle humaine durant le voyage.
C’est une idée de mise en scène qui se défend parfaitement.
Mais je ne peux pas m’empêcher de penser que l’expression de tout ce vide, du gigantisme spatial et de l’insignifiance de ces êtres déterminés face à l’univers manque à « Interstellar ». Limite, c’est sans doute cette dimension qui l’empêche d’atteindre la marche supérieure.

J’avais promis de ne pas comparer, mais je me vois dans l’obligation de remettre « Gravity » sur le tapi et de rappeler combien le jeu d’échelle entre les astronautes, les stations, les modules et l’espace participaient aussi bien de l’immersion sensorielle que du récit lui-même.
Comme « Gravity », « Interstellar » ambitionne d’être un chant humaniste mais s’il parvient à expliciter cette idée, il échoue à la faire ressentir. Une fois encore, et ce malgré la réussite de la relation père-fille, « Interstellar » passe à côté de sa dimension métaphysique, pourtant consubstantielle de pareil projet.

On en revient donc à ce que je disais au début de ce billet sur le cinéma de Nolan et ses limites, ici très clairement atteintes. S’il signe son meilleur film, il confirme surtout ses limites. Qu’il se soit rendu capable de générer une véritable émotion et d’en faire le cœur de son film est toutefois prometteur.

Le « 2001 » du pauvre ?

Que c’est vil comme argument. De la même façon qu’il était malhonnête d’agiter « 2001 » sous le nez de « Gravity », il n’est inconvenant d’en faire de même pour « Interstellar ». Premièrement parce que malgré la légende, Nolan n’est pas Kubrick. Nope. Vraiment pas.
Les deux bonhommes partagent quelques points communs, comme une certaine science du détachement, mais la comparaison s’arrête là. De plus, je ne pense pas que Nolan ait eu pour ambition de faire un nouveau « 2001 », même s’il cite Kubrick entre autre au travers des rangers, rappelant tour à tour AL et le Monolithe. Mais ça, ça s’appelle un hommage et quand on se frotte à une épopée spatiale, c’est la moindre des choses.

En revanche, « Interstellar » est un peu à « 2001 » ce que « Prometheus » est à « Alien ».

COMMENT CA PARLE MAL !!!!!!!!!!!

Non, jeune rageux tirant des conclusions hâtives ! Je ne compare pas « Interstellar » et « Prometheus » en terme de qualité !!!
Simplement, je pense que « Interstellar » risque de plaire au même public.

Attention, si tu te considères comme un geek abreuvé de SF et de fantastique depuis ta plus tendre enfance et que tu as aimé « Prometheus », ne prend pas ce qui va suivre pour toi. Car ton âme peut encore être sauvée et puis tout le monde à le droit de commettre des erreurs.

Classés SF « intelligente », ces deux films ont pour point commun de susciter l’admiration d’un public qui en général n’aime pas la SF. Et ce pour des raisons très différentes. « Prometheus » parce que l’œuvre d’un réalisateur empaillé, classé « intouchable » quand bien même il n’a rien sorti de mémorable depuis plus de 10 ans, mais aussi parce qu’affichant ouvertement des poses réflexives qui se voulaient pleines de sagacité mais qui in fine, courent en ligne droite pour échapper la roue géante qui menace de les écraser.
« Interstellar » quant à lui, est l’oeuvre d’un metteur en scène chéri entre autre par un public qui appréciera de s’encanailler devant un de ses Batman, alors que bon, il n’aime pas les superhéros, c’est tellement con les comics, mais bon, Nolan a inventé le blockbuster intelligent, tu voa… S’ajoute à cela la dose massive de données scientifiques, l’estampille « on a bossé avec un astrophysicien » et le rationalisme omniprésent.
Ainsi, vous obtenez un film de science-fiction bien sous tout rapport car ne perturbant pas les habitudes d’un public généralement peu enclin à se laisser emporter dans les délires imaginaires et les vertiges métaphysiques d’œuvres de SF plus ambitieuses.
Nolan invente quelque part la soft SF.

Attention tout de même, je ne suis pas en train de dire que tous les gens qui ont aimé « Interstellar » sont des gens qui en général n’aiment ou ne connaissent pas la SF. Je parle simplement de ces spectateurs qui effectivement, en général, ne l’aiment ni ne la connaissent et qui trouveront leur beurre ici.
Je peux d’ailleurs tenir le même raisonnement avec « Game of Thrones », mais c’est un autre sujet.

En se cachant, un peu malhonnêtement d’ailleurs, derrière la caution scientifique, Nolan offre une garantie de vraisemblance à ce public frileux qui se sent rassuré par la présence d’un Kip Thorne au générique et le rabâchage de la presse au sujet de l’absolue rigueur de « Interstellar » question physique, astrophysique et astronomie.

MoonMoon.

Et il arriva soudain, au beau milieu du film, quelque chose d’étrange. Cet instant troublant où le spectateur se met soudain à douter d’avoir bien entendu ou bien compris. Un sentiment de malaise l’étreint : « Non, ce n’est pas possible. J’ai du me méprendre. Les frères Nolan sont des gens sérieux, intelligents, ce sont de foutus INTELLECTUELS qui pondent régulièrement des blockbusters cérébraux et de grande qualitay. Si. Donc c’est moi qui n’ai pas compris qu’en fait, Cooper, c’est le prénom du personnage principal, et pas son nom de famille. Ahah, je suis sotte. »


Pourtant, c’est écrit « Cooper » sur Cooper… J’aurais dû m’en douter…

Et à la fin du film :

« -Bienvenu à bord de la station Cooper, monsieur. »
Oh, comme c’est gentil de lui avoir donné mon nom !
Euh, c’est à dire que non. On lui a donné le nom de votre fille, Murphy Cooper… »

Oh. Wait.

Wait.

WAIT…

La raison de mon bug initial ?

Tom : « Salut Papa, c’est pour te dire que j’ai eu un deuxième enfant et qu’on lui a donné ton nom. Voilà, il s’appelle Cooper. Bye ! »

Du coup, j’ai vérifié et contre vérifié. Parce que c’était trop ENORME. Mais c’était tristement bien ça.

Le personne de Matthew Mc Conaughey s’appelle Joseph Cooper. Sa fille répond au nom de Murphy Cooper et son fils à celui de Tom Cooper. Lequel a eu deux enfants :

Jesse Cooper et COOPER COOPER.

Oo.


« C’est une figure de style intellectuelle, tu ne peux pas comprendre, c’est tout. Lalalala… »

Note : **/* (non mais moi, tu m’envoies dans l’espace je suis contente, hein. Sinon, en toute objectivité, ça méritait un **)

Un commentaire Ajoutez les votres
  1. très bon billet comme d’habitude ! 🙂

    j’ai trouvé que cette saison était la moins bonne des cinq, la faute à une action pas assez distillée tout le long et présente uniquement dans les 3 derniers épisodes.

    Par contre la grande question que je me pose est « stannis, mort ou pas ? »
    le fait qu’on n’ait pas vu le corps comme vous l’avez dit est très suspect, et puis je ne vois pas brienne tuer un homme blessé à terre.
    Cependant si stannis est toujours vivant, quel avenir pour lui dans la prochaine saison ?

  2. @ bandito : bonne question concernant Stannis. J’aurais quand même tendance à penser qu’il est bien mort. J’ai l’impression que son arc s’est déroulé jusqu’au bout de sa logique, du coup…
    Les trois morts de la semaine étaient plus où moins troubles. On ne voit pas Stannis mourir (encore que, on nous refait le coup de Tony Soprano pt’êt bien, puisque le dernier plan est de son point de vue…), Myrcella s’effondre mais on ne la voit pas mourir non plus (si d’aventure Trystan avait sur lui un échantillon d’antidote se serait bien urbain, mais j’en doute), quant à Jon, c’est encore celui sur lequel j’ai le moins de doute. Rapport à la mise en scène. Pas de cut, on a bien un plan très long sur ses yeux fixes. Mais BON, HEIN, l’éclairage, quoi…

  3. Bon bon bon. Tellement de choses à dire !!! Tout d’abord beau billet, et merci de m’avoir cité même si tu ne te rappelles plus mon pseudo (pourtant un pseudo aussi tentaculaire n’est pas courant chez les stannisiens !!!).

    Dorne => raté jusqu’au bout, mais ce que je trouve le pire, c’est cet éternel WTF :
    « Mais oui tonton Jaime, j’ai compris que tu étais mon Pôpa d’amour ! Il n’y a que toi pour pas comprendre que tout Westeros et les 3/4 d’Essos sont au courant ! Même le Night King t’avais envoyé un message de félicitations à ma naissance…. »

    Ce que nous aura expliqué l’arc dornien, c’est que tout est le monde est au courant pour Jaime et sa soeurlareine, mais qu’aucun n’aura soutenu Stannis, parce qu’entre un mec pas drôle, fanatique sur les bords et loyal et une bande de consanguins attardés, les consanguins sont quand même vachement plus sécurisants…

    Meereen => Rien de bien intéressant, si ce n’est que j’ai eu envie de baffer Ver Gris pour ses remarques sur Jorah. Ok c’est logique, mais le gars a traverser Essos de long en large, supporté les Dothrakis, la folie de Viserys, les intrigues de Qarth, les histoires de pois-chiches de Missandei et Ver Gris, la concurrence de Barristan et les caprices insensés de Daenerys et lui aura sauvé la vie un nombre incalculable de fois. Mais visiblement dans cette série la loyauté est une notion que peu comprennent.
    Sinon le teleport de Varys m’a fait tiquer, je m’attendais le voir revenir à Port-Real.

    Winterfell => DANS LA GUEULE MONIQUE !!!!! Purée ça fait du bien !!!!

    Près de Winterfell => est-il vraiment mort ? Honnêtement je ne sais pas. Je crois qu’intérieurement je souhaite qu’il le soit. Et en même temps, sa mort est hors-champ. Et on sait dans cette série à quel point les auteurs aiment faire souffrir le plus possible les personnages. Tu as très bien résumer tout ce qu’il s’est passé et se passe autour de Stannis, et je ne rajouterai (comme je l’ai fait sur FB), cette chanson :

    afin de rendre hommage au Right True King of Westeros qui, si il n’a pas peut-être pas perdu la vie (mais je n’y crois guère), a au moins perdu le trône. Ne lui restera alors que la Garde de Nuit et un dernier baroud d’honneur contre les White Walkers pour rester dans les mémoires collectives comme autre chose que le gars qui a cramé sa fille !!!

    Port-Réal => pas grand chose à dire. C’est bien fait, ça fonctionne. Seul détail qui me chiffonne, Robert Strong qui fait trop cadavérique à mon goût. Mais je sens que la vengeance de Cersei va être terrible. Ravi de voir également que Kevan Lannister sera présent la saison prochaine. Ce personnage mérite d’avoir ses moments de gloire, aussi éphémères soient-ils.

    Le Mur => et c’est ainsi, par une fraîche soirée d’Hiver, que les frères de la Garde de Nuit se parjurèrent, et permirent, sans s’en rendre compte, à Dagobert et son armée de glaçons pas frais de prendre une sérieuse option sur la Trône de Fer. A moins que l’on assiste au réveil de Tourte Chaude 1er, qui se révélerai être le vrai Azor Azai ! :p

    Histoire de conclure une saison 5 vraiment particulière, j’aimerai rendre hommage à tout ceux qui nous ont quitté au terme de ces 10 épisodes inégaux !

    Adieu Barristan, chevalier émérite dont la bravoure n’aura eu pour égale l’incompétence des Immaculés.
    Adieu Corentin, fier noble de Meereen dont le seul tort aura été d’aller vérifier les petits fours avant le début des combats de gladiateurs.
    Adieu Albert, vaillant pompier White Walker qui aura malheureusement croisé la mauvaise épée au milieu des 5000 et quelques situées à Durlieu.
    Adieu Shôren, la plus choupie des lépreuses qui aura réussi l’exploit de rendre émouvant Stannis, même si ce fut de courte durée.
    Adieu Ser Pedobear, dont la mort crade fut difficile à soutenir malgré les défauts toujours plus caricaturaux du personnage.
    Adieu Selyse, dont l’instinct maternel ne se réveilla que trop tardivement.
    Adieu Myranda-Monique, dont le vol plané fut plus jouissif que celui de Lysa Arryn !
    Adieu Jon, le seul, l’unique, et le dernier espoir sensé contre les White Walkers.
    Adieu Barbie Lannister, qui n’était pas la plus futée mais pas la plus méchante bien au contraire.
    Adieu Janos Slynt, dont la couardise légendaire ne saura plus jamais égalée.
    Adieu Aemon Targaryen, le seul qui puisse se vanter d’avoir un sens de l’honneur aussi haut que Stannis.
    Adieu Mance Ryder, dont le combat fut gagné malgré son sacrifice.
    Adieu Mossador, qui n’a pas compris que venir en toile de jute à un conseil de la reine ça ne le faisait vraiment pas.
    Adieu Karsi et True Evil 2, les sauvageons les plus éphémères et les plus badass rencontrés.

    Et enfin, adieu Stannis, le vrai Roi de Westeros, dont le manque de reconnaissance de ses pairs ne masquera jamais la grandeur du personnage et l’abnégation dont il a fait preuve jusqu’à la fin, malgré les coups du sorts, les mauvaises décisions et les tarés gravitant autour ! ALL HAIL THE KING !!!!

    Épilogue : Un grand coup de chapeaux aux acteurs qui, malgré certains ratés de la série, ont livré une prestation géniale pour la plupart, faisant de GoT la série qu’elle est aujourd’hui.

    Épilogue 2 : un grand merci La Dame pour ton blog, tes analyses, ton humour et ta disponibilité. Je continuerai de suivre tes écrits avec toujours autant de plaisir 🙂

  4. jurisprudence syrio forell : stannis est mort. Pour jon, j’ai un doute (même si j’espère que oui).

    ENORMEL LOLZ sur le gif de balon greyjoy, c’est bien vu

    je regrette que l’arc de stannis dans cet épisode soit bien trop rapide (et tout comme ladame, je trouve que ce qui a manqué c’est la détresse de la troupe)

    je suis étonné de lire un peu partout (mais pas sur la GDN, pas encore lu) que sans a et theon seraient morts. Dans les livres c’est clair qu’il y a de la bonne poudreuse, bonne à faire péter le temps de ces connards de gynécologues par un généraliste.

    Superbe arc de cersei.

    Les scènes de arya sont totalement WTF, j’ai pas du tout aimé.

    ¨Pas aimé non plus de voir varys à mereen (pas de téléportation selon moi, depuis l’enlevement de tyrion, il a eu le temps d’y aller normalement), mais surtout parce que je l’espérais à port réal, parce que…hein, bon.

    Je n’arrive pas à me décider : zapper les saisons 6 et 7 pour les livres, ou l’inverse ? Je me souviens qu’après avoir vu les saisons 1 et 2, je m’étais précipité au virgin (rip) pour acheter les livres…mais surtout pour lire ce qui allait suivre. Si je reste voir les saisons 6 et 7, j’aurai pls rien de neuf à lire.
    D’un autre côté, c’est se priver de lire et commenter les billets GOT de ladame pendant 36 mois. Argh. Surtout si le tome 6 n’est pas le dernier.

  5. Je dois dire que j’attendais le billet sur ce dernier épisode avec impatience, et je ne suis pas déçu ! Vos dialogues de Stannis avec ses officiers sont excellentissimes 😀

    Sur les morts du jour, je dois avouer être assez dubitatif.

    Myrcella, c’est franchement très con, je ne vois pas comment un personnage aussi intelligent que Doran Martell n’a pas pu voir venir ce coup, ça nous fait un Doran franchement naïf pour le coup… Enfin bref, l’arc dornien n’aura décidément pas brillé ! D’ailleurs je me demande toujours quel est l’intérêt pour Elaria de vouloir absolument tuer la gamine, nan parce que tant qu’à se venger, elle avait Jaime sur la main. Je dois avouer que j’avais une préférence pour le plan d’Arianne Martell, c’était plutôt malin de jouer sur la loi de succession différente à Dorne, mais bon, je suppose qu’ils partent du principe que les spectateurs ne pigent rien aux lois de succession ^^

    Stannis, j’ai jusqu’au bout espéré un revirement. Pendant un instant j’étais persuadé que les chevaliers du Val de Littlefinger allaient débarquer et bousiller du Bolton. D’autant que dans les livres, la situation était plutôt équilibrée, Stannis galérait certes dans son blizzard, mais Roose devait composer avec les gentils Manderly et autre nordiens rancuniers. Du coup je me demande si D&D n’ont pas pris un tournant différant ! Autrement j’ai vraiment apprécié le jeu d’acteur de Stephen Dillane, on voit bien que notre Stannis est à bout, même en ayant tout perdu il a une classe folle ! Cela dit je n’espère rien de ce fameux écran noir, j’imagine mal Brienne renoncer subitement.

    Enfin Jon. J’imagine que tous les lecteurs voyaient le coup venir depuis les petites scènes avec Olly. Assez déçu de la présence de Thorne dans la conspiration, c’est non seulement pas très cohérent avec l’imagine de loyauté qui nous a était donné de lui, et c’est surtout stupide, parce que si c’était pour assassiner le lord commandant, à ce train là fallais pas ouvrir les portes, ils se seraient débarrasser de Jon et n’auraient pas eu à se coltiner les sauvageons. Parce que là je leur souhaite bien du courage pour expliquer à Tormund qu’il n’est plus le bienvenu de ce côté du mur 😀
    Cependant, de la même manière que dans le livre, la mort de Jon ne m’inquiète pas trop, alors certes le fait qu’il ait tous les attributs du « héros » classique ne lui donnent pas une immunité, mais le fait que Mélissandre soit à Châteaunoir me laisse tout de même la puce à l’oreille ! D’autant son retour au Mur dans la série me semble bien opportun. Puis ça la rendrait un peu plus utile la Mélissandre, parce qu’hormis dans la saison 2 on a pas franchement l’impression qu’ils soient très efficace ses pouvoirs ! Faire fondre la neige, youhou, ça lui a été utile à Stannis…

    Enfin bref, cette saison est à l’image des deux livres qu’elle retranscrit, c’est le ventre mou, y a eu quelques belles scènes, des passages vraiment terrible (je me remets difficilement de la mort de Shôren) mais aussi des passages assez chiants (mention spécial à Dorne -_- ).

    Ah et sinon dans l’univers de GoT ils ne sont pas franchement doué question stratégie militaire et équipement. Alors d’un côté on a les Immaculés qui n’ont pas compris qu’une sarisse, c’était moyen pour assurer la sécurité dans les ruelles, mais de l’autre on a l’armée de Stannis qui auraient été avisé d’investir dans des piques, une p’tite phalange, des archers disciplinés, et ils avaient au moins de quoi résister. Pas très brillant pour le coup celui qui était sensé être le dernier grand stratège de Westeros, je ne sais pas où il a vu que la formation « gros tas difforme » était efficace ^^

  6. Je suis ravie de voir que je n’ai pas été la seule à penser à « Sire ! Sire ! » x)
    Sinon, pour les morts/pas-morts, y a une interview de D&D à propos de cet épisode où ils commencent par dire « Si on ne voit pas le corps, c’est qu’il n’est pas vraiment mort ». Du coup, pour Stannis et Myrcella, je me pose plus trop de questions. Pour Lord Snow, ça part sur les théories du bouquin, mais comme l’a dit un frère sur la GDN, Gilly a du utiliser la peau de Fantôme pour en faire un manteau pour son gamin, et sans lui ça parait un peu compromis … mais y a cette photo qui aurait fuité, fake ou pas fake ?
    Et /Attention Spoil ADWD, avec cette histoire de téléportation, est-ce que l’oncle est safe à Port-Réal ? Varys aurait eu le temps d’y retourner, de donner des ordres puis de repartir vers Meereen (parce que bon, il est arrivé après Jorah et Tyrion qui était occupés à réciter des poèmes, choper la léprose et se faire capturer par des esclavagistes) /Fin Spoil ADWD

    Daenerys n’est pas seulement myope, mais aussi sourde ! Un khalasar entier, on doit l’entendre se déplacer au moins à plusieurs centaines de mètres, non ?

  7. Bon bah voilà la saison est finie, sniff il faut pleurer

    Donc revenons sur ce dernier épisode.
    Stannis où la VDM incarnée en 10 minutes. Au delà du fait que sa femme se pend, que la moitié de son armée se barre avec des chevaux qui en fait ont rez pendant la nuit (bah oui Ramsay les avait tué lol) en laissant en plus juste un cheval pour Melissandre, armée qu’on retrouve du côté des Boltons, sinon comment expliqué ce pop de cavalerie et des mercenaires qui changent de camps c’est logique en fait, que Melissandre se barre, que Stannis sur l’avant front lors de la charge pop au milieu de la forêt, que Brienne arrive a se faufiler à travers les rangs Bolton jusqu’à Stannis, j’ai trouvé cette fin cohérente lol, presque poétique ou roi maudit à la Druon, quand tu crames quelqu’un, il faut faire gaffe aux malédictions lol.

    Sinon en vrac :
    Bien aimé la fin de Jon qui a du en faire rager plus d’un lol et bon comptant de voir que Villevieille soit présent en saison 6.
    Arya bien gore mais sympa juste un poil lent pour arriver jusqu’à cette scène.
    Quitte à faire pop Varys j’aurais préféré que cela soit fait pour l’action qu’il fait dans les livres sniff, quand à élaguer lol, je parie une pièce sur Littlefinger/Olenna pour reprendre le rôle.
    C’est moi où le plan de Waario est stupide, « le nain tu sers à rien, tu es pas un pisteur », comme si Waario avait des connaissances en pistage de dragon volant lol, enfin bref une nouvelle Bromance va pop. Je vais pas revenir sur Dany aveugle et sourde pour pas voir/entendre cette horde.
    Bon sinon j’aime bien l’apparition de Théon mais ce saut de l’ange à la fin, bien que poétique et un peu WTF s’ils sont pas tétraplégiques lol.
    Sinon scène magnifique de Cersei, et un travail de fou en CGI, ouais Lena étant enceinte lors du tournage, c’est une doublure qui joue son corps sur lequel on a remis son visage et on voit que du feu, bravo.
    Et j’ai même plus envie de parler de Dorne, ce passage n’a jamais existé comme Arianne.

    Bilan de saison

    Bon la série a massacré le meilleur pour moi Dorne et a zappé les greyjoy (reporté à l’année prochaine) et les griff ce qui est plus que dommage car c’étaient le mieux dans les tomes. Je retiendrais les spoilers des tomes à venir ou les confirmations de rumeurs du livre (Stannis and co), une catastrophe dans l’adaptation de Dorne en espérant que cela soit rattrapable, une Arya chiante mais fidèle aux livres dans les grandes lignes (aussi chiante lol), le HS Sansa qui bien que étrange aux yeux de Littlefinger (mastermind un peu souffrant non lol) nous donne de bonnes scènes durant la saison, un voyage de Tyrion abrégé et heureusement (et surtout pas de naine) avec un record de traversée de l’océan à la rame digne des TPs de Melissandre, Mereen un poil plus dynamique que les livres bien qu’on peut se poser des questions sur l’intellect de Daenerys au cours de la saison et sur le rapport de force fils de harpie (qui sont une armée) vs immaculé (qui se prennent des branlées face à des nobles et des commerçants lol), Sam qui part à Villevieille et avec un bon zap de son voyage je l’espère, une intrigue très bonne au mur avec Hardhome et perso j’aime bien le meurtre que je trouve fidèle au livre, un arc simplifié dans le duel des reines mais qui passe bien, j’aime Cersei dans cette saison alors que j’ai détesté Ses chapitres dans le livre 4 comme quoi.

  8. Quelques réactions à votre dernier billet de la saison, chère Dame :

    « D’abord, il semble bien que l’évènement ait également lieu dans les livres. D&D ont déclaré en interview avoir été horrifiés en entendant George leur révéler que le destin de Shoren était de finir ses jours sur un bûcher »

    Il est bien possible que Shoren finisse sur un bûcher. Mais sans doute pas aux mains de Stannis, pour des raisons évoquées dans le slivres (mission donnée à Massey de mettre Shoren sur le trône si Stannis décède, écart géographique). ça n’empêchera sans doute pas Shoren de finir brûlé, mais des circonstances très différentes : tentative désespérée de Mélissandre ou réveil de sa Léprose qui la tuerait et entraînerait la crémation de son corps, par souci d’éviter la contamination et pour éviter qu’elle soit relevée par les Marcheurs blancs.

    Beaucoup n’ont pas du tout accepté ces aménagements ou ces révélations, arguant, entre autre, que celles-ci n’étaient pas canoniques, et/ou mal amenées.

    ça, plus le fait de se défendre après une scène choquante, comme quoi elle aurait été décidée par Martin, alors qu’elle n’est pas encore écrite.

    « Certes, D&D sont tenus à leur format et ne peuvent développer des intrigues aussi riches et complexes que GRR Martin. Du coup, il leur arrive souvent d’en venir à certains évènements via des intrigues simples. « 

    Est-ce que ce n’est pas un problème plus général avec les séries et les blockbusters ? Ces formats se prêtent aux scènes spectaculaires, mais peinent à les relier entre elles. Les spoilers de l’odieux Connard, même s’ils contiennent une bonne dose de mauvaise foi, le démontrent assez.

    « De nombreuses scènes qui nous avaient semblées bizarres, nulles ou gratuites, se sont révélées être de petits instants anodins amenés à prendre sens quelques épisodes plus tard, selon la technique de la scène amorcée a posteriori. Cette façon de faire est à double tranchant car D&D ont très souvent couru le risque de voir ces scènes se faire taxer de remplissage, alors même qu’elles étaient lourdes de sens. Un sens que l’on ne pouvait pas deviner à l’instant T mais qui éclate soudain. En cela, on retrouve un peu la manière de construire les histoires de GRR Martin, qui n’aime rien tant que de poser ses jalons très en amont pour mieux ensuite faire exploser une situation dans un grand moment de « OMG tout est lié !!! ». « 

    je ne suis pas sûr que baser l’explication d’une scène sur une scène foirée soit un gage de qualité d’écriture…

    a priori, la saison 6 sera la dernière, la 7 étant possiblement exposée sous forme de film. ce qui signifie qu’il ne reste que 10-12 heures à la série pour achever la saga.
    Alors, certes, les greyjoys et Aegon & co sont passés à l’as, reste avec ce dernier épisode que la saison se finit au mieux au tout début du tome 6 avec l’échec de Stannis. Tous les autres arcs sont restées au tome 5 : Mort de Jon, Marche de Cersei, Daenerys qui retrouve un khalasar, apprentissage d’Arya (dont les étapes sont joyeusement mélangées entre le tome 4 et un chapitre preview du tome 6).

    Autrement dit, la saison 6 va devoir condenser deux tomes un seul. Même avec deux prétendants au trône de fer en moins. Et vu le comportement de D&D quant ils présentent une scène choc, alors qu’ils vont véritablement cette fois devoir écrire sans parachute une saison entière, il y a de quoi nourrir des inquiétudes.

  9. Très bon billet, merci !

    Je suis d’accord avec vous sur la plupart des remarques et ai été très prise par cet épisode, malgré les quelques faiblesses qu’on retrouve en faisant le point.

    Pour ce qui est des morts, je ne croirai rien d’ici la saison suivante, car tant qu’on n’a pas enterré le corps et qu’on ne s’est pas assis dessus 3 épisodes, tout est possible …

    Je suis quasiment sure que Jon faire un tour de magie du style fusionner avec Fantôme en attendant que Mélisande le rez grâce à la magie tirée de la mort de Shoren. Si cela se trouve, elle savait depuis le début que c’était cuit pour Stannis et a utilisé le bûcher pour miser sur un autre « cheval ».

    Pas trop d’accord par contre pour la scène de la mort de Jon. C’est logique et bien amené mais j’ai trouvé que l’assassinat en lui même manquait de conviction, même si je ne saurais pas trop expliquer pourquoi (peut-être qu’après la fougue d’Arya ça fait un peu mou).

    J’ai toujours bien aimé Cercei : avec la superbe marche je suis de plus en plus fan.

    Merci pour cette nouvelle saison commentée, c’est toujours agréable d’avoir son rire de début de semaine et d’avoir un endroit où échanger son avis et ses théories.
    Probablement à l’an prochain car allant très peu au cinéma, j’évite de lire les commentaires de films que je n’ai pas encore vus !

  10. Merci à toi encore pour cette nouvelle saison de chronique GoT!

    Pour en revenir à l’épisode, je ne peux m’empêcher de me dire que au final, tous les morts de cet épisode sont incertains: on voit Myrcella agoniser mais non mourir, on a souligné l’étrangeté du plan montrant le meurtre de Stannis, et pour le coup, la série me fait vraiment questionner la mort de Jon Snow… Car là, il se fait poignarder alors que Mélisandre se trouve au Mur… Or on connait les pouvoirs des prêtres rouges…

  11. Un peu déçu par la mort de Stannis (en fait je serai encore plus déçu si finalement il n’est pas mort, mais il n’y a aucun intérêt à cela), non pas que j’aimais le personnage, mais par rapport à la mort inutile de Shôren (certes je suis d’accord que sa décision était logique dans la série, mais vraiment pour tuer le reste de la famille dans l’épisode d’après, c’est vraiment du gâchis).

    Bizarrement déçu en fait pas tout l’épisode, alors que les scènes sont gloablement bonnes, mais je ne sais pas, j’ai eu comme une impression de collage de scènes pour tout le monde histoire de tous les revoir, mais ça faisait un peu trop.

    Les scènes de Cersei étaient parfaites, et terribles. Pour Arya, j’en ai rien à faire dans les livres (je n’aime pas qu’elle devienne une tueuse, même si on peut trouver du plaisir et de la satisfaction dans sa future vengeance), et là c’est du pareil au même (et Jaquen m’emmerde, il est devenu hyper banal et pas intéressant je trouve).
    Jolie scène également entre Sansa et Théon, et un gros « mais putain pousse-la ! Ouuuiiiii » quand Monique passe de vie à trépas. Tout l’arc de Stannis me laisse un goût d’inachevé, de précipité, et c’est bien dommage. Au fait, on était pas sensé revoir Asha Greyjoy ?
    J’ai pas trop compris le geste de Daenerys, c’était pour quoi la bague qu’elle laisse tomber ? Genre indice du Petit Poucet ? N’empêche la scène est assez faible comparé à l’aspect sauvage de la scène dans le livre (je veux dire les dothrakis découvrant Daenerys, cheveux crâmés, vêtements déchirés, dans les pattes de Drogon, il y avait quelque chose de très puissant et de sauvage oui, d’indomptable que j’avais bien aimé).

    Pour moi finalement la scène qui fâche vraiment, c’est la mort (?) de Jon, parce que je la trouve assez mal amenée, où tout du moins ça me semble un geste extrême dans la série. Je ne sais pas, encore une fois je trouve qu’ils n’ont pas bien posé les jalons, je ne sais pas comment l’expliquer mais j’ai un sentiment de « vite fait », comme avec à peu près tout le reste de l’épisode. Mais je suis très content en tout cas de Kit Harrington, il était vraiment bon cette année.

    Je pense que l’année prochaine, je ne regarderai vraiment pas cette fois, si George ne s’est pas décidé à sortir TWOW. Parce que je sens que ça me gâchera réellement la lecture si même une infime partie de ce qui sera raconté dans la série se retrouve dans les livres.

    Finalement la saison, même si très inégale et poussive dans ses 6 pemiers épisodes, vaut tout de même pour l’arc de Sansa (ce que je voyais comme un gros WTF au départ), la bataille à Durlieu qui était dantesque, et le nain (même si ce qui lui arrive est chiant, j’adore tellement Dinklage ^^).
    Et Dorne, c’était bien pourri. Et pas de plan machiavélique de Doran, voilà qui était hyper décevant (et on se demande la pertinence de changer l’actrice incarnant Myrcella pour tuer la jeune colombe après 4 apparitions).

    Moi je fais partie des irréductibles qui vous suivent toute l’année, même si beaucoup plus silencieusement ! J’attends avec impatience Vice-versa, j’espère que vous irez le voir ! (mais bon un Pixar, ça ne se refuse pas, non ? ^^)

  12. @NICOLAS :  » j’ai un sentiment de « vite fait », comme avec à peu près tout le reste de l’épisode »

    merci d’avoir mis en mot ce que je ressens confusément depuis hier. C’est exactemernt ça que je reproche à cet épisode 10 (et pourtant je suis bon public). La mort de jon, merde, ça aurait du être grandiosisé ! Ce qui arrive à stannis se passe en même pas 600 secondes. Et pour myrcella, c’est à l’image de Dorne 2015 (même si cette fois y’a un effort pour la partie méditerranéenne de la chose).

    PS : vous m’avez aussi convaincu : je ne regarderais la suite de la série qu’après avoir lu tous les livres restants (ce qui nous reporte aux présidentielles 2022, j’en ai peur…)

    PPS : l’odieux connard, c’est surtout fastidieux rasoir, qu’il faudrait le nommer…

    PPPS : @ladame, la prochaine fois que je poste, je change encore de nom, ça sera lockeforever (bon, je pense que même sans style, avec ce pseudo vous me reconnaitrez de premier coup^^)

  13. Pas bien joyeux cet épisode.

    Merci beaucoup pour vos longs paragraphes sur Stannis, qui sont très justes et très bien écrits.

    Bonne grosse journée de merde pour The Rightful King ( « Sire Sire, je cligne de l’oeil ! » ).
    On sent bien que quand il arrive enfin à Winterfell et qu’il voit l’armée Bolton charger son armée de loques, il n’est plus qu’une enveloppe vide.
    Chouette miroir inversé du début d’épisode 10 de la précédente saison.
    On se doutait bien que Stannis ne remporterait pas cette guerre, qu’il n’était pas Azor Ahai, et qu’il finirait par tomber.

    Je ne sais pas si tu es vraiment mort ( sois maudit, hors champ ! ), mais si tu es mort tu es mort fidèle à toi même.

    En partant prendre d’assaut la plus grosse forteresse du Nord sans engin de siège, avec une armée de loques mortes de froids, allant à la rencontre d’une armée de cavaliers six fois plus nombreuse, et bien sûr toujours en première ligne et sans heaume.
    Bon sang ce que tu es classe, gros malade.

    HAIL STANNIS, THE LAST MAN STANDING !

  14. Que de mort dans cet épisode, j’ai peur qu’au delà de toutes les symboliques citée de ci de là ce fut une tentative des D&D de faire oublier les nombreux passage planplans de cette saison en demi teinte en collant des effets  » noces pourpres  » sur une heure…Et puis , d’accord, Stannis devait en terminer là, logique… Myrcella, de toute façons tout le monde s’en tape…Mais Jon Snow, bordel, ils veulent perdre toute leur clientèles de pucelles en chaleurs en tuant ce personnage ?

    Ha, au fait cet épisode nous a permis de revoir ce vieux grigou de pycelle , qui vit encore, a croire qu’il a choisit  » judicieusement  » ( clin d’œil a un rôle très connus de l’acteur incarnant le vieux mestre, une pinte de Skoll a celui qui trouve ) 😉

  15. Techniquement Julian Glover (l’acteur qui joue Pycelle), n’a avait pas choisi judicieusement ! x) Sacré Walter Donovan !!!!

  16. Quelle excellente saison ! (je parle de tes billets, évidemment ! )

    Je dois quand même avouer que j’ai beaucoup aimé la saison 5, excellent finish lors des 3 derniers épisodes, même si ça déséquilibre un peu l’ensemble. Le rush de l’épisode 10 met trop sous tension pour qu’on puisse apprécier chaque cliff. Mais bon, meilleure audience ever…

    L’épisode déjà ! « Mother’s Mercy » !!! Non, pas de LSH malgré le titre (et excellent troll de D&D btw, un paquet de monde espérait le retour de Benjen via le teaser du previously, un truc à breaker les internet via google « Who the fuck is benjen!!! » )

    1) Meereen : merci La Dame !!!! J’ai ragé en voyant que nos héros avaient popup dans la salle du trône sans encombres, mais vu l’épisode c’est passé complètement inaperçu. C’est pas négligeable pourtant, Dany avait aucune raison de s’enfuir s’il y avait finalement aucun risque. On tient donc notre nouveau duo comique, après Bronn et Jaime, et je suis assez impatient de voir Tyrion / Varys à l’oeuvre.
    Rédemption.
    -Lord Friendzone is back, complètement pardonné, prêt à pleinement servir sa reine.
    -Tyrion is in the place, tout comme Varys, et ils vont enfin pouvoir régner sans contraintes.
    -Dany n’est plus dans son rôle de reine, libérée des compromis liés, et va pouvoir donné sa pleine mesure (si elle est dans le même contexte qu’en saison 1, elle a évidemment changé, et est potentiellement à la tête d’une grande armée)

    2) Stannis fail : on lui reproche ses mauvaises décisions, mais c’est clair que tout va trop vite pour lui, seul son sens du devoir lui permet de continuer à avancer. Ca colle parfaitement à son personnage je trouve. Visuellement, la scène de la pré-bataille est ‘achement bien foutu ! (shogun total war!!) Je ne crois pas qu’il soit mort, il a sans doute encore un dernier rôle à jouer, au mur par exemple… Si le sang de sa fille peut faire fondre la neige, imaginons ce que lui peut faire.
    Conclusion d’autour Winterfell :
    – Selyse retrouve la raison et libère un slot pour un autre personage,
    – Stannis accepte ses erreurs, est libéré de sa foi aveugle en lui-même, et va peut-être enfin pouvoir servir le royaume, au moins une dernière fois
    – Davos est libéré de sa loyauté envers Stannis
    – Mel perd la foi (comme un certain perso dans le book qui pratique aussi une certaine magie…), peut-être va-t-elle enfin pouvoir abandonner ses trick et réellement trouver son dieu.
    – Brienne a la possibilité de rendre justice à son premier roi, et va pouvoir se consacrer pleinement à tenir sa promesse.
    – Theon rédemption, et enfin libre, après avoir été prisonnier des Starks, des Greyjoys et de Ramsay.
    – Sansa aussi pour la première fois est libre (Prisonniere de Winterfell au début « Je veux vivre à la ville! » et de son rôle de gamine capricieuse voulant jouer la princesses, puis la suite vous connaissez)
    (et lol, j’ai aussi pensé au « vis ma vie de Bran », mais dans le texte de GRRM : « Hey guys, vous connaissez l’histoire de Sansa Stark, qui est paralysée après être tombée d’un mur, se rend compte qu’elle peut warg dans les animaux, puis part au Nord rencontrer la corneille à 3 yeux ? Oh, wait. »)

    3) Dorne : quelle plaie, c’est ça d’être fidèle aux books dans l’esprit. (c’était tout aussi chiant dans le bouquin…)
    Faudrait quand même dire aux habitants du royaume de cacher leur joie et espoir, dès que les choses tournent bien, let’s die. Je crois que Bronn (notre seul espoir!) tient son immunité de là, il est trop blasé et cynique pour se risquer au moindre signe de bonheur.
    Conclusion :
    -Les aspics de sables ont obtenu vengeance, et Martell va enfin pe pouvoir se dévoiler un peu plus, n’ayant plus le choix.
    -Jaime redemption via son aveu qu’il va sans doute assumer pleinement à présent
    -Bronn sait ce dont il a besoin dans la vie. (pas d’un chateau, mais d’un bad pussy)
    -Les spectateurs sont libérés de Myrcella et de son lolrulz mielleux.

    4) Braavos : Pas trop compris la scène, mais sa liste se réduit, elle parait bientôt prête. Espérons qu’elle débarque prochainement à KL pour finir le job.

    5) Cersei : bon, justice est faite, elle doit s’écraser et se faire humilier, mais surtout est libérée de son rôle de reine qu’elle tenait depuis son apparition. Elle va pouvoir pleinement assumer sa folie (moins présente que dans le book…) LET’S KILL THEM ALL !

    6) Le mur : ouf, on a échappé au « For my mum and her potatoes ». C’est dommage que D&D trollent via Benjen et ne montrent pas les sauvageons, mais c’est sans doute pour entretenir le suspense jusqu’à la prochaine saison.
    – Jon est libéré de ses voeux (et de sa vie au passage), et va soit rejoindre son père qui pourra enfin lui dire qui est sa mère, soit prendre le relai de Mance. Là aussi, comme pour tous les autres, l’arc installé en première saison se ferme.
    – Sam est enfin devenu un homme, il lui reste plus qu’à le dire à kivousavay. GRRM troll : en hommage à Tolkien, il fait de Sam le Frodon de GOT, en le faisant régner à la fin sur Westeros.
    – On a enfin retrouvé Benjen , qui a donc warg dans une planche de bois.

    – N’oublions pas le maitre de la téléportation, littlefinger, qui se trouve quelquepart au milieu de Westeros avec une armée. Sans doute celui qui est dans la meilleure position actuellement, et je mettrais bien une petite pièce pour qu’il remplace Ramsay dans le rôle du pire enfoiré un peu plus tard.

    Au final, tous les personnages se retrouvent dans leur vrai voie (se sont trouvés), ils ne sont plus dans leur rôle initial, à chaque fois imposé par des contraintes extérieures. On se retrouve donc au début de la fin, c’est bien plus clair que dans le livre, et ça, c’est plutôt une bonne nouvelle.

    Petite réaction sur  » l’œuvre de GRR Martin n’est décidément pas si mal servie que cela par cette adaptation »
    Mouais. Je trouve que les adaptations de la série sont bienvenues et bien pensées, et c’est davantage GRRM qui me gonfle, pour plusieurs raisons.
    Déjà, sans doute un accord pour que la saison 5 ne dépasse pas les bouquins, ça semble évident. Tous les cliffs du book sont intacts, et ça lui laisse la possibilité de continuer à vendre ses books et surtout de pouvoir sortir son tome 6 avant début 2016. GRRM avait clairement dit en interview qu’il voulait « ralentir » la série pour éviter l’overlapping.
    Ensuite, je tiens juste à rappeler que ses 2 derniers bouquins étaient pénibles. Arcs inutiles, Brienne / Dorme / Tyrion / Dany étaient des histoires sans fins et chiantes.
    En fait j’ai le sentiment qu’il a aucune idée de comment terminer son histoire. Il l’a dit à plusieurs reprises qu’il aime commencer des histoires mais a du mal à les finir, et que son mode d’écriture est « laissons vivre les personnages par eux-même, sans canevas ». Je crois qu’il a complètement perdu le contrôle sur ses persos, et pire, qu’il s’est fait spoilé sa propre histoire par la fanbase qui a inventé tous les scénars possibles. Il a sans doute ni l’envie, ni la moindre idée de comment réellement terminer cette histoire.

    Du coup, la série devient sans doute notre seul espoir d’y voir une issue, quelle qu’elle soit. Et là, pour la saison 6 j’ai aussi peur que confiance, parcequ’il y a pas beaucoup de possibilités finalement.
    1) Clause de contrat de non-dépassement : on va se farcir les persos qui ont été squizzé dans la saison 5, et invention d’aventures useless pour les personnages, qui sont tous plus ou moins « en chemin ». Mais c’est difficillement imaginable, s’ils veulent réellement ne faire que 7 saisons, ça ferait une dernière saison hyper rushée. Donc peut-être une saison 8.
    2) Ils continuent en inventant from scratch une histoire, avec quelques éléments fournis par GRRM (qui peut aussi les troller…) Ce dernier sort son bouquin en fin d’année, après le tournage, en chiant sur la série, et le gap entre la série et les bouquins devient évident. Ca permet à GRRM de conserver son aura et surtout son scénario « Je ne finirais jamais cette histoire ». Peut-être se contentera-t-il de la twitter, avec le fameux « Then they all die. The End ».

    J’espère la deuxième possibilité, et D&D ont annoncé que la saison 6 s’écarterait des livres.
    Dans ce scénario, 2 possibilités :
    – Une facile : ils enchainent directement après la fin de la saison 5, ce qui peut annoncer une saison assez longue décrivant les mini-aventures de chacun. (Jorah et Waario parcourant tout le nord d’essos avec un détecteur de métal)
    – L’autre, que j’espère : tous les personnages étant en chemin, on peut imaginer un saut dans le temps, avec les WW qui auraient déjà dépassé le mur. Au fur et à mesure de leur avancée, on découvrirait où en sont les persos et ce qui leur est arrivé, avec en // les avancements à KL et à l’Est. J’aimerais vraiment qu’on se retrouve dans une telle situation dans les premiers épisodes, et j’ai assez confiance dans la capacité à D&D de faire une chouette fin, tant qu’ils tombent pas dans la tentation de céder à la fan-fiction. Ce scénario de saut dans le temps a été envisagé par GRRM, et ça devient presqu’indispensable quand on voit à quoi ressemblent à présent les acteurs de Brann et Rickon.

    Ah si, qu’ils améliorent les dialogues. Je rematte la série à partir de la première saison, et il y a clairement eu une perte à ce niveau, dommage.

  17. Et moi qui espérait que la théorie n°1 de cet article se relève vraie : http://www.cracked.com/article_2147

    Mais bon, le coup de la lumière en fin d’épisode qui pourrait annoncé un marcheur blanc, ça ne me parait pas si aberrant (I want to believe quoi).

    Pour stannis, le fait qu’il « meure » hors champs me laisse à penser qu’il n’a pas été tué, ce n’est pas dans les habitudes de la série de nous épargner les détails d’une mort d’un perso important.

  18. @Sylen Malin l’idée du saut dans le temps, en particulier pour justifier la tête de pré ado de Rickon !

    Je suis pliée de rire avec « Jorah et Waario parcourant tout le nord d’essos avec un détecteur de métal »

  19. @ Melloctopus : vrai sur la question des alliances des Martell. La série n’a toujours pas répondu à la question de savoir pour qui ils roulent. D’ailleurs, elle n’a même pas posé le fait qui semblait très clair dans les livres, selon lequel Doran Martell roule sur sa chaise, déjà, mais surtout pour sa gueule. Même si les livres sont allés plus loin à ce sujet (no spoil ici), j’aurais aimé que l’on nous rappelle un peu qui sont les Dorniens et comment ils ont abordé la question de la politique westrienne depuis Aegon le Conquérant. Juste histoire qu’on pige un peu comme ces gars là fonctionnent.
    Mais y’avait pas le temps, entre les plans machiavéliques d’Ellaria et les boobs de Tyerne…

    Sur lord Friendzone : « le gars a traverser Essos de long en large, supporté les Dothrakis, la folie de Viserys, les intrigues de Qarth, les histoires de pois-chiches de Missandei et Ver Gris, la concurrence de Barristan et les caprices insensés de Daenerys et lui aura sauvé la vie un nombre incalculable de fois » => c’est tout à fait ça.

    Sur Varys, la même. Encore une fois no spoil à ce sujet, mais le voir arriver à Meereen est logique. Vivement la saison 6 rien que pour ça, j’ai hâte de voir ce qu’il va se passer avec des deux là.

    Stannis : j’ai revu la scène, c’est du pur Tony Soprano. On a un champ contre-champ entre Stannis est Brienne, et le dernier plan sur Brienne est le point de vue de Stannis qui s’interrompt juste au dernier instant, normal,il n’a plus de tête. Le plan suivant montre Ramsay en train de planter son épée dans un soldat de Stannis, comme si son mouvement était l’enchainement logique de celui de Brienne plus tôt. Bref, Stannis est mort. Je vais rajouter ça dans le billet moi :p

    Port Réal : en effet, si personne dans le Donjon Rouge n’a grillé dès sa première apparition que le monsieur Strong, là, c’est un mort-vivant, alors il faut sérieusement songer à leur faire changer de mutuelle pour qu’ils puissent se faire payer des soins des yeux de qualitay.
    Plus sérieusement, c’était un peu obligatoire, compte tenu du format. La Montagne est morte depuis une saison entière à l’échelle de la série (un an pour le spectateur lambda), et la dernière fois que l’on a vu le work in progress, il était en train de s’agiter sous un drap. Pour que tout le monde dans l’assistance raccroche les wagons, il était nécessaire que sa nature soit visible.

    Le Mur : all hail king Hot Pie, first of his name, lord of the Seven Kingdom ! Bien sûr qu’il est Azor Ahai. Le type qui passe son temps dans les fourneaux, possède la sagesse de ceux qui savent que l’on ne peut pas baisser les bras sur la sauce, ne peut être que l’Elu de R’hllor, le champion de la lumière.

    Bel hommage à nos chers disparus ! Je vous rejoins totalement sur le niveau de jeu cette année, même si j’ai un bémol à apporter concernant Indira Varma. Après, c’est peut-être aussi le fait qu’elle avait un rôle un peu moisi, mais sa prestation ne m’a pas convaincue alors pourtant qu’elle est plutôt bonne actrice. Cette année, c’est dans « Dragon Age Inquisition » que je l’aurai préférée.

    Et pour le reste, de rien, c’est un plaisir pour moi de faire ces billets (même si cette année, j’ai un peu galéré question organisation), mais le mieux reste la bonne ambiance entretenue ici par l’ensemble des lecteurs et contributeurs. Vous êtes cool, les gens.

    @ Never : merci de parler de Syrio parce que dans mon conviction intime qu’il était un Sans Visage, je m’attendais à ce que ser Optimus, à l’agonie, explique à Arya entre deux râles, « mais aaaaargh, je l’ai pas aaaaargh tuée, ta danseuse !! »
    J’en ai été pour mes frais. Ça m’apprendra à rêver :p
    J’ai pas eu trop le temps de faire le tour des avis sur l’épisode du jour, mais pour moi aussi c’est évident qu’ils sautent dans de la poudreuse, comme dans le livre. C’est un saut de fou, et ils vont morfler à l’atterrissage, mais le plan sur le bas du rempart montre bien une grosse butte de neige qui s’est accumulée contre le rempart. Après, j’ai vu l’épisode en 1080 dpi, ça peut aider aussi, parce que sur des fichiers de qualité moyenne, tout ce blanc sur du blanc doit laisser penser à un peu de neige déposée sur le sol.

    Sur Varys : il ne s’est pas téléporté à Meereen, puisqu’il était en route pour cette ville depuis le départ. Quand je parle de téléportation, j’en parle concernant le comment il est entré comme une fleur dans le palais royal ou personne ne le connait, pour aller taper la causette avec la nouvelle Main de la reine, alors que leur Plan Vigipirate doit être facile écarlate rapport à Philippe et aux arènes.

    Sur la question de continuer à lire, c’est pas que je veuille vous retenir de force ici, mais je ne pense pas que l’on prenne de gros risques à regarder la série. Ok, on va se spoiler la fin des romans et le destin de certains personnages, mais bon, entre la série et les livres de GRR Martin, il y a toujours eu un fossé énorme. Suivre les deux ne me pose pas de problème, au contraire, je trouve que c’est extrêmement intéressant dans l’optique du « ce n’est pas l’histoire qui compte, c’est la manière dont elle est racontée ».
    Et si George assure (il se prive même d’aller en convention cette année pour ça, c’est un signe !), TWOW sera publié avant avril 2016. C’est en tout cas ce qu’il veut. Déjà parce qu’il est prêt, ensuite peut-être aussi parce que ce livre contient des choses qu’il ne veut pas voir la série révéler en premier. Genre, ce truc, là…

    @ El-Maqué : sur Dorne, je ne pourrais pas dire mieux, c’est vraiment l’arc le plus naze qu’ils aient jamais pondu…

    Stannis : pareil, j’ai attendu le miracle de R’hllor jusqu’au bout.

    Le Mur : c’est la théorie sur laquelle tous les espoirs reposent. Il y a un seul hic : pour ce que l’on en sait, seul Thoros de Myr sait ramener des morts à la vie. Mélisandre dans la série était carrément époustouflée par ce truc, ce qui semblerait vouloir dire qu’elle ne sait pas elle-même comment faire. Après, si je puis me permettre, ça n’a pas l’air sorcier non plus, je rappelle que Thoros de Myr c’est pas non plus la crème de la crème du clergé de R’hllor, ou alors, c’est que la crème a tourné. Si ça se trouve, il suffit d’une petite prière qui va bien, d’un peu de pouvoir boosté au sang de roi (la mort de Shoren se révèlerait peut-être utile à quelque chose, maigre consolation), et hop ! Mais est-ce que Mélisandre avec sa crise de foi va se sentir de le faire… Avoir idée de le faire… On verra bien, mais en attendant, D&D, ainsi que Kit Harington jurent leurs grands dieux que Jon est bel et bien mort. ON N’Y CROIT PADUTOU !!! (vivre dans le déni…)

    Sur la stratégie de Stannis : il n’a pas vraiment le temps de s’organiser, vu qu’il pensait qu’il allait mener un siège avec 12 mecs morts de froids, zéro engins de siège et son bouc de 10 jours. Du coup il arrive en vrac, et quand la cavalerie arrive, ils n’ont pas le temps de s’organiser, juste d’encaisser l’assaut. En plus, la moitié de son armée se tire dans la forêt, ce qui n’aide pas trop.
    S’il est en mode « no strat »,c’est parce qu’il n’en a absolument pas le temps.

    @ Akallabêth : Fantôme est vraiment en élément très bizarrement utilisé dans cette série. On avait vaguement compromis que ser Alliser l’avait foutu dehors, mais une fois Jon lord commandant, aucune raison de ne pas le faire entrer. C’est d’ailleurs pour cela qu’il avait pop pour sauver Sam et Vère. Alors qu’il aurait dû être avec son maître à Durlieu, mais bref.
    Du coup, ouais, il est où ce con… Ils ont sans doute manqué d’une petite ligne de dialogue entre Jon et Sam sur le sauvetage par le loup, avec un petit « -Et il est où maintenant ? – Parti chasser. » Ça suffisait à justifier son absence.

    Spoil ADWD : est-il en sécurité ? Rien n’est moins sûr…

    Dany : est aussi sourde. C’est Helen Keller en fait.

    @ Nifixe : sur la bataille des Glaces, le pop de cavalerie s’explique par le fait que Roose se préparait à un affrontement. Il avait donc des troupes à sa disposition.
    Le fait que Stannis se retrouve au milieu de la forêt, rien d’étonnant non plus, la forêt est juste derrière. Et comme c’est pas un manche, il a très bien pu réussir une retraite avec les hommes qui lui restait. Quand au pop de Brienne, pas non plus si bizarre que ça : y’a deux armées sur fond blanc qui se tapent dessus. Pas compliqué à repérer. Ensuite, il lui suffit d’attendre que les choses se calment pour aller voir sur le champ de bataille ce qu’il reste de Stannis.
    Je ne dis pas que c’est frappé du sceau de la logique immaculée, mais bon, ce n’est pas non plus un festival de WTF. Et on regarde une fiction, pas un reportage sur les tactiques militaires au Moyen Âge. On peut bien s’accommoder de quelques aménagements :p

    Villevieille : ouiiiii ! Moi aussi, j’ai vraiment hâte de découvrir la Citadelle et tout ce qui s’y trame !

    Arya : complètement d’accord sur la lenteur de l’arc. Quitte à délayer, il aurait fallu donner plus de contenu. Tant pis :/

    Daario : carrément moi, en revoyant la scène j’ai tiqué à cette énormité « on peut pas vous prendre avec nous parce que vous êtes pas un pisteur » => et toi, tu sais lire les traces d’un dragon dans le ciel, peut-être ? Depuis quand ça laisse des chemtrails un dragon ??

    Theon et Sansa : je crois pas qu’il faille voir leur saut comme une évasion frappée du sceau du bon sens. C’est un acte désespéré. Aucun des deux ne veut rester à Winterfell à la merci de Ramsay. Alors ils sautent du haut des remparts. Ils ne réfléchissent pas, ils sont en proie à la panique. Tout ce qu’ils savent c’est qu’il faut se tirer de là et vite. A leur place, c’est facile de se dire qu’il auront du mal à lui échapper avec deux jambes en moins, mais eux, ils ne peuvent pas raisonner de cette façon. Et puis y’a pas mal de poudreuse quand même en bas. Au mieux, ils vont s’en tirer avec une grosse fracture du coccyx.

    Cersei : elle devait être au début de sa grossesse à l’époque, ça se voyait pas encore (elle accouche à la fin de ce mois début du prochain). Du coup je me demande si le coup de la doublure ce n’était pas pour éviter de se coltiner les plans en full frontal. Comme beaucoup d’actrices qui n’hésitaient pas à se dénuder au début de leur carrière pour le refuser par le suite, Lena Headey a peut-être préféré se contenter des plans serrés, laissant les autres à sa doublure. Emilia Clarke était supposée faire la même chose pour des scènes de nu annoncées cette saison (à grand renfort de photo de sa doublure) que l’on a jamais vu… A se demander si ce n’était pas un hoax d’ailleurs, cette fille n’était que sa doublure officielle et pas simplement sa doublure boobs shots.

    Dorne : on sifflote très fort ensemble pour tenter d’oublier alors, lalalala !!!

    Sur le bilan, je suis dans l’ensemble d’accord et je voulais rebondir *bouingbouing* sur le duel des reines. On ne sait pas ce qu’il est advenu de Margaery ! En tout cas il n’y a rien de dit à son sujet dans la série (dans les livres elle a été libérée au moment de la marche, si je me plante pas dans la chronologie…)

    @ Strannik : sur Shoren, c’est exactement ce que je dis dans le paragraphe sous celui que vous citez. Les circonstances seront différentes. Mais la série ce n’est plus le livre.
    « ça, plus le fait de se défendre après une scène choquante, comme quoi elle aurait été décidée par Martin, alors qu’elle n’est pas encore écrite. » : pas écrite peut-être mais déjà décidée. D’après ce que j’ai compris, GRR Martin le leur a dit très tôt. Après, le contexte change, certes, mais la série a pris des directions différentes par rapport aux romans. Comme la mort de ser Barristan. Qui n’aura peut-être jamais lieu dans les livres.

    sur la question du format série/blockbusters : c’est le principe même d’avoir un art visuel adaptant un art écrit. L’information doit passer de manière claire et lisible pour le plus grand nombre. On n’a pas le temps de développer la déliquescence de Minas Tirith, ni de décrire par le menu la folie de Denethor ? Alors on en fait un ogre triste et amer le temps d’une scène de repas où le montage le montre se repaissant de la chair de ses hommes envoyés dans une attaque suicide. C’est un peu le même principe.
    Concernant l’Odieux Connard, je ne suis pas sûre qu’il soit une référence en matière d’analyse filmique. Son style est d’appliquer les lois du monde réel à la logique fictionnelle, pour créer un effet comique. Je ne pense pas qu’il se voit lui-même comme une source fiable pour sérieuse. D’ailleurs, il se contraint souvent à spoiler des films qu’il a visiblement apprécié (ce sont ses moins bons spoilers) ou pas trouvé si mal que cela. Le dernier que j’ai lu c’était « Mad Max ». Je n’ai pas pu aller jusqu’au bout, tellement je le sentais à la peine pour écrire quelque chose de négatif. Alors qu’il avait été si bon sur « Cinquante Nuances de Grey ».

    sur la qualité d’écriture : oui, « Game of Thrones » est une série inégale, ça c’est un fait. Mais il faut aussi reconnaitre que ses auteurs ne se contentent pas de juxtaposer des scènes les unes aux autres pour raconter mollement leur histoire. Ce n’est pas toujours bon, c’est parfois même mauvais, mais si on compare l’écriture de « GoT » à celle de, au hasard « Les Tudors » ou « Vikings » (saison 1 seulement, j’ai pas encore continué), on peut se dire que l’on a à faire à une série de bonne qualité. Pas à une série géniale (pour ça, il y a « Deadwood », « Mad Men »…).

    Sur la saison 7 : je ne sais pas trop où on en est à ce sujet, j’ai un peu entendu tout et son contraire du coup si vous avez des infos plus précises, je prends ! Perso, je ne vois pas l’intérêt de conclure sur un film en lieu et place d’une saison 7.
    Et au regard des audiences de fou réalisées cette saison encore, il y a fort à parier que HBO va renouveler pour une septième année.
    La saison prochaine sera déjà sans parachute vu qu’elle est déjà écrite et que TWOW se sortira sans doute pas avant la fin du tournage. Cela va permettre enfin de pouvoir la regarder sans se référer au livre et noter les divergences. Cette situation est inconfortable pour tout le monde, auteur, showrunners et lecteurs.

    @ Rapsodie : sur Mélisandre, je ne pense pas qu’elle savait depuis le début s’être plantée de cheval. Elle a l’air vraiment sonnée quand elle apprend la nouvelle des désertions. Et ça rejoint ses convictions dans le livre.

    Sur Jon : c’est pour ça que je dis que c’était correct. La scène faisait son job mais rien de plus.

    De rien pour les billets et surtout merci de prendre le temps de commenter. A l’année prochaine du coup 🙂

    @ Narildina : la mort de Jon est en effet la moins sûre de toutes. Après, c’est peut-être seulement notre incapacité à y croire qui nous persuade qu’il va revenir. Si ça se trouve, la finalité de l’œuvre de GRR Martin est de montrer que quoi qu’il arrive, l’être humain ne peut enrayer le cours de sa propre destruction et que nous sommes tous voués à nous laisser submerger par des forces qui nous dépassent, incapables que nous sommes de voir au delà de nos nombrils.

    @ Nicolas : je pense aussi que Stannis est bien mort.
    Cet épisode était ultra dense et très rapide. Dans la tradition des épisodes 10 qui font un point sur tout le monde avant la clôture de la saison. Sauf que cette fois, il se passait quelque chose d’important dans tous les endroits de la carte. Au moins cela permet-il d’éviter le syndrome des saisons 1 à 3 avec un épisode 9 qui claque et une conclusion molle du genou.
    Je préfère encore ce genre de finale que le format des début de la série.

    sur la bague de Dany : oui, elle la laisse tomber pour laisser une trace. C’est pas logique logique compte tenu qu’elle ne sait pas si ses potes de Meereen sont vivants où morts, mais bon, elle est surprise, et fait ce qu’elle peut avant de se prendre le khalasar sur le coin du museau.
    Entièrement d’accord avec vous sur le côté plus puissant de l’arc dans le livre qui d était sur la fin autrement plus classe que celui de la série. Son duel avec Drogon dans l’arène, c’était quelque chose tout de même.

    sur Jon : je ne suis pas d’accord, on a la montée de la tension depuis de début de la saison, avec les arguments de Thorne contre Jon pendant l’élection, les regards d’Olly, les remarques d’Alliser, l’incompréhension de la Garde vis-à-vis de ses décisions concernant les Sauvageons. Le climat était propice à ce geste. Mon seul regret c’est la part que Thorne y a pris.
    Et oui, Kit Harington est devenu un des maillons forts de la série.

    Sur TWOW : a priori, George devrait le sortir avant la saison 6. Pitet pour pas se faire griller la politesse sur certains trucs. Donc ça devrait être bon.

    « Vice-Versa » : bien sûr que j’irai le voir 😉 A bientôt alors !

    @ Never : Lockeforever… JE NE VOA PADUTOU…

    @ Vareth : GG pour le miroir inversé de la bataille du Mur !! C’est exactement ça, je n’avais pas du tout percuté.

    @ El provocador :

    => il aimait déjà trainer avec des blondes à l’époque. On partage la pinte avec Melloctopus ?

    @ Sylen : je ne pense pas qu’il y aura de saut dans le temps, c’est votre première option qui est la plus logique, correspondant finalement à ce que la série a toujours fait.
    Intéressant votre remarque sur les dialogues, il faudrait que je me refasse un run complet d’ailleurs.
    Et je vous rejoins sur GRR Martin, même si je pense qu’il sait comment ça se termine. Son souci c’est qu’il est un peu empêtré dans le « comment ».

    @ CerberusXt : pas sûre que la lumière soit celle d’un WW. J’y vois plus le signe de la grâce de R’hllor. Je veux believe moi aussi…
    J’ai édité le billet concernant la mort de Stannis. En revoyant la scène, je n’ai plus de doute concernant sa mort en fait. C’est un montage à la Tony Soprano cette affaire.

  20. Combien de temps s’écoule, généralement, entre la sortie en anglais d’un tome et sa sortie en traduction ? (je me vois pas du tout lire 1000 pages en américain)

  21. @ Lockeforever : excellente question. 6 mois ? Faudrait voir les dates de publication dans le wiki.
    Sachant en plus qu’on n’en aura qu’un tiers en français pour commencer.
    Apres, c’est pas compliqué à lire en VO. Faut juste se munir d’un dictionnaire ou d’une connexion internet avec une page Reverso ouverte .

  22. oui mais moi je suis un chevalier d’été du bief, j’aime bien le confort, lire avec un dico, je laisse ça aux nordiens/dorniens/giskaris/dotrakis/valyriens

  23. @Lockeforever : Je viens de regarder les dates de publication, il y a environ 7-8 mois entre la version originale et la version française… la saison sera donc probablement largement terminée entre-temps ( et puis personnellement je ne crois pas à la sortie avant la saison 6 de toute façon, George m’a déjà fait beaucoup trop de faux espoirs ^^ ).

  24. Hey La Dame, si jamais D&D nous font le coup du : « Et bah non, Stannis en fait est pas mort », tu réagiras comment ? XD

    Volontiers la pinte, j’ai une de ces soifs !!!

  25. Sinon on n’en a pas parlé, mais la BO a été magnifique dans ce grand final de trois épisodes, la reprise des rains of castamer dans le morceau Atonement pour Cersei est juste ma musique préféré de tout le show.
    Forgive me, la version triste du thème de Stannis était déjà sympa dans l’épisode 9, comme les musiques de Hardhome, mais atonement est juste magnifique. La musique est enfin de retour, je trouvais Rawadi en retrait depuis la saison 2 mais j’aime bien cette saison de ce point de vue.

  26. @ Melloctopus : excellente question ^^! Tout dépendra, comme à chaque fois de la manière dont ce sera exploité : à la dornienne ou à la Sansa ?

    @ Nifixe : j’avais bien aimé le boulot de Djawadi la saison dernière aussi. Là il faut un joli travail de variation sur des thèmes en place depuis plusieurs saisons, c’est efficace et bien exécuté.
    Je suis d’accord sur « Atonement », que je n’arrive pas à départager d’avec « Two Swords » (l’an passé) comme meilleure variation de « The Rains of Castamere ». J’aime bien aussi le recyclage du thème « Breaker of Chains » de l’an passé dans « Dance of Dragons ». Un seul regret sur la BO de cette année : le thème de Dorne est assez décevant et il n’y a pas de version de Djawadi pour « The Dornishman’s Wife » 🙁

  27. ma version préférée de RoC, c’est celle ou jaime revient fighter contre l’ours, mais je connais pas le titre.

  28. « All you lords and ladies, still think that the only thing that matters is gold. Well this makes me happier than all your gold ever could! And that makes me happier than all her sapphires, so GO BUY YOURSELF A GOLDEN HAND, AND FUCK YOURSELF WITH IT! »

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