« In the name of the Seven my father I fly !!! »

ENFIN bon sang, ça y est, on est sorti du tunnel de milieu de saison, la zone de calme plat avant les meurtres, les events à base de dragons, les massacres de masse et l’attente d’un an jusqu’à la prochaine saison.
Cette fois, ça y est, on arrive au bout de la dernière saison de Game of Thrones presque sans spoilers, avant d’attaquer les saisons de tous les dangers, où D&D vont devoir allègrement dépasser les livres pour le bien de leur série.

En attendant, penchons-nous donc sur l’épisode du jour, sobrement intitulé « Mockingbird », ce qui m’oblige à caser au moins une référence à « Hunger Games » dans ce billet. Un épisode dans la lignée des trois précédents, ni nul, ni génial farci de bons moments et d’autres qui nous font faire « gné ? » avant que notre attention soit brutalement détournée par des butt shots venus de nul part.
Cette semaine était celle de la parité en la matière d’ailleurs, je tenais à le signaler parce qu’il parait que la série est sexiste parce qu’on y voit pas assez de transgenre. Sans. Déconner.
Sans transition, l’épisode du jour, attention, le petit oiseau va sortir…

Thelma et Mouise.

Cette semaine, lady Brienne et son fidèle escuyer Podrick décident de se payer un relais et château histoire de varier un peu de leur triste quotidien, où Pod fait rien qu’à cramer des trucs, tellement que c’est limite si on ne lui suspecterait pas quelque sang targaryen dans l’ascendance.


Les voici donc dans un de nos endroits préférés de tout Westeros, j’ai nommé l’Auberge du Poney qui Tousse, adresse réputée pour ses célèbres tourtes aux rognons, son vin et ses Zanimaux.

Ce lieu, moult plébiscité par Jean Luc Petitrenaud pour ses produits frais du terroir et la simplicité champêtre de sa cuisine est aussi l’endroit où nous avions perdu de vue un des personnages les plus importants de la série, le futur seigneur du Trône de Fer, Roi dans Andals et des Premiers Hommes : Hot Pie.

Avant de ceindre la couronne, Hot Pie a poursuivi sa carrière de marmiton, perfectionnant son talent pour les monologues enflammés sur la cuisson des œufs de cailles et sur l’importance de la sauce, nous livrant par là une des meilleures punchlines de tous les temps.
Oubliez les « Winter is coming », « There is no one like me, only me », « You had one job » et autres « You know nothing, Jonsnow », Hot Pie vient de les coiffer tous au Poteau avec ce qui fera désormais office de devise à sa maison.


Et ceci a été fait de mes blanches mains. Parole.

Histoire de lui faire fermer sa mouille, Brienne prend le risque, inconsidéré selon Pod, de révéler au Petit Chef le but de leur mission, trouver Sansa Stark, de « Winterhell ? », « Non FELL… », « Z’êtes sûre ? », imprudence qui leur vaut, au grand plaisir de Brienne, l’offrande d’un Zanimaux en forme de loup carrément plus classe que celui de la saison 3, ainsi qu’une information quelque peu inattendu sur Arya.

J’aime beaucoup comment après la scène du lapin, on découvre dans ce dialogue la dynamique désormais établie entre Brienne et Pod, qui complètent plutôt bien leurs carences respectives : Brienne est un peu naïve, Pod a été élevé à l’école de la paranoïa de Port Réal (une formation diplômante très réputée), Brienne n’a pas son pareil pour découper son ennemi en rondelles, Pod connait sur le bout des doigts les relations qu’entretiennent les maisons entre elles. Brienne a la modestie de s’en remettre à son savoir, Pod l’élégance de lui reconnaître un talent certain pour faire parler les cuisiniers. Quand bien même il avait raison : c’est très imprudent de causer à tort à et travers, surtout à Hot Pie qui dans le genre commère se pose là.

Sur la suggestion de Pod, Brienne prend donc la route des Eyriés, dans l’espoir d’y mettre la main au moins sur Arya, donc, qui selon l’écuyer serait partie dans cette direction, vers la seule famille qu’il lui reste.

Châteaunoir.

Après leurs exploits chez Craster, les frères de la Garde de Nuit sont de retour au Mur pour fêter leur glorieuse victoire sur une dizaine de mutins fins saouls et à demi demeurés.
Conduisant la glorieuse troupe sous les vivats de la foule, Jonsnow, la boucle souple et le poil soyeux, entre en majesté dans la grande cour.

Notons que ser Alliser Thorne est un homme très très méchant qui déteste tout : les Jonsnow, les Sauvageons, la neige, et les memes, puisqu’il demande à ce que Moonmoon vire de Châteaunoir séance tenante parce que la Garde de Nuit c’est sérieux, pas de gadriole ici bon sang…
Fantôme s’en va donc faire de la merde ailleurs, merci d’être passé vieux, se fut bref mais émouvant.

Meanwhile, Jon et ses camarades debriefent un peu leurs aventures, racontant la mort tragiquement mystérieuse de Locke, dans les sanglots du frère Fewer qui ne s’en remet pas. Puis on en vient à la question de Mance Rayder, tout de même, contre lequel Jon propose un truc de ouf : et si on bouchait les tunnels qui passent sous le Mur ?

De toute manière cette idée ne passe pas la censure de ser Alliser, qui use de son autoritay pour empêcher le plan brillant d’être validé par les ingénieurs.
Eeeeeet voilà comment la série nous prépare donc l’attaque de Châteaunoir, tu la sens ma tension, « pas du tout« , attend un peu pour voir, « toujours rien, non…« .Cette année, s’il n’y avait eu l’improbable talent découvert chez Kit Harrington pour égayer nos passages au Mur, je crois qu’on se serait vraiment ennuyé. Autant le début de saison était bon, autant là, on sent que les choses se tasse et que personne, depuis le raid destiné à booster cet arc, n’a grand chose à dire au sujet de la bataille qui s’annonce. En même temps, entre des scènes un peu molles mais qui raconte quelque chose et des séquences poignantes mettant en scène les Frères Jurés qui attendent les Sauvageons en jouant à la belote, j’ai vite fait mon choix.

La mallette pédagogique du professeur Sandor.

Aujourd’hui, le professeur Sandor a décidé de donner un cours de biologie à son élève, la petite Arya Stark.
La leçon du jour porte le la meilleure manière d’achever un blessé afin d’abréger ses souffrances. On se demande d’ailleurs SI CA VA RESSERVIR UN JOUR OMGTANTDESUSPENS.

L’éducation nationale préconisant les cas pratiques ainsi que les manipulations par les élèves, quoi de mieux qu’un paysan à moitié crevé pour montrer à la petite où se trouve le cœur et comment lui mettre un coup d’épée dans la gueule du ventricule.

«-T’as bien repéré l’endroit ?
Oué.
Ok, alors maintenant à toi de jouer. Prends donc ce personnage de la saison 2 qu’en le voyant poper de manière aléatoire dans notre dos tous les spectateurs se sont dit « tiens, il me dit vaguement quelque chose ».
Ah oui c’est vrai, vous êtes « prisonnier n°2 », dans la même chariote que Jaqen H’gar.
C’est cela.
Et vous vouliez me violer avec un bâton !
C’est exact, quelle mémoire !
Merci.
Du coup, on fait quoi ? On reste à discuter du bon vieux temps ?
Non, je préfère que vous bougiez pas pendant que je vous enfonce mon épée dans le cœur.
Oh ! *clapclap* Bien joué Arya, tu l’as parfaitement assassiné. Je suis si fier de toi.
Merci, m’sieur Clegane. J’ai eu un bon professeur. »

Cet épisode contient tout de même deux intros de perso un brin foireuses. Et celle de Rorge n’était pas la pire. Pourquoi faire revenir ce personnage juste pour le regarder se faire tuer par Arya ? J’avoue que je n’ai pas trop saisi l’intérêt du truc, même si la scène en elle-même était bien faite et se laissait regarder avec un certain plaisir, en grand partie à cause de ce lien qui se tisse entre Arya et le Limier. Ceci étant, un random coupe-jarret aurait tout aussi bien fait l’affaire que Rorge, dont le caméo était légèrement inutile.
Tout le contraire de celui de Hot Pie, qui s’avère un excellent moyen de faire avancer la mission de Brienne sans avoir à s’infliger de longues scènes de quête stérile.

Mais pendant que je disserte sur le retour de Rorge, Sandor souffre. Car l’évadé de la chariote n’était pas seul à tenter une embuscade sur le Limier. Rorge est en effet venu avec son fidèle compagnon Grégory le Zombie, qui a mordu le pauvre Sandor dans le cou.

Sale nouvelle, car si je ne m’abuse, ni le feu, ni le mercurochrome ne peuvent rien contre ce type de morsure…
Cette blessure est en revanche l’occasion d’une scène très touchante entre le Limier et Arya.
Globalement cet arc est au même niveau que celui de la saison 2 entre Arya et Tywin Lannister. Comme je le disais je sais plus trop quand avec toutes les bêtises que je raconte, Arya est comme Sansa, sur une dynamique d’éducation. Si sa soeur aînée apprend par elle même en développant des moyens d’auto défense, Arya se montre perméable aux enseignements de ses sensei successifs, Syrio Forel, Yoren, Tywin, Jaqen, la Confrérie, et maintenant Sandor Clegane. C’est là un excellent moyen de remplir son arc, très délayé dans les livres et riche en marche à pied. Ici, même si une scène semble parfois inutile, elle finit toujours par revêtir un intérêt parce que l’on a le sentiment que chaque élément construit le personnage, le préparant à quelque chose.

Meereen.

Il se fait tard. Après s’être déchainée sur les dance floor de Meereen dans sa nouvelle robe, Dany rentre dans ses appartements un rien épuisée. Vivement qu’elle retrouve son lit et ses coussins afin de faire un gros dod….

OHPUTAINVOUSM’AVEZFAITUNEDECESPEURS !!!!!!

Daario Naharis, avec une cravate en jean, limite on le croirait déguisé en ser Jorah, l’attend (en un seul mot) avec des fleurs.

«-Tactac Khaleesi, bien ou bien ?
COMMENT OSES TU T’INTRODUIRE D…
Eh j’ai encore rien fait. Sur la vie de ma mère, vous êtes trop belle. Je vous ai apporté des fleurs et tout, parce que vous kiffez les fleurs !
C’est toujours non, Daario, allez dormir.
Je pète trop une durite Khaleesi, mode mauvais délire et tout.
Allons bon…
C’est les hormones, tavu. Chuis trop vénère, rien à taper, rien à niquer tmtc, c’est la grosse déconvenue.
Mais qu’est-ce que j’y peux moi ?
Tu la poses vraiment, cette question, Khaleesi ?
En fait non. Aller, retire cette cravate en jean grand fou et fais-moi la brouette dothraki.
SWAG.« 


La cravate en jean, pire tue l’amour après le slip kangourou.

Le lendemain matin, ser Jorah s’éveille à l’aube en mode Ricorée. Ce matin, il a rendez-vous dans la friendzone avec sa khaleesi et le voilà justement qui se présente devant ses appartements avec sa plus belle cravate en jean et

OHPUTAINVOUSM’AVEZFAITUNEDECESPEURS !!!!!!

L’ami Ricorée Waario déboule, tout débraillé, mais d’une force que même Sansa Stark, elle aurait compris qu’il a zoumzoumzang dans la benzbenzbenz de la Khaleesi.
Moi, naïvement, je pensais que ser Jorah allait tenter de le balancer par la fenêtre en hurlant « TH3 TH1ING5 I D0 F0R L0V3 !» (ser Jorah hurle toujours en l33t Sp34k, cherchez pas…), mais non, le mec, il reste vachement détendu pour quelqu’un qui vient de se faire coiffé au poteau par un bledard analphabète. Elle devait être vachement bonne, la Ricorée.

Pire, arrivé devant Dany, le voilà qui se met en mode papa ferme mais juste :
«-Dis donc ma fille, j’espère que vous vous êtes protégés au moins.
Mais bien sûr,trop relou quoi… pfff…
Ecoute, ce Daario, il m’a l’air d’un garçon très… enfin voilà, déjà je pense qu’il se trimballe la collection complète des maladies vénériennes du continent. Et puis c’est un mercenaire, tu ne comptes tout de même pas faire ta vie avec.
Mais non enfin… »

Ah ? Comment ça Dany, tu veux développer ?

«-Daario est un sex friend, c’est tout. D’ailleurs, je viens de l’envoyer à Yunkaï pour reconquérir la ville en mon nom. »

Et c’est là qu’il se passe un truc BIZARRE. Limite tu sens le vent de l’Apocalyspe qui te frôle tandis que Daenerys expose son projet de reconquête à Jorah, que Jorah lui explique qu’elle ferait bien de se ménager les élites des cités parce que sinon elle va finir par se mettre tout le monde à dos et que Daenerys L’ECOUTE.
Ainsi donc, c’était ça le secret pour la rendre enfin clairvoyante : Daario avec juste une cravate en jean.
Prodigieux.

Ainsi, la voici qui se range à l’avis de ser Jorah, et pire, qui décide de le distinguer en lui attribuant le mérite de son changement d’opinion.

Mouais. J’y crois à mort. Elle se sentirait pas un peu coupable la Khaleesi, sachant très bien que le pauvre Mormont doit souffrir le martyr ? Du coup, elle lui concède sa position sur les élites esclavagistes ?
Ce qui voudrait dire qu’elle s’opposait jusque-là pour la forme, ce qui achève de la rendre complètement stupide.
C’est moi où c’est pas facile de suivre le personnage de Dany cette saison, entre ses délires autoritaires et ses réactions de midinette ?

Et sinon, franchement, vous les trouvez comment ces passages à Meereen où certes, il faut bien que l’arc avance mais où il ne se passe vraiment rien d’intéressant ?
Non parce que hein, regardons les choses en face : Dany couche avec Daario, la belle affaire, on s’en tamponne les amygdales avec une babouche, Dany veut reconquérir Yunkaï mais comme on n’arrive déjà pas à la situer sur la carte on s’en fiche un peu, Dany veut gouverner comme un vraie reine et là, on ne s’en fout pas parce que ZUT, quand est-ce que tu vas te tourner vers Westeros, cocotte ?

J’en parlais l’autre jour, l’impasse dans laquelle GRR Martin avait fourvoyé son personnage. Elle se ressent déjà très fort dans la série et je me demande bien ce qu’ils vont devoir inventer pour tenir le coup jusqu’à la résolution de cet arc foireux et chiant à mourir.

Peyredragon.

Un peu de parité, que diable ! Après le postérieur de Daario, offrons donc à nos amis les hommes une autre scène de nudité gratuite, pour ne pas dire une scène gratuite tout court featuring Carice Van Houten dans le plus simple appareil. Y’a pas à dire, c’est joli. Une plastique pareille ça devrait être classé patrimoine mondial de l’humanité.

Mais retrouvons plutôt un autre patrimoine mondial de l’humanité, la reine Selyse, concourant dans la catégorie « maladies mentales », pour le prix de « la collection la plus étrange ». Compétition qu’elle remportera haut la main n’en doutons pas, grâce à ses trois superbes fœtus.

La reine Selyse se rend donc dans les appartements de Mélisandre quand, depuis le couloir, lui parvient cette étrange mélopée.

Et en effet, la voilà qui tombe sur dame Mélisandre train de jouer au sous-marin avec ses boobs.

«Curieux » semble se dire Selyse qui joue à ne pas se démonter quand bien même la prêtresse rouge se fout un tantinet de sa gueule en l’attaquant sournoisement avec de l’humour. J’imagine que la scène sert deux objectifs :
-développer le personnage de Selyse pour la saison prochaine, en la montrant beaucoup moins sûre, face au bestiau, que Mélisandre soit vraiment le meilleur truc qui soit arrivé à son couple.
-poser des éléments pour Shoren qui me sont un peu mystérieux pour l’heure vu que « that’s not in the books ». Yet. Ainsi, nos pires soupçons concernant Shoren Baratheon seraient donc fondés ? Et quand je dis « pires », je pèse mes mots en ne sous entendant strictement rien, parce que tout ce qu’on sait pour l’heure, c’est que nos supputations à la lecture viennent d’être confirmées par l’épisode du jour. Y’a un truc, avec Shoren. Et c’est tout ce que l’on peut en dire…

Bon, c’est moi où ils sont fait vraiment n’importe quoi avec cet arc de Peyredragon, délayant un maximum l’action, laissant les personnages dans les affres du « j’m’ennuie, je sais pas,quoi faaaaiiireeeeuuuh ! » alors que l’an passé, Stannis avait visiblement un objectif, celui que Mélisandre avait vu dans les flammes. Mais là, tout le monde semble l’avoir oublié, sans doute afin de mieux créer le suspens, sauf que bon…
Je n’ai rien contre l’idée de dynamiser un peu l’action en introduisant des effets d’annonce ou des frustrations artificielles. Tant que ça fonctionne, tout me va. Mais là, je ne sais pas j’ai un sentiment au-delà du mitigé sur la manière dont les personnages et leurs actions ont été traités cette saison. Comme si D&D ne savaient pas trop comment faire évoluer leur arc au détriment d’un autre, et avaient fait le choix de sacrifier Stannis et son crew au profit d’une mise en place laborieuse qui semble presque aussi déconnectée du reste de l’histoire que peut l’être celui de Dany….

Bref, pas une folle réussite cette affaire-là, malgré le fait que chaque scène contenait sa part d’intérêt. C’est grâce à Stannis que nous avons connu la Banque de Fer, et de nombreux éléments ont été introduits afin de préparer l’avenir. Peut-être que dans deux trois ans, j’apprécierai mieux cet arc et son rythme étrange, ainsi que ce qui me semble être une errance narrative, destinée à noyer le poisson dans l’eau.

Port Réal.

Dans les prisons de Port Réal
Y’avait un prisonnier
Personne de le vient voir
Que son frère amputé…

Et visiblement, les frangins ont décidé de nous jouer la seconde manche de la scène du procès, intitulée « toute cette émotion, frak ! ». Ok les garçons, on a compris, vous roxxez grave l’un comme l’autre tellement qu’on sait plus très bien lequel des deux on aimerait pouvoir cloner pour l’avoir à la maison (même si Tyrion a deux avantages majeurs : il prend pas trop de place à ranger et il a le sens du festif, alors que Jaime, il faut lui couper son steak).
Petite scène un rien plan plan servant à poser les enjeux de l’arc Port Réal cette semaine tout en résumant ce qu’il s’était passé la semaine dernière. Moi aussi je peux le faire et en vachement plus rapide : Tywin a cru entuber ses deux fils mais finalement, c’est lui qui s’est fait entuber, même si est finalement bien entubé celui qui croyait entuber car Tyrion n’a toujours pas de champion. Je n’ai jamais écrit autant le mot « entuber ».

La question du champion, the Chosen One, celui qui risquera sa vie pour la tête du Lutin semble bien complexe car Jaime confirme à son frère qu’il est aussi habile avec sa main gauche que Jean-Marc Ayrault avec un gouvernement.
Même si je me demande s’il ne se débinerait pas un peu, le Jaime…

«-Sans indiscrétion, qui ma sœur a-t-elle choisi pour être son champion ?
Ah… Tu vas rire… How can I put this… »

Et sans transition retrouvons Cersei Lannister contemplant son Elu, celui en qui elle place désormais toute sa confiance pour rendre justice à Joffrey.

THE HULK.

Dans un passé pas si lointain, Lena Headey était connue sous le nom de Sarah Connor. Du coup, parfaitement logique, la voilà qui engage un Terminator pour la représenter lors du duel judiciaire.
Et pas n’importe lequel : ser Gregor Clegane, la Montagne en Marche, le Pourfendeur de Chevaux, le Désanuseur des Conflans, 2m50 au garrot, approximativement 700 kilos de barbaque montés sur ossature lourde.

Ça valait sans doute une introduction totalement débile, à base de « ser Gregor s’entraine tous les matins en tuant des innocents ». Parce que les mannequins d’entrainement, c’est pour les faibles. Ou parce que son primarque préféré dans Warhammer 40 000 c’est Angron. J’hésite encore.
En tout cas, la vision de la Montagne occupé à tuer des gens tandis que Cersei patauge dans leurs viscères le sourire aux lèvres était sans doute le truc le plus dispensable ever de la série. Même les sexpositions sont moins foireuses que cette présentation (re-présentation) du personnage à mi-chemin entre le fun et le ridicule.


« Ser Hulk ? »

« Greeuuh ? »

« SMASH !!!!! »

Ah sûr qu’elle l’aime, sa Montagne, qui lui rappelle si subtilement que

Et pendant que Gregor Clegane poursuit sa murderposition (nouveau concept), le défilé des candidats au poste de « champion de Tyrion » continue dans sa cellule. Et voici Bronn, portant un magnifique ensemble Chanel, collection « Eté but winter is coming », pourpoint de velours sur chemise de flanelle avec col à jabot en dentelle de Calais, petits artisans français, encourageons les productions nationales, collants de chez Lejady, le tout très élégamment accessoirisé d’une cape « hussard » en taffetas surpiqué. Notons que Bronn chausse des Louboutin à légère talonnette.
Bref c’est fort seyant, on dirait presque un mousquetaire tellement ça fait petite escrimeuse en collant cette tenue.


« Mais enfin, c’est quoi votre problème avec les mousquetaires ? »

Je crois que c’est surtout les collants, mais passons.

Et revenons à Bronn et ses fringues de nouveau riche qui crient très fort « va te faire foutre Tyrion, une personne blonde et rugissante a acheté ma loyauté ». Et la preuve, Cersei a en effet neutralisé ser Bronn en lui offrant la main d’une dame inconnue de la série mais très connue des lecteurs, Lollys Castelfoyer.

[Le point : Castelfoyer.


« Fier d’être Fidèle », ce qui en langage commun se traduit par « lèche-cul cinquième dan »

Souvenez-vous, le jour du départ de Myrcella, de cette superbe émeute qui débuta parce qu’un paysan avait mis une bouse dans la tête de Joffrey, déclenchant une crise de rage en mode « kill them all ». Peut-être vous rappelez-vous que le Grand Septon fut à cette occasion pour le moins festive démenbré vivant par la foule en liesse, et que Sansa avait failli se faire violer dans une ruelle, agression dont elle réchappa de justesse, sauvée par Sandor Clegane.
Et bien dame Lollys Castelfoyer, personnage récurrent des livres qui zone pas mal à la cour avec sa mère, landy Tanda, fut bien moins chanceuse.
Dans la vie, Tanda Castelfoyer c’est un peu madame Bennett dans « Orgueil et Préjugés » : issue d’une petite maison, elle veut à tout prix marier ses filles. Son aînée, Falyse, a déjà trouvé chaussure à son pied, mais reste Lollys, la plus jeune, gauche, timide et disgracieuse peine à attirer les convoitises. Les choses semblent encore plus mal engagées lorsqu’elle est retrouvée, errant nue dans les rues de Port Réal, quelques jours après l’émeute et les nombreux viols dont elle a été la victime. Incapable de s’en remettre psychologiquement, Lollys qui n’était déjà pas une flèche, restera dès lors une simplette, qui plus est enceinte des œuvres de trouzmille émeutiers.
C’est donc ce parti peu avantageux vu de loin sur lequel Bronn va mettre le grappin.
Un deal plus qu’honnête pour lui, roturier, qui il y a encore quelques années n’était qu’un mercenaire. Elevé au rang de chevalier, il devient seigneur de Castelfoyer, après la mort de l’époux de sa belle-sœur Falyse, qui commet l’imprudence de le défier en duel. Belle-sœur qui trouvant logique de s’en remettre à la reine pour réclamer réparation, va pâtir de la folie de Cersei qui la livrera à Qyburn, son docteur Mengele perso, pour qu’il s’en serve comme rat de laboratoire.

C’était le point : Castelfoyer ]

Si cette histoire de la maison Castelfoyer n’apparait pas dans la série, l’existence de Lollys nous est donc mentionnée ici, avec pour Bronn, l’objectif de se débarrasser prochainement de sa femme histoire de devenir seigneur de droit de sa maison. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Cersei a bien joué, même si la manœuvre n’a rien de géniale. Facile, mais efficace, le deal lui assure que Bronn choisira son intérêt avant celui de Tyrion.
Comme Han Solo, il n’est qu’un mercenaire, mais bon, aucune chance qu’il revienne pour sauver le cul des rebelles pendant l’assaut de l’Etoile Noire.

Comme Samantha Jones, Bronn s’aime plus qu’il n’aime Tyrion. Qui ne peut le blâmer, Bronn se contentant d’être Bronn. La confiance que Tyrion lui accordait n’était de la responsabilité que de Tyrion. Bronn lui, continue d’être Bronn : opportuniste, arriviste, égoïste.

Après toutes ces déconvenues, il semblerait que la journée n’en est pas encore fini avec le cas de Tyrion. C’est désormais le prince Oberyn qui vient lui rendre visite :

«-Ma parole, cette cellule est pire qu’un moulin !
Bijour aussi…
Pardon, prince, c’est que bon, c’est un peu le défilé des lâcheurs aujourd’hui.
Ji viens vous voir parcequi nous partageons ine passion commine.
Les putes ?
Non.
L’alcool ?
Bien, ji suis venu parcequi nous partageons trois passions commines : li putes, li vin et li Lannisters morts.
Aaaaaah….. »

L’occasion pour la série de nous servir sur un plateau ce qu’elle sait presque faire de mieux, avec les buttshots et les sexpositions : les longs dialogues de contexte entre deux bons acteurs. Ici, le numéro est parfait, entre Oberyn qui raconte sa première rencontre avec Tyrion, et ce dernier qui s’effondre petit à petit, brisé par le poids de la haine de Cersei.
Mais au final, dans un élan de noblesse pas du tout désintéressé mais drapé de cette classe folle un brin téméraire qui fait son charme de frappé du bulbe qu’on adore parce que flûte, il déboite, Oberyn Martell se dresse comme un seul homme –ohwait-et se déclare « li champion » de Tyrion, sous le regard enamouré de ce dernier.

Se faisant Oberyn joint l’utile à l’agréable. Ayant fini par comprendre que la mort de Tyrion ferait plaisir à Tywin et Cersei, qui se sont montrés au mieux de sales menteurs, au pire de gros méprisants vis-à-vis du tragique destin de sa sœur, et sachant que Gregor Clegane, l’assassin d’Elia sera son adversaire donc potentiellement sa victime, il fait d’une pierre deux coup : vengeance et emmerdement maximum.

Malynx, le lynx. Devise de la maison Loxam.

« On your wing, like an eagle… »

Instant choupi et nostalgie aux Eyries cette semaine, quand Sansa décide de se prendre pour la Reine de Neige et de se construire elle aussi son palais de glace : Winterhell. Ou Fell, on ne sait plus très bien.


Comme on ne peut jamais être tranquille dans ce foutu château, voilà que Robyn se pointe pour lui expliquer que quand il sera grand, il fera voler des tas de gens parce qu’il voudrait être ingénieur dans l’aéronautique psychopathe, plus tard. Et en voulant montrer à Sansa comme installer une chambre de torture dans Winterfell, il lui pète sa haut tour.
Jusque-là, on note que Sansa a été comme de coutume très distinguée. Faut dire que Robyn est de prime abord plus supportable que Joffrey. Mais un peu comme son prestigieux modèle (j’aurais rêvé d’une scène entre ces deux-là), quand il pète une durite, c’est aussi imprévisible que soudain et violent. Robyn se met donc à faire des moulinets de bras en bavant et Sansa fait alors ce que toute personne saine d’esprit aurait fait à sa place : elle lui met une balle dans la tête une baffe (parce qu’elle est très distinguée).

Et Robyn de s’en aller en pignant qu’il « va le dire à sa mère ». Mais pourquoi le sort s’acharne ainsi sur Sansa, qui échange Cersei et Joffrey pour Lysa et Robyn ?
Heureusement que le bon tonton Petyr est là pour veiller sur elle et la protéger, surgissant de derrière un buisson pour la rassurer.

Et voici donc que Petyr lui tient à peu près ce langage :

«-Ah, Sansa… J’ai aimé furieusement votre mère… Et vous lui ressemblez tant, mais en plus jeune…
C’est… Gentil ?
Si les choses avaient été différentes, je l’aurais épousée, et vous seriez ma fille.
Non, c’est impossible. La génétique interd…
Et comme j’aimerais que vous soyez ma fille, je m’en vais sur le champ vous rouler un patin. »

A peine le temps de dire « Beurk non, toutmaispasçmfffmmmmfmff », Sansa se retrouve avec Petyr collé sur la tronche.


Même qu’on peut se mettre le jingle qui va bien . En remerciant Mr. Antoine Daniel.

Cette fois c’est donc officiel, lord Baelish est un gros Pedobear des familles et ne venez pas me dire « ouiiiiii, mais Sophie Turner en vrai elle a 18 ans, donc bon c’est pas tout à fait non plus, hein bon quoi, tolérance, toussa, l’amour n’a pas d’âge, mayrde »
Aidan Gillen a toujours 46 ans, ce qui, si je ne m’abuse ni ne me plante nous donne un écart d’âge de 28 ans, soit à peu près le mien d’âge, il y a quelques années maintenant, oui, je suis vieille et je vous merde tous, j’ai aucun problème avec ma ride du lion ni mes sillons naso-géniens, et puis pourquoi vous parlez de ça, le sujet c’est Littlefinger roulant une pelle à Sansa, supposée avec quelque chose comme 13-14 ans au moment des faits !

Et puis, le pire, enfin…. Le pire, je sais plus trop où est le pire maintenant… LE PIRE reste tout de même l’argumentaire : « vous auriez pu être ma fille, permettez donc que je vous littlefingered ».

Mais y’a quoi qui tourne pas rond chez toi, Petyr, bordel ? ça te suffit pas de tripoter des gamines de 13 ans dans la neige, il faut en plus que tu fantasmes que ce soit ta fille ?


Jozeph Fritzl était le seul shipper de la romance Sansa/Littlefinger

Aussi fou que cela puisse paraître, dans l’immédiat, le plus grand danger menaçant Sansa c’est pas le petit oiseau de Petyr Baelish, mais sa vieille chouette de tante, qui a surpris l’instant Pedobear et entend bien faire payer à Sansa son comportement de traînée. On sent la petite Stark prise au dépourvu face à la fureur de sa tante qui lui met la tête dans la porte de la Lune (ce n’est pas sale) sans doute histoire de vérifier si tous les noms d’oiseaux dont Cersei et Sandor l’abreuvaient à Port Réal sont justifiés.
Sansa volera-t-elle aussi bien qu’un Concorde ? Son atterrissage sera-t-il aussi flamboyant que celui de l’Hindenburg au aussi furtif que le vol MH 370 ?

Autant de questions auxquelles je me propose de ne pas répondre, car c’est le moment que Littlefinger choisit pour venir au secours de la fille de l’amour de sa vie, rassurant Lysa sur ses sentiments envers elle juste avant de…






Dans deux semaines.

Le vol de Lysa Arryn va-t-il changer la face du monde ? Et bien nous aurons peut-être quelques éléments de réponse dans une quinzaine. Notez qu’on continue dans la série des mariages foireux dans cette série.
Prodigieux :
-Ned et Cat : malgré la fin de Ned, se sont encore eux qui s’en sortent le mieux.
-Cersei et Robert : ils se détestent.
-Robb et Talisa : c’est de leur faute. Appeler leur premier enfant Eddard….
-Joffrey et Margaery : la tourte n’était pas fraîche.
-Littlefinger et Lysa : les tests ont prouvé que les Tully sont aérodynamiques.
-Renly et Margaery : « je me demandais, le fait que vous me touchiez jamais… ça a une influence sur la fertilité ? » Las, Renly se prit un couteau d’ombre dans le buffet avant de pouvoir répondre à cette question…
-Rhaegar et Elia : non mais entre le mec qui trompe sa femme et se fait péter le plastron par le fiancé outragé et l’épouse qui se prend une Montagne sur la tête, nan, ça fait rêver.
-Daenerys et Khal Drogo : parce que tu peux rien contre le tétanos, guerrier des plaines.
-Tyrion et Tysha : c’était une pute payée par son frère, pas vraiment sa femme. Officiellement. Mais le résultat est le même.
-Tyrion et Sansa : elle aurait pu l’apprécier mais son beau-père a fait sauvagement assassiner son frère.

Moralité : et après on s’étonne que je sois contre le mariage…

Bien, nous devrions être sortis de ces épisodes un peu mous du milieu de saison. Décidément, les saisons sont toutes sur le même modèle, avec un passage à vide à mi-parcours. Parfois plein de remplissage, parfois avec plus de contenu, comme c’est le cas cette saison, ce qui n’exclut malheureusement pas les scènes un peu inutiles.
Mon inquiétude à partir de maintenant, et de la saison prochaine, vient des livres, où le matériau, très délayé et parfois pauvre sur certains arcs, nous promet quelques moments d’ennui et/ou de solitude. Sauf à anticiper sur des arcs non encore publiés, et c’est à souhaiter, je crains que l’on ne s’ennuie beaucoup. Or, sur les arcs de Brienne, Arya, Daenerys, Theon, Bran, on en arrive presque aux évènements de ADWD (certains y sont même déjà).
En attendant, le prochain épisode…

Et je vous promets moult mandales et force tourbilolz…


« Olé ! « 

PS : parce qu’on ne change pas une équipe qui gagne

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