A l’Ouest, rien de nouveau.

Bon, je vous préviens les gens, y’a du billet en pagaille qui n’attend plus QUE publication. Je rattrape mon retard à un train de folie alors, attachez vos ceintures, je retire l’échelle.
Même que si vous êtes sages, je vous ferai un topo sur quelques séries visionnées / en cours du visionnage. Ouais, carrément. Effet d’annonce. Donc sans doute sans suite. Peu importe.

Mais point davantage de trolling, occupons-nous céans du cas désolant du film du jour et non, ce cas désolant n’est en aucune façon celui de « Transformers 4 », lequel est un cas Michael Bay, donc hors du spectre de notre réalité. En plus, je vais vous dire « Transformers 4 », c’est franchement bien.
Alors que « Albert à l’Ouest »… Et bien tout est dans le titre.

Au risque de me répéter, je voudrais revenir sur ce mystère étrange et pénétrant entourant les gens qui traduisent les titres originaux au français.
«A Million Ways to Die in the West » est le titre original de « Albert à l’Ouest ».

Je vous laisse quelques minutes pour encaisser. Avec des photos rigolotes.




MAIS ! Je me dois malgré tout de rétablir la vérité. «A Million Ways to Die in the West » ne méritait pas son titre original. Alors autant l’appeler « Albert à l’Ouest », ce qui permet au moins de faire un jeu de mot sur la qualité plus que discutable de ce film singulièrement moisi.

Pour une fois, je suis en effet entièrement d’accord avec les traducteurs du titre. L’intégralité de ce film est partie à l’ouest, mais genre en territoire non colonisé.

Résumé, mes pistoleros :

Parce qu’il est trop gentil, carrément loser et un peu couard sur les bords, Albert vient de se faire plaquer par sa fiancée, qui s’affiche désormais avec un homme plus riche et plus moustachu que lui. A cause d’un défi stupide lancé sous le coup de la colère, Albert doit défier son rival en duel. Il reçoit alors l’aide d’Anna, nouvelle venue en ville. Mais bon genre la gentille newbie c’est Charlize Theron.
Facile ta vie, Albert.


« C’est comme ça qu’on séduit Charlize, petit. Avec de l’accordéon. »

« Elle aussi, je l’ai pécho. »

Comme vous pouvez le constater, aucun rapport avec les mille et une façons de mourir dans l’Ouest Sauvage et pour cause, ce qui était pourtant un concept intéressant pour alimenter les ressors dramatiques du film n’apparaît que sous la forme d’un vague running gag, dilué dans un comique de situation tellement forcé qu’il ne fonctionne qu’en de rares occasions.
Les rares fois ou Seth Mc Farlane, acteur principal et réalisateur, réussi à construire un gag, c’est lorsqu’il le fait sur le long temps, prouvant que les ressors comiques sont avant tout affaire de contexte et de construction. Certainement pas de références anachroniques placées à la va que je te pousse entre deux blagues potaches et une galéjade vaguement à propos.

Mon problème avec « Albert à l’Ouest » pourrait venir uniquement du fait que je sois totalement imperméable à l’humour scato, un des ressors « comique » du film les plus réguliers, mais concrètement, ce n’est pas ça le problème de fond.
Le souci principal reste que l’histoire n’a pas besoin d’être racontée au Far West pour fonctionner. Du coup, si l’on choisit ce lieu et cette époque, autant jouer à fond la carte de l’authentique en déclinant le titre original du film en vrai moteur de l’intrigue.
Au lieu de ça, Seth Mc Farlane se contente de raconter l’histoire d’un mec qui tente de reconquérir son ex mais va tomber amoureux de celle qui l’aide, en saupoudrant de temps à autre le tout d’une ou deux références à son contexte historique et géographique.

Le film en devient vain, malgré les deux trois gags qui fonctionnent, et ne parvient jamais à faire illusion. On sent très tôt que rien n’est vraiment construit, rien n’est cohérent, tout est affaire de forcer le gag, de créer un cadre temporaire au développement d’un humour sans lien aucun avec le reste de l’histoire, avant de passer à autre chose, où il faudra à nouveau recréer artificiellement un cadre pour une autre blague toute aussi mauvaise car jamais pilotée par un projet global.
Le manque de rigueur est total et se ressent à chaque minute.

On est assez loin du sympathique sans être génial « Ted », du même réalisateur, où il y avait, à défaut de grandes idées, un fil conducteur tenu d’un bout à l’autre, autour de l’improbable duo formé par les personnages principaux.

Note : 0

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