« And so he spoke, and so he spoke…

Le règne animal se divise en diverses catégories savantes permettant de classer les espèces selon des critères scientifiques pointus, aptes à dresser un inventaire exhaustif satisfaisant du vivant sur cette terre.

Mais il existe deux catégories reines où les plus grands biologistes ont trouvé juste et bon de ne faire figurer qu’un nombre limité d’espèces.

Nous trouvons donc chez les animaux cool (« bestiola coolensis ») le chat et le singe.

Et chez les animaux awesome (« animalus genialus ») l’ours et le loup.

GUESS WHAT!!!!!

Épisode écrit par GRR Martin, il est aussi le moins intense cette année. Oui, même les deux épisodes précédents, plus calmes que le début de saison étaient plus riches en tension que ce septième. La raison ? Et bien le grand final qui se profile et qui est dans cet épisode annoncé avec fracas, mais dans un calme relatif. Tout est ici en place pour le dénouement.
GRR Martin auteur de l’épisode pouvait-il s’affranchir vraiment de son propre canon ? Cela semble difficile et de fait, il reste assez fidèle à son œuvre, ne prenant pas d’initiative créative (à une exception près). Par contre, il s’amuse à farcir son épisode de référence aux tomes suivants qui sont assez savoureuses. Et il lève le voile sur une question que pas mal de gens se posaient depuis ADWD au sujet de Theon.

Man vs Wildlings.

GRR Martin à la plume, cela n’a pas que du bon (cet épisode est loin d’être mauvais, mais il m’a semblé plus terne que les autres, plus dans la tonalité de ce qui se faisait en saison 2) mais cela ne peut pas avoir que du mauvais non plus. La preuve, cette semaine, tout, je dis bien tout, fonctionnait de côté de Jon Snow. GRR connait, comprend ses personnages. Il peut se permettre des fulgurances, des pastilles (comme avec Tormund) qui donnent très vite et très efficacement de la substance à certains (Orell) et renforcent en quelques secondes les relations entre Jon et Ygrid. Pour la première fois depuis longtemps, je ne me suis pas ennuyée à les regarder discuter. Cela est en plus parfaitement dans la continuité du final de la semaine dernière, ce qui ne gâche rien.

Ce coup-ci c’est officiel : c’est Jon qui porte la culotte. Revenu chez lui, il peut dispenser à Ygrid tout son savoir sur Westeros, lui expliquer la vie, les parades militaires, les coutumes locales, pendant que le reste des Sauvageons donne furieusement l’impression de s’être échappé d’un plateau où on tournerait une adaptation des « Enfants de la Terre ». J’ai l’impression d’être au paléolithique, c’est curieux…

En parlant de préhistoire, Orell vient donc raconter un peu la sienne en expliquant qu’en gros, c’est pas qu’il n’aime pas Jon Snow et ses glorious hair, c’est juste qu’il est jaloux.
En fait, Orell et son aigle sont amoureux d’Ygrid. Comme un fou, comme un soldat, comme une star de cinéma.

Eh, HBO, vous pouvez me rendre la série de fantasy ? Non parce que j’ai l’impression de regarder un soap au magdalénien, là… Next episode : Orell et Tormund décorent les murs de la cafet de Lascaux.

En parlant de ça, voici cette semaine un Tormund à la hauteur de son personnage dans le livre (merci GRR), qui dispense avec sa gouaille habituelle ce qui pourrait devenir les célèbres bons conseils de tonton Tormund. Un tonton qui aime les métaphores animalières,y compris les plus bizarre.
Que venaient faire des bébés phoques là-dedans ?


Je vous interdis de me blâmer pour avoir directement pensé à ça quand les bébés phoques ont été évoqués…

Histoire de ne plus penser à Brigitte Bardot, Ygrid reporte son attention sur un magnifique édifice tout de moellons vêtus dont l’altier parage ne dépareille en rien à la force tranquille qu’il dégage.


Du coup, Jon a des remords. Elle est mignonne Ygrid, mais elle marche vers une mort certaine. Jamais aucun raid sauvageon n’a jamais abouti. Ils se sont cassés 6 fois les dents de devant sur le Mur : «It is fucking known, Ygrid ! You know nothing ! »

Questions : pourquoi diantre n’en profite-t-il jamais pour le lui renvoyer dans les dents quand elle dit des bêtises ??? Pourquoi s’obstine-t-elle à l’appeler Jonsnow ? Elle a pas encore compris que c’était pas son prénom ?

Le temps que je me prenne la tête là-dessus, Jon ripe sur un « vous » malencontreux, mais comme Ygrid sait déjà qu’il est agent double, ce n’est pas bien grave, le plus important c’est de pouvoir se rouler des gadins sur les rochers.

Pense aux bébés phoques, Jonsnow.

Tormund, espèce de gros dégénéré…. Plus jamais je pourrai regarder un bébé phoque dans les yeux…

Ost Stark.

L’ost Stark est en route vers les Jumeaux, pas ceux-là, les autres, l’endroit où les gens ont des bonnets de nuit sur la tête. Mais le mauvais temps pousse l’armée en marche à s’arrêter car l’heure est grave : Robb a les cheveux mouillés et Talisa se doit d’esponger son époux.

« –Bon, mère, tontons, si vous vouliez bien décarrer de ma tente, s’il vous plait, je dois…
Produire un héritier !« 

Dont acte, conclu par un double butt shot de toute beauté => parité. Et non, je n’a i pas trouvé le GIF, alors à vot’e bon coeur si vous voulez revoir le boule de Robb Stark.

Mais pendant que the king in the North enfile un peignoir que ne renierait pas Bilbon Saquet, Talisa décide d’écrire un courrier de nature épistolaire à sa mère.

Question : qui écrit à sa mère juste après avoir fait boungabounga ? Sérieux ? CAYLOUCHE ! Ou alors, ils ont des moeurs étrange à Volantis, où Talisa aimerait se rendre avec Robb histoire de présenter le roi son époux et leur premier né à sa famille.

Oui, vous avez bien lu : après tous ces épisodes passés à essayer de mettre Robb au pieu, mais gnagna jamais possible parce que lord Bolton, Catelyn ou un fucking master plan pour pouillave les Lannisters, Talisa A ENFIN PRODUIT UN HERITIER.

Est-ce que l’on va pour autant lui pardonner d’avoir fait capoter la belle alliance de Robb avec les Frey que maintenant c’est Edmure « best match they had in the history of their house » qui doit réparer les pots cassés, le fait qu’elle l’ait décrédibilisé aux yeux de ses bannerets, et sa tendance à soigner tous les Lannisters souffreteux qu’elle croise ?

Non. Qu’elle brûle en enfer avec son Royal Baby et tous ses butt shots.

Port réal.

Maynon, Sansa, tu n’es pas stupide. Vas donc lire le dossier que je t’ai consacré dans je sais plus quel billet,c’est vrai je perds le fil à la fin !

Après les bons conseils de tonton Tormund, voici les bons conseils de tata Margaery. Je ne sais pas si Sansa se rend bien compte de la chance qu’elle a d’être sous la protection d’une aussi habile manœuvrière que Margaery. En même temps, je n’ai pas l’impression que Sansa se rendait compte de grand-chose cette semaine .

Et Margaery a très bien fait de lui rappeler que Tyrion est loin d’être le pire Lannister, et que, ben puisqu’on en parle justement, devine quoi, c’est moi qui me le cogne, l’autre dégénéré avec son arbalète. Mais bon, notre premier fils sera roi, alors… Le Trône de Fer vaut bien une bastonnade, j’imagine (je me demande ce qu’en pense Roz…).

Sansa ne comprend pas non plus lorsque Margaery lui explique avec une KOLOSSALE FINESSE qu’en gros, elle a déroulé du câble. Là, on a senti Margaery un peu désemparée, mais je la soupçonne d’aimer Sansa pour cela : dans le fond, elle est drôlement rafraichissante, comme gamine, au milieu de tous ces gens aussi biaiseux que tordus qui passent leur temps à intriguer pour savoir comment planter un poignard dans l’œil gauche de leurs meilleurs amis.



« Comme elle est mignonne ! »

Quelques années plus tôt, à Hautjardin…

Superclash of the week : Joffrey vs Tywin.

Un combat qui n’est pas très sport. Il faut dire que Joffrey commence très mal : il convoque son papi, déjà, bon, LA faute de goût quoi. Et en plus il le convoque pour lui demander des comptes.
Le fou.

La contre-attaque est brutale :

«-Cadreur !
Oui lord Tywin ?
Faites-moi tout de suite une belle contreplongée, et une plongée juste après.
C’est comme si c’était fait, m’lord !
Alors Joffrey, comme ça on vient pas au Conseil, on reste dans ses appartements à lire Arbalète Magazine et on se plaint de rien comprendre à la politique internationale ? Tu serais pas en train de te foutre un tout petit peu de mon auguste gueule ?
Papi, vous ressemblez drôlement à un seigneur Sith sous cet éclairage. Mince, où est mon arbalète quand on a besoin d’elle ??? »

Oui, on lit la peur dans les yeux de Joffrey. Une juste et saine peur. Car comme vous et moi il SAIT.

Il sait qu’il n’a encore été giflé par personne cette saison. Et que ce coup-ci pourrait bien être la bonne.

  • vitevite détourner la conversation

«-Ah ! Je sais, les dragons ! Je veux les passer au napalm !
Bon, j’ai autre chose à faire de mes journées que de calmer les angoisses de gamines qui ont leurs vapeurs dès qu’on leur parle de dragons…
Mais enfin papi ! C’est ma seule analyse et aussi ma seule réplique intelligente de la saison !
A d’autre. Allez, je me casse, c’est l’heure du goûter.»

Mais retrouvons plutôt « One and a half man », ça faisait longtemps !

Le rôle de Bronn s’est considérablement réduit cette année, mais les rares fois où le reitre est présent aux côtés de Tyrion, on en prend pour quelques minutes de dialogues savoureux. Et de leçons de bon sens aussi, comme cette semaine donc, où Bronn rappelle à Tyrion que de base, Shae c’est quand même une dame dont la profession d’être de petite vertu et qu’elle devrait donc s’accomoder sans trop de souci du fait que notre bon nain va bientôt se marier.

T’as qu’à croire… Shae est folle de rage, ce qui est stupide. Bon, après, certes, Tyrion est extrêmement maladroit avec elle, à lui offrir des chaînes en or qui coutent les yeux de la tête et qui sont à peine portables.
Non mais sérieusement, les meilleurs orfèvres de Castral Roc, ils pensaient à quoi quand ils ont fabriqué ce collier qui ressemble vaguement à un cordon pour les rideaux en or massif ? Sur Gregor Clegane, ou sur le Lard Jon, ça irait nickel, mais sur le cou d’une femme délicate ?

Bref, passons le goût déplorable de Tyrion en matière d’orfévrerie pour nous attarder sur Shae, qui est donc très colère de se voir évincée par Sansa. Enfin, ça, c’est dans sa tête, et Tyrion a beau lui expliquer que mais ça m’embête autant que toi, c’est mon devoir, un peu comme toi en fait, on m’oblige c’pas ma faute, mais je te garde quand même, et franchement, bougre d’abrutie : ça ne change strictement rien à ton statut alors ferme là, prend mon collier moche et va me faire un sandwich !

Rien à faire. Bon sang, Shae cette semaine est à ça ne passer devant Talisa au panthéon des personnages que je préfèrerais voir morts.


Aucun lien…

Meanwhile…

Un étrange bateau battant pavillon panaméen passe au travers des épaves qui jonchent la Néra. Va y avoir du boulot pour les archéologues sous-marins dans quelques centaines d’années, c’est moi qui vous le dit !
A bord, nous retrouvons… SURPRISE, Mélisandre et Gendry. Passé l’instant de stupéfaction légitime, le master plan explose soudain dans nos têtes.
Elle a quitté Stannis car il avait des soucis pour se mettre au garde à vous => elle est parti chercher du sang de roi plus frais => elle tombe sur Gendry => il est vachement plus frais que Stannis et de sang royal => OH BEN CA CA TOMBE BIEN ALORS ! => elle lui a dit qu’il ferait rise and fall des kings => ils sont à Port Réal…

L’équation est fort simple :








AHAH ! TU ES MORT KARL MILLER !!!

Ce cours passage de Mélisandre et Gendry à Port Réal était, il faut le dire, LA grosse entorse de GRR au canon. Parce qu’elle suit la logique de D&D, qu’elle lance une piste de réflexion qui doit faire turbiner à morts dans les cerveaux des chaumière, d’autant plus fort qu’elle semble complètement inutile de prime abord. Mais je ne veux pas trop développer, j’ai peur de spoiler…

Yunkai.

Kaiserin Daenerys arrive sous les murs de Yunkaï. Son bear tente bien de persuader la maiden fair qu’elle est de laisser tomber. Tu voulais voir Yunkaï et on a vu Yunkaï, maintenant c’est bon, hein, on rentre !

Mais que veux-tu mon petit Jorah, quand Daenerys a quelque chose dans la tête, ce n’est pas ailleurs ! Alors « gnagna y’a des esclaves, gnagna je veux les libérer, gnagna….« 

Du coup, un représentant de la ville est envoyé en ambassade pour négocier avec des monceaux d’or.
Daenerys a vachement une tronche à négocier :

« Contemplez sa grâce rétroluminescente Daenerys de la maison Targaryen née du la grande tempête de 1999, reine des Andals et des Premiers Hommes même si y’en a plus, Khaleesi chez les dothrakis même si beh eux aussi, y’en a plus beaucoup vu que tous les blood of her blood sont morts la saison dernière, la Libératrice des Esclaves, Mère des Dragons, Premier Secrétaire du Parti Socialiste, Grand Drongaire de la Flotte, Sainte Patronne des décolorés…« 

Et approximativement 72 heures plus tard…

« –Coucou petit émissaire.
Coucou Khaleesi…
Dis voir, ça te dérange pas trop qu’on discute avec toi en slip et moi entourée de mes trois missiles thermo nucléaires du Moyen-Âge ?
Beh disons que j’ai pas le sentiment d’avoir trop le choix….
Bien. Au fait, est-ce que t’as vu « Jurassic Park » en 3D ?
Non, pas encore.
Tiens, regarde, je vais te refaire la scène de la vache en direct live action. »



« –Ok, donc, tu disais, petit émissaire ?
Je… Euh, je… Oui, alors voilà, Yunkaï, cité pacifique entre toutes les cités pacifi…
Nan.
Mais quoi nan ?
Je dis non à tout, c’est un principe. Dès qu’on essaye de me persuader de faire un truc, pas vrai ser Jorah ?
Si Khaleesi.
Bien, et si je vous donne du pognon ?
Rooh, merci. Mais c’est toujours non.
Donc je reprends l’or.
Dis donc ! Donner c’est donner ! Reprendre c’est…
Reprendre c’est reprendre, Khaleesi.« 

Ainsi s’achève la « réunion » où une fois de plus Daenerys aura fait démonstration de son très grand sens de la diplomatie : négocier avec 8000 Immaculés, trois dragons, et un melon hypertrophié, c’est vrai que c’est très sport. Quel bel esprit mademoiselle Targaryen, vraiment…
Elle en aurait des choses à dire à Tywin Lannister. Une main de fer dans un gant d’acier.

Fort de l’idée que « reprendre c’est reprendre », l’émissaire de Yunkaï tente donc de récupérer ses cassettes pleines d’or, sans succès :
« Eh Drogon, par où tu es rentré, on t’a pas vu sortir !« 

Question : elle leur file quoi à bouffer ? J’ai l’impression qu’ils doublent de volume à chaque épisode…

Bon, j’aime bien Dany, mais à un moment, il faut dire les choses comme elles sont : son délire de libérer tous les esclaves du continent est une lubie mégalomaniaque complètement stupide. Daenerys est de culture westerosi, et elle déteste l’esclavage, soit. Mais du haut de ses 15 ans et de la morgue et de ses trois dragons, parce que trois dragons, ça aide bien, pas vrai ? Bref, du haut de tout celà, elle impose au forceps sa vision du monde et de la société idéale à des gens qui ne lui ont rien demandé. Sur le principe, l’esclavage était une belle saloperie, elle a parfaitement raison de vouloir lutter contre. Mais elle est seule dans un continent gigantesque, étrangère à ce monde dont elle rejette avec un mépris souverain la culture. Elle ne semble pas s’en rendre compte, mais elle se crée des ennemis mortels. Pour le voir, encore faudrait-il qu’elle descende un peu de son nuage.
Il est effrayant de constater que parfois, pour ne pas dire souvent cette saison, Dany agit davantage comme la branche dégénérée de sa famille (au hasard, comme son père) plutôt que comme les spécimens les plus équilibrés des Targaryens (au hasard encore, son frère, même si ça peut se discuter. Eh, quand je dis son frère, je parle de Rhaegar, pas de Viserys…)

La Confrérie sans Bannière.

Arya n’est pas très féminine. Les robes, les poupées, les jolies coiffures, les rubans, les trucs kawaï et la K Pop c’est clairement pas son truc.
Par contre, comme toute femme qui se respecte, Arya maîtrise à la perfection l’art ancestral de faire du boudin.

«-Arrête de faire la gueule, Arya.
Nan.
Qu’est-ce qu’elle a la gamine, Beric ?
J’en sais rien.
T’as quoi petite ?
Rien.
Mais si je vois bien qu’il y a quelque chose. Tu fais la gueule.
JE FAIS PAS LA GUEULE ! JE BOUDE ! »

Rapidement, bien qu’il soit un homme et que dans 99.9% des cas il est génétiquement voué à échouer à comprendre les raisons pour lesquelles une femme boude (raisons qu’elle ignore elle-même dans 95% des cas. Ou alors elle les a oubliées), Thoros met le doigt sur ce qui chiffonne la petite : la vente de Gendry à Mélisandre.
Certes, l’évènement aura fait perdre de son capital sympathie à la Confrérie, mais dans le fond, à leur place…
Sauf qu’au lieu de se retrancher derrière un pragmatisme rude, mais compréhensible, Beric préfère justifier leur geste par leur foi en R’hllor.

Une foi que ne partage absolument pas Arya (et c’est pas demain la veille).

Ceci étant dit, les humeurs d’Arya Stark, Thoros, ça lui en touche une sans faire bouger l’autre. Quand on lui annonce que l’on a repéré des Lannisters à deux pas, occupés à cueillir des champignons, il n’hésite pas une seconde : « Blanquette de Lannisters !!! »

Pour Arya, c’est la « trahison » de trop. T’es bien une Stark petite : ils t’ont promis de te ramener à Vivesaigues, mais il ne peuvent pas le faire tout de suite parce que c’est la guerre et tout ? « Une promesse est une promesse, saloperie de parjures, si vous étiez pas tous plus grands que moi je vous couperais la tête avec une épée en acier valyrien ! Si j’en avais une… »

Profitant de la confusion, elle s’enfuit donc dans la forêt pour tomber dans les bras d’un raccourci scénaristique en forme de Limier :

«-Mais qu’est-ce que tu fous là ? T’es pas censé être parti depuis deux semaines ? Tu étais aux champignons toi aussi ?
La ferme, j’attendais là que nos arcs se rejoignent sans que tu as à voyager 4 plombes comme dans les bouquins.
Ouais, ça se tient, c’était super chiant. Aller, zou, kidnappe moi, on va gagner du temps ! »

L’arc de la Confrérie est celui qui aura eu cette année le droit aux ficelles les plus voyantes : encore le Limier en fufu à deux mètres de l’entrée de la caverne près à choper Arya dès fois qu’elle s’échapperait pour une raison totalement inconnue de lui, et Mélisandre qui a visiblement un super GPS pour tomber pile sur le QG secret de Thoros, c’est un peu la foire aux raccourcis. Et contrairement à Mélisandre dont les pouvoirs magiques suffisaient à justifier la venue, le coup du Limier caché dans un tronc d’arbre, comment dire…

Mais le principal c’est que GRR a choisi le raccourci foireux plutôt que l’errance d’Arya. Se rendre compte de ses propres erreurs, c’est le début de la rédemption (George, pense à Meereen….).

[Le dossier : Qui terminera en premier « A song of Ice and Fire » ?

Mine de rien, à raison de 10 épisodes par saison, la série avance drôlement vite. Rendez-vous compte, nous en sommes déjà arrivés au tome 3, le bien nommé in english in ze text « A Storm of Swords », un tome plutôt riche en évènements.
Et c’est précisément la raison pour laquelle D&D ont décidé de traiter ce tome en deux saisons de 10 épisodes, qui à l’horizon été 2014, pourront être considérées comme une seule et unique saison de 20 épisodes.


« We do not sow ! »

Et non, je pense sincèrement que le fait de couper le tome 3 en deux saisons n’était pas avant tout motivé par la nécessité de rallonger la sauce un maximum histoire de laisser à GRR du temps pour écrire son fichu « The Winds of Winter », comprendre le tome 6 du cycle. Lequel est déjà sans doute écrit au quart, aller, soyons fous, optimistes, disons au tiers. Déjà parce qu’une partie des chapitres écrits pour « A Dance With Dragons » a été déplacée vers ce sixième tome. Et parce que je crois sincèrement que George bosse. Plus vite qu’avant même, justement parce qu’il a quelque part cette pression de la série qui le rattrape. Et que maintenant que la machine est lancée, j’imagine qu’il est peut-être moins impliqué dans le processus de création du show qu’il ne l’a été au départ (sauf lorsqu’il écrit des épisodes comme aujourd’hui). J’espère.

Mais de toute façon, il est large, GRReeuuuh. En 2014, la saison 4 traitera toujours du tome 3, anticipant sans doute quelques arcs du tome 4, histoire de les boucler de manière satisfaisante.
Ce qui nous amène en 2015, au moment de la diffusion de la saison 5.

Si vous n’avez pas lu les livres, une explication s’impose. GRR Martin a un tout petit peu chargé la mule à partir du tome 3. Je rappelle que chaque chapitre du « Trône de Fer » est raconté du point du vue d’un personnage différent. Pour faire simple, dans les deux premiers tomes, c’était surtout les Stark qui avaient le droit de raconter l’histoire : Cat, Ned, Arya, Sansa, Bran, Jon… Et bien entendu Daenerys pour tout ce qui se passait sur Essos, et Tyrion.
A partir du tome 2, le point de vue de Ned saute en même temps que sa tête, mais tous les autres sont conservés. S’y ajoute Theon Greyjoy, pour nous raconter ce qu’il se passe dans les Îles de Fer et Davos pour Peyredragon et Sam Tarly pour garder un œil sur la Garde de Nuit.
Dans le tome 3, là ça devient carrément n’importe quoi, George se met à donner la parole aux Lannisters. Nous gagnons donc les points de vue de Cersei et Jaime, plus tous les points de vue des personnages qui sont encore en vie depuis le tome 1, sans parler de tous ceux qui n’ont pas la chance d’avoir des points de vue, mais qui sont pourtant bien là (des Tyrells, des Martells….).
Comme vous pouvez le constater, ça commence à faire pas mal de monde.

En fait, on peut le dire GRR s’est un peu laissé déborder par son propre univers (preuve ce que monde qu’il a crée est non seulement solide mais également très vivant, au point qu’il échappe un peu à son créateur). D’ailleurs, ce « on » c’est GRReeeuh lui-même, il l’a dit en interview.

Du coup, notre bon vieux George a dû changer sa méthode pour les tomes suivants. Ainsi les tomes 4 (« A Feast For Crows ») et 5 (« A Dance With Dragons ») sont deux tomes parallèles, suivant la même ligne chronologique mais ne traitant chacun que de la moitié des personnages. Le dernier quart de « A Dance With Dragons » servait à relier les deux groupes en réintroduisant des chapitres servant à amorcer leurs arcs pour le tome 6 (The Winds of Winter).

Ce qui veut donc dire pour la série qu’à partir de 2015, en gros, D&D pourront s’amuser à adapter deux tomes en une fois. Sachant que les deux livres avancent parallèlement, il semble édivent qu’ils traiteront à la fois du 4 et du 5 sur deux saisons (impossible en une seule, pour la même raison qu’il était impossible d’adapter le troisième tome en 10 épisodes). Il est de toute façon inconcevable aujourd’hui de laisser le spectateur une saison entière sans nouvelle de Jon ou Daenerys (déjà à la lecture, c’est un peu frustrant).
Donc, on peut raisonnablement penser qu’en 2016, D&D n’en seront encore qu’à sortir le season premiere de la saison 5 de la série, qui adapterait à la fois « A Feast for Crows » et « A Dance With Dragons ».
D’ici là, sachant que ce dernier tome est paru en 2011, il est tout à fait raisonnable de penser que « The Winds of Winter » sera déjà paru. 5 ans pour écrire ce tome, alors que la mise en place a été faite (c’est vrai, maintenant, y’a plus qu’à…), c’est pas non plus inconcevable, si ?

Sachant que GRR a déjà tout raconté à D&D (ces deux petits saligots savent comme le cycle s’achève, qui s’assoit à la fin sur le trône de fer, et tout le reste, raaaah !!!), ceux-ci ont une marge de manœuvre conséquente désormais. Même en admettant que « The Winds of Winter » sorte presque en même temps que la saison 6 qui serait son adaptation, et en admettant que cette saison 6 ne traite que d’une partie de son contenu, oui, ça va rester un peu charrette pour GRR de boucler la rédaction du tome 7 avant que D&D ne s’attaquent à son adaptation. Il me semble assez peu probable que la conclusion de la saga, « A Dream of Spring », paraisse avant la saison qui l’adaptera.
C’est justement à ce moment-là que le travail de D&D va devenir rudement intéressant. Parce qu’ils vont sans doute, sous la pression d’un agenda, et de la production qui ne va pas non plus continuer à leur allonger du pognon indéfiniment, devoir terminer leur série tout seuls comme des grands, avec GRR leur donnant la direction à suivre.
Du moins est-ce ainsi que j’envisage l’avenir de la série. Ainsi, On peut raisonnablement tabler sur deux saisons pour adapter le tome 6, ce qui nous amène à deux saisons en 2017 puis en 2018 (saisons 7 et 8). Et donc, les saisons 9 et 10 entre 2019 et 2020…

Avec une forte présomption pour la part que le livre ne sera pas encore sorti. Ce qui serait, à ma connaissance en tout cas, un fait sans précédent où l’adaptation se verrait conclure l’histoire avant l’œuvre adaptée. D&D, c’est manifeste depuis le mémorable « We will meet again », savent précisement où va GRR et où ils doivent eux même aller. Les libertés prises cette saison montrent d’ailleurs bien cette volonté qui est la leur de s’emparer d’ASOIAF pour en faire leur chose.
Une question se pose tout de même : HBO a-t-elle été bien inspirée de lancer la production de la série si tôt sachant que le cycle n’était pas terminé et que son auteur avance comme un escargot ? Il sera toujours le temps d’apporter des réponses à cela en 2020. Isaac Hempstead-Wright aura alors 20 ans et sera le premier acteur de son âge à incarner un hémiplégique de 8 ans affligé d’acné sévère.

On résume donc :
2014 : sortie de la saison 4, adaptation de la seconde moitié du tome 3 « A Storm of Swords ».
2015 : sortie de la saison 5, adaptation des tomes 4 et 5, « A Feast for Crows » et « A Dance with Dragons ».
2016 : sortie de la saison 6, adaptation des tomes 4 et 5, « A Feast for Crows » et « A Dance with Dragons ».
2017 : sortie de la saison 7, adaptation de la première moitié du tome 6 « The Winds of Winter ».
2018 : sortie de la saison 8, adaptation de la seconde moitié du tome 6 « The Winds of Winter ».
2019 : sortie de la saison 9, adaptation de la première moitié du tome 7 « A Dream of Spring».
2020 : sortie de la saison 10, adaptation de la seconde moitié du tome 7 « A Dream of Spring».

C’était le dossier : preum’s sur la fin.]

L’épouvantable calvaire de Theon Greyjoy.

Theon s’éveille au doux contact de mains féminines affairées à le délivrer, mais, comme quoi la méthode Barry fonctionne bien, il repère illico l’embrouille :

«-Je vous prie de cesser céans vos activités manuelles, jeunes filles.
Hihi, mais pourquoi ? Hihi, comme tu sens bon, Tiffany.
Toi aussi Crystal.
Non mais je suis sérieux là ! Je vous vois trop venir, c’est un mind fuck !
Absolument pas.
Si.
Non. Hihi.
Arrêtez ou j’appelle la police.
Bon, écoutez, on peut s’arranger. Vous parlier de mind fuck, on pourrait raccourcir un peu le concept.
MAIS C’EST QUOI CE MAUVAIS PORNO UKRAINIEN BON SANG  »

Et bien on ne sait pas trop. C’est vrai que les séquences de torture sur Theon commencent à devenir redondantes : Theon se réveille, Theon se fait mind fuck, Theon perd un morceau de sa personne dans d’atroces souffrances.
On se passerait de lui une semaine sur deux ça ne changerait rien à l’affaire, et au moins on n’aurait pas l’impression que D&D, dans le fond, trouvent ça super jouissif.
Sauf que la pastille du jour (il en faut une par épisode, c’est une règle absolue) est surtout pour GRR Martin l’occasion pour lever définitivement le voile sur un passage troublant dans ADWD qui a alimenté bon nombre de discussions de par le monde : Theon avait-il été oui ou non castré pendant son supplice ?
La phrase en question, ceci n’est pas un spoil, vous pouvez y aller bonnes gens, était assez allusive, mais traduisait surtout le profond traumatisme d’un personnage qui ne pouvait même pas évoquer en pensée l’évènement atroce dont il avait été la victime. Et que nous avons eu là la chance ou pas de suivre en direct.


Le goûter d’anniversaire de Barry.

Hell on wheels.

j’ai fait beaucoup de reproches cette saison à l’arc de Bran, reproches que je trouve toujours parfaitement justifiés. Après cet épisode, je suis curieuse de voir comment les prochains scénaristes vont traiter l’initiation de Bran au monde merveilleux des vert voyants et autres zoomans (« Black Magic ! »). Parce que pour le coup, GRR s’est montré fort habile, résumant en quelques minutes presque une saison entière d’errance et de copier-coller. Des explications, ou du moins des pistes de réflexion qui auraient dû arriver bien plus tôt.

Pourtant, ça part assez mal : Meera ramène deux casus belli au campement et pour le coup, j’ai cru à un retour de la grande controverse sur l’écorchage de lapin. Mais non.
Cela n’empêche pas le chaînon manquant d’être colère, à cause de son temps d’antenne qui diminue, que ces Reed, qui arrivent mystérieusement en faisant tout plein d’effets de manche, c’est pas sport, alors qu’elle a pourtant fait de gros efforts pour être aimable : coucher avec Theon, se laver les cheveux.
Bref, Osha a un petit côté Calimero cette semaine.

Et encore… la voilà qui découvre que les news kids veulent emmener Bran au-delà du Mur courir après la corneille à trois yeux. Pendant que Rickon semble n’en avoir strictement rien à foutre, elle raconte donc une histoire trop atroce sur le pourquoi du comment elle a quitté son pays pour passer au sud. Une histoire fort intéressante, qu’on pourrait bien retrouver, hmmm, j’en sais rien, mais dans le tome 6, par exemple. GRR a déclaré plusieurs fois que le personnage de la série lui avait donné envie d’étoffer la Osha des romans. Je ne serais pas surprise que réentende parler de cette affaire.
Une affaire qui a un grand mérite, à part celui de rendre Osha plus sympathique : elle rappelle les zombautres et White Walkers à notre bon souvenir.
Comme on l’a dit la semaine dernière, ce n’est pas franchement du luxe.

Question : « I was his and he was mine » dit Osha. Un peu avant, Ygrid a dit à Jon “I’m yours, you’re mine”. Pas que ça me gêne mais nous sommes devenus familiers de cette expression la saison dernière lors du mariage de Robb et Talisa, des mots également pronconcés par Shae.
Je suis un peu confuse du coup par leur origine. Je croyais bêtement qu’il s’agissait du « Oui, je le veux » de la religion des sept, un truc du style, mais visiblement, ça se pratique aussi au-delà du Mur. Alors quoi, c’est un concept universel ? Un héritage du culte des Anciens Dieux ? Hmmm. Je me fais des crampes au cerveau avec pas grand-chose quand même…

Super Jaime.

Brienne, toujours dans sa robe de princesse Disney, reçoit le Régicide venu lui faire ses adieux. Car si lui s’en va, elle reste en la charmante compagnie de Locke et de Roose Bolton, un séjour de grande qualité dans un vrai relais et château, ahlala, comme nous l’envions toutes…
Avant qu’il ne s’en aille, un peu confus de la laisser dans une position aussi délicate, Brienne parvient sans aucun problème à le faire jurer qu’il honorera la promesse fait à Catelyn Stark. Et on sait à la façon dont elle le regarde qu’elle n’a aucun doute sur sa fiabilité.
Non mais encore un grand numéro d’acteurs, quoi, zut.



GET. A. ROOM.

« C’est qu’il a fière allure ce moignon !! » semble se dire Qyburn en auscultant PasleRégicideMynameisJaime lequel tente de comprendre comment ce bon mestre a bien fait pour égarer sa chaîne.
Cependant, lorsque Qyburn lui révèle qui est un peu le Ambroise Paré westerosi, Jaime semble dégouté. Pas très convaincu par les nouveautés en matière de médecine, visiblement. Il doit sans doute penser que le meilleure remède contre la peste consiste à respirer des vapeurs de souffre dans un masque d’oiseau. Qu’on ne vienne surtout pas lui parler de posologie et tous ces nouveaux trucs là, antibiotiques de mes deux, non, aller, mestre, colles-y un cataplasme à la moutarde sur mon moignon.


« C’est très surfait, les antibiotiques. »

Tel un Michel Cymes du Moyen Âge, Qyburn contre-attaque en faisant remarquer à Jaime que la science progresse par l’expérience, j’te f’rais dire, moi je sauve des vies grâce à mes connaissances encyclopédiques sur l’anatomie des gens, hein, alors c’est pas un gros viandard de chevalier qu’à jamais sauvé personne qui va me souffler dans les bronches, c’est pas croyable, ça Marina…
Sauf que tu la fais pas à Jaime. Il a peut-être perdu une main, mais pas ce sens de la répartie légendaire :
« –Et vous, combien de personnes avez-vous sauvé ? Hein ? Niet, nada, zéro, peau de balle !
Un demi-million. Vous savez ce que ça fait un demi-million Larmina Qyburn ?« 

C’est quoi cette nouvelle manie ser Jaime de raconter votre petite histoire à tout le monde? Vous voulez une médaille ou bien ?

Mais c’est sans le vouloir que Qyburn va parvenir à couper son sifflet au Lannister, en évoquant l’offre de lord Selwyn pour récupérer Brienne en bon état, 300 Po tout de même, c’est une belle somme, que Locke refusera de toute façon parce qu’il préfèrerait le poids de la pucelle de Torth en saphirs.
Et Jaime de s’en mordre le moignon. « Mais quel abruti« , semble-t-il se dire, sans que l’on sache trop s’il parle de lui, de Locke ou des deux.

Et soudain…
(musique d’ambiance dans un nouvel onglet )


D’un J qui veut dire Jaime.

« –Eh, grouillot des Bolton, faut rentrer à Harrenhal, j’ai oublié un truc là-bas.
Quoi ?
Un album Panini. MAIS JE T’EN POSE DES QUESTIONS !
Mais je…
Silence manant ! Tu vas voir si j’en sauve jamais, des trucs !« 

A Harrenhal, Jaime retrouve ce cher Locke qui a décidément le sens de la formule « go buy yourself a golden hand« , assistant à un spectacle des plus divertissants dans l’arène : un combat à mort entre Brienne, une épée de bois, et Mathurin, un ours d’au moins 17 mètres de haut pour un poids total de 50 000 tonnes. A la louche.

Brienne se fait tabasser par Mathurin. Elle a dû tomber sur un spécimen qui a le sens du spectacle parce que vu la taille des pattes, elle devrait déjà être morte. C’est presque un match digne de la Dobioudobiou Smackdown ça…

Quand soudain :

« C’est un avion ? C’est un manchot empereur ? Non, c’est un Jaime Lannister ! »

Jaime, tout boiteux du bras qu’il est, va défier l’ours en combat singulier : « BY WHAT RIGHT DOES THE BEAR JUDGE THE LION  »

L’ours semble peu ému : il grogne l’air de dire « Ranafout, je suis au sommet de la chaîne alimentaire. » Et puis Jaime est désarmé, ni épée, ni pot de miel, rien pour maintenir Mathurin sous sa coupe.

Heureusement, le grouillot des Bolton, qui s’est vachement laissé convaincre par la promesse d’une mort certaine s’il n’aidait pas Jaime fils de (comme quoi, Jaime revient vite à ses bonnes vieilles habitudes, quand même) met un carreau d’arbalète à Mathurin : « MAIS T’ES FOU ! T’AS FAIT UN TROU DANS MON OURS !!! » s’insurgent Locke et moi avec.

Une scène atroce, plus cruelle que la castration de theon, sérieux, on ne fait pas de mal à un ours, C’EST PECHE !!!!!

Mais ce carreau a accompli son office.

Ce qui laisse le temps à Jaime de faire la courte échelle à Brienne avant d’escalader lui-même la palissade.

Question quand même : il a fait comment pour monter aussi haut avec une seule main ???

Jusqu’au bout j’ai cru qu’il allait nous faire le remake de Bran Stark avec Locke. Il pouvait, il avait pile la bonne position pour le faire passer par-dessus la balustrade, lui offrant ainsi comme cadeau d’adieu une étreinte passionnée avec un gros ours sauvage. Dommage.

The Rains of Castamere in da face, bitch et ouais, j’ai ma propre bande originale. Et je m’en vais comme un prince d’un large et auguste mouvement de ma cape rouge.


Implied red cape.

Ah, et au fait, Locke :

Vous n’aurez pas manqué de noter que cette semaine, dès qu’il a voulu obtenir quelque chose de quelqu’un, Jaime a utilisé le nom de son père. Et cela, grâce à Roose Bolton…
A noter, dans le livre, Jaime retourne à Harrenhal parce qu’il a rêvé de Brienne combattant un ours. Fâcheuse posture dans laquelle il la retrouvera une fois dans la forteresse. Il était très bien vu de supprimer cela afin de rendre plus explicite sa décision de revenir la sauver. Le traitement d’un rêve à l’écran ne serait pas aussi bien passé que cette prise de conscience subite de sa responsabilité dans la probable mort de Brienne. On n’a de toute façon pas besoin de son inconscient quand on est un frakking savior. Foi de Lannister.

Ah, il y en avait du message subliminal dans cet épisode, de la réactivation de théories qu’on avait un peu laissé tomber, des petites phrases balancées genre l’air de rien mais qui disaient beeeeeaaaaaucoup sur la fin de saison, bref, cette semaine, si GRR Martin ne s’est pas donné à fond, loin s’en faut, il semble s’être amusé à teaser « Game of Thrones ».
Pour la première fois depuis le début des épisodes dit « de transition », j’ai vraiment eu le sentiment de regarder…. et bien un épisode de transition, certes pas ennuyeux, qui rattrape l’arc de Bran au vol, amorce la suite, mais continue à développer des arcs avec de vraies histoires qui s’achèvent toutes avant la fin de l’épisode.
Détail amusant : c’est toujours l’arc Jaime Brienne qui semble le mieux construit. Ils sont presque les seuls à avoir chaque semaine un mini épisode rien qu’à eux, avec une belle construction dramatique qui se suffit largement à elle-même. Sachant qu’à partir de maintenant, on risque de s’ennuyer un peu en leur compagnie.
On ne peut pas tout avoir non plus…

Cadeau bonux : Tywin et sa presque belle fille => a.do.rables.

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