Purple King, puuurple king (air connu)

Je crois que pour tous les lecteurs, cet épisode était un peu considéré comme le Messie tant attendu. Depuis le premier épisode de la saison 1, toute personne ayant lu « Le Trône de Fer » attendait avec plus ou moins de patience, cet instant mi-magique mi-OMAGADENFIN !!!!!

L’épisode du jour pourrait presque être rebaptisé « l’épisode du lourd » tellement ça sort la grosse artillerie à tous les étages : royal wedding, statue de lion en pâte à sel, tourte surprise, spoil sur la fin de la série, le tout écrit par GRR Martin.
Non, nous n’avons pas connu ouverture de saison aussi « BAM, in da face ! » depuis et bien depuis jamais en fait. Oh, tout n’est pas parfait, ne rêvons pas trop non plus, mais sachons apprécier ce que la providence nous offre.

Today, is retribution day !

Cette semaine donc, l’évènement qui était en gestation depuis la fin de la saison 2, le mariage que tout le monde attendait de Joffrey Baratheon et Margaery Tyrell.
Un timing qui tombe à pic pour la série, diffusée en pleine saison des mariages. D’ailleurs, je suis moins même en plein dedans car je reviens tout juste d’un weekend enterrement de vie de jeune-fille/garçon de toute beauté, et j’en profite d’ailleurs pour faire force coucous et moult *coeurbisouscoeur* aux futurs mariés, qui JE LE SAIS NE VOUS CACHEZ PAS DERRIERE VOTRE ECRAN lisent ce blog et suivent assidûment la série. Car regarder des séries est COMME CHACUN LE SAIT, la chose qu’ils préfèrent avant d’aller se coucher.

Aux lecteurs, une petite requête concernant l’épisode du jour : pas de spoils dans les commentaires concernant « Who dunnit ».

Hell on Wheels.

Si d’aventure, lecteur chafouin, tu t’interrogerais sur pourquoi tous les recaps de Bran s’appellent “Hell on Wheels”, en voici l’explication :

Quand la série « Hell on Wheels », la vraie est sortie, je m’étais mis dans la tête, toute seule, et sans aucun élément m’ayant induite en erreur en plus, que le héros de ce programme était un handicapé qui vivait au Far West, qu’il se déplaçait dans fauteuil roulant en bois et que c’était pas facile tous les jours : hell, on wheels, CQFD.
Voilà.

J’ai jamais dit que ça serait logique.

(« et t’as bien fait ! »)

Du coup, quand j’ai vu Bran quitter Winterfell dans sa brouette à la fin de la saison 2, j’ai aussitôt compris que « Game of Thrones » était en train de l’offrir la série dont je rêvais sur le type handicapé au Far West.

Maintenant que c’est clair pour tout le monde (si, c’est clair, arrêtez de lever les sourcils comme ça enfin, vous ressemblez à James Franco…) j’aimerais attirer votre attention sur autre chose.


Saison 1


Saison 4

Qui est ce type qui se fait passer pour Bran Stark ? C’est…… LE MÊME

Ma parole cet enfant pousse aussi vite qu’un dragon (ou qu’un chat…) !

Impressionnante puberté + poussée de croissance mise à part, nous retrouvons cette année nos fondamentaux concernant Bran :

1)une pastille TROP courte histoire de ne pas oublier qui est Bran Stark, que l’on aurait pu aisément déplacer dans un autre épisode, avec un arc développé. Mais bon, j’imagine qu’à la production, ils doivent se dire que les spectateurs de GoT sont très lents à la comprenette, et tous plus ou moins atteints par Alzheimer. Du coup, Bob, tu sais, ils ont sans doute déjà oublié qui est Bran, faut leur en mettre une pitite couche. Pardon mais la scène où Ramsay parle de lui et Rickon (qui était donc présent dans l’épisode par procuration) suffisait en fait largement.

2)Jojen Reed, le copain des réveils en beauté. Mais frakfrakfrak, il suffit bon sang ! Moi qui croyais naïvement que le schéma rêvevert=>OMAGAD=>réveil=>JojenReeddanstaface aurait été abandonné en saison 4, que je suis naïve !!! Que je m’en veux !
Et en plus, à chaque fois que j’assiste à ce type de réveil, c’est plus fort que moi :

Vous savez comment ça va finir ? Vous savez ce qu’il va se passer ? Je vais rebaptiser Jojen Edward et vous n’aurez plus que vous yeux pour pleurer, D&D, voilà !!! Ah ! MAYRDE, TIENS !

A noter une variante à ce scénario trop bien rodé : Meera a parlé.

Mais si, Meera, la frisée au fond à droite, qui n’a plus rien dit de la saison dernière après sa première apparition, tant et si bien qu’elle aurait presque mérité de partir avec Rickon histoire de mettre tous les gens ronchons et mutiques dans le même panier. Ce qui leur aurait donné de super dialogues, mais je dis ça, je dis rien.
Oui, donc, Meera a eu au moins, facile, deux lignes de texte cette semaine, pfffiiiooooouuuu, c’est fête.

Plus tard dans la journée, la fine équipe continue de progresser dans la forêt magique d’au-delà du Mur, Hodor tirant Bran sur un traineau, ce qui me fait penser qu’il faudrait que je rebaptise les parties de Bran « Hell on Sledge », mais on verra ça plus tard parce que, croyez-le croyez-le pas, il va se passer un truc super important, là, maintenant, tout de suite.

Eté va japper.

Holy crap.

C’était trop inattendu, un chien qui jappe.

Non je déconne, le vrai truc important arrive encore après.

«-OMG ! Un modem ADSL ! » Se met à hurler Bran sur son traineau en découvrant un barral. « Il faut que je me connecte pour relever mes notifications Facebook, depuis le temps !
Connectez le prince urgemment ! » Beugle alors ce lèche-botte de Jojen.

Et en effet, Bran a masse notifications Facebook à relever. La Corneille à Trois Yeux lui a mis plein de lolshots sur son mur. Elle lui a aussi posté une invitation pour un évènement, « Le Congrès International des Vertvoyants ». C’est d’ailleurs grâce à cela que l’on apprendre enfin ce truc hyper méga über important, qui va trop changer la vie de cet arc : « Il faut aller au Nord », explique Bran.

MERCI PRINCE BRAN OU PLUTOT DEVRAIS-JE DIRE CAPTAIN OBVIOUS !!!!!!

Sans déconner, mais quoi le fuck ? Depuis la saison dernière on sait qu’il doit aller au Nord, mais là, un corbac lui envoie un poke et ça y est, c’est la trop la révélation de l’année ??? De qui se moque-t-on ?
Encore un dialogue « recap » écrit pour remettre les idées en place d’une minorité de spectateurs qui doit sans doute regarder la série tout en jouant à Skyrim et qui ne retient donc qu’une scène sur quatre, celle qu’ils arrivent à vaguement regarder entre trois pops de dragons (d’ailleurs, je sais pas vous mais moi je flûte tous ces dragons qui m’empêchent de faire mes quêtes…) !

Franchement quoi…. Déjà que le segment était tout pourri à cause de réveil avec Jojen en mode l’ami du petit déjeuner…

Bon aller, on se reconcentre. Il y avait vraiment une info SUPER importante dans ce passage.

L’info c’était la véritay sur ça :


Je n’ai pas trouvé le GIF de ce plan, alors à vot’ bon cœur.

Aaaah, comme cette image d’un dragon survolant Port Réal avait fait couler de l’encre et de la salive dans tous les recoins du web international, les non-lecteurs se disant « OUIIIIIIIIIII !!!!! » les lecteurs « DAFFUQ ? »

Et au final, qu’est-ce qu’on apprend ?

Un teasing en mousse digne des plus grandes heures de Marcel Beliveau.

Ahah. On y aurait presque cru hein.

Bon si, aller, c’est pas si inintéressant que ça. Parce que clairement, c’est bien la première fois, série et livres confondus que l’on a la confirmation d’un retour des dragons en Westeros.
Enfin, d’un dragon, au moins.
Quelque part, c’est rassurant, et ça fera fermer leurs bouches à tous ces oiseaux de mauvais augure qui chouinent que « Jamay Dany ne reviendra, arrêtez de rêver ! »
A ce point de la Chanson de la Glace et du Feu, j’ai presque envie de vous dire que de toute manière, je suis juste contente de savoir qu’un dragon survolera à nouveau Port Réal. Avec ou sans das Khaleesi.

Fort Terreur.

Fort Terreur, ou Dread Fort en version originale dans le texte, était apparu sur la carte dès le premier épisode, ce qui avait donné des sueurs froides à bon nombre de spectateurs, qui étrangement, n’étaient guère pressés de s’y rendre.



Bah ? Pourquoi, c’est sympa pourtant, Fort Terreur, un joli château, avec une jolie forêt autour ! Forêt où nous retrouvons ce cher Barry Ramsay Snow (mais j’ai envie de garder Barry moi 🙁 ) venu nous expliquer comment ça se passe pour de vrai, les Hunger Games, avec Miranda la Drôlesse dans le rôle de Evil Katniss et Theon Greyjoy dans celui de Peeta le Boulet.



Tous trois courent après une fille d’une District très pauvre qui n’a pas trop l’air de posséder le moindre skill de survie dans la forêt, attendu qu’elle hurle tous les deux pas « Aaaah, c’est trop horrible, je vais sûrement mourir quelle horreur ! »
Si tu gueulais moins, ma fille, tu économiserais ton souffle et se serait un tout petit peu moins facile pour Michel Fourniret et Monique Olivier de te retrouver, mais bon, je dis ça, je dis rien.

Las, la carrière d’aventurière de notre malheureuse s’arrête net lorsqu’elle se prend une flèche dans le genou et accessoirement deux molosses dans la face. La partie étant finie, il est grand temps de rentrer à la maison pour y déguster quelques tartines au maroille.
Oui, du maroille, parce que Fort Terreur c’est dans le Nord, je rappelle. Il faut être précis question gastronomie, c’est pas GRR Martin qui me dira le contraire (remember les 77 plats du mariage tous décrits par le menu. Sacré George, il réussira toujours à me donner faim. D’ailleurs j’écris ce billet en festoyant d’une poularde).

Sans doute attiré depuis les Jumeaux par l’odeur veloutée du fromage, Roose Bolton choisit ce moment pour débarquer en son castel, escorté de son toujours fidèle Locke, qui revient donc pour une nouvelle saison.
Locke, qui visiblement s’entend avec Ramsay comme cul et chemise :

«-Eh Ramsay, vieille branche, comment ça va bien ou bien ?
Bien ! Je reviens d’une super partie de chasse, on a fait déchiqueter la bonniche par mes chiennes !
Et j’ai manqué ça !
T’inquiètes, j’en organise une autre demain ! Et toi alors, t’aurais pas un truc à me raconter, genre comment t’as fait couiner le Régicide ?
Attends, je gardais ça pour le repas de ce soir !
Faut trop que tu me racontes. Tu l’imiteras ? OWI ! Et tu me décriras comment son moignon il pissait le sang et comment il a chialé comme une femme sanguinaire et l’odeur de sa main pourrie autour de son cou, raaah, et quand le mestre il lui a cautérisé le bras au fer rouge et…. Il faut que je change de pantalon. »

Je crois qu’on va se remettre le générique frais avant d’aller plus loin, hein.

Peu après, dans les appartements de Roose Bolton, Ramsay introduit Schlingue, l’alias de super héros de Theon Greyjoy, afin de prouver à son paternel que ce dernier est totalement docile. Et Roose Bolton apprécie moyennement parce que bon, c’est pas parce qu’il a un mec écorché sur sa bannière, qu’il a éventré son jeune roi de 15 ans, égorgé sa mère, trahi ses frères d’arme, fait brûler Winterfell et pactisé avec ce diable de Tywin Lannister qu’il tolère qu’on torture les gens chez lui, oh ! Retors, pervers, oui, mais sadique jamais ! On a sa petite étique chez les Bolton et Ramsay vient de dépasser les bornes !

Pour se refaire une réputation dans le cœur de son père, ce dernier lui confie une mission de la plus haute importance : reprendre Moat Cailin, le verrou sur la route royale entre le Nord et le reste du royaume, actuellement aux mains des Fer-Nés. Schlingue sera donc de la partie afin de convaincre les hommes de son père, Balon Greyjoy, qu’ils doivent abandonner la place.
En voilà donc un arc qui avance vite, en tout cas en apparence. Ceux qui ont lu tous les livres se souviendront que le passage à Moat Cailin arrive dans le livre 5, « A Dance With Dragons », ce qui fait donc progresser à pas de géant l’intrigue de Theon. Et c’est très bien ainsi.

Merguez party.

Je tenais à ouvrir cette partie consacrée au personnage préféré de beaucoup ici sur ce GIF.
Ce GIF qui, je crois, récompense l’amour invétéré pour le rightfull king of Westeros, l’assiduité dans la défense, et le respect dû à la personne royale d’un des lecteurs les plus stannisien qui soit, et qui sera j’en suis sûre, justement ému par l’audition occulaire de Stannis Baratheon prononçant haut et clair son nom :

De rien, ça fait plaisir.

Et se sera d’ailleurs le seul truc que j’aurais à dire au sujet de Peyredragon parce que comme du côté de chez Bran, on est ici plus dans le recap feignant qu’autre chose.
Mince alors, la saison dernière on nous avait vendu quelque chose d’autrement plus classe !

Stannis donc, sa sorcière rouge, son Davos, sa femme collectionneuse, sa fille de Silent Hill et son neveu marin au long cours.

Qu’est devenu Gendry à propos ? L’an passé, ser Davos l’avait inscrit pour un stage intensif à l’école de voile des Glénans et pour tout vous dire, je crains un peu que cette affaire ne vire à l’Odyssée de Pi, mais sans le tigre pour faire classe sur la chaloupe, plutôt l’Odyssée de Gendry, en 2D, avec un forgeron branquignol et deux trois croutons de pain pour la route.

La saison dernière, ser Davos était en délicatesse avec Stannis, rapport à son idée de stage de voile pour le neveu de son roi, lequel roi n’aime 1) pas trop qu’on lui rappelle que Gendry est son neveu 2) pas trop qu’on lui barbote son sang de roi 3) parce que ça lui pourrit tous les super sacrifices prévus par Mélisandre pour dominer le monde.
Souvenez-vous de cette dernière scène aussi piètrement jouée que sublimement éclairée d’un glorieux soleil levant, l’aube nouvelle se levant sur Stannis Baratheon brusquement convaincu par Mélisandre d’aller gambader au nord, bien plus au nord, au motif que :

«-Tu vas pas le croire mais pendant que je faisais cuire les merguez, j’ai eu une vision de R’hllor.
HAaaan, pas possib’ !!
Si, même qu’il m’a dit que tu devais aller sauver le monde au niveau du Mur.
Ah ben du coup on y va alors, préparez vos baluchons les gars et vous, dame Mélisandre, soyez gentille, faites-nous donc quelques sandwiches !
Mais sire, votre neveu ?
Mon quoi ?
Notre neveu…
J’ai pas de neveu.
Ben si, le fils de votre frère, Robert.
Ah oui, zut, c’est vrai, j’arrive pas à m’y faire. Ben quoi, mon neveu ?
On fait quoi ? On le rattrape ?
Oh… Doué comme il est, il sera repoussé sur le rivage avec la marée. »

Bref, divagations sur les forgerons mises à part, il était bien question d’une armée sur le départ pour une expédition glorieuse à nulle autre pareille.
Et bien de ce projet il n’en sera point fait mention. Pire, on se contente de radoter la même came que depuis deux saisons…
Mélisandre sert de recap ambulant sur R’hllor, au grand dam de la pauvre Shoren qui a dû flipper sa race en voyant miss Tout Feu Tout Flammes entrer dans sa chambre une bougie à la main.
La reine Selyse raconte n’importe quoi : « J’adore collectionner mes fœtus et manger des mouettes ».
Du coup Stannis fait la gueule tandis que ser Davos est toujours là pour lui rappeler diligemment les liens de parenté l’unissant avec les gens qu’il voudrait bien brûler :

«-Sire, ce monsieur qui vient de nous éblouir lors du final de la reconstitution de la vie de Jeanne d’Arc, c’était votre beau-frère.
-J’ai pas de beau-frère.
Ben si, le frère de votre femme.
Ah oui, c’est vrai… Y’a un rapport avec ce type-là, le forgeron culturiste ?
Votre neveu ? Non aucun.
J’ai de plus en plus de mal à suivre, heureusement que vous êtes là, Davos *coeurbisouscoeur*
De rien sire *coeurbisouscoeur*»








Un intrus s’est glissé dans cette série d’images : sauras-tu le retrouver ?

Et voilà, je pense avoir fait le tour : un dieu tout rouge, comme un roi que je connais, une grande prêtresse pyromane, une femme et une fille qui font un peu peur et la bromance Stannis/Davos… Mince alors, c’était aussi chiant que la pastille de Bran…

Port Réal.

Sur l’heure de midi, Tyrion convie son frère Jaime pour un petit snack improvisé. Sauf que ser Jaime ne veut rien manger, rapport soit disant, à son membre fantôme, toussa. Soit disant. Comme le fait remarquer Tyrion, personne ne semble plus manger dans ce château !
Entre Sansa et sa grève de la faim, Jaime, son moignon Weight Watcher et Cersei avec son régime 100% grands crus, on se croirait à l’élection de Miss Somalie !

QUE TU ES NAIF TYRION !!!

On est à quoi, un jour du mariage, plus personne ne mange parce que tout le monde veut pouvoir entrer dans sa robe le jour J !

Enfin disons que pour Jaime Lannister, sa robe du mariage est un peu le cadet de ses soucis. Son plus gros problème à l’heure actuelle, c’est son absence de main droite :

«-Allons, tu étais un super combattant avant, je vois pas pourquoi ça changerait maintenant que tu dois te servir uniquement de ta main gauche enfin !
Et bien… C’est gênant de l’avouer, Tyrion…
Quoi donc ?
Quand j’ai créé mon perso… Disons que voilà, j’ai mis tous mes points d’XP sur la main droite…
Queuah ? T’as choisi de jouer guerrier ET T’AS PAS PRIS AMBIDEXTRIE ??? »


« Et en plus père t’a offert une vorpale !!!???!!! »

Ainsi est dévoilé le lourd secret de ser Jaime. Ni une, ni deux, Tyrion lui colle un maître d’arme entre les la pattes, en la personne de Bronn, espérant que ce dernier lui fera récupérer les points de talent trop légèrement dépensés dans les compétences « combat à une main » et «inceste » (où Jaime atteint un niveau de grosbillisme assez rare).
A noter, chers non-lecteurs que dans les livres, c’était ser Illyn Payne qui se chargeait de la rééducation de Jaime. Malheureusement, dans la série, l’acteur incarnant le bourreau muet de la couronne, Wilko Johnson, a décidé de mettre fin à sa carrière après avoir découvert qu’il était atteint d’un cancer incurable. C’est la raison pour laquelle Bronn le remplace ici au pied levé. Avantage, entre sa langue bien pendue et celle du Régicide, cela promet des échanges savoureux durant leurs séances d’entraînement.
Pendant que Jaime prend des gnons, Tyrion se décide enfin à en mettre à Shae.

Ah, Shae… comme elle était devenue chiante ces derniers temps, incapable de comprendre à quel point elle est en danger, et combien Tyrion l’aime, suffisamment pour la vouloir le plus loin possible de lui. Tyrion sait de quoi sa famille est capable. Logiquement, Shae le devrait aussi puisque son Lion lui a raconté l’histoire de sa première femme, une prostituée comme elle que Tywin fit faire violer en réunion sous les yeux de son fils afin de lui servir de leçon.
Mais non « blabla my Lion, blabla jalouse, blabla pas contente, blabla on ne m’achète pas, blabla blibla… » Tant et si bien qu’à la fin, on écoute plus vraiment, ni nous, ni Tyrion, qui décide de la mettre sur un bateau manu Bronnitari, et hop, direction Pentos et une maison de luxe avec servantes et mojitos. De quoi elle se plaint, franchement ? Comme fin de carrière pour une prostituée dans cette série, c’est plutôt classe !

Je me demande bien ce qu’en pense Roz.

Cet arc n’a de cesse de m’intriguer, je l’avoue, même si je suppute (ohloljeudemots) un peu la chute suite au dialogue entre Bronn etTyrion. Difficile dans dire plus pour le moment donc autant nous contenter de ce que nous savons : Shae la plus si funny whore est partie pour Pentos et on est tous drôlement soulagés.

Mais passons sans plus attendre à la wedding shower de Joffrey et Margaery, qui se voient chacun régaler de somptueux présents dont le plus beau reste tout de même la fugitive apparition de Mace Tyrell, le père de la mariée et visiblement quatrième mousquetaire si j’en crois son bouc, venu offrir une coupe très moche au roi.


 » »Un pour tous et tous pour un, lorsque l’on est mousquetaire » »

Sans déconner, heureusement que ta fille c’est Natalie Dormer, sinon toi et ton calice de 3 tonnes, vous étiez renvoyés à Hautjardin bêcher les gardenias pour le restant de vos jours.

Vient ensuite le cadeau de Tyrion :

«-Voilà, mon neveu, ce cadeau très rare pour ton mariage.
Une X-Box One pour jouer à « Arbalète Simulator » ?
Euh, ah… parce qu’en plus d’être un petit con tu es un consoleux… Ok, non, en fait, je voulais t’offrir ce très gros livre extrêmement rare et hyper recherché.
Le tome 6 du « Trône de Fer », « The Winds of Winter » ?
… Non, toujours pas. Mais bon, c’est un genre de préquelle, pour patienter en attendant, quoi… »

Et quand tu crois que Jojo va claquer le beignet de son oncle avec son gros bouquin sans images, il se passe un truc de fou…


Légitimement, la réaction de tout le monde ne se fait pas attendre :


Le temps de s’en remettre, ser Goldorak apporte à Joffrey le présent de son papi Tywin, la seconde épée en acier valyrien.

Largement mieux que la X-Box One.

Alors que le roi la présente à la foule en clamant que cette lame se doit d’avoir un nom, je note qu’un petit malin pas super réveillé, voyant un blond avec une épée à la main, suggère illico de la baptiser Stormbringer.
Je veux pas pourrir ton groove l’ami, mais la série sur les aventures d’Elric de Melniboné c’est pas encore pour tout de suite, alors réfrène un peu ton enthousiasme et

OHMONDIEU !

Joffrey met un prodigieux coup de latte à la préquelle du « Trône de Fer ».

« Et dire que je l’avais fait dédicacer par GRR Martin », soupire Tyrion, à peine étonné dans le fond de ce brutal pétage de plomb de la part de son neveu.

Je note au passage que Joffrey est très peu soigneux avec ses épées. Là, c’est tout de même sa troisième depuis le début de la série, entre Dent de Lion, jetée à la baille par Arya, Heart Eater pour le siège de Port Réal et Book Destroyer aujourd’hui.
En revanche, sa fidélité envers sa chère arbalète ne s’en jamais démentie en quatre ans. Joffrey est l’homme d’une seule arme.

Cette wedding shower a un grand mérite, celui de bien poser l’ambiance du mariage à venir. D’entrée de jeu, on ressent le malaise qui ne nous lâchera plus jusqu’à la toute fin de l’épisode, sans doute un des plus malsain de toute la série.

Royal Wedding.

“Les Tudors”, série moisie entre toute, avait une immense qualité : elle savait réussir ses exécutions.


Et après cette exécution et le départ de Natalie Dormer vers de plus verts pâturages, la série a perdu tout intérêt.

« Game of Thrones », série sur laquelle on adore dauber, a elle aussi su trouver sa marque de fabrique : les mariages.


J’ai pas pu m’en empêcher, désolée…

Avec bonheur et simplicité, GoT sait restituer ses ambiances festives où l’émotion le dispute au degré d’alcoolémie des invités, ces instants graveleux qui maculeront à jamais le souvenir d’une journée dont la mariée rêvait depuis toute petite, les vieilles rancœurs qui explosent après le quatorzième verre de rouge qui tâche de tonton Patoche, qui n’a jamais pardonné à tata Jeannine qu’elle se soit accaparée le service à melon de mamie Suzanne, il y a 25 ans… Oui, un épisode mariage dans « Game of Thrones » est toujours une réussite des plus glorieuses, même si franchement, je trouve qu’ils ne font AUCUN effort sur la playlist.
Toujours la même chose, entre « The Bear and the Maiden Fair » et « The Rains of Castamere », c’est un peu chiant. Vous auriez pas moyen de varier un peu, non ?

Heureusement que je suis là pour les illustrations sonores à la hauteur de l’évènement. D’ailleurs, je vous propose sans plus attendre de commencer directement par le commentaire live de la cérémonie, sur cette superbe musique de la Ligue des Champions d’Haendel.

Enfin, le jour tant attendu est arrivé. Tout le ghotta est réuni dans le Grand Septuaire de Baelor, sous les bannières rutilantes des maisons nobles du Bief et des Terres de l’Ouest. C’est tellement traditionnel…

Présente au premier rang, la mère de roi, la reine Cersei Lannister, vêtue d’un très seyant rouleau de moquette, affiche cet air mi-pincé mi-altier mi-décontracté mi-allez tous mourir bande de gens ! qu’on lui connait si bien.
Rappelons que sous peu, Cersei Lannister sera notre ex-reine et deviendra madame Loras Tyrell, le frère de la mariée du jour, qui épousera dans quelques instants le roi Joffrey Baratheon, fils de la future ex reine Cersei.

Mais voici que se présente soudain la somptueuse Margaery Tyrell, dans une robe qui aurait sans doute plu à Daario Naharis, rapport à toutes les roses qui poussent dessus. On se demande pourquoi c’est Monsieur d’Artagnan qui accompagne la fiancée vers l’autel, mais bon, hein ce genre de détail est accessoire parce que franchement là, tout le monde n’a plus d’yeux que pour la choucroute de la promise.

Visiblement, la devise de sa famille « Growing Strong », s’applique aussi à ses cheveux.

Notez sur cette photo, un détail, oh, juste un tout petit détail de rien du tout.

SON FRAKKING COLLIER.

Sans déconner, vous vous souvenez du scandale du collier moche dans l’épisode précédent, avec lady Olenna qui balançait des rivières de diamant dans la mer parce qu’elles n’étaient pas assez rutilantes pour ce petite fillotte ?
Tout ça pour nous sortir un pauvre collier tout miteux là où j’attendais ça

Ou au moins ça, quoi

Mais à peine le temps de s’attarder sur ces détails, déjà Joffrey passe son manteau à Margaery, le Grand Septon fait son truc avec la corde et hop, ça y est « nous avons une nouvelle reine ».
Si c’est Sansa qui s’exprime on imagine sans peine la douleur de Cersei à cet instant précis ou tout lui échappe. Elle n’est plus désormais que la fiancée de ser Loras et la fille de la Main. « Power is power », mais de power, il n’y en a plus guère. Voilà qui justifie pleinement son humeur de chien tout le reste de la journée. Surtout avec un Oberyn Martell qui ne se privera pas de lui mettre son statut dans le nez. Sacré Oberyn… Fallait pas tacler son Ellaria, qui avait pourtant mis un pur bonnet de métal pour l’occas…

Allons, la noce est terminée, rendez-vous au banquet nuptial, qui s’annonce glorieux..

Le repas des noces est des plus dispendieux. Moult dais de soie brodés surplombent les invités festoyant de force caviar au milieu des saltimbanques et autres histrions du spectacle, avec dans le coin, un lion géant en pâte à sel.
Sur le coup, pardon, mais ça m’a vachement fait penser à la scène de banquet dans « Le Chevalier de Pardaillec ».

Abdallah de Bourgogne compris.



« Si ti vois c’que j’vi dire… »

D’ailleurs notre bon Adballah de Dorne, ou Oberyn de Bourgogne, on sait plus à la fin, semble d’amuser fort à ce mariage.
«-Bijour ser Loras, vos bouclettes sont tritri réussies ci matin », fait-il comprendre au chevalier des fleurs en lui adressant un gros clin d’œil salace.
Moult vous remercie, Dornien au bouc aguicheur », réplique le frère de la reine Margaery en agitant son capillariat si fort qu’il en renverse presque Jaime Lannister et son moignon qui passaient dans le coin.

Rencontre au sommet entre la fine fleur de la chevalerie du royaume, qui détourne quelque peu notre attention du surprenant bonnet en cotte de maille qui recouvre les cheveux d’Ellaria Sand.


Sans déconner…

Sur le coup, tu croirais presque les deux vont faire ami-ami, et puis tout d’un coup, v’là t’y pas que Jaime remet le mariage de sa sœur avec ser Loras sur le tapi.
Attention, c’est le sujet du mariage qu’il remet sur le tapi. Pas ser Loras. Suivez un peu, même si je vous sais impatients d’aller au bout de cet interminable repas où le vin de la Treille et le fiel coulent à flots.
Pour une étrange raison, que nous appellerons jalousie, Jaime se met à menacer ser Loras avec des menaces. Même si on sent très vite que le plus menacé des deux, c’est le chevalier au moignon, qui semble légèrement inquiet, allez savoir pourquoi, de l’éventualité que sa sœur acariâtre couche avec son époux totalement gay.
Sans rire, Jaime, le taux de probabilité que pareille chose arrive est plus proche du zéro absolu que celui où ta main finirait par repousser toute seule. Calme-toi un peu, bon sang !!



Pendant ce temps, au niveau de l’estrade, Brienne de Torth vient adresser ses plus sincères félicitations à la reine Margaery (oui, j’ ADORE dire « la reine Margaery » autant qu’Oberyn aime l’expression « ex reine douairière » pour parler de Cersei). L’occasion pour Joffrey de se montrer parfaitement con, mais ça ne surprend plus vraiment personne maintenant.
A noter tout de même que pendant ses épousailles, le roi a su condenser toute sa connerie et sa méchanceté en quelques détestables petites minutes qui font de la fin de cet épisode un foutu soulagement. Même si ce petit saligaud va me manquer (parce que Jack Gleeson a fait un travail fabuleux, qu’il est en soit à jamais remercié et qu’il profite à fond de sa retraite maintenant), je dois avouer que je n’en pouvais plus d’attendre le moment fatidique de la tourte aux pigeons. J’en suis tellement contente que d’ailleurs, j’interromps pour quelques instants l’écriture de ce billet pour aller cherche mon arc, mes flèches, me trouver un bon spot de tir, abattre quelques oiseaux et me faire une tarte avec.

Et je reviens donc pour vous parler de cet échange DE TOUTE BEAUTE entre, attention, Cersei et Brienne. Laquelle est carrément classe dans sa livrée bleue qui fait ressortir ses yeux et ses cheveux de…….. TARGARYEN, bon sang, elle a trop des cheveux de Targaryen, je ne l’avais jamais remarqué. Pour un peu, on la prendrait pour le prince Rhaegar. Bigre, s’en est presque effrayant.
Du coup, c’est peut-être pour ça que Cersei vient la voir, elle qui eut les yeux de Chimène (point Nelson Monfort) pour le fils du roi Aerys.







«-Ah, lady Brienne, je tenais à vous remercier pour avoir sauvé la vie de mon frère, c’était gentil.
De rien, il en a fait autant pour moi.
Ah oui ? Je l’ignorais… Dites voir, ma grande, vous auriez pas comme qui dirait le béguin pour ma moitié ? Moitié qui me file la gerbe depuis qu’elle est rentrée mais tout d’un coup, avec cette histoire de sauvetage de vie dont je n’ai jamais entendu parler, l’envie me vient de faire une crise de jalousie et de vous boiter la tête à coup de réflexions qui fleurent bon la menace de grosse aigrie, espèce de clone de Rhaegar. »




Brienne a la sagesse de ne rien répondre. Ou plutôt en est-elle incapable puisqu’il semblerait bien qu’en fait, Cersei a fait mouche et que notre femme chevalier préférée ne s’attendait pas trop à se voir révéler un truc qu’elle semblait ignorer elle-même.
Le pire dans tout ça, c’est qu’il est fort probable que la jalousie de Cersei soit davantage alimentée par Brienne elle-même que par ses sentiments pour son frère. Il semble improbable, vue la vanité de la reine, qu’elle considère Brienne comme une rivale. En revanche, à ses yeux, Brienne représente un idéal qu’elle ne peut atteindre. A cheval entre la femme et l’homme, la pucelle de Torth est cet être, cet androgyne, que Cersei a toujours aspiré à devenir : une femme, investit du même pouvoir que les hommes. Même si elle se fourre à ce sujet le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate, parce que dans le fond, si Brienne est capable de lever une épée, c’est bien la seule parcelle de liberté qu’elle a pu voler à l’autre sexe.
Moi, j’organiserais bien une tea party entre sasoeurl’exreine, Brienne et Arya Stark, juste pour voir ce que ces trois femmes auraient à se dire sur leurs conditions respectives. Je suis sûre que cela serait très intéressant.
Surtout quand Arya et Cersei se rendront compte de tout ce qu’elles peuvent avoir en commun…

De loin, totalement inconscient du drâme qui se joue pour sa belle gueule, Jaime Lannister observe la scène, l’air de rien.
Non mais c’est qu’ils sont mignons, les jumeaux aujourd’hui…


Hyper inquiétante dans ce rôle si peu crédible pour elle de mamie gâteau, lady Olenna vient réconforter Sansa, pour la première fois depuis des semaines, à propos de la mort de son frère. Elle est mignonne mamie, non seulement elle arrive un peu tard, mais elle se plante totalement dans le scénario des Noces Pourpres, auquel elle a visiblement compris qu’il s’agissait du mariage de Robb. Ouais, une pilule et au dodo !




Et durant tout le banquet, la reine Margaery passe son temps à sauver les meubles. Sérieux, on dirait un dompteur de tigre, ou un dresseur d’orque, j’hésite, qui file des trucs à bouffer à son bestiau en espérant que ça lui évitera de bouloter quelqu’un dans l’assistance.

Bestiau qui s’apprête à lâcher son chef d’œuvre à la face du monde.
Et quand on parle de chef d’œuvre venant de Joffrey, autant se dire qu’il va en quelques minutes atteindre un degré de connerie et de méchanceté assez faramineux. Je mets quiconque au défi de se montrer aussi idiot et insultant envers autant de personnes à la même seconde que le roi le jour de ses noces.

Attention, le pestacle commence avec la gueule du lion en pâte à sel qui s’ouvre pour dérouler un long tapi rouge emprunté par une bande de nains incarnant chacun de des cinq rois. Déjà, là, Joffrey est tellement mort de lol que j’ai cru qu’il allait mourir comme ça.
Dans son coin, Tyrion sent le vent de la blague de mauvais goût le frôler une première fois. Et le reste de l’assistance d’assister médusé à cette pantalonnade totalement foutraque où tout le monde sans exception en prend plein son matricule : et Renly, chevauchant un Loras cul nu, et Robb Stark à qui on fait crier « King in the North King in the North » comme un abruti sous le regard de Sansa, et Stannis qui se fait botter le fion, tout ça par un roi Joffrey qui concrètement, n’a strictement rien à voir avec la mort de Renly, la défaite de Stannis ou le meurtre de Robb Stark.

Limite, je pense que c’est lui qui a scénarisé le numéro. Toujours en train de se rouler par terre en se tenant les côtes, Joffrey commande alors à Tyrion d’aller se friter le nain vainqueur, parce que c’est drôle, tu comprends. Ni Cersei, ni Tywin de mouftent. Ils SOURIENT, même si on sent que celui de Tywin n’est qu’un de ses rictus spécial mariages (remember le mariage de Sansa l’an passé) et qu’en fait, il voudrait bien décharger quelques arbalètes sur la gueule de son petit-fils, là maintenant, tout de suite.
Cersei, elle, trop bête pour comprendre que cette fois trop c’est trop se contente d’apprécier la situation. Après tout, c’est peut-être le deuxième meilleur moment de sa journée, après celui où elle a envoyé Pycelle aux cuisines.

Une fois encore, la situation plus tendue que le string de Varys, est désamorcée par Margaery « WOOOOOOPUTAIN LA TOURTE !!!!!!! »
Jamais vu quelqu’un aussi content devant une tarte. Pourtant je fais d’excellentes quiches lorraines. Sérieux, la prochaine fois qu’on m’apporte une tarte, j’essaye de me montrer aussi enthousiaste que Margeary.


« UNE TARTE §§§§§§OMG§§§§§UNE TAAAAAAAAAAAAAARTE §§§§§§§§§§ »

Joffrey est momentanément déconcentré de son oncle par la perspective grisante pour tout jeune marié de mettre un coup d’épée dans la tronche d’un gâteau. Je note un truc que je n’avais pas du tout capté à la lecture, peut-être parce que ça n’y était pas d’ailleurs, mais cette affaire de casser la croute de la tourte à coup d’épée, en lattant le museau des pigeons piégés dedans, c’est hyper symbolique de la nuit de noce en fait.
Y’a pas à dire, les mariages… c’est toujours frais et de bon goût.

Donc Joffrey s’exécute, déboite la tourte, qu’il peut ensuite déguster avec sa nouvelle épousée. Et là, c’est le drame.

«-Oh ben ça, alors, le roi s’étouffe !
Quelqu’un pour lui faire la méthode Heimlich ?
Non, j’ai pas fait secourisme.
Faites le boire encore un peu alors ! »

Mais bon, il est des situations où un bon vieil Heimlich ne suffit pas. Je continue à dire qu’une trachéo lui aurait sauvé les miches, mais mestre Pycelle était aux cuisines à ce moment-là, c’est fou comme la vie est mal faite, parfois.

Dans la confusion, Captain America sous couverture de bouffon s’approche de Sansa.

Sansa est un peu confuse parce qu’entre Marvel et Terminator, tout ça dans un épisode de « Game of Thrones », ça fait beaucoup de références à la pop culture d’un coup. Mais elle se résigne à suivre ser Rogers, sentant qu’en effet, ça pourrait bien devenir aussi chaud pour son boule que l’Adrar des Ifoghas en pleine opération Serval.

Et comme à chaque tragique décès, je me dois de rendre hommage à notre cher disparu, parti trop tôt, trop vite, et qu’une simple trachéo aurait tout de même pu sauver.
Alors voici, pour vous, pour toi Joffrey, un hommage ému, et surtout pontifiant à la vie et l’œuvre de notre roi adoré, notre lionceau rugissant. Que ton souvenir brille sur Westeros pour l’éternité.









































Ainsi disparaît Joffrey Baratheon.

Il est parti Joffrey, avec son arbalète et ses concours de plus gros taré de la série, qu’il remportait si souvent haut la main, malgré la concurrence de Ramsay Snow.
Lui qui nous ravissait semaine après semaine de nouvelles méchancetés et de veulerie est parti rejoindre les étoiles, son père, et le sanglier qui l’avait trop tôt arraché à son affection.
Adieu, Joffrey, adieu petit roi, adieu gansta du Trône de Fer. Tu ne seras jamais oublié.

Et puisque le roi est mort, vive le roi Tommen Baratheon, discrètement remis dans le jeu cette semaine.
Oui, au cas où vous vous seriez demandé qui était cet ado assis à côté de Cersei, et bien c’est lui, visiblement victime de la même maladie que Bran Stark, la puberté FTW qui lui a fait prendre 20 centimètres et perdre 15 kilos dans chaque joue en moins de 6 mois. Saleté de maladie …

Un nouvel enfant roi règne donc sur Westeros. Pendant ce temps, Margeary peut profiter de son second veuvage. A même pas 20 ans (de mémoire, elle doit en avoir 15 ou 16 dans les livres), c’est donc là son second mari qui meurt en moins d’un an. Si elle maintient ce rythme, d’ici quelques temps, elle aura gagné son surnom de Veuve Noire. On lui présentera alors ser Dontos alias Captain America et ensemble, ils pourront reformer les Avengers.

Conclusion histoire de dire que c’est la fin.

Si l’on exclut toutes les petites pastilles dispensables qui ont bien plombé cet épisode avec Bran et Stannis, on peut tout de même saluer l’effort de la série sur cette saison 4. Malgré d’inutiles recaps, on commence ici sur les chapeaux de roue et le moins que l’on puisse dire, c’est que toute la séquence du mariage est une réussite d’ambiance, de dialogues, de jeu d’acteurs. Globalement, c’est de la bonne. L’ambiance du mariage était juste parfaite, en adéquation avec le reste d’un épisode, qui, segment de Bran mis à part, a traité d’un bout à l’autre de mises à mort perverses. Un climat poisseux, malsain, qui faisait presque passer la mort franchement pas propre de Joffrey pour un soulagement bienvenu, comme si, avec le départ de ce petit dégénéré, l’univers de la série tout entier pouvait enfin se réinventer.
Dans les faits, c’est bien ce qui va se passer. Les cartes vont à nouveau être redistribuées, et une nouvelle ère commence pour Westeros.

Autre qualité de cet épisode, qui peut-être d’ailleurs ramenée à la série elle-même, les transitions. Avec ses multiples personnages, situations, localisations, il est difficile à Game of Thrones de se présenter comme un tout. Premièrement parce que l’histoire n’en est pas encore là, ensuite parce que cet aspect était déjà plus qu’implicite dans les livres. Le fait que les actes des uns rejaillissent sur le destin des autres est un concept délicat à mettre en scène, mais pour se faire, on use d’habiles transitions permettant de lier les thèmes avec une grande efficacité.

Exemple : après la scène de Theon et Ramsay, sans que l’on nous ait rappelé la castration du premier par le second, l’épisode enchaine sur Tyrion se servant une saucisse, de quoi nous rappeler ce plan désormais mythique de la saison 3.

Mais cette transition est là également parce que cette scène avec Tyrion met en scène Jaime Lannister, qui lui aussi a été castré, métaphoriquement si je puis dire, la saison dernière. Ce rappel visuel nous renvoie donc immédiatement à l’idée d’impuissance, de privation, dont souffrent et Theon, et Jaime et Tyrion, lui aussi dépossédé du pouvoir qui était le sien en saison 2. On aura pu noter son attitude très prudente depuis le début de cette saison, sa peur constante des représailles paternelle, et sa verve quelque peu éteinte. Pas de mystère, notre nain est lui aussi un personnage castré, cette fois de façon totalement métaphorique.

Autre exemple de ces transitions de très bon aloi : Mélisandre explique à Shoren qu’il n’y a qu’un seul enfer, celui du monde réel. La scène suivante nous amène illico au-delà du Mur, où se tapi l’ennemi de R’hllor, le dieu des ténèbres et du froid éternel, l’enfer selon les zélotes du dieu rouge.

La semaine prochaine reprendra donc l’action exactement là où nous l’avons quittée, sur une reine Cersei ravagée, son fils mort sur ses genoux, hurlant à la garde de se saisir de Tyrion.
J’imagine que l’on entendra reparler du sentiment d’impuissance de Jaime face à cette mort contre laquelle il ne pouvait strictement rien. Peut-être aussi trouvera-t-on là l’occasion d’évoquer ses sentiments vis-à-vis de son fils.

Dans quelques jours maintenant, nous aurons également droit à un siège, celui de Meereen, avec, au programme : des gros cailloux, des punchlines, Waario Naharis, et lord Friendzone.

Jon Snow sera de retour pour le plus grand bonheur des amateurs de bichons maltais, ainsi que Stannis pour celui des fans de grumpy cat.

D’ici là, n’oubliez pas qu’un Stark averti en vaut deux, et surtout, mangez du poulet.

PS : comme la semaine dernière, on revisite les grands standards avec Game of Thrones. Pour l’anecdote translatrice, les fans de GRR Martin ont baptisé le mariage de Joffrey the Purple Wedding en référence à la couleur du roi à la fin d’icelui, et pour faire un clin d’œil au Red Wedding d’Edmure Tully et Cunégonde Frey. Sauf qu’en français, le Red Wedding est devenu les Noces Pourpres, ce qui rend un peu confusionnante l’expression Purple Wedding, laquelle peut se traduire par Noces Violettes, faute de mieux. A noter que la couleur pourpre, originellement, ne désigne pas vraiment un rouge vif comme on l’entend aujourd’hui, mais une teinte assez subtile oscillant entre l’écarlate et le violet. Le français et l’anglais ont chacun détourné le mot « pourpre »/ « purple » vers une nuance différente, rouge en France et violet en Angleterre.
Retenez surtout que Joffrey avait une sale gueule sur la fin.

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