A coat of gold, a coat of red, the lion still has claws,…

« On a peut-être pas de pognon, mais on a des idées ! »
C’est ce que pouvaient dire D&D il y a deux ans encore, même si, je l’avoue, le « pas de pognon » concernant « Game of Thrones » est un « pas de pognon » à faire pâlir de nombreuses autres séries.
Aujourd’hui, D&D ont le pognon ET les idées. Sauf que l’argent si bien investi dans les 4 premiers épisodes n’est pas non plus multipliable comme les pains et de toute façon ni D, ni D n’est le Messie.
Alors cette semaine, retour à du « Game of Thrones » old school, avec moins de plans larges, moins de CGI, moins de décors, et plus de longs discours.
Et un thème central, le feu, en guise de fil rouge.
Et des hommes à poil. Plein.

La Confrérie Sans Bannière.

Cet épisode était donccelui de R’hllor. Jamais on n’aura vu le dieu luminescent aussi présent, et encore, Mélisandre n’était même pas à l’écran.
Mais trêve de bavardages et retrouvons donc lord Beric et Thoros de Myr en plein rituel de fire and blood for the greater good of R’hllor.
Avec un peu de leurs bloods respectifs, nos deux filous mettent on fire l’épée de Beric, détail cosmétique qu’apprécie tout particulièrement le Limier.

Question quand même : à part pour se donner des allures de chevalier jedi du Moyen Âge, à quoi lui sert d’avoir une épée enflammée ? Ou alors Beric Dondarrion a un petit côté Jacky Tunning ascendant Michael Bay.
Quelques soient les raisons plus ou moins justifiées de cette lubie décorative, celle-ci fait son petit effet sur le Limier. Souvenons-nous que sa tronche de porte-bonheur est le résultat d’une empoignade fraternelle avec son Gregor de frère qui lui flanqua un matin la tête dans un brasero pour une sombre histoire de vol de tartine (je ne me souviens plus du détail, mais c’était un genre d’offense capitale dans ce style). Et depuis, étrangement, Sandor flippe assez facilement en présence de flammes.

Si d’un point de vue du contexte le duel Limier/Beric est moins chargé que le duel Jaime/Brienne, il le surpasse allègrement d’un point de vue de la réalisation. Et confirme ce que disait le roi Arthur sur les combats dans les cavernes  » l’ennui, c’est qu’il y a pas la place« .

Que personne ne se prenne un coup d’épée perdue relève du miracle dans cet affrontement violent et épuisant où les coups pleuvent dru et semblent faire ultra mal.
Contre toute attente, et malgré son charisme +1000, c’est lord Beric qui se fait mettre au tapi par le Limier : « tiens, voilà ce que j’en fais de ta flaming sword of fire« .


J’ai pensé à cette série débile mais délicieusement drôle tout au long de ce duel. J’ai par conséquent lolé aux mauvais moments. Je plaide coupable et je vous conseille cette série. C’est irrésistiblement stupide.

Oh non ! Il a fait un trou dans mon Beric !

Alors que Thoros se jette sur le chevalier de la foudre pour lui mettre une rustine, Arya se précipite vers le Limier avec un couteau à beurre, en proie à une rage folle. C’est vrai qu’elle a la douloureuse habitude de voir ses proies lui échapper. Là s’en est juste trop alors qu’elle pensait sans doute sa revanche à portée de flaming sword of fire.

C’est à ce moment que lord Beric choisit pour nous faire un « respawn, lol ! » qui aurait presque pu être de toute beauté s’il n’avait pas été hors champ. Crap les gens ! Y’en a marre !

Ainsi Arya peut conclure : « Eh les mecs, j’ai appris un truc aujourd’hui »

Des mecs qui foutent le feu à leurs épées et qui respawn quand on leur colle des rustines sur le torse, c’est un peu trop pour Arya. Elle décide donc de mettre les bouts et s’en va chercher son Gendry pour se le coller en remorque. Mais le forgeron ne l’entend pas de cette oreille, car comme Tourte Chaude, il a envie de se fixer et de fabriquer des petits trucs rigolos.
Ce coup ci c’était vraiment une scène déchirante, qui prive Arya du dernier membre de sa famille recomposée et singulièrement dysfonctionnelle aussi.
Mais ce qui achève sans doute Arya c’est l’aveu de Gendry : il est prolétaire, c’est une bourgeoise suppôt du grand capital => leur amitié était impossible.

Alors qu’elle médite sur les dimensions de son futur goulag qui accueillera Le Limier, ser Illyn Payne, Cersei et Joffrey (et les autres), Arya est rejointe par Thoros et lord Beric pour un petit inventaire des cicatrices du chevalier. Très sympa, l’inventaire, d’ailleurs, mais venons-en à l’essentiel à savoir le début de dépression de la petite qui n’en peut visiblement plus. Il me semble que ça fait très longtemps qu’on ne l’a pas vu pleurer dans la série. Mais pourtant cette fois elle craque.

Man vs wildlings.

« Tell me what you know ! » Ordonne Orell à la chevelure colérique de Jon. Jon, il répondrait bien, mais il a Ygrid dans le dos. C’est courir le risque de se prendre un méchant « NOTHING » de derrière les fagots.
Alors pour éviter un énième humiliation, il se lance dans un numéro d’ourson grognon : « You talking to me ??? Are you talking to me ? Look at me, I fais pas du tout la moue, I am imitating Robert De Niro !« 

Il a beau jouer comme une brelle hémiplégique, il semble convenablement impressionner ses interlocuteurs avec son charisme de chaussette Hello Kitty . Surtout Tormund qui lui avoue même qu’il l’aime bien. Un sentiment profond qu’il a eu le temps de développer en 4 épisodes à raison de pastilles de moins de deux minutes une fois sur deux. Mouais… Pour moi, malgré ses peaux de phoque, Jon parmi les Wildlings me semble toujours aussi crédible qu’un renard déguisé en poule dans une basse cour. Mais visiblement, les poules sont myopes. Et apprécient les mauvaises imitations de De Niro.

Après ce lamentable intermède Actor Studio, retrouvons le fil habituel de notre programme préféré.

« Salut les filles, c’est moi, Jon-Bear Snow ! Je suis toujours coincé en Islande avec une bande d’esquimos rigolos et pour l’instant, je n’ai toujours pas trouvé de serpent à bouffer. C’est un peu frustrant mais je compte bien me rattraper en explorant cette grotte, car foi de Jon-Bear, s’il y en a une, je me dois de l’explorer !« 

Dans la grotte, notre Bear Grylls en herbe retrouve Ygrid, qui loin de vouloir lui faire découvrir les merveilles de la spéléologie, a en réalité à nouveau fomenté un plan pour le violer.
Un peu comme avec Tormund, on se demande pourquoi comment pourquoi Ygrid en veut soudainement au boule de Jon. Ses jeux de la saison dernière n’étaient là que pour le déstabiliser, et depuis le pilote, on ne peut pas dire qu’il y ait eu le début d’un commencement de complicité entre eux.
Peu importe, il n’y avait quasiment pas eu de scène de cul dans la série depuis DEUX épisode, caytro, alors il faut, si je puis m’exprimer ainsi, remplir les trous avec des asshots.
Quitte à ce qu’ils semblent à peine justifiés.

Attention, ce n’est pas tant le fait qu’Ygrid se jette sur ce gros benêt de Jon qui me semble bizarre, non, c’est la scène post coïtale qui m’a bien fait marrer.
Déjà, tu sens Jon à deux doigts de s’allumer une clope, genre ultra fier de lui et tout : « Eheh, petite, je t’avais bien dit que je savais where to put it !« 
Ensuite, il a visiblement roxxé du poney du premier coup, ce qui ne lasse pas d’étonner Ygrid (et le spectateur aussi parce que vu comment ce personnage est dégourdi en général, il y avait de quoi attendre un gros fail). A un moment, à le voir comme ça sûr de lui et tout, j’ai cru qu’il allait sortir : « Ouais, je sais, j’ai assuré mais c’est parce que j’ai lu « La Première Fois pour les Nuls », de Podrick Payne ».
Mais le plus bizarre reste quand même les discours enamourés d’Ygrid. En mode « je veux trop passer le reste de mes jours avec toi dans la caverne comme Katniss et Peeta. »
D’où ça sort ?

Sans vouloir tout ramener au livre parce que ça n’est pas très juste pour la série de faire sans cesse la comparaison, je me permets quand même de préciser que leur relation évolue de manière plus logique dans les livres. Au début, Jon est obligé de coucher avec elle pour que sa couverture reste crédible. Et c’est progressivement qu’ils apprennent à se connaître bibliquement et moins bibliquement.
Reste l’épineuse et essentielle question du temps que la série peut se permettre d’accorder à une histoire somme toute assez secondaire. On ne peut pas dire que les galipettes de Jon dans la neige soient une priorité pour l’intrigue.
N’empêche, pour l’instant et comme c’est le cas depuis la saison dernière, cette intrigue au-delà du Mur est un peu écrite avec les pieds.

Mais retenez le parallélisme entre cette scène d’Ygrid et Jon dans la source chaude, et celle qui surviendra plus tard entre Jaime et Brienne. Si les contextes et les rapports entre les personnages sont très différents, il n’en reste pas moins qu’elles expriment des idées assez similaires et tournent autour de voeux rompus ainsi que de confiance accordée. Une façon habile de souligner cette thématique.

Donne moi ta main et prend la mienne.

Ah ben ça faisait longtemps qu’on n’avait pas fait un tour par Harrenhal les amis ! Nous y retrouvons donc le chevalier de Tchernobyl (remember : deux têtes et trois mains) jeté aux pieds de Roose Bolton.

«-Oh ben ça alors ser Jaime, on dirait que vous avez perdu une main, qu’est-ce qu’il s’est passé ?
Ma mère m’avait bien dit de pas me ronger les ongles. Regardez donc où j’en suis maintenant… »

Scène extrêmement dérangeante car Roose est COURTOIS. Ceci dit, on ne l’a jamais vu se comporter comme un gros bâtard (son fils le fait très bien pour lui), mais dans ses yeux froids de reptile pervers, on devine des trésors de malice et de méchanceté.

Voilà pourquoi après avoir offert gite, couvert, soie et bisous de bienvenu à ses hôtes Jaime et Brienne, il tente de mind fuck le Régicide en lui faisait croire que sasoeurlareine est morte.
Cela achève Jaime, qui s’effondre dans la cour.

Arrêter de faire du mal à Jaime ! C’est insoutenable !

S’il ne veut pas que son invité se mette à tomber en pièce détachée à cause de la gangrène, Roose Bolton ferait bien de le confier au rebouteux du coin.
Le rebouteux en question s’appelle Mester Qyburn.
Pour votre mémoire et/ou édification, il s’agit de type que Docteur Queen in the North avait trouvé sur un tas de macchabés dans le pilote de la saison.
Qyburn qui bosse pour Roose Bolton, c’est en quelque sorte l’accord parfait. Comme le note Jaime entre deux poussées de fièvre, déjà, ça se dit mestre, mais ça n’a même pas de chaine. Rappelons que les mestres, comme les gangsta du ghetto, se reconnaissent à ces chaines lourdes et massives qui pendent à leur cou. Chaque maillon est d’un métal différent symbolisant une discipline dans laquelle le mestre est instruit. Et comme souvent dans les milieux masculins, c’est celui qui a la plus grosse qui est le taulier.
Si Qyburn n’a pas de chaîne c’est parce que l’école des mestres (à Villevieille, dans le sud très lointain) n’a pas tout à fait homologué la nécromancie et encore moins la vivisection.

« –En gros, Qyburn, vous êtes en train de me dire que vous êtes le docteur Mengele local ?
Et Pien dissons en kros, oui, ja.
Et vous voulez toucher à MON moignon !!??
Endre autre. Ch’ai ententu dire que fous étiez la moitié d’une paire de chumeaux, ch’aime Pien za moi, les chumeaux.
BRIIIIIIEEEENNNNNE !!!!!!! HAAAAAAAAALP !!!!« 




Brienne justement est un train de se faire un gommage complet dans le hammam du coin. Je demande un arrêt sur image. Pas sur Brienne. Peut-être sur la séquence où Jaime marche vers le bain. Non, vous n’avez rien lu. Je veux dire, un arrêt sur image sur ces bains.
Impressionnant : tout Harrenhal tombe en ruine, mais ça, c’est presque nickel. Presque incongru dans cette forteresse d’ordinaire si glauque.

« Bon Brienne, c’est pas qu’il fasse chaud mais parait qu’il y a un quota homme à poil à respecter dans cet épisode, alors pousse toi, j’arrive. T’as vu, avec mon moignon, je peux faire un genre de périscope, on a qu’à jouer au sous-marin ! »

Brienne, seule femme au monde qui fuit dans une situation pareille => idiote ! Ceci dit, elle commence à connaître son client : il semble d’humeur joyeuse, il a de la fièvre, c’est sans doute parti pour deux heures de monologue sur sa vie son œuvre sa sœur son père qu’elle est moche Brienne et puis mauvais garde du corps avec ça pas étonnant que Renly soit mort…

Après la scène de l’amputation, cette scène était la plus attendue de tous les lecteurs. Le fameux instant de la confession celui où pour le lecteur tout basculait définitivement quand soudain, le Régicide devenait ce type qui avait accepté de se charger d’un lourd fardeau. L’instant où dans les romans, toute la perspective du lecteur s’inversait, où Stark et Lannister se trouvaient soudain mis dos à dos.
Dans la série, l’effet est quelque peu atténué par l’objectivité du medium qui nous a déjà dévoilé depuis longtemps que Ned était profondément borné, et Jaime singulièrement cool. Dans les livres avant cet instant, il reste le type qu’on plaint parce que sa main, quoi ça doit faire mal, mais flûte, il a défenestré Bran Stark.
Notez qu’il est toujours ce type qui a défenestré Bran Stark. Pour une bonne raison. Parce que depuis ce jour où il s’est rendu coupable de régicide, depuis le moment où son vœu le plus sacré rompu il est devenu le King Slayer, objet de mépris dans tout le royaume, il s’est replié sur l’unique chose qui comptait à ses yeux, l’unique personne qui ne le jugeait pas : Cersei. « The things I do for love », peut-être déjà une phrase qui lui aura traversé l’esprit 15 ans plus tôt en tuant Aerys Targaryen et qu’il prononce en passant Bran par la fenêtre précisément parce qu’en effet, il ne lui reste plus grand-chose d’autre.
La série se révèle décidément souvent bien plus forte à résumer les états d’âme des personnages que le livre.
Ici, c’est certes verbeux, uniquement appuyé par le jeu des acteurs (et là on a un duo de choc de première classe, parce que bon sang, je le dis d’autant plus volontiers que j’étais réservée à son sujet, mais Gwendoline Christie est une formidable Brienne), réalisé avec une main gauche, mais cela fonctionne. En très grande partie parce que si la série ne fonctionne pas ici sur l’effet de surprise, elle s’appuie sur le développement du personnage de Jaime dans le temps long. Et maintenant, c’est sûr, il est devenu un de vos personnages préférés, non ?

Ah si seulement la scène avait été un peu mieux réalisée… Léger abus du gros plan, qui se resserre à mesure que la fièvre de Jaime monte, et puis ce mouvement final qu’on ne comprend pas trop et qui se termine sur une posture pas super avec une contre plongée pas des mieux venues.

«-Eurgh, appele moi.. arghargh … Jaime.
Jaime ? Avec tout ce qu’il bave à longueur d’épisode sur la fierté des Lannisters ton père pouvait pas te trouver un prénom moins ridicule ? Garde Régicide c’est mieux. »

Port Réal.

Littlefinger se promène en sifflotant dans le Donjon Rouge (qui est jaune, fun fact). On dirait qu’il est en train d’admirer sa dernière Rolex, mais je dirais qu’il doit surtout être en train d’ajuster sa manche quand soudain !

« –AH! AHAAAAH !!!! Sasoeurlareine, vous ici !
Alors Littlefinger, je vous ai fait peur ?
Voui. C’est que la dernière fois qu’on s’est croisé comme ça dans une cour, vous m’avez fait presquetuer par vos gardes du corps. Comprenez mon effroi, toussa.
Allons mon petit Petyr… Justement, vous vous souvenez de notre conversation de l’époque ?
Oui, « power is power » ? Ce qui était complètement con si je puis me permettre.
Toutafé, et du coup, j’avais envie d’essayer votre truc là….
Knowledge is power ?
Oui. Vous pouvez m’obtenir du knowledge sur les Tyrells ? C’est pour renforcer mon power.« 

Sans s’en douter, Cersei vient de sauver les miches de Littlefinger et de son master plan sur 15 ans à septuple détente et zéro paramètre hasardeux.

Mais en attendant d’en savoir plus, retrouvons le Grand Argentier Tyrion en compagnie de lady Olenna. Notre Lannister préféré se plaint que le royal wedding va coûter une blinde et que c’est la crise et que c’est pas le moment d’engager des dépenses publiques pareilles.
Olenna réplique que le bonheur du peuple ça n’a pas de prix. Y’a qu’à faire éditer des mugs pour commémorer l’évènement et ça devrait rembourser une partie des frais. « Et je veux Stéphane Bern pour commenter la cérémonie ! Aller, salut ! De toute façon vous êtes chiant comme la pluie.« 

Je ne sais pas si la production a dans l’idée de rentabiliser à fond la présence de Diana Rigg cette année, mais son omniprésence est vraiment réjouissante. Non seulement se sont parmi les meilleures scènes dialoguées, mais cette actrice est-elle parfaite dans le rôle de la grand-mère indigne.
Et soudain, je me prends à rêver d’une scène où elle donnerait la fessée à Joffrey. Se serait génial.









Meanwhile dans un jardin, Sansa et Margaery, sa nouvelle BF4E prennent le thé pendant que ser Loras met des coups d’épées dans la tête de ses escuyers.
Bon, on s’en fout un peu de lady Sansa c’est Loras qui m’intéresse. Il m’intéresse prodigieusement car la série choisit de ne pas parler de son deuil. Bon. Oui, le choix se défend. Dans le sens où il fallait un angle d’attaque à Littlefinger et que celui-ci n’était pas si mal trouvé. Ce qui se discute : « Coucou c’est nous les Tyrells qui arrivons dans la capitale, panier de crabe notoire où les murs ont des oreilles, si on embauchait des gens qu’on connait pas afin qu’ils puissent nous espionner à loisir ? »

Si on ferme les yeux très fort, ça passe.
Ce qui me reste en travers de la gorge c’est que j’aimais beaucoup la tristesse de Loras après la mort de Renly, son désespoir profond qu’il exprimait en très peu de mots particulièrement bien choisis. Alors oui, certes, il a bien le droit d’être en deuil tout en couchaillant avec ses escuyers, mais je sais pas, ça m’a un peu déçue.
Mais passons.

Car il y avait donc un autre sous-marin dans la place, Olyvar, débarqué tout droit du Palais des Mille Fleurs sans doute et qui va donc lâcher la bombe thermo nucléaire dans l’oreille de Littlefinger.

« Queuah ? Sansa épouser Loras ?? L’ingrate ! Alors que je lui payais une croisière avec un super lit de plume dans MA cabine ! Foi de pedobear, cela ne se passera pas ainsi ! »

Colère remisée par devers lui, il se rend donc auprès de sa douce qui contemple l’Unique croisant au loin.

Là, on apprend que Littlefinger possède le seul bateau de la série. Il a dû le racheter à Daenerys qui l’avait elle-même acheté à Theon qui le tenait de Davos. Sansa, quiche lorraine forever, va tenter d’embrouiller lord Baelish en prétextant ne vouloir que son bien-être, le plan est trop risqué, blabla, e pericoloso spongersi, vous pourriez vous faire mal, genre en marchant sur la queue d’un lion.
Ah qu’il est facile de se moquer de Sansa quand elle n’a aucun moyen de savoir que son interlocuteur sait tout de ses projets ! Comme il est facile de se moquer de Sansa de manière générale !

[Aparté : Sansa, la parole est à la défense.

Ouais, j’en ai marre de lire ou d’entendre partout des choses comme quoi Sansa Stark serait une ouiche lorraine de compétition, tout juste bonne à faire des jambon-beurre et à discourir des meilleurs pinceaux Mac pour réaliser un smocky digne de la fashion week.

Déjà, un premier point : dans les livres, Sansa a quelque chose comme 12 ans. Son personnage dans la série est donc basé sur celui d’une pré ado sans doute oui, un peu teubé sur les bords.
Mais attention, pas n’importe quelle ado. Sansa est la fille aînée des Stark. Elle est préparée, éduquée, limite dressée depuis sa plus tendre enfance à être une dame. Sans doute ses parents envisageaient-ils pour elle un mariage prestigieux, avec pourquoi pas Robert Arryn (comment ça c’est son cousin ? On est dans « Game of Thrones », et un mariage entre cousins ça vous choque ?), union plus que probable considérant les liens d’affection et d’amitié entre le Nord et le Val, ou alors avec Haut Jardin, qui avait tout de même deux fils à lui proposer.

Sauf que le destin, sous la forme de Robert Baratheon, décide, PAF, de upgrade Sansa en faisant d’elle la fiancée du futur roi. Ce qui fait d’elle un presque membre de la famille Bara… Lann… Bref, du gang aryen qui règne sur le trône de fer, ce truc mi-cerf, mi-lion. Enfin, non, mi-lion, mi-lion ce qui veut dire que… BREF.

Bien entendu, Sansa s’enfuit rapidement et s’empêtre dans ses rêves culcul de prince charmant (wrong Lannister, darling ) mais cette passion pleine de roses, de coeurs, de poneys vécue sur fond de K-Pop et tartinée de fraise tagada n’est rien d’autre que ce que l’on attendait de Sansa.
Sansa, on lui dit « tu seras une bonne épouse, une grande dame, et là t’as même l’option reine qui vient de se débloquer, si c’est pas génial« , alors qu’est ce qu’elle peut faire d’autre que jouer le jeu ?

Jouer le jeu et s’y faire prendre, parce que Joffrey est au départ quand même un tout piti peu beau gosse sur les bords, aimable, serviable. Et déjà singulièrement idiot. Certes.

Et Sansa, non seulement vit un rêve au-delà de ses espoirs les plus fous, mais manque aussi singulièrement de maturité. D’où ses égarements dignes d’une fan de Justin Bieber.

Il est également très facile de détester Sansa parce qu’elle est dans le fond l’un de seuls personnages narrateurs à incarner en quelque sorte la femme telle que vue depuis la culture de Westeros.
Je m’explique : Cersei aurait voulu être son frère et se rebelle depuis le départ contre le rôle qui lui a été assigné (Cersei est quelque part le personnage le plus féministe des romans), Arya est exactement comme Cersei (mais ça lui ferait super mal de le reconnaitre, même si c’est la triste vérité), Brienne ne nécessite aucune explication plus poussée de ma part.
Quant à Catelyn, elle est ce que Sansa devrait devenir dans quelques années (le bon sens et un brin du jugeote en plus, s’il vous plait, merci) : une épouse qui a accepté la place qui était la sienne et a joué le jeu du mariage jusqu’à devenir plus Stark qu’un Stark.
Non seulement, Sansa a donc grandi avec ce modèle féminin, qui plus est dans une famille unie (elle n’a donc aucune raison de se méfier vis à vis de Joffrey, car elle s’attend à construire avec lui un couple aussi harmonieux et solide que Ned et Cat, son unique référence), mais elle souffre pour le lecteur et le spectateur de la comparaison avec des femmes qui rejettent ce que la société attend et fait d’elles.
Sansa est plus représentative de la norme que les autres personnages féminins du récit (sa mère mise à part).
Ce qui construit d’elle l’image d’une fille stupide, aveugle, soumise. Et le fait que la série construit actuellement autour de Margaery un nouveau personnage de femme manipulatrice ne fait que renforcer cette impression (ceci dit, Margaery est elle aussi un pur modèle de noble dame qui accepte le rôle qu’on lui a assigné. Simplement, elle sait mieux jouer que Sansa dans le strict cadre de ce rôle. En ayant l’avantage de ne pas être en permanence menacée de mort, de viol, bastonnade, arbalète et autres joyeusetés qui cernent Sansa depuis la chute de Ned et la rébellion du Nord).

Ainsi, je pense que Sansa ne doit pas être vue comme une stupide oie blanche qui mérite bien ce qui lui arrive. C’est simplement une très jeune fille, qui utilise du mieux qu’elle peut ce qu’on lui a appris, cherche à être ce qu’on lui demande d’être et oui, se fracasse sur une réalité à des années lumières de son imaginaire.
Il est très (trop) facile de la faire crouler sous les reproches, bien qu’elle mérite sa paire de baffe rien que pour avoir été baver dans l’oreille de Cersei dans le tome 1. Mais c’est ainsi que l’on apprend. Une erreur qui leur aura couté à tous très cher. Mais dans cet univers, je peux citer à la douzaine de plus fines mouches que Sansa se rendant coupables d’erreur de jugement aussi stupides qu’incompréhensibles.

Alors LET SANSA ALONE !!!!!

Fin de l’aparté : Sansa, la parole à la défense ]

Vivesaigues.

Calez-vous donc ça entre les oreilles et imaginez…
La lumière envahit doucement le val de Loire, les premiers butors du marais commencent à lancer leurs cris stridents, la légère brise de l’aube fait frémir les pâles brins d’herbe qui s’en vont inclinant leurs têtes vers le cours paisible de la Ruffurque. Et le soleil inonde de ses rayons la cellule où reposent, paisiblement endormis, les bébés Lannisters.

« TOCTOC ! Room Service ! » Hurle Rickard Karstark en défonçant leur porte à coup de botte.

Sans doute le seul réveil dans cette série qui puisse prétendre être plus pourri que tous ceux de Bran réunis.

« Where are my Lannisters babies !!!!! » Hurle à son tour Robb, déguisé en membre de Manowar. Tel un docteur Mc Coy en jupon, Talisa lui dit alors « They are dead, Jim Robb !« 

Car en effet, au terme de cette scène très efficace de la mise à mort gratuite des petits Lannisters (au début, comme eux, on n’y pige rien avant que « Aaaaraaaargh…. » ), le King in the North doit faire face à un acte sur lequel il sera impossible de passer.
Le meurtre des enfants fait écho avec la mutilation de Jaime deux épisodes plus tôt. Les deux camps en sont arrivés à un point de tension et de frustration qui conduisent à ce type d’exactions. Des gestes exutoires et fous qui peuvent être très lourds de conséquence.

Mais plus lourde de conséquences encore sera la réaction de Robb Stark à cet affront. Parce que lord Karstark a désobéi à ses ordres, a tué froidement deux enfants prisonniers, il doit payer. Jusqu’ici normal. Sauf que Robb fond totalement un fusible, se met en mode Juge Dredd et décide qu’il prendra la tête de Karstark et de tous ses petits potes.

« –Non mais tu pourrais d’abord le faire mettre aux fers, lui suggère tonton Edmure.
Je ne reçois pas les conseils d’une buse.
Il n’a pas tort, tu devrais peut-être le prendre en otage…
Tais-toi femme, t’es pas ma mère.
Pour une fois je suis d’accord avec ta trainée ma belle-fille. Il faut jouer profil bas, genre l’air de rien.
NUL N’EST SUPPOSE IGNORER LA LOI !
Ouais, mais bon, l’idée c’est d’éviter de perdre la moitié de ton ost.
LA LOOOOOOOOIIIIIIIIIIIII !« 

En bon Judge Dredd du Moyen-Âge, Robb s’en va donc rendre la justice à coup d’épée dans la nuque de lord Rickard Karstark sur fond de « What is dead may never die » => manque de plage musicale de circonstance pour habiller cette scène ou volonté de relier cette scène à l’exécution de Rodrick Cassel par Theon Greyjoy l’année dernière ? Je ne saurais trop le dire, mais je crois que c’est bien la deuxième option que je vais retenir. Parce que ce meurtre, ou exécution si vous voulez,a dans le fond, la même motivation : marre de se faire traiter de gamin, marre de voir toutes ses décisions contestées, marre de se faire marcher sur les pieds. On a assez vu Robb se faire savater verbalement par Rickard Karstark depuis le début de cette saison pour ne pas lire cette scène comme une forme de libération pour le jeune loup. D’ailleurs, j’en profite pour signaler que Vent Gris est toujours porté disparu.
C’est incroyable cette affaire…
Et j’en profite aussi pour faire le lien entre Theon exécutant Cassel, Robb décapitant Karstarck et l’ombre de Ned qui planait sur eux deux en cet instant-là.

Le soir venu, Talisa retrouve son époux occupé à jouer à Warhammer.

« –Lâche un peu tes jouets, et viens te coucher pour me faire un héritier !
Ranafout de l’héritier ! Tu comprends pas que je viens de recevoir ma huitième édition ! Regarde mon beau bataillon skaven comment qu’il a trop la classe j’ai passé trois heures à peindre chaque figurine !
Je voudrais pas remettre la question de l’héritier sur le tapi, mais…« 

Pauvre Talisa… Maintenant que tu lui as raconté ta super histoire d’esclave maître nageur, tu as grillé toutes tes cartouches pour mettre Robb dans ton lit on dirait. Car une fois de plus la voilà repoussée non pas par un Roose Bolton porteur de funestes nouvelles, mais par Robb lui même, victime d’une subite illumination : « OH MY GODS…. FRAPPER LES LANNISTERS OU ILS NE SONT PAS !!!!« 
Joli, c’est du Sun Tzu et c’est la même citation que celle utilisée dans « Battleship ». Tu sais Robb, « Battleship », le film avec Rihanna et Taylor Kitsch.
Rayfayrence.

C’est donc décidé. Fièrement campé au-dessus de son plateau de la huitième édition de Warhammer, Robb déclare solennellement :
« –J’irai prendre Castral Roc et pour cela, il me faut l’armée de Walder Frey, celui dont j’aurais dû épouser la fille si je n’avais succombé en deux jours à ton charme torride de rebouteuse.
Mais comment tu vas faire alors ?
Dis-moi, à vue de nez comme ça, t’es pour ou contre la polygamie ? »

Rendez-vous en terre inconnue.

Quand Stan suppliait Méli de ne pas partir, tout le monde se moquait de lui genre « pfff tapette« , « arrête donc de chouiner, sors un peu tes ballz !« …
Après cet épisode, je pense qu’on qu’on aura tous compris ce qui se cachait derrière sa panique : « Pitié, ne me laisse pas tout seul ici avec le Rocky Horror Picture Show !« 

Car cette semaine, Stan, privé de sa sorcière, se trouve bien obligé de se rendre chez sa femme, qu’on n’avait à peine entre aperçue la saison dernière. Lui aussi visiblement, même qu’on dirait qu’il a eu du mal à trouver le chemin des appartements de la reine.

« –Dites voir, Frédéric Lopez, vous êtes bien sûr que c’est là, chez ma femme ? On dirait que l’endroit est abandonné depuis au moins 10 ans.
Mais c’est exactement ça. Vous vous apprêtez à rencontrer la reine Selyse, un personnage fascinant qui vit recluse depuis vos épousailles et que personne n’a vu depuis … à peu près vos épousailles aussi en fait.
Je sais pas trop si je vais rentrer. Si j’y vais jamais, je dois bien avoir une bonne raison non ?« 


« Mais j’arrive pas à m’en souvenir !!! »

Et oui, en fait, t’en a de sacrément bonnes.
Selyse (Tara Fitzgerald est parfaite, très grosse prestation), en plus d’être une grosse grenouille de bénitier qui passe ses journées en dévotion, en plus d’être folle au point de donner sa bénédiction à son mari pour coucher avec Mélisandre au motif qu’il serait Azor Ahaï en personne, est également collectionneuse de fœtus.
Un hobby assez peu banal, j’en conviens. Mais gageons que s’il visite un jour Peyredragon avec Margaery, se sera la pièce du château préférée de Joffrey.

Je m’arrête un instant pour signaler que cette scène était carrément la meilleure de l’épisode. Avec la suivante, car rarement on aura vu dans cette série une telle composition d’ambiance. Entre un décor horrifique à souhait, une reine oscillant entre devoir, fanatisme religieux, folie dure, et un Stannis dépassé par sa propre épouse, on lit tant de choses. On lit d’abord l’influence pernicieuse de Mélisandre qui a pris le contrôle de Selyse, exploitant sa faiblesse, la neutralisant au point d’en faire cette choses hagarde, qui parle aux cadavres de ses fils morts nés (et baptisés, la vache, baptisés !!!). Et on découvre aussi la clé du personnage de Stannis. Car est-on vraiment face à Selyse ou face à une sorte de projection de Stannis ? La reine, toute fofolle qu’elle soit, est dans le même état de servitude que Stannis vis à vis de Mélisandre. Peut-être ne le tient-elle pas de la même manière, mais elle le tient, corps et âme. Et le désespoir de Selyse face à ses enfants renvoie à celui de Stannis devant le Trône de Fer. Bref, cette scène terriblement dérangeante était plus qu’une introduction de personnage un voyage dans la tête de Stannis.

Le voyage se poursuit d’ailleurs jusqu’à Shoren, sa charmante fille et unique héritière, marquée à vie par la léprose, un genre de lèpre extrêmement contagieuse que l’on peut choper à tout âge, mais qui peut vous épargner si vous l’attrapez enfant. La peau se fige jusqu’à prendre l’aspect de la pierre et laisse donc aux survivants des plaques de chair grise et craquelée.
L’enchainement parfait de bon matin après les fœtus de Selyse. Surtout avec la petit chanson là, qui donne à la scène un côté film d’horreur (attendez qu’elle se retourne et yeurk…), héritage du personnage disparu de Barriol le fou, un mec qui avait séjourné auprès du Dieu Noyé un peu trop longtemps et que la série a éjecté.
Très vite on sent que Shoren n’a pas vu son papa depuis la perte de sa première dent. Ce qui doit remonter à 6 ou 7 ans au bas mot. Très vite aussi, on sent que Stannis n’est pas très à l’aise avec … avec… vous savez, ces petits machins qui courent partout là… comme des humains mais plus petits. Les enfants, voilà.

Alors que Shoren demande des nouvelles de Davos, Stannis lui explique avec son tact proverbial que le chevalier Oignon croupi dans un donjon et qu’elle ferait bien de l’oublier.
Bon, c’est facile de critiquer. Elle a beau n’être qu’une enfant, c’est son héritière. Et quand on a survécu à la léprose et qu’on vit dans un donjon on est sans doute très au fait des dures réalités de la vie.
De toute façon, j’imaginais mal Stannis lui raconter la disgrâce de Davos comme on annonce à sa fille la mort de son hamster : « Davos est parti dans une ferme très loin. Une gentille famille l’a adopté, il peut sortir dans le jardin et aller cueillir des oignons. Allons, ne pleure pas, il est plus heureux là-bas ! »

Nuitemment, Shoren se glisse donc dans la ferme magique de Davos pour le seul vrai moment de douceur de l’épisode, avec deux personnages ayant un échange sain et sachant garder leurs vêtements.


L’instant choupi a chopé la léprose, mais l’instant choupi demeure quand même. Et il est l’occasion d’une habile transition, with fire and blood.

Ein Volk, Ein Reich, Eine Khaleesi.

« Es ist Zeit für Reich ! Wir müssen die Lannisteren ausrotten !” Répètent les Immaculés en parfait ordre de marche.

Marche glorieuse du Führer Daenerys Targaryen la conduit vers Yunkaï, une ville sans doute très pauvre parce qu’elle n’a eu droit qu’à une animation relativement pourrie sur la carte du générique. Plus naze, il n’y a guère qu’Harrenhal, c’est dire si je fais un sacré beau compliment.

Pendant que ser Jorah et ser Barristan se racontent leurs souvenirs du Vietnam, Dany se trouve un général chez ses Immaculés. Se sera Grey Worm.


«Sans vouloir te vexer, c’est encore pire que Jaime, ce prénom. »

Ainsi voit-on naître les prémices d’une certaine dévotion des Immaculés envers leur libératrice. Laquelle, forte de ce nouveau sentiment de PUISSANCE MOUHAHAHA peut s’en aller, laissant les deux vieux deviser en arrière.
Incroyable comme Jorah est peu subtil. Il pensait sans doute avancer tel un ninja, on dirait un Gregor Clegane en sabot qui porterait tout le poids de la loose de Theon Greyjoy sur ses épaules.
« Alors comme ça vous n’étiez pas au Conseil Restreint. Donc on vous causait jamais de complots ? Jamais entendu des histoires de chevalier envoyé pour espionner des princesses tout ça ? Non ? Pourquoi je demande ça ? Pour rien, voyons, hihi, regardez comme la Khaleesi est belle ce matin… M’en lasse pas. Vous n’étiez pas non plus en charge du dossier classé « Sous-Marins » à tout hasard ? »

Du coup, même si ser Barristan n’était pas au courant de l’affaire, là, soit il est totalement sénile, soit il se doute plus que fortement d’un truc louche. Bien joué Jorah : aussi doué pour sonder le terrain que pour vendre des esclaves. Champion.

Tywin, matchmaker.

Et pendant que Sansa fait ce qu’elle peut, Tywin lui, met un complot sur sa tête.

Ouais enfin, relativisons.

Dans le cadre de la champagne “Aimer les Lannisters”, je tiens à signaler que Tywin se soucie beaucoup cette semaine, tout comme lady Olenna, du bien de son peuple qui n’aime rien tant que les mariages princiers avec des carrosses, des traines de 15 mètres de long, du pudding sur toutes les tables, et le pim’s qui coule à flot.


Vous remarquerez que tous les enfants autour sont Lannisters. Je n’invente rien.

Ainsi il joue les entremetteuses pour son fils et sa fille, les poussant respectivement dans les bras de Sansa et de Loras.
Tyrion croit à une mauvaise blague. C’est vrai quoi, Sansa Stark ? Pourquoi pas Brienne de Torth tant qu’on y est à essayer de me caser avec des filles de plus d’un mètre 80 !

Tasoeurlareine est intérieurement morte de lol. Sa tête penche à s’en écraser sur la table, mais heureusement, Tywin redresse littéralement la situation en lui ordonnant d’aller épouser tout de suite Loras Tyrell afin de pondre un héritier.
Là, c’est elle qui croit à la mauvaise blague : un héritier ? Avec Loras Tyrell ? Allo !

Comme je l’avais dit en intro, cet épisode était du pur « Game of Thrones » fait dans un vieux, pot, là où les bonnes recettes sont faites. Ce huis clos dialogué et particulièrement tendu en était la parfaite illustration.
Tywin rugit pour calmer ses « enfants » (on le voyait presque faire des guillemets avec les doigts) et sort en leur disant : « Et c’est qui le lion maintenant ? »

Laissons le mot de la fin à R’hllor, celui qui kissait by fire tout cet épisode, rythmé par sa présence, et qui se conclut sur cette affreuse chanson de Shoren, sans doute le truc le plus anxiogène de la semaine, du mois, peut-être même de l’année. Le feu était partout, dans les transitions, dans les dialogues, dans les scènes… Et je sais pas vous mais moi, en tant que femme j’ai apprécié que pour une fois, on ait droit à autre chose que des plans boobs. Sérieusement, je pense qu’on a eu autant d’hommes nus ou presque que dans un épisode de « True Blood ». Das ist la parité.
Plus calme que les précédents, « Kissed by Fire », épisode dit « du milieu » pose les bases des intrigues qui vont désormais nous amener vers la fin de cette saison.
Elle sera dark, and full of terrors.
De mon côté, j’essaye de revenir plus en forme la semaine prochaine, IRL is a bitch et je suis totalement rincée.

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