…and mine are long and sharp my lord, as long and sharp as yours.”

On dira ce que l’on voudra de l’épisode du jour, mais après celui de la semaine dernière qui avait imposer une certaine fidélité aux livres, celui-ci sait particulièrement bien prendre la tangente en assumant sans jamais se planter les libertés que la série a su prendre.
Bref, c’est un peu l’épisode de la maturité, qui confirme les qualités esthétiques du show, affirme ses partis pris et, comble de l’ironie, rompt définitivement avec une de ses inventions les plus controversées et ce, au service de l’histoire.
Bref, un épisode que j’ai beaucoup aimé.

Avant d’aller plus loin, chose promise chose due, j’adresse donc mes remerciements à Sesky pour avoir déniché le GIF que tout le monde attendait visiblement impatiemment (vous êtes vraiment une bande de pervers, honte sur vous…) et qui lundi dernier était introuvable, GIF que je m’empresse donc de placer ici, en guise de rattrapage.

Écartez les enfants du poste.

Avec mon bonus track perso de la semaine, parce que je n’avais pas non plus trouvé ce GIF et que cette réplique était vraiment excellente.

Bon aller, c’est fini la séance rétro nostalgie sur le boule de Jaime Lannister, on se concentre un peu les gens, car l’épisode du jour était vraiment trop bien !

Hell on Wheels.

« Game of Thrones » est une série pleine de surprises, qui sait recomposer son matériau d’origine pour tendre vers un processus d’adaptation de plus en plus élaboré et étonnant, mais la vache, si je m’attendais à une scène de cat fight à coup de lapins écorchés, ben ça alors !!!

Et si je m’attendais à la première scène de Bran qui ne commencerait pas par « BrancourtBranrêveSURPRISEJOJENBranseréveille » ! Non cette semaine, on a de la variété et tout, c’est JojenrêveJojenfaitunecrised’épilepsie (pourquoi pas …) Jojenseréveille »

«-Ah quelle horreur ! J’ai fait un cauchemar de transition trop atroce ! J’ai rêvé d’un homme mi-homme mi-serpillière, à la chevelure semblable à un bichon maltais.
Cela ne peut être que Jon Snow et ses fameux glorious hair of doom ! »

Comme toujours chez Bran, ses interventions se limitent donc à des vignettes dont on peine un peu à comprendre la finalité et toujours écrites sur des modèles similaires : Meera et Osha se mettent sur la gueule, Rickon « Vas-y trop relou tu vas la fermer ou je te marave ! », Hodor « Hodor » et donc des rêves verts…

On peut le dire : Bran a gagné la palme de la story line la plus chiante cette année, et s’il fait un effort, il pourrait même surpasser celle de Dany la saison dernière.

Mais bon, puisque Jojen est suffisamment urbain pour faire des cauchemars de transition, allons-y…

Man vs. Wildlings.

Cette semaine, notre aventurier de l’extrême relève un défi que même Bear Grylls et toute sa puissance des SAS combinée à celle des boy scouts de Sa Très Gracieuse Majesté n’aurait osé affronter.

«-Bon alors, Ygrid, ça fait quel effet d’escalader un Mur géant de trouzmille mètres de haut ?
Aucune idée, jamais fait. Tormund par contre est un vrai vétéran du parcours. Il a dû le monter genre, au moins 1000 fois ! Mais dis moi, tu es inquiet ?
Inquiet moi ? Non, j’ai vu « Cliffanger » et Vertical Limit », je maîtrise les fondamentaux de l’escalade
Attends, je me facepalm en silence, puis je vais te donner des crampons comme si de rien n’était et je vais te mettre mal à l’aise en évoquant tes exploits bucco génitaux, voilà, t’es content ?
HAaaaaaaan, comment ça se fait trooooop pas de parler de ces choses-là en public en plus. Pour ta peine, je vais faire la moue !
Contre feinte de la moue, en te balançant que je sais que t’es rien qu’une balance !
Oo
Je l’ai bien claqué ton beignet, là ?»


Et si Jon trahit Ygrid, cette dernière pourra se fabriquer ce magnifique sautoir.

Les réécritures, parfois, c’est bien. Parfois, comme dans le cas présent, ça manque un rien de crédibilité pour tenir la route. Ce que je reprochais à la relation Jon/Ygrid la semaine dernière semble à mon avis se confirmer. Quelque chose dans la présentation de leur « couple » ne va pas. J’ignore si cela tient à la rapidité avec laquelle la série les a poussés dans les bras l’un de l’autre, ou si c’est le jeu de chaise en rotin de Kit Harington, mais il y a un truc qui ne passe pas dans leurs scènes. Ainsi, quand Ygrid lui dit savoir qu’il n’a pas rejoint leurs Sauvageons mais qu’elle espère un peu maintenant le tenir par la *bip*, alors que pareil dialogue aurait pu très bien fonctionner, ici, non. Parce que le temps passé avec eux a été assez mal exploité et qu’il n’a finalement guère mis en place de relations entre Jon et les Sauvageons. Le scénario carbure ici au « how convenient » pour forcer les rapports entre les personnages : « on a qu’à dire qu’Orell ne l’aime pas et que Tormund lui surkiffe son boule et ses cheveux, et hop, comme une lettre à la poste ! » => non.

Ce qui me donne l’occasion de vous dévoiler le lourd secret de Jon Snow.

[ Le dossier : le lourd secret de Jon Snow.

C’est de façon très étonnante que dans ce dossier sobrement intitulé et pas du tout racoleur, je ne parlerai absolument ni de la mère de Jon Snow, ni de son père d’ailleurs.

De toute façon, ça ne servira à rien. Tout le monde sait que R+L=J.
It is known, Khaleesi.

Non, je suis venue vous parler d’un autre truc qui m’a frappée l’autre jour avec la violence d’un contrôle fiscal.

Bon, cette illumination vaut ce qu’elle vaut, d’ailleurs, je ne pourrais même pas affirmer que GRR Martin y ait pensé de façon consciente, mais le contraire m’étonnerait un tout petit peu quand même, car l’analogie est, une fois explorée, assez évidente.

L’histoire de Jon Snow s’inspirerait un tout petit peu de celle de John Smith que ça ne m’étonnerait qu’à moitié.

DAFFUQ, hurlez-vous d’un seul homme et avec justesse devant pareil énoncé en forme de bullshit !!!!!!!!!!!!!
« Mais y’avait quoi dans tes craquottes ce matin ? Ton cerveau est aussi performant que l’hélice du Charles de Gaulle ou quoi ? »
Pour votre gouverne, elle va super bien, maintenant, cette hélice.

Mais avant de me jeter vos carreaux d’arbalète au visage (oui, les jeter, car vous estimez sans doute que faire l’effort d’armer votre joujou est encore me faire trop d’honneur), écoutez un tout petit peu mes arguments. C’est fou ça.

Preuve 1. Jon Snow et John Smith ont les mêmes initiales.

Vu comme ça, on dirait une preuve en mousse. C’est pas totalement faux, mais pour mémoire, un certain James Cameron avait utilisé la même astuce dans ce que tout le monde avait conspué pour être une version in outter space de « Pocahontas » avec Jack Sully (alors que « Sully » c’était clairement une rayfayrence à « Doctor Quinn », hommage au Visage Pâle qui sympathise et collabore avec les Indiens contre le vil général Custer => obviously. « Doctor Quinn » est partout, elle est l’explication ultime à tout questionnement existentiel, plus puissante que « 42 »).

« Objection ! Cay n’importe quoi ! Jon Snow s’appelle comme ça parce que « Jon » est un hommage de Ned à son ami et tuteur Jon Arryn , et Snow, c’est parce que c’est un bâtard du Nord ! Rien à voir avec John Smith ! »

Je retiens cette objection, parce que je reconnais volontiers que mon explication est capillotractée. Ceci dit, au regard de la suite, je me demande si c’est vraiment un hasard.

Preuve 2. Une colonie aux confins du monde.

Jon Snow et John Smith viennent tous les deux vivre dans un fort isolé aux frontières d’un territoire sauvage et hostile.
Derrière le Mur s’étend l’inconnu peuplé d’étranges créatures et de tribus sauvageonnes vivants en groupes séparés géographiquement mais unis politiquement sous la houlette du roi Mance Rayder. Le plus grand péril des hommes de la Garde de Nuit est l’Hiver.
En Virginie s’étendent des territoires sauvages et hostiles où vivent des clans algonquins, dispersés au sein d’un empire sur lequel règne le puissant Powatan. Le plus grand péril des colons sera les rudes hivers virginiens qui manqueront d’ailleurs de tous les décimer (mais ils seront sauvés par ces cons d’Indiens que les Anglais n’ont pas manqué de chaleureusement remercier pour la dinde en leur offrant des maladies vénériennes).

Fun fact, Jon Snow et John Smith quittent la maison pour entamer leurs vies d’aventures et perdent leurs pères respectifs au même âge : 15-16 ans.

Preuve 3. Une expédition en terres sauvages.

Le travail de John Smith consistait à repérer et à cartographier les terres de Virginie pour faciliter l’implantation des prochaines colonies, définir les zones exploitables et situer les Indiens sur ce territoire immense.
Jon Snow rêve de devenir patrouilleur au-delà du Mur et d’arpenter ces terres sauvages pour en découvrir les mystères. Ce vœu sera exaucé plus tard par Qhorin Mi-Main.

Preuve 4. Un agent infiltré.

Jon et John sont tous les deux capturés, l’un par les Sauvageons, l’autre par les Indiens, et menés à leurs rois.
Là, les deux personnages divergent un peu, car si John Smith infiltre officiellement les Algonquins afin de définir avec eux les termes d’une occupation partagée des terres (même si le but ultime était l’entubage des Indiens, au départ, les Anglais n’ont pas d’autre choix que de faire ami-ami avec eux, ne serait-ce qu’en raison de leur très nette infériorité numérique, et de la puissance de l’empire algonquin qui aurait pu les balayer du moins les deux premières années relativement facilement), Jon Snow devient un agent infiltré chez les Sauvageons de manière officieuse. Mais dans les faits, le but est le même : observer, récolter du renseignement et l’exploiter ensuite pour anéantir la menace.

Preuve 5. De la collaboration à l’horizontale.

Et puis paf, l’un et l’autre tombent sous le charme d’une jolie sauvageonne qui leur enseigne les us et coutumes de son peuple.

Alors quoi ? Cela vous semble faible ? Les points communs et analogies ne sont pas plus tirées par les cheveux que celles faites à l’époque entre la légende Pocahontas et « Avatar ».

Parce qu’il y avait du monde pour brâmer « AHMAIS AVATAR C’EST TROP POCAHONTAS CAYPAORIGINAL !!!!!! » mais que j’en ai pas vu beaucoup pour venir faire le même reproche à GRR Martin. Alors que bon, moi je trouve mes preuves accablantes.
Et je ne dis pas ça dans le mauvais sens du terme. GRR est Américain et l’histoire de John Smith est là-bas une légende nationale, un élément de culture populaire fort (de toute façon, la culture populaire est d’autant plus forte dans les pays anglo-saxons qu’elle est estimée à sa juste valeur, et paf pour nous, pauvres français). Qu’il s’en soit consciemment ou inconsciemment inspiré n’est ni honteux, ni nul. Un écrivain est une éponge.

C’était le dossier : le lourd secret de Jon Snow (R+L=J)]

Revenons à nos moutons…
Mais comment Ygrid a t’elle fait pour griller ainsi Jon Snow, par la barde de Merlin ??

Est-ce grâce à ce puissant pouvoir que l’on nomme intuition féminine ? Un sens de l’observation particulièrement aigu ? Le fait que Jon soit joué par Kit Harington ce qui en fait le pire comédien de ce côté du Mur ?


Le mystère reste entier, mais plutôt que de nous prendre la tête sur ce genre de question, passons donc à l’action et grimpons.
Je demande un arrêt sur image au niveau des crampons de Jon : regardez comme il a l’air super fier de se les attacher aux pieds => le fou ! Ce sont des crampons ridicules supposés supporter son poids et ses efforts pendant une ascension que l’Everest à côté c’est pour les tapettes, et tout ce qui les retient à ses bottes, se sont de petits bandes de tissu sauvageon, soit un truc sans doute à peine plus solide que de la gaze !!!

Néanmoins, personne n’aura de soucis de crampons durant cette superbe ascension qui s’annonce être le fil rouge de l’épisode, un évènement qui semble de loin finalement assez simple (une bande de loqueteux qui escaladent un mur de glace) mais qui s’avère être un exploit héroïque lequel teinte très fortement la fin de l’épisode d’une aura de fantastique aussi puissante qu’elle prend sa source dans un acte purement humain et physique. C’est là que la série se met à faire très fort, lorsqu’elle conclut cette longue séquence d’une scène superbe où Jon et Ygrid découvrent le monde depuis le haut du Mur.

C’est beau parce que c’est en quelque sorte l’apogée d’Ygrid, qui avait annoncé plus tôt son rêve de tenter l’escalade, et aussi parce que l’aura quasi mystique du Mur est telle dans cet univers que cette simple scène toute bête (Jon et Ygrid s’embrassant à la fin de leur ascension) devient une des plus fortes de la saison.
Je note que la scène totalement inutile de Sam et Vère, dont je n’ai même pas envie de parler (vignette de la semaine, NEXT !!!!) servait à renforcer l’impact de ce final, par l’évocation de la hauteur incroyable du Mur (« si haut que parfois, il se perd dans les nuages« ). Bref, pour ce qui était pourtant un passage obligé et attendu, cette ascension au sommet du Mur est à mon avis une réussite que D&D ont su sublimer en utilisant à bon escient une relation pourtant bancale d’un point de vue narratif : Jon est le Nord, Ygrid l’Au-Delà du Mur. Lorsque parvenus au sommet elle se redresse pour voir le paysage, elle montre à Jon sa terre. Puis, c’est lui qui la conduit vers la sienne. Leur baiser devient dès lors symbolique, parce qu’il traduit pour Jon l’union entre les deux ennemis. l’ascension est le terme de son cheminement de Corbeau à Sauvageon, mais il ne saurait renoncer à l’un comme il ne peut adhérer à l’autre. Jon, pour une fois dans sa vie, choisit de faire un truc intéressant et novateur, et ce de son propre chef : il choisit la voie de l’union.

Confrérie.

Cette semaine, Arya apprend les joies du tir à l’arc : la flèche qui tombe alors que tu viens juste d’encocher, la corde qui te marave le bras/l’oreille/la joue, toutes les options peuvent être valables à la fois, les cible trop petites, les flèches baladeuses…
Je suis mauvaise langue… Elle s’en tire plutôt bien, parvenant déjà à tuer de mille morts un mannequin de paille en ciblant « head, tits, balls », les endroits stratégiques, tout en les attribuant mentalement aux personnes en tête de sa dead list. A sa place, j’aurais choisi le spot d’Ilyn Payne pour Joff. Et j’éviterai de tirer dans la tête de Cersei. Y’a aucun organe vital à endommager par là.

Bon eh, les mecs, c’est quoi cet épisode Décathlon ? « Pour escalader le Mur faut bien planter le piolet », « pour tirer à l’arc faut utiliser les muscles du dos et pas viser »…

MAYSOUDAIN !

« Coucou, c’est le service de livraison, on vient récupérer un colis ! »

Elle avait quitté Stan pour on ne savait trop où, la revoilà Méli, qui cataclop dans la forêt à la recherche de sang de roi. Sur le papier, elle est rudement mal barrée son affaire, heureusement que Robert Baratheon semait les bâtards aux quatre vents et que, comme de par hasard, ouh ben ça ça tombe bien alors ! Thoros de Myr, un collègue de travail à elle, en a justement un sous le coude.

Moué.

Bon.

Admettons.

On sait que Mélisandre voit tout un tas de choses dans ses flammes. Elle avait d’ailleurs annoncé à Stannis qu’elle jouerait un peu les wanderers jusqu’à ce que R’hllor, le dieu des costumes à paillettes et des stroboscopes lui désigne sa destination.
La voici donc au QG de la Confrérie et si tout s’emboite parfaitement d’un point de vue narratif, l’ensemble fait tout de même un peu grosse ficelle. Même en admettant que Gendry s’est juste retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Mais finalement, ça passe.

Enfin dans l’immédiat, ce n’est pas trop Gendry qui fascine Mélisandre. Déjà, il y a Thoros de Myr pour lequel elle se fend d’une exposition de back ground qui frise le lourd, mais en réchappe pour deux raisons : Mélisandre s’en sert pour le rabaisser, et puis l’échange a lieu en haut valyrien, occasion de « la séquence en haut valyrien de la semaine« , ce qui coupe les deux protagonistes du reste de leurs troupes respectives.
Bref, ça passe, et plutôt bien en plus.



Deuxième objet de fascination pour Mélisandre : Beric Dondarrion. Je la comprends. Il est super choupi lord Beric avec ses cicatrices plein le torse et son bandeau qui lui donne un petit côté Albator. « Ainsi Thoros, je vois que vous vous êtes bricolé un genre de créature de Frankenstein dans votre cave. C’est n’importe quoi, je tenais à vous le dire. Vous êtes un fumiste doublé d’un alcoolo. Alors que moi, jamais j’ai séché un cours, j’ai eu tous mes semestres du premier coup, et tout ce que j’obtiens, c’est le pouvoir d’accoucher de bébés brumeux qui tuent les gens. Comment cela se fait-il ?« 

Thoros n’ayant aucune explication convaincante à donner à pareille injustice, Mélisandre décide d’en venir au sujet qui de base, la préoccupait : le sang royal de Gendry qui termine donc sa carrière de forgeron au service de la Confrérie saucissonné dans un chariot.

Malgré son côté un peu téléphoné de départ, cette séquence auprès de la Confrérie est un très bon passage de l’épisode qui nous rappelle douloureusement combien cet univers crée par GRR Martin peut être impitoyable. Car Thoros et sa bande ont beau nous paraitre sympathiques (et un peu nécromanciens aussi sur les bords), leur gentillesse ne saurait prendre le pas sur le bon vieux pragmatisme. Mélisandre veut ce garçon qui ne leur est rien contre moult PO pour acheter du stuff ? SO BE IT !
Il n’y a guère qu’Arya, une Stark comme de par hasard, pour venir leur rappeler l’immoralité de leur conduite et venir expliquer à Mélisandre que ses histoires de Gendry qui ferait rise and fall des kings, c’est n’importe quoi, que Gendry il fera rise and fall personne, na, et que de toute façon, c’est rien qu’une sorcière.

Et soudain….

THAT WAS NOT IN THE BOOK !!!!

Mélisandre se retourne sur Arya en roulant des yeux d’une manière qui n’est pas sans rappeler celle de Valérie Pécresse, pour lui balancer un truc de malade que tout les lecteurs ont du recevoir comme un uppercut dans leurs faces de sachant : « We will meet again…« 
Hein, quoi, comment ? Meet again, d’où que tu vas la meet again ? C’est un truc de malade !

Avec son accouchement de la saison dernière, on tient là la meilleure scène de Mélisandre.

La semaine prochaine : qu’est-ce que Mélisandre entend par rise and fall rapport à Gendry ? Comment Stannis va t’il prendre l’arrivée d’un jeune forgeron bodybuildé à Peyredragon ?

L’épouvantable calvaire de Théon Greyjoy.

Ambiance

[Intérieur jour : une cave. Un maître, son apprenti et Barry.

Apprenti : Mais, maître Ned, dites-moi… Qu’est-ce au juste que la Loose ?
Maître : C’est une sorte de fluide créé par tout être vivant, une énergie qui nous entoure et nous pénètre, et qui maintient la galaxie en un tout unique.
Apprenti : Wooooahh, c’est fou… Et la Loose est-elle forte en moi ?
Maître : Tache d’oublier ton être conscient maintenant, et agit d’instinct.
Apprenti : Je vais essayer de deviner qui est Barry.
Barry : On est pas sorti de l’auberge.
Maître : Bien, mon jeune apprenti Theon, n’oublie pas que l’œil ne voit que la surface des choses, ne t’y fie pas.
Apprenti : Alors… Il a des yeux de fou, et il aime découper les gens en les faisant couiner… C’est sans doute… Non…
Maître : Laisse la Loose te guider.
Apprenti : C’est le fils caché de Maïté et Francis Heaulme !
Barry : Nope…
Maître : La Loose, Theon… Concentre-toi.
Apprenti : OMAGAD § Barry est un Karstark !!! ahahah ! Te voilà démasqué, vil seigneur sith !
Barry : Argh, je suis fais comme un rat, tu m’as percé à jour.
Maître : Que la Loose soit avec toi, Theon, toujours.

Et la preuve, c’est qu’évidemment, Barry n’est pas du tout un Karstark. S’eut été trop beau, même si l’astuce est extrêmement habile car à ce stade, le non lecteur a dû lui aussi trouvé que la déduction de Theon était géniale.
Le lecteur, lui sait bien qu’il n’en est rien. Vu que j’ai déjà spoilé ici (désolée, je pensais sincèrement que l’identité de ses ravisseurs serait dévoilée très vite), je vais éviter d’en remettre une couche, mais indice, après la scène de Theon sur son chevalet, nous retrouverons immédiatement ce même chevalet décorant le fond d’une salle à manger. Transitions…

La meilleure réplique meta de l’épisode, de la saison, de la série, revient à Barry, qui écorche le 4e mur en nous livrant cette très belle phrase, que je consacre « phrase de la semaine » :

Chenonceau.

Ahah ! Il est temps pour Robb de mettre en branle son master plan !


« Produire un héritier ! »

Mais non, idiote ! Se rabibocher avec les Freys pour fondre tel le faucon sur le laperau épouvanté sur Castral Roc et … Alors gagner la guerre, non… Enerver Tywin Lannister, ça oui, pas de problème…
Je m’égare à parler stratégie, revenons à l’essentiel : les Freys négocient en bonnet de nuit.

Holy frakking crap, c’est quoi ce look les mecs ? Au mieux, on dirait que vous êtes tombé de votre lit, au pire,je dirais bien que ça vous fait des têtes de gland, mais comme je suis polie et que mon langage est aussi châtié que celui de Sansa, je m’en abstiendrai.

Grand prince, Robb commence par accorder généreusement Harrenhal à lord Walder, parce que bon, une forteresse archi miteuse avec des frais de rénovation qui dépassent largement le déficit de la couronne, c’est sûr que le vieux en sera tellement ravi qu’il risque d’en avaler son dentier.
Bien, il semble que les Freys trouvent le deal honnête. Mais bon, c’est pas tout. Il y a eu affront, il faut réparer. Walder Frey exige un mariage en remplacement de celui de Robb avec sa 45e petite fille.

Tout le monde se met à regarder Edmure.

«-Pourquoi vous me regardez tous ?
Lord Frey exige un mariage pour compenser celui que Robb a fait capoter.
Mais pourquoi vous me regar…. Oh non. Nononononononon….. JE VEUX PAS EPOUSER LORD FREY !!! »

Après quelques minutes nécessaires à l’apaisement de la crise de tachycardie d’Edmure, Robb peut sereinement et de fort mal honnête façon commencer à persuader son oncle de payer ses factures.

  • yeux de chat*

«-Diiiiiiiiis, tonton Edmuuuuuuure…. Tu vois pas que je suis comme en train de perdre cette guerre ?
Qu’est-ce que ça peut me faire ? Fallait réfléchir avec ton cerveau plutôt qu’avec ta *bip* !
C’est ce que je lui ai dit, il m’écoute jamais !
Maman !
Ceci dit, Edmure, Robbie a raison. Tu vois, nous les Stark, on carbure à l’honneur, au devoir, à la morale. Alors tu vois, c’est drapé dans ma couette d’honneur de devoir et de moral que je te demande poliment, fermement, et honorablement d’épouser Cunégonde Frey pour sauver les précieuses miches de mon fils. Regarde un peu ses yeux de chat…
Mais… je… Je suis pas responsable du fait qu’il soit trop manche pour gagner une guerre !
Ah oui, petit con ? Et tes précieux moulins ? C’était pas une erreur stratégique majeure qui nous a sans doute couté une victoire immédiate et écrasante sur les forces Lannisters ?
Pardon oncle Silure, mais je vois pas le rapport.
Moi non plus, mais c’est une histoire d’honneur, de devoir, et de morale. Epouse Cunégonde Frey, et ferme-la.
En fait, je vais changer de famille, je crois.
Pardon ?
Ouais, je veux bien épouser n’importe quel Lannister, même Tyrion, du moment que je sois plus associé à vous.
Plait-il ?
Un Lannister paye toujours ses dettes. Un Stark par contre, ça les fait payer par le voisin. Pardon mais je trouve que vous êtes rien qu’une sale bande d’enfoirés…
Ouais, mais si tu l’épouses, tonton, je m’en souviendrai. Cette pensée te tiendra chaud l’hiver.»

Et voilà comment on touche le fond, merci Robb Stark. Alors là dans le genre petit saligaud qui n’assume pas ses erreurs, il se pose là. Magistral. Pour un peu, je lui aurais collé une beigne. Mais bon, il aurait sans doute fait le coup des yeux de chat.

Un diner presque parfait.

Notre hôte de ce soir est Roose. Roose est un père célibataire de 47 ans qui vit dans le Nord avec son fils unique et vaguement bâtardisant Ramsay.


J’offre ce magnifique poster de Roose Bolton à tous ceux qui sauront l’apprécier.

Mais sans plus attendre, faisons connaissance avec Roose, un homme du Nord au charme pittoresque et qui cultive un certain goût pour la convivialité.

Roose : Ramsay et moi on a une vraie passion pour la cuisine. Surtout pour la charcuterie.

Voici pourquoi, pour ses invités de ce soir, Roose a décidé de préparer sa spécialité.

Roose : Du steack à la menace. C’est un des plats que je réussis le mieux. Avec le carpaccio de regard impénétrable et la verrine de mind fuck.

Ce soir, Roose mis tout sur son ambiance et sa cuisine. Car les épreuves de la vie n’ont pas épargné ce père courage forcé d’aller de château en château.

Roose : Être vassal est un métier passionnant, mais les à-côtés sont parfois un peu difficiles à gérer. Harrenhal est assez difficile à décorer mais je voudrais, dans la mesure du possible, créer une ambiance chaleureuse. J’ai mis des tentures avec des mecs écorchés dessus, voyez ! C’est déjà beaucoup plus cosy.

Mais déjà, ses invités sonnent à la porte…

« –Dites-moi, ser Jaime, vous m’avez l’air tendu.
Tendu, moi ? Pas du tout.
Je suis soulagé. Je voudrais surtout pas que vous vous sentiez mal à l’aise.
Je vois pas pourquoi je le serais, lord Bolton : je suis l’otage du vassal de mon ennemi, votre banneret vient de me couper la main, on loge dans un château qui ressemble à l’antre d’un vampire dans un film de la Hammer et vous êtes le sosie du fils caché de Daniel Craig et Vladimir Poutine. Non franchement, c’est cool.« 

Mais passons tout de suite aux notes :


« Alors pour l’ambiance, je mets un 4 sur 10 parce que j’ai pas beaucoup apprécié les menaces de mort. Sinon, pour la cuisine, se sera un 5 sur 10 c’était bien dressé, un joli plat, mais la viande était un peu dure. Par contre j’ai adoré le dessert Retour à Port Réal. Et puis j’aimerais ajouter que les gens qui boivent pas d’alcool, ça me met mal à l’aise. »


« Alors en décoration, Roose, je te mets un 2/10. Le motif des écorchés ce n’était pas du meilleur goût. Je te conseille de regarder plus souvent D&Co. En ambiance, je te mets un 3/20. J’ai pas pu jouer au jeu du couteau, j’ai du couper le steack de mon voisin de table et ton thème soirée costumé princesse du Moyen Âge, ce n’est pas du tout mon style. Pour la cuisine, je te mets un 2/20 vu que j’ai pas eu l’occasion de la goûter, rapport à mon voisin de table. « 


Si la série excelle bien à une chose, c’est, comme le livre, à tisser des parallèles et des liens entre des personnages qui parfois n’ont pas grand chose à voir entre eux. Nous en reparlerons ultérieurement, à l’occasion d’un dossier sur les jeux de miroir et jumeaux maléfiques dans le Trône de Fer.
Ici, sont concernés Jaime et Theon, étrangement unis par ce motif du chevalet. Il n’est sans doute pas innocent que l’étendard des Bolton soit justement dans le dos de Jaime, qui comme Theon crucifié, est à la merci de son geôlier.


And now, le meme de ©Fewer

Ces deux personnages sont particulièrement intéressants car ambivalents en ceci qu’ils apparaissent d’abord sous un jour qui leur est peu favorable pour ensuite se révéler plus complexes et motivés dans leurs actions les plus abjectes ou révoltantes par des raisons plus ou moins bonnes.
Ils divergent pourtant nettement en ce que chacun représente : Jaime incarne une forme d’honneur pragmatique, Theon une ingratitude caractérisée. Mais ils partagent un même moteur à leurs actions, le désespoir affectif, qui les rend immanquablement pathétiques.
Tous deux vont pourtant finalement tomber aux mains d’un tortionnaire qui loin d’être méchant gratuitement, s’avère être aussi un porteur de mort symbolique. Theon disparait de la surface du monde après la prise de Winterfell par les Bolton, Jaime se voit amputé de cette main qui avait construit sa réputation, dans tous les sens du terme (main d’épée qui lui vaut l’honneur d’être le plus jeune chevalier jamais adoubé, main tueuse du roi Aerys…), ce qui équivaut pour lui à la mort (voir sa mine de zombie la semaine passée et son envie d’en finir).
Jaime et Theon sont deux personnages virtuellement morts. Et en passe de renaître. Je ne m’attarderai pas davantage sur Theon, au risque de spoiler, mais je dira juste une dernière chose à son sujet, pour renforcer le parallèle avec Jaime : la main que Barry choisit d’écorcher est comme par hasard, la droite.
Quant à Jaime, qui a déjà entamé son processus de retour, on peut d’ors et déjà constater qu’il a abandonné son ton condescendant et sa manie de se cacher derrière les jupes de sa famille au profit d’une technique plus proche de celle qu’employerait son père pour arriver à ses fins. Il y a encore du boulot avant qu’il soit capable de négocier comme un pro, mais on tient le bon bout.
Amusant d’ailleurs cette semaine, Theon était lui aussi acteur d’une conversation durant laquelle chaque mot pouvait avoir des conséquences désastreuses.

Bon, sachant ce à quoi on aura droit la semaine prochaine, et espérant que cela soit dans le final de l’épisode, je n’en peux déjà plus d’attendre (« A bear, a bear…« )

Then ,now, forever.

Message d’avertissement :

Les Superstars de la Westeros Wrestling Entertainement sont des professionnels de haut niveau, avec des qualités athlétiques exceptionnelles. En conséquence, il ne faut absolument pas tenter de reproduire ou d’imiter le contenu de ce programme.

SUPER CLASH OF THE WEEK !!!!!

Mesdames et messieurs bienvenue pour cette soirée exceptionnelle DobiouDobiouSMACK DOWNGRAAAAEEEUUUUH !!!!!!

Venue du fin fond d’un jardin à la française, une légende vivante, I GIVE YOU the King Slayer La Reine des Epines, LAaaaaaaaaaaaaady Olennaaaaaaaa !!!!!

Issu des côtes battues par les flots de l’ouest sauvage, le luchador de Castral Roc, celui qui quand il va aux cabinets produit le PIB du Burkina Faso, Le Lion de Port-Lannis,
Tyyyyyyyyyyyyywiiiiiiiin LANNISTER !!!!!

Ah on sent que les deux adversaires ont un lourd passif, oui, y’a comme qui dirait du dossier entre ces deux-là, je sens que l’engagement va être violent et c’est lady Olenna qui prend l’initiative avec la prise du Loras « Pride of Highgarden », une passe de chauffe, parce que pas super convaincante. Mais le Lion contre-attaque d’une « mafillelareineestaussiricheetveuvequeJoanCollins », ouh ça fait très très mal !
Attention Tywin, qui s’y frotte s’y pique ! AHLAVIOLENCE de ce coup, Olenna l’envoie voler dans les cordes tellement fort qu’il rebondit et va se bêner la face sur le ring « ELLE EST VIEILLE TA FILLE », va-t-il se relever ? NON ! La reine des Epines vient de le bloquer avec un leg trap of the menopause incoming, il prend TRES cher !

INCROYABLE !!!! Tywin retourne Olenna comme une crêpe, ILSERELEVE ! Double knee armbreaker__ you’re grand son is gay !__

Ohlala, mais c’est pas possible, mais ce combat est fou ! Ils vont se tuer !!!

Il va l’achever au bodyslam, c’est sûr ! ESQUIVE ! MANŒUVRE D’ESQUIVE ! La Reine des Epines, lui botte le cul : YOU ARE SO GAY TYWIN !!!!!!!!! SOOOOOOO GAAAAAAYYYYY !!!!!!!



Attendez, là, je m’éponge le front c’est trop d’intensité dans le stress et l’angoisse, MAY ILS SONT FOUS !!!!
On a frôlé le knock out je crois, mais on la fait pas à un vétéran de la DobiouDobiouSMACKDOOOOOWN comme Tyyyyyyyywin LAAAAAAAnister ! One-handed Bulldog sur Olenna qui INCROYABLE ELLE ESQUIVE REMARQUABLEMENT BIEN POUR UNE FEMME DE 176 ans !!!!
Et elle le Incest leg sweep avec une viiiiiiiiioleeeeence !!!!!
Cette fois s’en est fait de Tywin, je crois qu’il ne s’en remettra jamais. C’est triste de voir un pareil champion à terre. Olenna est rincée, elle a tout donné dans ce beau combat DEGAGEMENT DE TYWIN OHMONRHLLOR !!!!
HEAD CISSOR qui éjecte Olenna du ring à 3m50, elle a fait un vol plané la mamie « LORAS IN THE KING’S GARD, BITCH ! » Qu’est-ce qui vient de se passer ? Alors ça c’était un retournement inattendu.

Haut Jardin au tapi, Tywin conserve son titre de champion du monde poids lourd de la DobiouDobiouSMACKDOWN.

On va mettre au moins une semaine à s’en remettre.

Du coup, on a tous besoin d’un intermède, je crois.

J’aime bien les clisn d’oeils de D&D aux lecteurs. Ici, il était particulièrement savoureux de voir notre bon Tywin, après s’être fait traité de gros gay qui fait rien qu’à tripoter les épées de ses escuyers par une vieille chouette, dégainer son argument ultime « Garde Royale » avec une telle aménité.

Car en menaçant Olenna et tout Haut jardin de les priver de l’unique héritier mâle de la famille, il ne faisait que rejouer une scène de son passé.
Aparté rapide : dans les livres, Margaery et Loras ont un frère aîné, Willos, qui est promis en mariage à Sansa et qui a un pied bot, pour l’anecdote.
Mais dans la série, Loras est le seul fils de Mace Tyrell. S’il venait à ne pas avoir d’enfants (chose qui pourrait en effet bien arriver car c’est Margaery qui l’a dit : « it’s very painfull and it cannot possibly result children« ), alors se seraient les fils cadets de Joffrey qui viendraient à régner sur Hautjardin. Des Lannisters donc. Et s’en serait fini de la famille Tyrell.

Voilà pourquoi Olenna rétropédale aussi violemment lorsque Tywin la menace de condamner Loras au célibat.

Mais qu’est-ce que cette affaire à donc à avoir avec le passé de Mufasa ?

Nous sommes en l’an de grâce il y a un paquet d’années. Cersei Lannister, qui était encore jeune à l’époque (15-16 ans), s’ennuie à Port Réal où elle est supposée épouser un Targaryen, soit Rhaegar si sa femme meurt, soit Viserys quand il sera en âge de convoler.
Car Tywin a des projets pour sa descendance et il compte bien sur sa fille pour un royal wedding de première classe.
Dans le même temps, afin de consolider les pouvoirs de sa maison, il envisage de marier son fils Jaime à Lysa Tully. Dès que Cersei a vent de cette rumeur, elle échafaude un plan pour garder son frère à ses côtés, en le persuadant de devenir Garde Royal. Après tout, elle va épouser un prince. S’il prend le manteau blanc, ils ne seront plus jamais séparés.
Ce grand couillon de Jaime accepte assez facilement et Cersei n’a plus qu’à glisser l’idée dans les oreilles adéquates.
Mais, outre leur bêtise crasse et leur manque singulier de respect pour la sacrosainte LEGACY des Lannisters, les jumeaux ignorent qu’ils viennent de servir les noirs desseins d’Aerys II.
Le roi fou a pris ombrage de l’influence de Tywin qui était alors sa Main, et cherche à saper son pouvoir par tous les moyens. Aussi, quand il entend parler de cette idée de faire de Jaime un Garde Royal, il s’en frotte les mains et saisit la balle au bond.
En condamnant son fils aîné au célibat, il ne laisse à Tywin qu’une alternative : faire de son difforme de cadet Tyrion l’héritier de Castral Roc. Une perspective qui le révulse au plus haut point, comme nous avons pu le constater cette saison.

Rien d’anodin ou de gratuit dans cette scène donc, car elle éclaire non seulement le climat de tension entre Tyrell et Lannister, met en relief la fragilité de leur alliance, et rappelle par un jeu de miroir assez savoureux ce qui doit rester un profond traumatisme pour Tywin.

Bien, maintenant retrouvons le cours normal de notre programme.

«-C’est un pin’s maginfique, ser Loras.
C’t une broche, arriérée lady Sansa.
Peu importe, je suis trop au pinacle de bonheur de mon existence, présentement voyez-vous car c’est grave le rêve de toute ma vie d’épouser un homme avec la beauté de Zack Effron et la grâce de Taylor Lautner.
Ah vous aussi vous aimez Taylor Lautner ? Chic, ça nous fait un point commun, je pourrais vous montrer ma collection de posters.
Je n’en peux plus d’attendre notre mariage !
Pareil, ça sera trop beau. Y’aura des chevaliers, des écuyers, des danseurs, jongleurs et acrobates en tenues moulantes…. Et vous aussi. Dans une robe avec des manches. Une bien étrange coutume si vous voulez mon avis. »


Une photo qui enfin rend justice à la tenue de Sansa.

Comme se le demande Tyrion, il se pourrait qu’elle soit en effet celle qui aura le plus à souffrir de l’affaire du double mariage arrangé par Tywin. J’aime beaucoup que l’annonce faite à la pauvrette se passe hors champ. Tout ce qui précède depuis le début de la saison suffit largement à nous faire prendre la mesure de la catastrophe qui s’abat désormais sur sa jolie tête. Mais ce qui m’intéresse le plus, c’est ce qui peut bien se passer dans la celle de Shae.

Et encore, Sansa ne mesure pas la chance qu’elle a : son époux est physiquement peu amène et pour le voir, elle aura sans doute besoin d’une loupe vu qu’elle peut prétendre à jouer en NBA. Et puis c’est une saleté de Lannister, yeurk ! Mais c’est aussi le seul de toute la clique qui ne la trompera pas avec sa sœur, la respectera, l’appréciera, et la protègera.

Parce qu’il est comme ça le Tyrion, il a de l’affection pour les bastards, cripples and broken things. Et Sansa en est bien une, de broken thing. A tout prendre, elle semble donc gagner au changecar on imagine sans peine le bon Loras totalement délaisser sa jeune épouse qui mettrait un certain à comprendre que s’il passe un certain temps avec les palefreniers, c’est n’est pas par amour de l’équitation.
Oui, comme elle est triste cette image de Sansa en larme contemplant la navire qui emporte Littlefinger et son dernier espoir de quitter Port Réal. Mais elle l’est un peu moins pour nous, qui savons qu’elle vient de troquer une croisière avec pedobear contre le mec le plus cool de tout Westeros.
Petite digression sur la récurrence des plans mettant Sansa en scène regardant des bateaux, ou au bord de la mer. On devine qu’elle y passe le plus clair de son temps libre, à regarder ces navires qui fuient Port Réal, car on ne l’a pour ainsi dire presque jamais vue cette saison dans un décor autre que celui du littoral.

Mais bon, ces conneries romantiques à base de mer et de bateau qui flanquent la gerbe, c’est pour les tarlouzes de gamines comme Sansa. Nous on veut des hommes, des vrais ! Des hommes qui s’affrontent sur un ring avec des slips en cuir fluo percés de clous scintillants, avec des surnoms de badass et des uppercut in da face !

Nous retrouvons tout de suite la DobiouDobiouSamckdown pour le deuxième match de la soirée !
Oui, cette fois s’affrontent  »Looooooooooord Varyyyyyys’‘, l’Araignée de Port Réal !

Et looooooooord Petyr Baelish, Littlefinger, Mockingbird. Attention, le petit oiseau va sortir !!!

Et c’est Varys qui ouvre ce combat avec un headcissors how many swords on the throne takedown mais Baelish reste debout : « TUSAISPAS COMPTER connard ! », ça commence très fort ! On croirait un remake d’ Armageddon ! MUSCLE BUSTER de Littlefinger sur Varys ! IT’S OVER 9000 !!!! « J’ai gagné, j’m’en fous, j’ai gagné !!!! » Oh, Baelish vend un peu la peau de l’ours avant de lui avoir fait une planchette japonaise !
Et il attaque encore avec un « j’ai vendu Roz à Joffrey ! », comment Varys va-t-il s’en sortir ? Il est au tapi, avec Littlefinger sur la tête qui lui fait un face buster, j’ai du mal à croire que… « For the good of the realm ». Oh ça suffira pas ça, Varys… qui tente un coup de Chaos Pit mais pas de bol, Littlefinger l’envoie bouler du ring d’un « Chaos is a ladder ».
Varys est foutu, il est piégé comme un papillon dans une baignoire.

« ONLY THE LADDER IS REAL. THE CLIMB IS ALL THERE IS.”


Une idée de match pour la semaine prochaine.

GoT nous aura habitué à ne faire aucun mystère des motivations profondes de Littlefinger. Bien que j’ai apprécié son monologue de bad guy pour des raisons cosmétiques (excellent montage, rythme, et texte aussi, tout simplement), je dois dire que je n’aime pas trop cette manie de D&D à vouloir absolument déflorer le personnage.
Surtout lorsqu’ils ne font tenir ce discours sur le chaos et les opportunités qu’il compte bien saisir à Varys en personne, comme si cela ne porterait absolument pas à conséquence (en saison 1, il pouvait bien tout raconter de son amour déçu pour Catelyn Stark à Roz et Vulva, qu’est-ce que ça pouvait bien leur faire ?).
Pourtant, il semble évident depuis le début de la série que Varys voit clair dans le jeu de Littlefinger. Ce n’est pas Petyr Baelish, tout pétri de sa nouvelle importance de lord (ascension sociale, chaos is a ladder, tout ça), qui va le lui apprendre. Varys le sait filou, opportuniste et cette verbalisation n’est finalement rien d’autre qu’une forme de triomphe pour Littlefinger : il a l’argent, le pouvoir, le titre, il quitte Port Réal, se paye le luxe de mettre Varys en boite en lui révélant le destin de Roz… Bref, c’est une posture de vainqueur.
N’empêche, j’aimais tellement quand il dévoilait tout d’un coup en hurlant KAMOULOX ! …







Ainsi meurt Roz, elle n’aura guère servi à grand-chose, mais j’avoue que la voir ainsi épinglée de toute part sur le lit de Joffrey ne m’a pas fait plaisir. Une scène qui a cet immense mérite de nous renvoyer à notre haine initiale du roi, un peu oubliée depuis l’entrée en scène de Margaery qui l’avait presque adoucit à nos yeux.






J’ai dit beaucoup d’horreurs sur Roz, son inutilité, son rôle de prétexte à scènes de cul, mon intérêt renouvelé pour sa mission de sous-marin.
Mais Roz était aussi l’un des rares personnages dans cette série dont je ne savais rien du destin. Elle était la garantie de l’inattendu, et même si elle ne faisait souvent pas grand-chose, savoir qu’elle ne reviendra plus jamais (sauf si Thoros passe dans le coin) m’a fait vraiment mal au coeur.
Et ce qui m’a fait le plus de peine, c’est que Joffrey l’a tuée en appliquant les consignes données au début de l’épisode : head, tits, cock, so to speak.Tout d’un coup, la cible n’est plus un mannequin de paille, ce n’est plus un random PNJ venu crever sous l’épée d’un personnage principal, c’est une vieille camarade, celle qui nous aura permis de faire la connaissance de Tyrion et Jaime Lannister, la fille qui passait parfois dans le champ, qui portait sur ses épaules le concept de sexposition, grâce à laquelle nous ne sommes plus dupes du Grand Mestre Pycelle. C’était cette femme au bout du rouleau que l’on avait cru sauvée par Varys, qui nous avait donné de l’espoir pour Sansa, c’était aussi cette jolie rousse que l’on avait suivie de Winterfell à Port Réal, bref, c’était Roz, et pour toutes ces raisons, je pense qu’elle mérite un hommage.

A TRIBUTE TO ROZ











Oui c’est un peu rude, mais allez trouver une couronne avec « A notre prostipute préférée ». J’ai pris un truc approchant…

Je serais ravie d’avoir l’avis de non-lecteurs au sujet de cet épisode, qui me semble le plus sujet à critique de la part d’un lecteur qui peut avoir le juste sentiment que la série fait carrément n’importe quoi pendant 50 minutes. Pourtant, il me semble que « The Climb » est une forme d’aboutissement pour « Game of Thrones », la sacralisation finale des libertés prises avec les romans, un genre de grand bond en avant pour D&D qui s’affranchissent brutalement de GRR (qui sera scénariste la semaine prochaine) et construisent dans ce 6e épisode quelque chose qui leur est propre.
En fusionnant les destins d’Edric Storm et de Gendry, ils ont astucieusement permis que notre intérêt pour les magouilles de Mélisandre et Stannis se trouvent renforcées puisque nous seront désormais émotionnellement impliqués.
En concluant l’arc de Jon sur une scène extrêmement forte et finalement apaisante dans ce final cruel, ils mettent leur patte sur l’ambiance générale de la série et cela me va plutôt bien.
En suggérant une future rencontre entre Arya et Mélisandre, ils se sont fendus d’un spoil du livre 6 ou 7, pour lecteurs comme pour non-lecteurs, montrant pour la première fois qu’ils savent exactement où ils vont sur le temps long, qu’il connaissent la conclusion de la saga et qu’ils la feront quand et comme bon leur semble (on reparlera de cela une autre fois).
J’aurais donc tendance à mettre cet épisode un cran au dessus du précédent pour son audace et cette atmosphère délétère qui le baigne tout du long. Dans les affrontements Olenna/Tywin et Varys/Littlefinger, da,ns la scène du repas chez Roose Bolton, les masques sont tombés, et la violence des mots préfigure les chocs à venir, créant un climat de tension presque insupportable.
Trois épisodes encore avant la fin de cette saison 3, qui pour l’instant est de très loin la meilleure qu’aura connu la série, qui est désormais bien plus qu’une transposition du roman à l’écran.
Que D&D soient infidèles à GRR, je m’en fiche. C’est presque ce qu’ils font de mieux, et plus ils seront libres, meilleurs ils seront.
Je disais plus haut que Barry brisait le 4e mur mais Littlefinger n’était dans le fond pas en reste : « Chaos is a ladder« . C’est un peu ce que j’ai ressenti devant cet épisode. Je kiffe trop les échelles.

PS : je remercie bien bas M’sieur Fewer, boltoniste et stannisien convaincu qui a gentiment bricolé de ses blanches et si delicates mains le meme “Who could trust this guy ».

PS : et pour le remercier, ceci

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