…It’s all the truth I know.”

Revenir de l’épisode 24 de « Game of Thrones », c’est revenir d’une expérience télévisuellement assez grisante.
Non seulement parce que l’on s’est plaint assez comme cela du rythme lent de la série, ne proposant guère autre chose que des scènes un peu timorées d’un point de vue de la progression narrative, mis à part avec Daenerys, la seule à cavaler dans son intrigue.
Mais aussi parce qu’après deux premiers épisodes au niveau de production anormalement élévé pour une série télé qui coûte déjà un rein par an à chaque membre du comité de direction de HBO, il était normal de s’attendre à ce que les épisodes « du milieu« , soient un peu en dessous.

Sauf que non. « And now his watch is ended » est un des épisodes les plus impressionnants sur le plan formel, avec « Blackwater » l’année dernière, enchainant sur presque une heure les plans larges, les décors luxueux, les CGI…
Et non content de cela, il s’avère être également l’un des plus riches en matière de contenu, s’affranchissant presque totalement du syndrome « vignette », à un Bran près, pour développer sur chaque segment une intrigue au complet. Chose rare dans la série qui en général se contente de dérouler une à deux histoires maxi par épisodes, en remplissant les trous avec des « meanwhile, ailleurs sur la carte« .

Ajoutez à cela une conclusion aussi intense et fracassante que celle de la semaine dernière, un rattrapage in extremis mais satisfaisant d’une des intrigues les plus mal fichues de ce début de saison et quelques-uns des dialogues les plus savoureux du show depuis 3 ans.

Une question demeure et je m’inquiète : pourquoi personne n’a encore giflé Joffrey depuis le début de cette saison ?



Ouais, ça aussi ça serait bien…

« Donne-moi ta main, et prend la mienne… »

Posons un instant. Je ne sais pas si je l’ai dit, mais depuis le début de cette série, Nicolaj Coster Waldau est génial. Alors certes, c’était facile à jouer dans les premiers temps, et ça l’était encore jusqu’à la semaine dernière. Facile, mais génial tout de même. A part bouffer du salami dans des pubs allemandes, je ne sais pas trop ce qu’il faisait avant « Game of Thrones » mais là, il faut reconnaitre qu’il entre dans mon club des acteurs/actrices à suivre juste pour ses deux dernières minutes de « Walk of Punishment » (mais bon, en fait, cette remarque concerne les 3/4 du casting de cette série… Genre Alfie Allen, Emilia Clarke, Sophie Turner, Maisie Williams…).
Bon il aurait pu faire un petit effort cette semaine pour avoir vraiment l’air de déguster sévère, mais bon, je ne vais pas bouder mon plaisir parce que sans avoir l’air de souffrir le martyr, il se débrouille tout de même pour emballer une réplique assez merveilleuse.

[Aparté : pourquoi tant de haine ?

C’est vrai ça ? Pourquoi lui couper la main ? La langue, à la rigueur, mais sa main ? Alors déjà, il faut se souvenir que ce n’est pas n’importe qu’elle main que Locke coupe, mais la droite, la main d’épée, celle qui permettait au Régicide de roxxer en tournoi ou en abattage de suzerain. Jaime Lannister était très fier de ce talent mais désormais, il est aussi gauche et sans défense qu’un Bran face à une horde de Sauvageons.

Il semble y avoir une différence assez profonde entre la motivation du geste de Locke dans la série, et celui de son alter ego livresque Varshé Hèvre.
Varshé Hèvre est le chef des Braves compaings, une compagnie de mercenaires au service de lord Bolton, qui capture Brienne et le Régicide et décident de les amener à Harrenhal. Brutal, pas spécialement futé, sadique, Varshé est un personnage aussi ridicule que dangereux, qui a pour habitude d’estropier les gens. Du coup, Jaime n’est pas une exception. S’il lui fait trancher la main, c’est parce qu’il a dans l’idée d’envoyer cette main droite à lord Tywin, pour laquelle il espère toucher une rançon, tout en jouant double jeu avec le reste du corps de son otage qu’il livrera aux Karstark (la famille d’un mec qu’il a tué au Bois des Murmures dans le livre, et en tentant de s’évader dans la série). Hèvre espère obtenir en retour des terres et une place forte, se disant que Tywin Lannister ne viendra jamais chercher sa vengeance si loin dans le Nord, ahah, je suis trop brillant !

Trancher la main de Jaime est dans le livre un message adressé à lord Tywin, et non pas au principal intéressé, comme c’est le cas dans la série où l’amputation est bien un châtiment dispensé par un homme du Nord (il ne me semble pas que Locke ait été présenté comme un mercenaire, mais bien comme un banneret des Bolton) pour tous les crimes dont il est coupable : la chute de Bran, la mort du fils Karstark, celle de son cousin Harlon (qu’il a tué gratuitement), sans parler de tous les morts de la guerre, et du simple fait qu’il soit le plus tête à claque de tous les Lannister.
Quelque part, cet évènement était presque inévitable pour lui, dans le contexte de la série. S’il peut sembler sorti de nulle part, ce geste est à mon avis un exutoire dans cette guerre : Locke ne peut pas le tuer puisqu’il doit le livrer. Mais ça le démange. Alors il lui coupe la main, c’est le moins qu’il puisse faire pour le faire souffrir un maximum avec un minimum de dégats. Et puis le geste n’est pas non plus anodin : couper sa main d’épée, c’est le garder en vie tout en se garantissant qu’il ne servira plus de si tôt au combat.
En gros, Locke neutralise le Régicide. Et dans le fond, c’est brutal, mais c’est brillant.

C’était l’aparté : allons, toi aussi tu lui aurais coupé la main…]

Comme une transition logique de la fin de l’épisode précédent au début de celui-ci, nous retrouvons donc la main la plus célèbre de Westeros.
Et cette main, comme vous le savez tous, est Lannister. Non, pas celui-là, l’autre, celui qui va avoir quelques difficultés à découper son salami maintenant.


« Tu fais chier avec ton salami… »

Jaime Lannister, main droite en sautoir et fièvre dans le reste du corps file ce que l’on appelle communément un mauvais coton. Même la célèbre manœuvre du cousin machin ne fonctionne plus désormais. « Damned you, Theon Greyjoy ! Ta loose est épidémique ! »

Petit arrêt sur image concernant cette scène, où Jaime rejoue en gros son duel avec Brienne. En ce temps-là, il avait encore ses deux paluches, et sa morgue pour lui servir de bouclier.
L’épisode du jour s’amusera au moins deux fois à proposer le remake de scènes déjà vues dans la saison. A chaque fois, ce remake sera particulièrement pertinent. Et ici, il sert à nous présenter la déchéance physique du Régicide. Jusqu’ici, nous l’avons vu lever l’épée trois fois. Une première contre Ned Stark lors d’un duel où les deux adversaires semblaient plus ou moins se valoir (ce qui écornait déjà un peu son image de roxxor PGM). La deuxième c’était sur le pont, contre une Brienne qu’il affrontait alors qu’affaibli par des mois de détention : l’endurance n’était plus là, mais il avait encore de beaux restes.
La troisième fois, c’est donc cette scène où ce qui était l’une des meilleures lames du royaume se fait humilier. A ce stade, ce n’est même plus jouissif.

Le soir au camp, Brienne se prend l’envie de jouer les cellules de soutien psychologique. Bon, la psychologie, c’est un peu comme les trucs de filles : subtilité, douceur, empathie, tout ça, beuh…
Autant lui en remettre une petite couche « après tout c’est qu’une main, ça repousse.« 

« My sword hand, I was that hand. »

Et là je me lève en renversant mon thé et je clapclapclap dans mes mains : graaooouh, D&D, un peu aussi NCW (oui, il me gave avec son nom à rallonge) !
En une seule réplique, superbement balancée, le personnage vient d’être résumé et plus encore, d’être révélé.
Car ce qui apparaissait à la lecture du livre, dans les points de vue du Régicide, c’était au final sa piètre opinion de lui-même. A part ce talent à l’épée, qu’a-t-il ? Pas grand-chose finalement : Jaime n’a aucun ami, il n’a pas d’enfants (les enfants de Cersei ne sont pas ses enfants. Sa soeur s’est contentée de les faire avec son alter ego masculin, un genre de parthenogénèse un peu tordu, en somme), pas de femme, pas d’avenir (il a renoncé à Castral Roc en devenant garde royal). Pour Cersei, il a tout abandonné, y compris l’estime de son père (qui ne lui a jamais pardonné d’avoir pris le manteau blanc).
Quand Brienne lui explique un peu brutalement qu’il pourrait arrêter de chouiner tel un Jon Snow moyen devant son moignon purulent, aussitôt, il se referme sur la seule et unique chose qui pourrait le faire encore tenir debout. Cette seule et unique chose étant sa jumelle, obsession et amour viscéral traduits ici par un enchainement sur le visage de la reine dans une scène à Port-Réal.
J’aime quand la série parvient en quelques images et transitions habiles à résumer efficacement 50 chapitres sur « aïeaïeaïe mon moignon !« 

Sinon, Brienne, y’avait une autre méthode : les jokes.

« –Eh, Jaime, j’ai une devinette : qu’est ce qui a deux têtes, trois mains, et de la fièvre ?
Euh… Toi et moi ?
Perdu ! C’était le chevalier de Tchernobyl !« 

Port Réal.

Tyrion déboule dans les spartiates appartements de Varys, lequel le reçoit, un pied de biche à la main :

« –J’ai l’impression de déranger. Vous voulez peut-être ouvrir votre Colissimo en privé ?
Non non, je vous en prie, entrez, vous désirez ?
Vous parler de Blackwater. De loin le meilleur épisode de la série…
J’en conviens. Mais attendez un peu la fin de celui-ci, mon bon nain. »

Depuis qu’il a manqué d’être assassiné par un golgoth sur la plage, Tyrion craint pour sa vie. Le secours de Varys serait ici fort appréciable, mais non, Varys est soudain étreint d’une JaimeLannisterite aïgue et se met à raconter sa vie. Tyrion le regarde de travers à deux doigts de lui sortir « tu voulais pas attendre l’adaptation du 5e livre pour me balancer tout ça ?« 
Moi aussi d’ailleurs, je regarde mon écran de cette façon parce qu’il est gentil Varys, mais raconter sa castration sur le ton de « hier, j’ai mangé de la choucroute » c’est moyen.
Heureusement, la deuxième partie de la petite histoire est nettement plus efficace. Bien flippant l’ami Varys lorsqu’il se met à raconter comment il a tracé sa route jusqu’à devenir membre du conseil. Et plus inquiétant encore lorsqu’il dévoile à Tyrion le contenu du Chronopost.
Un instant, j’ai cru que c’était Jaime (je vois des Régicides partout en ce moment, même dans les films avec Tom Cruise) mais il s’agit en fait du mage qui avait fait castrer the amazing Spiderman of Westeros.

Du coup, on voit un peu mieux le rapport avec le début de la scène. Ce qui dévoile le lourd secret de Varys.


C’est un Klingon.

Quelques temps plus tard, nous retrouvons Varys en compagnie de dame Roz. Car il sera dommage d’oublier qu’elle bosse pour lui en tant que sous-marin. Notre SNA préféré fait donc son rapport, lequel tourne autour du sujet le plus important du moment : le zob de Podrick Payne.
Et sinon, ben euh rien de bien essentiel, Littlefinger aurait prévu de quitter la capitale avec Sansa, mais ça n’a aucun intérêt comparé à l’extraordinaire maîtrise du tourbillon javanais de Pod.
Si Varys a du temps libre entre deux tentatives d’analyse des évènements du Palais des Mille Fleurs, il essayera de monter une ligue pour sauver Sansa Stark des griffes de l’autre pedobear de Littlefinger. Mais dans l’immédiat, il aimerait comprendre comment Podrick s’y prend pour réaliser la célèbre position du dragon fripon sans les mains.

Pendant ce temps, à Vera Cruz au septuaire de Baelor, pour la scène la plus classe de l’épisode, juste après celle que vous savez…

Les préparatifs du Royal Wedding vont bon train. La reine et lady Olenna inspectent donc la cathédrale Saint Paul le septuaire en vue de la grandiose cérémonie qui ne manquera pas de s’y tenir sous peu. Je vous préviens les gens, William et Kate à côté, ça ressemble à une kermesse paroissiale. Pendant que ces dames s’occupent de choses sérieuses, Margaery suit Joffrey partout en gloussant comme une dinde. Joffrey lui, est tout fifou dans sa tête.
Tel le Loran Deutsch de Port Réal, il fait découvrir à sa fiancée les endroits les plus méconnus et secrets de la cité :

« –Et là, c’est un Targaryen, qui a cramé en buvant du feu grégeois, mais qu’ils sont cons ces Targaryens !
Hihi, à qui le dites-vous, sire !
Et celle-là, c’est ma préférée : son frère la détestait alors il a demandé à son dragon de lui cramer sa face ! C’est génial !
Oh, Joffrey, parle-moi encore de gens qui brûlent !!!« 

Je ne pensais pas qu’un jour, je serais sincèrement heureuse de revoir la sale tronche de fouine de Joffrey Baratheon. Mais il faut reconnaitre qu’aujourd’hui, il m’a vraiment fait marrer.

Pendant que Cersei nous fait une crise de parano à peine justifiée avec mamie Olenna, Margaery réussit à convaincre Joffrey de sortir saluer la foule, en le persuadant que les gens l’adorent. Mais c’est qu’elle aurait bonne influence sur lui, la petite… Chose qui plait moyennement à Cersei.

Comme tout bon jumeau Lannister qui se respecte, quand elle a un problème, la reine va s’en plaindre à son papa Tywin.
C’est ici qu’arrive la fameuse scène suivant celle du Régicide, laquelle sert d’ailleurs de transition habile. Très habile même. Car lorsque Jaime se raccroche à sa sœur pour ne pas perdre pied, Cersei se sert de son frère comme prétexte pour approcher son père. Pas que Cersei ne se soucie plus de Jaime, c’est un pas que je n’oserais pas franchir, mais on sent bien que dans l’immédiat, se sont plutôt les « Taïrells » qui la préoccupent.

« –Tirells ! La corrige Tywin.
Je disais donc que les Taïrells commencent à me les briser menu.
Les TIrells t’ont sauvé la vie, si je peux me permettre… »

Par contre, si vous pouviez vous mettre d’accord sur la façon dont il faut prononcer ce foutu nom de famille, ça m’arrangerait bien. Cette histoire me rend folle.
Notons au passage que tasoeurlareine est exactement cette semaine de la position de Tyrion durant le pilote : assise en face de son père à attendre que ce dernier daigne lui adresser la parole. Tywin ne plaisante pas avec sa correspondance. Ni avec le reste, d’ailleurs.
Le fait de retrouver le même type de scène avec Tyrion puis Cersei nous permet de comprendre très rapidement toute l’estime que Tywin porte à sa fille. Et comme visiblement, elle a omis de regarder le pilote, elle ne se rend pas trop compte de la situation. Du coup, comme Tyrion trois épisodes plus tôt, elle tente de convaincre son père qu’elle est son seul véritable héritier.

C’est son deuxième enfant qui lui réclame son héritage en quelques semaines… Tywin sent le coup venir « ils veulent me foutre en maison de retraite… Les salauds. »
Du coup, il se met à regarder Cersei de son œil des mauvais jours. Possédée par l’esprit d’Isabelle Alonso, la reine se retranche alors derrière son utérus pour hurler au sexisme.

« I don’t distrust you beacause you are a woman. I distrust you because you not as smart as you think you are » => tywin, tu es mon héros.

[Aparté : Docteur, je crois que je commence à aimer les Lannister, c’est grave ?

S’il est une famille honnie dans le Trône de Fer, série et livres confondus, c’est bien la famille Lannister.
Le consensus pour leur cracher au visage en leur jetant des cailloux sous les quolibets d’une foule hystérique animée d’une colère vengeresse est tel que le bon peuple en oublie que l’univers de GRR Martin 1) est habité de familles nettement moins recommandables 2) trop complexe pour autoriser des généralités telles que « tous les Lannisters sont des méchants« , « tous les Stark sont des Bisounours » (même si, dans ce cas précis…).

Alors si toi aussi, parfois tu te surprends à avoir des pensées envers un membre du clan des lions du Roc qui ne soient pas à base de membres arrachés, bûcher, écartèlement et autres divertissements dont le Moyen Âge avait le secret, rassures-toi, ce n’est pas grave.

En fait, les Lannister sont des gens plutôt fréquentables (sisi, je vais te le démontrer, alors ne part pas en courant, drapé dans la couette Stark de l’honneur et de devoir, s’il te plait).

Commençons par le plus facile, Tyrion : « Que nenni vilaine ! Il n’est pas vraiment un Lannister, la preuve, son papa use son précieux temps d’antenne et sa salive à le lui répéter vingt fois par épisode ! »
Tyrion, pas un Lannister ? J’aimerais voir ça. Pour mémoire, le grand père de Tyrion, lord Tytos Lannister, était un seigneur vaguement normand sur les bords, le mec ni oui ni non, incapable de trancher, gentil mais mou, qui gérait son domaine dans l’ouest peinard dans ses santiags, un Cuba Libre à la main, contemplant l’océan depuis les terrasses de Castral Roc. Bref, les Lannister en ce temps-là, ce n’était pas tout à fait la grande famille que l’on connait aujourd’hui.
Jusqu’à ce que succède à Tytos son psychorigide de fils Tywin. C’est lui qui va construire la puissance de la maison Lannister, profitant de devenir très jeune la Main du roi Aerys, jouant de son influence à la cour pour placer habilement ses enfants et leurs faire contracter des alliances. Cersei est d’ailleurs très tôt son master plan, puisqu’il envisage de lui faire épouser Rhaegar (et donc de la voir reine, comptant sur le décès rapide de la fragile Elia Martel, l’épouse dornienne de Rhaegar) ou Viserys à défaut de l’héritier en personne.
En tant que maître des intrigues, de master mind, de fin politicien et de meneur d’homme, Tyrion n’a en fait rien à envier à son père. Ce qui différencie le plus le Lutin et son père, outre la taille, c’est l’absence totale de sens de l’humour chez Tywin. Mais sinon, ils possèdent le même esprit, sont l’un comme l’autre profondément attachés à leur maison, sa gloire et surtout, sa pérennité.
Donc oui, si vous aimez Tyrion, vous aimez donc bel et bien un Lannister pur jus.

Prenons ensuite Jaime : s’il n’était pas drôle, tout le monde le haïrait cordialement. Nan parce qu’il ne s’agirait pas d’oublier qu’il a quand même défenestré Bran Stark. Et qu’il affiche en toute circonstance cette insupportable assurance du mec qui a tout. Et qu’il nous est rendu sympathique grâce à ses répliques mordantes, son affection sincère envers Tyrion, et sa naïveté touchante face à Cersei.
« Attends, tu disais pas que t’allais nous faire aimer les Lannister ? Mais là tu nous rappelles juste pourquoi il faut détester le Régicide ! »
AH ! PRIS EN FLAGRANT DELIT !
Vous avez dit « Régicide » ! Ouais parce que le type qui a défenestré Bran Stark est aussi le seul qui la eu les ballz (ou l’inconscience, c’est pas facile à dire) de rompre le plus sacré de tous les vœux qu’il ait jamais prononcé pour sauver Port Réal de la folie d’Aerys. Alors pardon, mais « Régicide », certes, si on est aussi tatillon que l’administration fiscale, mais bon « Œuvre de salubrité publique », ça lui va bien, aussi.
Et puis, sans vouloir trop spoiler sur l’avenir de ce personnage, il reste pour tous les lecteurs un des plus marquants, en raison de son évolution particulièrement intéressante. Un des rares personnages dans les livres qui soit capable de se remettre totalement en question, et il faut que ça tombe sur le plus auto-satisfait d’entre eux…
Vous avez encore des réserves ? Attendez la fin de la saison 5, on en reparle…

Et la maudite frangine ? AH mais je me fais fort de vous faire aimer Cersei !
« Nan caypapossiB« 
Si. Avec Arya, elle est la femme la plus émancipée de cet univers machiste. Cersei regrette d’être née femme précisément parce qu’elle se sent prise au piège de sa condition. Femme de pouvoir, elle partage avec son père un esprit retors et un sens des affaires publiques certain. Bon, elle n’a pas le talent de Tywin ou de Tyrion, mais elle doit aussi composer avec le fait d’être une femme, donc un être considéré comme inférieur par l’ensemble des protagonistes dotés d’un service trois pièce, d’avoir des enfants à protéger, et à très mal élever. Et oui, la nature de l’a pas dotée d’un intellect particulièrement brillant. Pas qu’elle soit stupide, mais comme le dit justement son père, son gros souci dans la vie, c’est sa tendance à se surestimer…
La série a tenté, avec succès, de donner une image plus objective de la reine, largement détestée parce qu’elle non plus n’a pas d’humour, et qu’elle déteste Tyrion que tout le monde aime. Et après ? Elle surprotège Joffrey et est en partie responsable de ce qu’il est devenu, certes. Elle fait tuer Lady, certes. Oui, elle est cruelle : dans les livres, rappelons qu’elle obtient la tête de la louve parce que Jaime a échoué dans sa mission de retrouver Arya en premier et de la tuer. Puis, faute de Nymeria, elle se rabat sur Lady => je sais, cela ne la rend pas plus sympathique.
Mais je n’essaye pas non plus de vous dire qu’elle est injustement détestée. En fait, plus ça va, plus je trouve son personnage intéressant. Le jeu des trônes est un jeu cruel, et Cersei, bien que de famille puissante et investie d’un grand pouvoir elle-même, n’est pas tout à fait à égalité avec les autres personnages pour y jouer. Ce qui la pousse à user d’armes jugées comme déloyales dans cet univers masculin (sexe, poison, manipulation).
Bref, je n’ai pas une affection débordante pour Cersei (non mais faut pas déconner non plus), ce qui ne m’empêche pas d’apprécier de plus en plus ce personnage, beaucoup plus complexe qu’il n’y parait.

Joffrey : Oubliez ça.

Tommen : sans vouloir spoiler, un petit garçon qui n’aime pas les betteraves et surkiffe les chatons, on ne peut pas décemment le haïr.

Myrcella : ne se prononce pas, mais pour l’instant, elle plus plutôt choupi (et en train de manger des tapas à Dorne, tssss…..).

Kevan : efficace, gentil, compétent, ferme. Qui peut bien ne pas aimer tonton Kevan, un homme qui sait où est sa place et qui tente toujours de faire du mieux qu’il peut ?

Lancel : avec un nom pareil, il ne pouvait qu’être bête comme un sac à main. Mais sa bêtise le rend touchant. Et puis, bien qu’il soit un personnage pathétique, il suit une évolution assez parallèle à celle de Jaime, ce qui ne peut que plaider en sa faveur.

Bref tout ça parce qu’on fait leur connaissance par le truchement des Stark qui les détestent profondément, les Lannister ont très mauvaise réputation. Sauf que les Stark sont de bien gentils Bisounours pétris de bonne conscience et prompts à dispenser des jugements moralisateurs à leur prochain. Alors que les Lannister, de plein pied dans l’exercice du pouvoir, les mains dans le cambouis, sont eux adeptes de real politic et ne s’aveuglent pas de beaux principes pour mieux dormir la nuit.
Deux façons très différentes d’exercer le pouvoir ou de faire la guerre. Mais on ne fait ni l’un ni l’autre sans se salir les mains. Et les Lannisters sont du genre à faire feu de tout bois. C’est un style que l’on peut ne pas aimer. Rusés, mauvais perdants, vainqueurs pleins de morgue, ils ont compris qu’au jeu des trônes tous les coups sont permis. On ne va tout de même pas les blâmer pour cela, non ?

Vous voudriez pas faire votre coming out Lannister vous aussi, je me sentirai moins seule…

C’était l’aparté : je crois que j’apprécie les Lannister, mais on en reparle à la fin de cette saison, quand même…]

Dans « Game of Thrones », une séquence de bashing en cache souvent une autre. Retrouvons donc une séquence qui j’espère deviendra une habitude : lady Olenna et le petit personnel.
En elle-même, cette séquence n’a aucun intérêt, mais je tiens à dire qu’elle m’a fait beaucoup rire pour deux raisons. Premièrement, elle était excellente. Ensuite, parce que j’ai eu exactement la même conversation cette semaine et que j’en suis arrivée à la même conclusion que la reine des Epines : « We grow strong », c’est vraiment ultra naze, on dirait un slogan pour de l’engrais (et la meilleure, c’est celle des Martell : « Unbowed, Unbent, Unbroken ».

Ayant sans doute avancé dans son enquête sur les exploits de Podrick, Varys décide de s’accorder un peu de temps pour sa ligue « Sauvons Sansa Stark » à laquelle il voudrait bien voir adhérer lady Olenna. Et visiblement il trouve avec elle un terrain d’entente ce qui est rassurant pour la pauvre petite. Quelques heures plus tard, Margaery surprend Sansa en train de prier sur un caillou.

Ouais.
Comme ça, sur un caillou. Je suppose qu’il faut un quota WTF pour chaque épisode, et là, c’est sur Sansa que c’est tombé.
Histoire de dissimuler le caractère incongru de cette situation, Margaery renvoie les plantons Lannister en les menaçant de supprimer leur abonnement HBO s’ils ne décarrent pas tout de suite. Puis elle fait élégamment mine de ne pas remarquer Sansa à genou sur un bloc de granit.

«-Alors Sansa, vous faites une partie de Bernadette Soubirous RPG ?
Ah euh… Me voilà découverte…
Allons, ce n’est rien. Si nous parlions de votre avenir plutôt ?
Non moi c’est Sansa. Pluto c’est le chien de Mickey.
Vous avez le même sens de l’humour que lord Tywin ma chère.
Merci.
Du coup, je me disais qu’on pourrait aller à Hautjardin toutes les deux. Faire les soldes, manger des macarons, glousser en écoutant de la K pop…
C’est très gentil, mais je me dois de décliner. Je suis otage de la reine, c’est un travail à plein temps.
Mais Sansa, ne savez-vous donc pas que la date limite de consommation de la reine expire le jour de mon mariage ?
Oh bon sang…
Voui. Et puis, je me disais, on pourrait devenir sœurs *wink*
C’est pas trop possible, ça non plus… Vu qu’on pas les même par…. Attends… Deux secondes. Tu serais pas en train de suggérer que…
Sansa Stark, acceptez-vous de devenir la femme de mon frère Loras ? »


L’avenir s’annonce radieux pour la petite Sansa et c’est bien la première fois qu’une lueur d’espoir est à entrevoir. Mais ne vous inquiétez pas trop : entre la reine et Littlefinger qui feront tout pour faire capoter de projet, elle n’est sans doute pas encore prête d’échanger ses vœux avec le chevalier des fleurs…

Au-delà du Mur.

A force de scènes sans intérêt dans les trois premiers épisodes où nous découvrions ébahis que la source de tous les maux de ce monde se nomme Catelyn Stark, d’autres scènes encore plus émotionnantes toujours avec Cat qui pleure, sans parler de celles carrément indispensables avec Talisa qui répare des Lannister, ou les contorsionnistes du Palais des Mille Fleurs, D&D ont fini par passer à côté de la Garde de Nuit.
Une fuite ridicule du Poing des Premiers Hommes, présentée à grand coup de vignettes pourries et soudain, youhou, t’es dans l’épisode 4, il faut passer la seconde et là, t’as intérêt à avoir de sacrés bons auteurs pour pondre un truc qui tienne la route et condense en quelques minutes toutes les tensions censées être accumulées depuis le départ du Mur entre Jeor Mormont et une partie de ses hommes.

Un challenge presque impossible à relever, mais GoT l’a fait.

Et là, je dis bravo, parce qu’on partait tout de même d’assez loin. Les Corbeaux commencent à souffrir de la faim. Bon, c’est sympa de le dire maintenant qu’ils sont chez Craster qui les nourrit certes chichement, mais les nourrit quand même entre deux insultes et trois remarques sexistes. Comme le dit l’adage « haters gonna hate » et bientôt, les premiers rageux commencent à lâcher leurs coms haineux tant sur leur hôte que sur le lord commandant. Vu d’ici, j’ai envie de dire qu’une mutinerie couve. Ce qui dans les circonstances présentes est le pire truc qui puisse leur arriver.

Espérant échapper à toute cette tension, Sam s’en va rendre visite à Vère et son nouveau-né. Il découvre alors l’horreur absolue : Vère est devenue une MAMAN, un genre de sous-catégorie de mères particulièrement relou.
Si tu tentes d’engager la conversation avec l’une d’entre elle sans appartenir au club, tu es instantanément débouté sur le refrain de « tu peux pas comprendre, tu n’es pas MAMAN« .
Sam a beau l’air être enceinte de 13 mois, il ne parvient pas à faire illusion et se fait donc jeter son célèbre bitoniau à la figure, rapport au fait que « je suis une MAMAN maintenant, et c’est pas parce que mon enfant va prochainement servir de pâtée pour chats aux White Walkers qui faut pas que je m’y attache mais non, je veux pas lui donner de prénom, t’as entendu ce que je viens de te dire à propos de la pâtée pour chats ? Alors à partir de maintenant, ma vie entière tourne autour de cet enfant tu m’as bien comprise ! Allez, toi et ton bitoniau, RAUS, SNELL !!!!!« 

Si toi aussi tu as du mal à suivre la logique de Vère, ne t’inquiète pas, la scène suivante te permettra d’oublier toutes les incohérences de son discours de primipare aux hormones détraquées car pendant que Sam se fait jeter des bitoniaux au visage, dans la cabane de Craster, les choses sont en train de tourner au vinaigre.
Les épisodes précédents ayant échoué à restituer quoi que ce soit de la tension et de l’agonie de la Garde de Nuit, il fallait cette fois mettre la dose. Et il faut dire qu’en la matière, la scène de funérailles pose très efficacement les bases de ce qui va suivre. Non seulement les premières contestations de l’autorité de Jeor Mormont se font jour, mais Edd la Douleur nous livre-t-il en une seule réplique suivie d’un long plan extrêmement malsain, toute l’ambiance que le reste de cet arc n’a jamais été capable de construire. En disant simplement que l’odeur de la chair de leur camarade le fait saliver, il fait remonter à la surface une vieille discussion que ser Alliser Thorne avait eu avec Jon Snow en saison 1, quand il lui racontait avoir mangé ses frères lors d’une patrouille.
En quelques secondes, l’essentiel est dit, et je regrette un peu que l’on ne nous ai pas gratifié de ce type de scène un ou deux épisodes plus tôt, pendant la fuite du Poing des Premiers Hommes. Bien que cette séquence de l’épisode de jour rattrape trois semaines de traitement indigent, elle ne parvient pas à effacer les manques du début de saison.
Ceci étant dit, c’est un très beau travail d’écriture.

Et ce qui suit est tout aussi bon. La mise en tension est extrêmement rapide, mais traduit à merveille l’état de nerf dans lequel se trouvent les mutins, déterminés à en finir avec Craster qui est tout de même le type le plus détestable de toute la série.
Mormont se prend donc en pleine face une mutinerie qu’il n’a absolument pas vue venir, un peu comme le spectateur, qui aurait sans doute bien aimé voir les Corbeaux discuter entre eux des décisions contestables de leur chef plus tôt dans la saison.
Craster est donc expédié vite fait bien fait au paradis des incestueux, un endroit charmant peuplé de Targaryens où il pourra retrouver toutes ses filles mortes en couche.
Pendant ce temps, le lord commandant se tape une scène de mort digne de lui, même si dans le fond, il meurt un peu pour avoir essayé de protéger Craster. C’est vrai que c’est la loose. L’aura de Theon s’étend désormais au-delà du Mur.

« Loose is coming » devrait être sa devise personnelle.

Hell on wheels.

Non mais je rêve. Enfin, disons plutôt Bran rêve. C’est un truc de malade cette affaire, mais qu’est ce que vous fichez D&D avec les scènes de Bran bon sang ? Ok, on se rend bien compte que sa petite promenade digestive vers le Mur n’est pas le truc le plus passionnant au monde, mais tout de même quoi… Le pauvre enfant n’a pas eu une seule scène « normale » depuis le début de la saison.

Et celle-ci ne fait guère exception à la règle. Bran court donc dans la forêt. Mais après quoi me direz-vous ? Un scooter ? Du Biactol ?
Non, elle était facile celle-là aussi, tiens : la corneille à trois yeux.

Et devinez qui est avec lui, à le mater dans son sommeil tel Edward Cullen ? JOJEN REED ! Toujours là pour pourrir les rêves des gens et leurs donner des conseils débiles genre : « attrape la corneille pour voir, hihi !!« 

Parce que son dernier parcours d’escalade remonte à loin, Bran se lance donc dans l’ascension d’un arbre, essayant tant bien que mal de choper la corneille, qui peut farouche se laisserait presque faire, mais c’est alors que choisit de se pointer, là comme ça, Catelyn Stark, bien décidée à pourrir la seule scène de son fils cette semaine.
Attention, si Cat est à l’écran, il y a une chance sur deux pour qu’elle pleure. L’autre chance, c’est qu’elle se mette à être super chiante => bingo. Dans la tête de Bran se rejoue donc la scène de la saison 1 où Cat l’avait copieusement engueulé pour avoir été guetter l’arrivée du roi sur les toits du Winterfell :

« –Je t’avais dit de ne pas faire d’escalade !
Non mais ça va, c’est juste un rêve…
Mais tu vas m’obéir oui ?
J’y crois pas… Des mois que je t’ai pas vue, tu débarques dans un rêve, Jojen style, et en plus tu trouves le moyen d’être trop relou ! Mais STFU !
Tu vas écouter ta mère ou je me mets à pleurer !
TOUTMAISPASCA !!!!! »

Je note un truc vachement troublant cette scène tout de même : Bran rêve qu’il tombe dans le vide à cause de sa mère…
Ouh la vache, comme tout ceci est freudien…


Question ouverte aux non-lecteurs : ça vous gave ou pas les inceptions de Bran ? j’imagine que vous ne voyez pas trop où tout ceci peut bien aller ?
Rassurez-vous, le lecteur est un peu confus aussi. Car dans la série, Bran et Rickon se rendent au Mur pour s’y réfugier auprès de Jon. Ce qui est une idée, disons… Enfin c’est une idée déjà. Dans le livre, les Reed, présents à Winterfell depuis quelques mois, sont ceux qui parviennent à convaincre Bran de se rendre au-delà du Mur pour aller à la rencontre de la corneille à trois yeux. Une idée qui sortira sans doute du fondement de Jojen dans les épisodes à venir. Je prends les paris : Bran court dans la forêt, Bran voit la corneille, Jojen déboule de nulle part et dit soudain « tu devrais essayer de lui parler vu que ton inconscient t’empêche de la choper. Je veux pas dire d’ailleurs, mais ton inconscient est plus pénible que Marion Cotillard dans « Inception », sérieusement… Bref, causes-y à la corneille… »,Bran cause à la corneille qui lui dit «croacroanordMurcroa » et là, surprise dans vos faces les mécréants BRAN SE REVEILLE EN SURSAUT ET SE REND COMPTE QUE JOJEN LE REGARDE DORMIR.


Des loup-garous, des forêts, des gens qui se regardent dormir. Comme tout ceci est troublant…


Et parfois même, des Lannister …. Brr, c’est vraiment troublant…

Je parie un dragon là-dessus.

L’épouvantable calvaire de Theon Greyjoy.

Escorté du fidèle Barry, Theon s’apprête à rejoindre Motte la Forêt, la place forte où s’est retranchée Yara. Barry lui explique qu’il l’a sauvé parce qu’il est un Fer-Né lui aussi, alors hein, solidarité tout ça. Le petit cœur d’encornet de Theon en est tout ému.

Cette semaine lève aussi le voile sur le mystère qui agitait les commentaires de l’épisode de la semaine dernière : les bourreaux de Theon se sont bien présentés comme des Fer-Nés. Un peu dommage que cela n’ait pas été dit plus tôt, mais cela ajoute du mind fuck au mind fuck. Theon n’est d’ailleurs pas vraiment convaincu de l’entourloupe, et Barry n’a de toute façon plus vraiment d’infos non plus.
Mais qu’à cela ne tienne, à eux deux, ils forment une bonne équipe. A tel point que Theon se confie au bon Barry, à ses yeux de cocker triste et ses bonnes joujoues.
Tout ce que voulait Theon, c’était rendre fier son papa. Mais ce n’est plus possible maintenant, parce que son papa s’est fait couper la tête devant le septuaire de Baelor.


J’aurais presque pu pleurer dites donc…. Ce développement du personnage de Theon est une des meilleures surprises de cette saison, qui anticipe sur l’adaptation du livre 5 en décrivant des évènements qui n’étaient racontés qu’après coup. Ainsi, lecteur comme non lecteur peuvent être l’un comme l’autre surpris par la façon dont D&D ont choisi de raconter cette histoire.
Cette confession de Theon, je ne m’y attendais pas. Sans doute parce que j’imaginais qu’elle ne serait jamais verbalisée, et parce qu’aussi, j’aime le fait qu’elle tombe dans cette oreille-là.

Oreille qui finit par faire entrer l’empereur de la loose dans la forteresse. Sauf que Barry a un sens de l’orientation en mousse, on dirait : « Non mais c’est quoi ça ? C’est pas ma sœur, c’est un chevalet ! D’ailleurs c’est étrange, on dirait le même que… »

Je laisse la parole à l’expert :


Un Mon Calamari dans cette histoire pleine de Greyjoys me semblait approprié.

Et avant qu’il ait eu le temps de dire « poulpe », Theon se retrouve à nouveau enchainé, vendu par ce sale petit traitre de Barry qui contemple, les yeux gourmands, son futur terrain de jeu…

La Confrérie Sans Bannière.

Je n’avais trop rien dit la semaine dernière, mais là, je me permets de gueuler un peu. L’épisode précédent a perdu un temps considérable sur l’histoire trop super du dépucelage de Podrick Payne, the love machine, ET sur la façon trop choupi dont Talisa soignait des bébés Lannister, et nous avait simplement gratifiés d’une séquence assez courte sur la Confrérie.
Or, on en est presque à la moitié de la série, je me fous de Podrick comme de ma première chemise et moi, je veux qu’on me parle de Thoros de Myr ! A quel moment sera-t-il expliqué au spectateur qui il est, d’où il vient… A quel moment les wagons seront-ils raccrochés avec la saison 1 ?
Le fait d’avoir lu les livres m’aveugle souvent parce que je sais qui est machin, bidule, et pourquoi truc fait muche.
Mais si tu déboules dans l’univers via la série, ces types sympa mais crados ne sont pas faciles à identifier. Alors il serait temps de se manier le colon et de nous les présenter un peu…

Bon, il faut aussi une scène d’exposition par épisode. Se sera donc celle d’Arya. Je ne vous dis pas le temps que l’on aurait gagné si on avait eu le droit à autre chose que des pastilles depuis le jour de sa rencontre avec Thoros de Myr. Un seul petit dialogue et on aurait par exemple plus entendre ce dernier expliquer à la gosse qu’il était prêtre de R’hllor, je sais pas moi, en balançant un truc comme « Il n’y a qu’un seul Dieu… » et tout le monde aurait compris.

Enfin bref… Maintenant que nous avons atteint le QG de la Confrérie, il faut compter sur le Limier pour nous sortir tout le curriculum des personnes présentes.
Comme Thoros et puis surtout.

HIIIIIIIIIhiiiiiiiiiii !!!!!!! Beric Dondarrion (qui ressemble à un ser Jorah surpris en plein cosplay pirate, soit dit en passant)!!!!!

Je sais pas pourquoi je me mets dans des états pareils, d’autant que je n’ai jamais vraiment eu d’affection débordante pour ce type, mais ce doit être toute cette frustration depuis la saison 2 qui me joue des tours.

«-Dites-donc, Beric, vous n’avez plus du tout la même tête qu’avant…
-Quand on voit ce qui est arrivé à ton frère entre deux saisons, on se dit que tu ferais bien de la fermer au sujet des recast, Clegane. Espèce de déserteur.
Toi-même.
Merci de me donner cette occasion très à propos de signaler naturellement aux spectateurs que je fus envoyé ici par Ned Stark pour botter le cul de ton taré de frère. Voilà, tout le monde a raccroché ses wagons ?
Ouiiii, monsieur Dondarrion.
Ton recap ne change rien, Beric, tu es tout de même un déserteur.
Je suis pas un déserteur. Je suis renaquis…. J’ai renais… Je renaissa…. Bref, je suis né à nouveau dans la lumière de R’hllor !!!!
Il dit qu’il voit pas le rapport ! DESERTEUR !!!!
Tueur d’enfants !
Il voit toujours pas le rapport ! »

Mais le lecteur lui, peut y voir un placement judicieux d’une allusion au destin des enfants du prince Rhaegar Targaryen (entre ce genre de petite allusion totalement gratuite et les histoires du soir de ser Barristan, on devrait finir par récolter pas mal d’infos cette saison. Et si en plus les Reed se mettent à parler…)

Et Arya une nouvelle occasion de rappeler au Limier qu’il a tué son pote le boucher. Et se faisant, elle le condamne à un duel judiciaire, dans la lumière de R’hllor.

Décidément, c’est l’épisode du sauvetage des meubles. Encore une fois, grâce à une écriture peut-être pas super subtile, mais efficace, la série retombe sur ses pattes après un départ chaotique. De la tension, des explications et surtout, de nouvelles énigmes voient le jour autour de la Confrérieet surtout de son dieu unique.

Astapor.

Ouaip, l’intrigue de Dany cavale ventre à terre cette saison, ce qui n’est pas un mal franchement. Enfin… On est aussi en droit de se demander comment ils vont faire pour dynamiser la suite maintenant que le plus funky de la saison est passé. Je m’attends un peu à tout pour vous dire la vérité.


Kindersgarden targaryen…

Mais trève de bavardages et autres conjectures, retrouvons la Khaleesi Mother of Dragons Stormborn Queen of the Andals à la tête ce que qui peut désormais être appelé un quadrilatère tactique : Dany, Jorah, Barristan, et Missandei pour fermer la marche et trainer la chariote de Drogon, qui servira donc de monnaie d’échange pour 8000 Immaculés.

La tête de dany mériterait un GIf. Une grumpy face aussi puissante que celle de Snowy, faut le faire. Et oh, ben comme ça tombe bien, y’a justement un GIF, ça alors…

On sent que ça lui arrache un rien la partie faciale, pour causer poliment, de donner son dragon à ce sale type. Déjà de base, les esclavagistes c’est pas vraiment son truc, mais celui-là…

Bon on va pas y aller pas 4 chemins, cette scène était grandiose d’un bout à l’autre. Et je ne dis pas ça parce que je suis pro-targaryen.
Parfois, faute de moyens, « Game of Thrones » doit se contenter d’illustrer de manière assez elliptique des passages particulièrement épiques dans les bouquins. Lesquels sont assez nombreux. La série fait parfois un peu oublier d’ailleurs le souffle et l’ampleur des romans, qui ne manquent pas de morceaux de bravoure.
Mais pour le coup, « Game of Thrones », s’est donné ici une superbe plage d’expression. Le sentiment au visionnage est clairement à la hauteur de celui suscité par la lecture, et étonne presque dans un épisode 4, par ses allures de season finale avec gros cliffhanger à la clé.

De l’entrée du quadrilatère à la sortie de Drogon de sa cage, toute la scène tient sur cette tension quasi insupportable « est-ce-que Dany va bien abandonner son dragon préféré à ce gros malpoli ? »
Après, j’avoue que ça se casse un tout petit peu la binette. Sérieux, on dirait qu’elle se promène avec un cerf-volant.

En échange de son cerf-volant un peu capricieux, Daenerys reçoit donc le joystick des Immaculés.
Il est donc temps de tester le produit, tant pour elle que pour l’esclavagiste.


« Ok les Immaculés, Jacadi a dit, on fait un pas en avant ! »

  • pas en avant*

« D’accord, Jacadi a dit, demi tour droite ! »

  • demi-tour droite*

« Et maintenant, sautez à cloche pied ! »

  • …*

« Je vois que vous connaissez les règles du Jacadi. C’est génial. Bon, aller, on arrête de jouer : en avant, marche ! »

  • en avant marche*

« Oui… ohouiiiiiiii, ce sentiment de puissance qui m’envahi soudain….. Criez Sieg Heil un coup pour voir ? « 

  • Sieg Heil !*

Pendant ce temps, l’esclavagiste, totalement indifférent au point Godwin qui vient d’apparaître à même pas deux mètres de lui, ronchonne : « La Khaleesi m’a même pas laissé de mode d’emploi pour son dragon, c’est déplorable, joignez-moi immédiatement son SAV ! »


Et dire que passer à la FNAC d’Astapor aurait largement suffit…

«-Bonjour, vous êtes bien sur la hotline de la Khaleesi, toutes nos lignes sont actuellement occupées, un correspondant va répondre à votre appel.
Hotline de merde !
Khaleesi dépannage j’écoute, Daenerys à votre service.
Ah, c’est vous Khaleesi, ça tombe bien j’arrive pas à… Wait a sec…


Comprenant qu’il vient de se faire sévèrement embrouillé par une pétasse blonde, l’esclavagiste a à peine le temps de dire « quoi le fuck » avant que Drogon, sur un ordre magistralement donné par sa môman, ne crame son odieux visage. Un destin qui ne manquera pas d’émouvoir Joffrey quand il fera visiter les hauts lieux d’Astapor à Margaery.

Quand la série doit montrer le vrai visage d’un personnage, cela peut-être un peu déroutant. Dans le cas de Daenerys, c’est un bonus considérable. La pauvre, soit on l’aime, soit on la déteste : over cheatée par GRR Martin, gnagna facile sa vie avec des dragons, pré-ado hormones en folie blabla…
Du tout.



Conquérante, autocrate drapée dans sa bonne conscience, magouilleuse, un rien siphonnée du bulbe sur les bords, Daenerys Targaryen, certes sans doute un peu couvée par son créateur, ne peut être réduite à l’image de la gentille petite victime qu’elle aime tant décrire, qui fait de son mieux et tout. Nononon… Et la série, ainsi qu’une Emilia Clarke impériale nous servent cette semaine une représentation de la Khaleesi dans toute la démesure et les contradictions du personnage. Des contradictions qui prendront toute leur importance sous peu, et une démesure qui résonne parfaitement avec la visite guidée de Joffrey dans le septuaire de Baelor…

Qualitativement, l’épisode confirme ce que la saison annonçait. Je l’ai déjà dit, mais on sent vraiment la série à l’aise dans ses basquets désormais. Dotée de budgets conséquents l’autorisant à se fendre de scènes comme celle magnifique du septuaire, ou franchement épique comme la prise de contrôle des Immaculés par Daenerys, elle semble également avoir trouvé le ton juste, entre le rire et le drame, oscillant de l’un à l’autre. En s’affranchissant des livres (la meilleure des choses à faire), tout en y restant forcément fidèle, « Game of Thrones » semble désormais s’attacher à davantage adapter l’esprit que la lettre. Cela contribue à en faire un peu plus que le beau produit dérivé qu’elle était jusqu’à maintenant.

Voilà mes amis, c’est tout pour aujourd’hui. La semaijne prochaine, il y aura du Robb torse nu, du Régicide à la sauce Bolton, un foutu complot sur la tête de Sansa, des gens qui hurlent, du feu et des swords fight.

Alors brace yourselves et d’ici là…

 » I remember the first time my father took me to court, Robert had to hold my hand. I could not have been older than four, which would have made him five or six. We agreed afterward that the king had been as noble as the dragons were fearsome.
Years later, our father told us that Aerys had cut himself on the throne that morning, so his Hand had taken his place. It was Tywin Lannister who’d so impressed us.

Je me souviens de la première fois où notre père nous emmena à la cour, Robert tenait ma main. Je ne devais guère avoir plus de quatre ans, ce qui lui en faisait cinq ou six. Nous nous accordâmes par la suite sur le fait que le roi était aussi noble que les dragons redoutables.
Des années plus tard, notre père nous raconta qu’Aerys s’était coupé sur le trône ce matin là et que sa main l’avait remplécé. C’était Tywin Lannister qui nous avait tant impressionné. »

-Stannis Baratheon




Casserole of MEGA DOOM.

Un commentaire Ajoutez les votres
  1. Salut
    Tout d’abord un grand merci pour ce nouveau recap toujours aussi drôle et argumenté.

    Yes !!! Super épisode cette semaine. Décidément cette saison 3 monte en puissance.
    Au delà des différentes storylines, ce que j’ai vraiment apprécié : les décors. Le septuaire, Astapor, la grotte de la fraternité, égouts de motte la foret. Le budget se voit à l’écran.

    Et puis bien sûr l’une des meilleurs fin d’épisodes de la série. Epique, comme je l’imaginais en la lisant. Réal, interprétation, CGI et musique. Tout était réunis. Magnifique.
    Décidément, j’aime plus Dany dans la série que dans les bouquins. La voici avec son armée de clones, prête à envahir Westeros tel une Palpatine éclairée (si elle n’était pas à des milliers de kilomètres du détroit on pourrait le croire).

    Quelques observations en vrac :
    Margaery me fait ouvrir les yeux sur le fait que Lady di était en fait une putain de manipulatrice
    J’aimerais bien connaitre le contenu des lettres que Tywin écrit à longueur d’épisodes mais j’ai ma petite idée de son « Whatever I can » pour délivrer Jaime
    Theon plus touchant que jamais, depuis sa superbe saison 2, ce perso me plait vraiment. On a une réelle empathie pour lui.
    Un épisode sans crying Cat ni de doctor Queen in the north ne pouvait qu’être excellent.
    Du coté de Bran, comme rédouté, ça m’ennuie prodigieusement
    En y repensant Craster et Kraznis sont un peu cons quand même. Le premier accueille une joyeuse troupe de voleurs et de brutes et passe son temps de les insulter en les affamant. Sachant qu’il est le seul homme en arme à pouvoir défendre sa maison, j’aurai été à sa place plus conciliant. Pour Kraznis, vendre une armée entière à quelqu’un peut paraitre un poil naif (c’est un euphémisme) dans la mesure ou il se trouve à la merci de sa cliente car il n’a pas assez de soldats pour se défendre. En plus comme tu l’as souligné, il n’a même pas eu doit à la notice du dragon.

    En tout cas il y a bon espoir que cette saison deviennent la meilleur depuis le début du show. Le meilleur tome des bouquins ça aide évidemment avec des événements marquants et des évolutions importantes des personnages. En plus, les créateurs et scénaristes ont semblent-ils bien intégré l’équilibre entre fidélité au matériau d’origine et liberté narrative.
    J’ai par contre toujours peur, et sans spoiler, que l’apparition de nouveaux personnages et l’éclatement géographique des intrigues d’ici deux saisons ne rendent la tache insurmontable, à moins d’ellipses.

    Mais ne jouons pas les rabat-joie avant l’heure et savourons notre plaisir !

  2. un carré blanc Se souvenir de moi sur ce blog
    (ça ne marche pas)

    Le final de cet épisode m’a fait ressentir une émotion que j’avais jamais ressenti : pleurer d’émotion.
    Littéralement.

    Bon, ça m’est arrivé d’avoir boule dans la gorge et larmichetes, comme tout le monde. ça m’est arrivé aussi de me dire « wouaaaa ». Mais pleurer d’émotion, sans être triste, sans que la scène soit triste, c’est…je sais pas, c’est bizarre.

    Mais reparlons de l’épisode point par point.

    Grantun petita : Tyrion chez Varys (ça me gave tous ces y pour faire genre, mébon). Comme la semaine dernière (mais pas la semaine prochaine, rlor m’en soit témoin), j’ai vu l’épisode sur ordi, et malgré une luminosité à fond, j’ai pas capté que le gros ouvrait un colis. J’avais l’impression qu’il faisait du rangement, poussait une table, ouvrait un tiroir, je sais pas.
    Je trouve tyrion un peu naif de chercher de l’aide chez un littelfinger gras et même pas ouestrien. Mais il n’a pas trop le choix, alors bon.
    La scène ou l’on voit le mage, c’était glauque. J’avais l’impression de voir des doigts coupés qui bougent. (acheter.une.télé.vite.)

    jaime. Ayé, j’ai trouvé à qui me fait penser Locke : le dealer crasseux de Lock Stock (heeyy, LOCK stock, COMME PAR HASARD). Messi vous savez, le mec qui vient chez les bourges horiculteurs.

    Ce Locke entre dans la catégorie « méchants jouissifs », avec l’escalvagiste barbichu astaporien, roose bolton et papy frey.

    Rien à rajouter sur cette séquence, Ladame a tout dit. J’avais même pas capté le plan transitionnel vers Cersei.

    Back to Port Réal donc. Voir le populo de la capitale crier « vive Joffrey », ça montre bien que la démocratie, hein bon voilà quoi.

    LA deuxième plus grande séquence de l’épisode, c’est Tywin bien sûr. Le non-lecteur ne s’en doute pas, mais c’est pas pour rien qu’on le voit faire du secrétariat, estampiller le tout de label rouge. Chérionzecake, la vanne qui tue sur l’intelligence de sa fille.

    Ann Boleyn-Sansa : excellente idée d’avoir zappé un tyrell de plus pour la maquer à loras. La scène du tournoi s’en trouve renforcée.

    (ah, au fait, c’est tirell, pas taillrel. Du moins quand cette écurie courait en formule 1, Jacques Laffitte et Jean-Louis Moncet prononçaient comme ça. (un titre de champion du monde des constructeurs 1971 avec jacky stewart, mais je suis pas sûr-sûr que ça intéresse Ladame).

    Y’a pas à dire, sophie turner a un très beau sourire. On comprend Petyr.

    varys/mémé : je me souviens plus trop dans les livres pourquoi le gros tient tant à sauver sansa. Toujours zétil que j’ai bien aimé la tirade de dominique lav Lady Olenna sur les devises des maisons. (et je suis d’accord avec ladame, celle des martell roxxe -j’ai un peu honte d’employer ce terme djeunz que je connaissais même pas avant de trainer ici,mais faut avouer qu’il est le meilleur lexicalement).

    Cela dit, j’ai un attachement aux tyrell, au bief. Face à ces hordes de mongols tarés dopés aux stéroides (dotrakis), d’esclavagistes aux noms imbuvables (gish), de pervers décadents (cités libres), de nietzschéens en ciré jaune (pyke), de louis XVI hypocrites (stark), de pékins moyens (conflant), de fanatiques en sueur (dorne), de fondamentalistes pyromanes (orage), de pécores en casque (val), de populo joffrésien (capitale), sans parler des chtarbés en glaçon de là bas, le Bief, ça repose. Un peu de val de loire dans ce monde de brutes. Je suis sûr qu’on y boit un thé excellent.

    Varys/ros : je me demande quand même si la bite de pod, ça cache pas quelque chose. Si vary pose une question là dessus…je place ma foi en les auteurs.

    bran : ben oui ma bonne d… effectivement La Dame, l’arc de Bran est chiant. Mais ça, on le savait déjà, hein. Et le pire c’est que c’est pas fini, et le double-pire c’est que l’an prochain, on aura le combi « Bran, ses rêves, ses reed, ses zanimaux »/ »arya et sa secte de chtarbés ». J’en baille d’avance. (bien qu’aimant bien arya, mais regrettant que bran ai perdu sa bonne bouille d’enfant pour ressembler à…argh, le mec qui joue harry potter (chai pas son nom, j’ai pas vu ses films))

    chez craster, joie de la vidéo sur ordi suite : entre deux tableaux de malévitch, genre carré noir sur fond noir, j’ai RIEN vu. Si, vaguement, craster er mormont tués (par qui? prrrt). Et sam en fuite avec sa déjà-chieuse meuf.

    une.télé.

    J’en arrive au plus pénible de toute la saison, et sans doute même de toute la saga.

    Théon, fils de Ned.

    Mon seul espoir est que ce soit un effet du mindbreak de l’autre enflure. Que théon retrouvera la raison quand il aura réussi à fuire ce salopard (casting réussi au fait, il fout les jetons, il a l’air pire que je l’imaginais).

    On tombe dans le soap. OK pour regretter la mort des deux enfants. OK pour qu’il se dise qu’il a un peu déconné. mais non, désolé, là, j’étais comme luke skywalker

     »*Fewer, NED EST mon père
    -NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNNN »

    c’est pas une torture de théon, ça, c’est une torture juste pour moi.
    Cétrozinjust.

    Je vais pas répéter ce que j’ai dit ici souvent. Otage, hypocrisie, humiliations, séparation de dix ans avec papa balon, toussa… Ned un bon maitre, ok mais un père jamais. Quand on n’aime pas son père (et il a des raisons pour ça), on dit pas pour autant que son « beau-père » l’est. Vivement que Asha lui foute trois taloches pour lui remettre les idées en place.

    Le Théon que j’aimais, c’était ce garçon maladroit, humilié, déchiré entre sa bonne nature et ses racines, maladroit.

    A la limite, j’aurai préféré que les auteurs le fassent passer pour un fils de pute, comme tel que le voient beaucoup de fans, quoi. Mais cette loque « nedémonpair », c’est l’humiliation ultime de sa vie, et celle-là il la voit pas !

    Non, vraiment, ça passe pas.

    Mais heureusement…

    heureusement…

    HERE COME THE QUEEN

    LA SCENE

    La plus belle scène de série que j’ai jamais vue. Sans conteste. (ce qui veut pas dire grand chose, vu que je suis pas un sérimaniac, n’en regardant que si le sujet/thème me plait).

    J’ai beau pas être targaryen je dois bien avouer que je vois mal stannis avoir autant de classe, de prestance, de beauté, d’attitude royale que dany dans cette séquence.

    Tout est parfait, des décors aux acteurs en passant par la somptueuse musique.

    Rhaa, ce jet du sceptre-fouet à la fin !

    rhaa aussi, ce moment magique ou on sait qu’elle va dire dracarys. C’est…c’est magique.

    (cela dit, et ladame l’a remarqué aussi, elle tourne un peu leni riefenstahl, la dany. Entre sa horde de SS superentrainés, -qu’on voit de haut avancer en légions bien groupées, et la luftwaffe reptilienne… mais bon, y’a une esthétique nazi, on le sait. Qui n’a jamais trouvé über-classe les uniformes germains?)

    un morceau émouvant/grandiose comme cette scène

    Bref, cet épisode était tellement bon que j’avais du mal à croire qu’il était déjà fini.

    PS : j’aurai une question sur l’avenir de la saga à poser à la dame. Pour éviter les spoils, je peux vous l’envoyer kekpar ?

  3. Finir cet excellent billet sur un Tywin au derrière bondissant était peut être un peu gore , je me sens un peu mal soudain…..Plus jamais de léopard, plus jamais.

    Bref , tout d’abord bravo sur ce petit aparté par les Lannisters , on a hélas trop tendance à les prendre pour les antagonistes alors que finalement il ne sont que des joueurs un peu plus futé certe, au jeux des trônes et à celui de la survie face au bordel de cette guerre civile. Surtout que sans spoiler cet épisode commence à le montrer , eux aussi morflent bien. Sinon Varys qui raconte son histoire , peut être un peu sortie du chapeau trop vite mais ça donne une scène Uber énauurme avec Tyty. Que l’eunuque tente plus tard d’aider Sansa est très bien vu pour moi , il sait ou devine que Petyr à un master plan et comment le fait d’avoir été fait lord d’HarrenHall va lui donner l’élan pour un back-flip-vos-races-with-no-mercy. Les Tyrell aussi du coup. Je me demande d’ailleurs si dans le temps la scène Margaery/Sansa fait vraiment suite à Varys/Olenna ou si la deuxième est la conséquence à la première……

    Bon ben Barry et Theon c’était bien un coup de brisage psychologique. Finalement dés qu’ils sont entré dans le fort j’ai vu l’entourloupe venir. Pauvre petite seiche tu étais si émouvant dans ton repentir (en fait je me demande si Barry c’est pas le shlingue de Ramsay…)

    Enfin Dany, putain enfin on voit une véritable Targaryen. La puissance de cette scène my gad. RAH , Hell yeah , FIRE AND BLOOD BITCH !!

    et pour conclure : (je cite )

    En s’affranchissant des livres (la meilleure des choses à faire), tout en y restant forcément fidèle, « Game of Thrones » semble désormais s’attacher à davantage adapter l’esprit que la lettre. Cela contribue à en faire un peu plus que le beau produit dérivé qu’elle était jusqu’à maintenant.

    Da , on sent que ça à été fait par des gens sachant faire plus qu’un banal copier coller pour faire ressortir l’âme de cette série. Et pour le moment à part quelques couacs c’est réussit..(Genre la scène Cercei/Tywin , parfaite à bien des points SURTOUT pour plus tard :p )

  4. Once upon the time, there was a saga of books, its name was, ASOIAF…. And now his watch is ended!

    J’ai l’impression qu’on a dépassé le 50% de libre interprétation par rapport aux passages obligés de la saga.
    Et ce qu’ils en ont fait, Raahou!

    Pour moi les mardi c’est le second effet Kiss Kool: lundi soir visionnage de l’épisode et mardi matin lecture du billet autant attendu que l’épisode himself.
    Charle Dance qui…danse en peau de léopard c’est d’un sadique Bolton à souhait.
    J’image La Dame assise à une table discutant avec papa Roose.
    – Non mais tu en as que pour ton fils chéri qui ne fait qu’écorcher les gens alors que moi mes tortures sont bien plus subtiles et psychologique. Je pourrais être ta digne héritière à Fort-terreur…
    Après tout La Dame s’est, à nouveau, ouvertement annoncée afficionados des Lannister, quoi de plus normal pour elle que de jouer le role de Cercei « tasoeurlareine » Lannister?

    Mais trêve de bavardage, il y a deux points dans ce billet que je voudrais discuter:
    – Sansa: j’ai vu l’épisode sur petit écran, mais il m’a semblé que c’était une souche d’arbre sur la-quelle Sansa priait. En tout cas pour moi c’était clairement un rappel du bois où notre mini-stark allait se réfugier.

    Le second point c’est Thoros of Myr. Je trouve que les scénaristes ont bien ammené le personnage. Leurs choix de ne rien révéler avant l’apparition de Béric est succulente. Tout vient par les échanges entre le seigneur de la foudre et le chien. Le regard illuminé de Thoros quand Béric annonce sa renaissance dans le Seul Vrai Dieu.
    Il aura d’autres occasions, plus tard avec Arya pour racconter son histoire à la cours de Robert. Leurs concours de « celui qui pisse le plus loin » ou encore comment avec leur pote Jalabhar Xho ils ont réussit à faire danser Tywin dans un costume de léopard (non là vraiment j’arrive pas à me ravoir de cette image)
    Mais si Thoros avait racconté plus tot son lien avec R’hollor ou qu’il continuait à se battre avec Béric selon les ordres reçu par Ned, ça aurait fait double emploi et Ser Dondarion n’aurait plus eu grand chose à révéler. Ne crois-tu pas?

  5. Zou, passage éclair, j’ai juste le temps de répondre pour Sansa : indeed, c’est un tronc d’arbre (revu ce matin en version pas streaming). Et oui, c’est une allusion au bois sacré. Ce qui fait du bois sacré de Port Réal le plus galeux de toutes les Sept Couronnes quand même… Ils auraient pas pu la coller dans un jardin devant un vrai arbre ? Un arbre qui soit pas ton sur ton avec les cailloux à côté ?

    Je re sur le reste plus tard.

  6. j’ai oublié 2 trucs

    -dans la scène avec arya, j’ai pas compris le suspense ah AAAAH sale limier, tu vas devoir combattre L’UN D’ENTRE NOUS

    ohmondieumondieumondieu mais qui cela peut-il bien être ?? (je m’attendais même vaguement à mélisandre)

     »’ah AHHH sale limier, tremble, car ça sera moi, THOROS’

    plan sur le limier qui a l’air surpris

    heuuuu…c’est moi ou c’est tout ce qu’il y a de plus logique et que on voit pas trop en quoi ça ferait plus peur au limier que quelqu’un d’autre ?

    Je rappelle quand même que le limier, il a partagé son lit superposé avec la montagne, monsieur findus. Donc bon, habitué au pire, le gars.

    *********

    2-un petit, petit WTF dans LA SCENE tout demême.

    Ils ont réussi à y fourguer un des clichés de cinéma US qui m’énerve le plus : le coup du « je commence tout seul à applaudir super lentement et peu à peu, l’assemblée me suit, de plus en plus vite > appi endz, tonnerre d’applaudissement.

    c’est d’un niais…

  7. Encore un excellent billet : mon régal du mardi matin (après le régal de l’épisode du lundi soir).

    Certes, la série est obligée de raccourcir à la hache certains passages, mais j’ai trouvé quand même un peu courte la crise psychologique de Jaime :

    « Je suis fatigué … ahah en fait je peux encore me battre ! … ah non en fait … buhuhu je déprime je vais mourir … arrête de faire ta gonzesse blondinette ! … bon ok, hear me roar toussa ! »

    J’aime finalement aussi beaucoup la famille Lannister, parce que s’ils peuvent être de véritables connards manipulateurs, ils ont quand même la classe ET des circonstances atténuantes.

    Il n’aura pas déprimé longtemps (bon, il va peut être rechuter un peu dans les prochains épisodes). J’adore le duo qu’il forme avec Brienne (the bear and the maiden fair ?).

    Je me suis demandé ce que Cercei voulait dire à la fin de son dialogue avec Tywin quand elle dit un truc du genre « il va falloir lui enlever un truc qu’il aime ». Elle parle de Margaery ? Je suppose que c’est une perde pour que Papy Tywin confisque par exemple son arbalète au gros nain colérique.

    Je ne suis pas sure d’avoir compris qui était Barry dans la série : c’est Mini Bolton qui se fait passer pour un larbin pour mieux déconner ?

    Je tiens également à signaler que le billet de la semaine dernière m’a fait acheter des Zanimaux, qui malheureusement se sont révélés bien moins bons que dans mes souvenirs.

  8. @ Joe Gillian : en effet, dans la scène Cersei/Tywin, le « whatever I can » suivi du cachetage de la lettre est éloquent….
    Craster et Kraznis pèchent tous deux par orgueil : le premier parce qu’il sait que la Garde a besoin de lui et ne lèvera pas le petit doigt contre sa personne, les gites et le couvert, même chiche, sont trop précieux au-delà du Mur (sans compter que ses sacrifices aux White Walkers lui garantissent sans doute une « safe zone », raison pour laquelle le lord commandant s’accommode de l’arrangement du Sauvageons avec les autres espèces de trolls des glaces, car il est bien pratique de pouvoir se réfugier chez le vieux en cas de pépin, genre quand on est poursuivi depuis des jours par les Autres).
    Kraznis aurait en effet pu se douter que ça arriverait un jour, qu’un mec se pointerait pour lui acheter un max d’Immaculés et détruirait en les utilisant son petit business histoire d’être sûr qu’il n’aille pas en vendre à la concurrence (ce qui n’est d’ailleurs pas la motivation de Daenerys, mais un scénario probable qui aurait pu germer dans la tête d’un autre). Même si la probabilité était faible, compte tenu du prix des Immaculés, qu’une personne lui en achète plusieurs milliers d’un coup. Même à Qarth je crois qu’ils ne sont que quelques centaines, et encore, tous achetés par les roi marchands pourtant pétés de thunes qui s’en servent comme gardes. Faudrait que je replonge dans les livres pour étudier cette affaire (combien on vend d’Immaculés en moyenne toussa). Du coup, la choupinette qui lui en prend 8000, il est tellement sûr de conclure l’affaire de sa vie que ça doit endormir sa méfiance, enfin je suppose. Et s’il était bête à ce point, il méritait juste de mourir, le vilain. Après, il propose aussi un deal à Dany en lui conseillant d’aguerrir ses Immaculés et de lui renvoyer les jeunes garçons qu’elle aura fait prisonniers après avoir pillé quelques villes, histoire qu’il en forme de nouveaux. Du coup, il meurt victime d’un gros choc des cultures puisqu’il ne peut pas imaginer que Daenerys ne jouera pas le jeu des esclavagistes en achetant des esclaves qui lui permettront d’en créer d’autres et ainsi de suite. Plus létale qu’une couverture offerte à un Indien…
    Tes craintes concernent j’imagine en partie l’entrée de Dorne dans le jeu dès la saison prochaine… Ouais, je ne sais pas comment ils vont bidouiller cette partie, mais maintenant, je leur fais plus confiance pour s’en tirer habilement que la saison dernière. Et puis faut pas oublier que de nouveaux joueurs entrent, d’autres sortent…

    @ Fewer : il ne faut pas prendre personnellement le fait que ce blog ne se souvienne pas de vous. Moi non plus, il ne me reconnait jamais.
    Pour les Tyrells, j’ai IRL entendu les deux du coup, je suis encore plus confuse. GRR dit « Taïrells », et je crois qu’on dit comme ça aussi pour les chips, en tout cas je l’ai entendu dire dans la pub à la télé mais en effet, j’ai aussi entendu des anglophones parler de gens dont le nom était Tyrell en disant « Tirell ». Bref, c’est pas très grave, mais c’est amusant de voir les deux prononciations coexister dans la même scène. Mais j’ignorais totalement que c’était aussi le nom d’une écurie de Formule 1. Je me coucherai moins bête ce soir.

    « Face à ces hordes de mongols tarés dopés aux stéroides (dotrakis), d’esclavagistes aux noms imbuvables (gish), de pervers décadents (cités libres), de nietzschéens en ciré jaune (pyke), de louis XVI hypocrites (stark), de pékins moyens (conflant), de fanatiques en sueur (dorne), de fondamentalistes pyromanes (orage), de pécores en casque (val), de populo joffrésien (capitale), sans parler des chtarbés en glaçon de là bas, le Bief, ça repose. « 

    Très bien vu 🙂 Et je confirme, le thé est très bon dans le Val de Loire.
    Sur Bran, je suis déçue parce que j’aime bien son arc dans les livres. Toute cette affaire de rêves verts, d’Anciens Dieux, ça me fascine et j’avais beaucoup aimé découvrir tout ça par les yeux de Bran (idem avec l’arc chiantissime d’Arya, qui devient intéressant quand elle rencontre Thoros dans les livres). Mais là, traité sous la forme de vignettes, en plus toujours de la même façon, c’est un peu relou.
    Sur Theon, c’est en effet très surprenant, mais dans la logique de ce que l’on découvre dans le livre 5. Theon s’est aveuglé pendant des années mais ce qui se rapprochait pour lui le plus d’une famille, c’était bien les Starks. Y’a des scènes vraiment terribles dans ADWD sur lui et son rapport aux Starks. Mais j’en dis pas trop sinon je spoil et c’est moche… Theon n’est pas un fils de pute. C’est un pauvre type qui joue à être un salaud et qui se ramasse parce qu’il a la loose chevillée au corps, parce qu’il ne sait pas qui il est (d’ailleurs c’est terrible pour lui qui a déjà une crise d’identité carabinée, de tomber entre les mains de qui on sait pour se faire mettre en copeaux). C’est vrai que ça semble très tôt dans son évolution de balancer ce « Ned était mon père », mais dans un sens, c’est vrai. Parfois Theon a des éclairs de lucidité. Certes, tout Winterfell lui rappelait son statut d’otage, mais bon, en relativisant un peu, il peut se rendre compte que son sort était enviable.
    Sur la Confrérie, c’est Beric que Clegane va devoir affronter et en fait, et s’il a l’air surpris c’est peut-être parce qu’il se souvient que le mec est loin d’être un manche avec une épée entre les mains. Enfin je l’interprète comme ça.
    Pour la question que vous voulez me poser, y’a toujours la solution de passer par la page Facebook en utilisant la fonction message. Normalement y’a que moi qui peut la voir, comme la Dame du Lac, parce qu’elle est facilement impressionnable en société.

    @ ILDM : sur Barry, idem, est-il Ramsay, Schlingue, Ramsay en Schlingue, un weirdo totalement inventé par D&D comme Locke…. C’est chouette de ne rien savoir pour une fois (même si au départ, le casting de Irwan Rheon, qui a déjà IRL un nom de personnage du Trône de Fer, avant d’être changé en « a boy », ne laissait pas trop de place à l’imagination).

    @ Turel : les aventures de Chouchou et Loulou ! Et du Docteur House ! La suite !!!
    Mais euh, j’ai pas trop envie de jouer le rôle de Cersei en fait… Par contre, Fort Terreur, ouais, ça pourrait être pas mal. Je pourrai y inviter tous mes amis, qui passeront de délicieux séjours dans mes caves, équipées d’écrans plats diffusant en boucle des GIF débiles représentant Charles Dance et Diana Rigg dansant la rumba vêtus de peaux de bêtes et de feuilles de vigne.
    Sur la Confrérie, oui, ça laisse plein de biscuits pour la suite et la suite, ben elle promet (vivement la semaine prochaine !). J’ai trouvé que la scène faisait très exposition forcée parce que le Limier se met à sortir le CV de toutes les personnes présentes dans la pièce, que Beric ne fait finalement guère mieux et qu’on se retrouve avec beaucoup d’infos balancées de manière peu subtiles. C’est pour ça que je regrette que l’on n’ait par exemple jamais développé la Confrérie dans la saison 2 où elle était citée en forme de teasing, mais où le nom de Beric Dondarrion n’était jamais prononcé (alors que pourtant, il obsède un peu les Lannisters à cause de…bref, à cause de tu sais quoi). C’est un peu la limite de la série : beaucoup de personnages à traiter qui semblent totalement accessoires au début et deviennent essentiels pour la suite et dans le cas présent, il fallait bien raccrocher les wagons. J’ai pas trouvé que c’était fait de manière très fine, d’autant qu’ils auraient eu le temps de glisser une petite allusion à la religion de Thoros depuis la semaine dernière. Beric par contre, pouvait rester caché jusqu’à cet épisode et rappeler pourquoi il était là. Mais je regrette que certaines choses n’aient pas été mieux préparées en amont, histoire de moins forcer leur exposition (car encore une fois, en virant deux trois scories comme Cat ou Talisa, au hasard, il y avait largement le temps). Mais c’est pas bien méchant, faut juste que je râle un peu quand la série se souvient brutalement qu’elle est une série qui utilise des trucs de série pour faire avancer son histoire.

    @ Rhapsodie : confisquer son arbalète ? J’ai hâte de voir ça. Si Tywin se met en tête de corriger Joffrey, se pourrait bien être l’occasion de la baffe réglementaire de la saison !
    Moi aussi, ça m’est arrivé, cette mésaventure avec les Zanimo (j’ai pas d’actions chez Cadbury, promis juré). Parfois, il faut laisser tranquille ses souvenirs d’enfance 🙁

  9. Excellent billet et excellent épisode !
    Pas mal de scènes que j’attendais depuis longtemps, comme l’altercation avec Craster (une petite pensée pour le vieil Ours).
    La scène de « Save me Barry ! » est très bien également, d’un côté Barry me fait beaucoup rire et d’un autre côté voir le calvaire qu’il fait endurer à Theon me révolte. J’aime les Greyjoys.
    Et bien sûr la scène finale était complétement épique, rien à redire là-dessus, parfois on comprend que vous soyez pour les Targaryens ! (même si je reste pour Stannis).
    Ah et revoir Varys plus longuement était bien chouette aussi, c’est vraiment un personnage incroyable. Pour moi il est bien plus à la tête du royaume que Joffrey, Cersei ou Tywin.

  10. Ah oui et j’ai perdu une heure de ma vie à rire tout seul devant les images de Ned et Theon : c’est juste magnifique.

  11. Tout lu (et je t’ai dit ce que je pensais) mais me souviens pas de la moitié des interventions alors j’interviens juste pour celle de Fewer.

    +1 pour la scène des « applaudissements », j’ai trouvé que c’était culcul. Un oui unanime en même temps, ça aurait eu beaucoup plus de classe (mais tout aussi cliché certes).

    Quant à la mémoire de ce blog, il s’agit – très probablement mais quand il est question de tout ce qui touche à La Dame, j’ai des doutes car il semblerait qu’une drôle d’aura de la lose informatique plane sur elle :p – d’une question de cookie(s). Le rustre les mange au lieu de les conserver ! J’avais essayé de résoudre le problème mais la frustration l’a emporté et le problème n’est toujours point résolu.

    Grow strong… J’ai pensé à la même chose, pub pour de l’engrais.
    Bon, je propose que chacun donne son top 3 / flop 3 en matière de devises (et comme je ne les connais pas tous, je vais réviser avec Luwin !).
    Je sais déjà que les Tyrell iraient dans mon flop mais pour le reste dur dur.

    J’aime beaucoup celle des Targaryens parce que j’avoue une certaine fascination pour le feu et la concision. J’admets que celle des Martells est très classe, beau rythme ternaire en plus. Celle des Starks parce qu’eux, au moins, ils se la pètent pas mais préviennent les autres de la menace (même si à Westeros on les prend pour les Madame/Monsieur Météo et qu’on se fiche un peu de leur gueule avec leur warning à deux balles). Et puis bon, c’est Winter is coming quoi !

    Greyjoy et Lannister aussi c’pas mal. Mais pour le coup, un peu prétentieux sur les bords…

    Oh et pour les cailloux, c’est NORMAL ! Il n’y a que de la caillasse sur le littoral croate :p (oh et moment fierté nationale, c’est ti pas beau hein <3)

    Plein de choses à dire mais l’heure se rallonge, ma lucidité s’amenuise et je risque de trop partir en digressions et personne ne veut de ça.

    Bon une dernière chose, Tywin, même en léo, t’as la classe <3

  12. Pour les devises j’aime bien celle des Baratheon : Our is the fury. Elle allait comme un gant au jeune Robert.
    Dans celles plus honteuses, on peut signaler la « petainiste » « Family, Duty, Honnor » de la Maison Tully.
    Mais on pourrait les renommer pour les rapprocher plus de la réalité
    Stark : honnor, duty, death
    Lannister : we (castlery)roxx !
    Tyrell : take care of our spines
    Je vous laisse en imaginer d’autres

  13. Pour la question que vous voulez me poser, y’a toujours la solution de passer par la page Facebook en utilisant la fonction message.

    Je trouve pas cette page.

    (bon alors y’a que moi qui trouve qu’il y a une ressemblance plank/locke ?)

    • * *

    alors mes devises préférées

    1-celle des martel, rythme ternaire, et orgueil justifié
    2-celle des greyjoy. Je partage pas sur le fond, mais y’a pas à dire, ça en jette
    3-la dernière, elle a un petit côté Milwall FC, ce club anglais dont les fans disent « nobody like us, but we don’t care« . Je choisis donc celle de la maison…Morru  » En dépit du mépris que nous voue l’univers« . J’adore !

    les trois que j’aime le moins :

    1-our is the fury. Bof… ça fait prétentieux et comme programme, ça va pas bien loin
    2-hear me roar. Même commentaire. TRES sincèrement, je trouve que « a lannister always pays his debts », c’est mille fois mieux.
    3-winter is coming. Oui, et ? Moi aussi je peux dire « 14h30 vient »…

    « fire and blood » : ma thèse targaryen/nazi se confirme ^^

    la devise tully est plutot classe

  14. Un top/flop 3, en voilà une bonne idée ! Pour vous aider, je vous fais la liste non exhaustive des devises de maisons :

    Maisons majeures :

    Arryn : « As high as honor » / « Aussi haut que l’honneur« .

    Baratheon : « Ours the Fury » / « Fureur est nôtre« .

    Greyjoy : « We do not sow » / « Nous ne semons pas« .

    Lannister : « Hear me roar » / « Je rugis« .

    Martell : « Unbowed, Unbent, Unbroken » / « Insoumis, Invaincus, Intacts« 

    Stark : « Winter is Coming« / « L’Hiver Vient« .

    Targaryen : « Fire and Blood » / « Feu et Sang ».

    Tully : « Family, Honor, Duty » / « Famille, Honneur, Devoir« .

    Tyrell : « We Grow Strong » / une traduction littérale m’impose un « pousser fort« , mais comme leur devise n’a strictement rien à voir avec l’obstétrique, je dois me rabattre sur la traduction officielle plus classe que l’originale « Plus Haut, Plus Fort« .

    Quelques maisons mineures :

    Bolton : « Our Blades are Sharp » / « Nos lames sont effilées« .

    Karstrak : « The Sun of Winter » / « Le Soleil d’Hiver« .

    Mormont : « Here we Stand » / « Ici nous nous dressons« .

    Tarly : « First in Battle » / « Premier au combat« .

    Castelfoyer : « Proud to be Faithfull » / « Fier d’être Fidèle« .

    Merryweather : « Behold our Bounty » / celle là je sais pas trop s’il fait traduire par « Contempler notre opulence » ou « Contempler notre Générosité« , truc du genre.

    Cerwyn : « Honed and Ready » / ayant un doute sur « honed », je ne me prononce pas et j’en appelle aux plus fluents en english que moi.

    Flint : « Ever Vigilant » / « Toujours Vigilant« .

    Tallhart : « Proud and Free » / « Fier et Libre« .

    Poulet (oui…) : « Let Me Soar » / « Laissez moi m’envoler« .

    Ferboys : « We Keep the Way » / « Nous Gardons la Voie« .

    Ouistrelin : « Honor, not Honors » / « L’Honneur, pas les Honneurs« .

    Crakehall : « Not so Fierce » / « Pas si Féroce« .

    Marpheux : « Burning Bright » / « Brûler fort » (ouais, elle est pas géniale ma traduction, mais bon, l’idée c’est « Faire une Bonne Flambée » mit grosses flammes et masse lumière).

    Prünh : « Come Try Me » / là aussi, comment traduire… « Aller viens, essaye« .

    Sarwyck : « Family is hope, protect it always » / « La famille est espoir, la protéger est mon devoir« .

    Serrett : « I have no rival » / « Je n’ai pas de rival« .

    Voilà pour le panel représentatif…

    Mon Flop 3 :

    3-« Family, Honor, Duty » : pas tant pour le côté pétainiste de cette devise, mais surtout parce qu’elle est très chiante, comme Cat, en fait.

    2-« We Grow Strong » : Olenna a tout dit, je n’ai rien à rajouter. Roses are boring.

    1-« Let Me Soar » : quand on a pour nom de famille « Poulet », c’est plus une devise, c’est de la science fiction… Ceux-là ont la palme du ridicule, de très loin.

    Mon Top 3 :

    3-« Our Blades are Sharp » : tout un programme.

    2-« Come Try Me » : tout à l’épate, mais faut dire que ça envoie. Peut devenir un sujet de moquerie sur 17 générations à partir du jour où la maison en question se fait pwned. Genre par la maison Poulet, au hasard.

    1-« Unbowed, Unbent, Unbroken » : la plus classe et qui a le mérite d’être rigoureusement exacte.

    Mentions spéciales à « Fire and Blood » et « Winter is Coming« , les deux devises mythologiques affrontées.

  15. @ Fewer : la page est accessible par le lien Facebook du blog (alors questions bête mais je ne le vois pas là, ce qui peut s’expliquer par le fait que je suis sur un ordi qui affiche une icone sur deux les bons jours, suis-je la seule à ne plus le voir ?). Sinon, voici le lien direct : https://www.facebook.com/pages/Chez

  16. Tiens en effet sympa , alooôrs ( merci de les avoir rappelé ça va me servir aussi pour mes pas-ssionant status FB :p )

    TOP 3

    Greyjoy : « We do not sow » Tout en sous entendu badass Je suis un gros bourrin et je laisse les autres faire les trucs chiants

    « Unbowed, Unbent, Unbroken » (Dorne ) Comme la Dame , mhmm on sent presque cette morgue qui te contemple du haut des marches de sa villa sous un soleil de plomb. 3 mots qui valent un long discours.

    Fire And Blood. ( Targ ) : Encore une qui veut tout dire et pose sa famille Badass , on peut la hurler sur un champ de bataille, c’est rapide à dire et tu passes pas pour une chochotte. Les Lannisters en ont une pas mal aussi mais celle des Targaryens à ma préférence de peu.

    FLOP 3

    Castelfoyer : « Proud to be Faithfull » / « Fier d’être Fidèle » Dans le genre je suis fier d’être un suiveur elle se pose là. C’est niais et franchement ça fait pas sérieux comme devise à cracher à la trogne de l’ennemie.

    « Let Me Soar » (Poulet ) Je rigole comme un con devant mon écran en imaginant un poulet prenant son envol. C’est malin. Je suis sur que parmis les nobles de Westeros c’est le truc qu’on sort pour déclencher les rires. (Mon yop cerise à manqué de me ressortir par le nez c’est dire )

    Merryweather : « Behold our Bounty » Pompeux , surtout quand on sait que cette famille à des racines assez douteuses.

    Mais j’avoue que pour le top ce fut dur , y a vraiment des trucs sympa *_* (Our Blades are Sharp est pas mal par exemple en effet )

  17. @ILDM : pour tirer un peu plus sur l’ambulance Castelfoyer, en plus d’avoir une devise de gros suiveurs, leur emblème est un mouton. Après, c’est la famille de Tanda et Lollys, ceci explique cela :p

  18. Il n’y a pas la devise des Frey, c’est un parti pris volontaire ou il n’y en a vraiment pas?
    j’avais cru entendre que c’était: nous nous multiplions.

    Mon Top 3 (en attendant les Frey)

    Targaryen: Bloody and Fire
    Martel: Unbowed, Unbent, Unbroken
    Stark par défaut: Winer is coming

    Le Flop 3:
    je les ai déjà oublié, sorry

    PS j’essaie de mettre mon compte rendu de l’épisode de la semaine, mais il n’apparaît pas, un soucis?

  19. @ Turel : je n’ai pas trouvé la devise des Frey, à mon grand regret. Ceci dit je n’ai cherché que sur le wiki de la GdN, mais bon, si elle n’y est pas, c’est qu’il n’y en a pas à mon avis. Mais j’aime beaucoup celle dont tu parles, ça leur va comme un gant. Est-ce que c’est la devise officielle ou l’équivalent du « Un Lannister paye toujours ses dettes » ? Je n’en sais rien. Mais j’étais déçue de ne pas la trouver en tout cas. Les Clegane non plus n’ont pas de devise d’ailleurs. Les limites de l’univers gigantesque créé par GRR Martin : il peut pas penser à tout (mais une devise pour les Frey, quand même…)

    Sinon, pour ton compte rendu, il est peut-être passé en spam, je vérifie ça le plus vite possible. Quand l’as-tu envoyé ?

  20. La devise des Frey, viendra peut-être…
    Pour les Clegane, vu ce qui arrive aux 2 frères c’est limite pas utile d’en trouver une^^

    j’ai essayé de poster 3 fois: 2 fois hier soir et une fois encore ce matin.
    Le texte était peut-être trop long?
    ou alors c’est parce que j’ai fait un copié collé depuis word pour corriger qques fautes

  21. Je pense pas que se soit une histoire de longueur (sinon je ne pourrais jamais publier sur mon propre blog :p ). A mon avis il est passé dans les spams. Je n’ai pas eu le temps encore de me connecter sur le bureau du blog. Je fais ça ce soir.

  22. Il était une fois une série qu’on appelait ASOIF; un jour un groupe d’illuminés réussirent à convaincre une chaîne de télévision de leur projet d’adaptation; c’est ainsi que nous vîmes apparaître de jolies marionnettes qui suivaient fidèlement ce qui était écrit dans les livres.
    Puis sans qu’on ne sache bien quand ni pourquoi, une marionnette mit un coup de raquette derrière la tête de ce pauvre Jon. Tout le monde fût bien choqué et déçu, aussi un peu, de voir que ça n’avait pas altérer son jeu ni ses expressions faciales. Petit à petit, les marionnettes se rebellèrent contre leurs créateurs et coupèrent les fils qui les dirigeaient.
    Et ainsi naquit cette série TV que nous adorons regarder et critiquer également, lorsque docteur Qinn s’invite ou que Ros met un coup de gourdin à notre Prostiputska adorée.

    Aujourd’hui ça sera de façon ésotérique et aléatoire que je traiterais les différentes scènes:

    The Iron Price:
    Gregory House ballade notre patient dans la forêt avant de le faire plonger dans les souterrains d’une mystérieuse forteresse qu’il promet être celle où l’attend sa sœur (non pas la reine, l’autre) Yara/Asha (on ne sait pas et c’est à cause de Cat – on y reviendra)
    Et c’est là que j’ai envie de dire: Accrochez-vous au pinceau, je retire l’échelle!
    Mon Dieu que c’est beau ce voyage en forêt, magnifique parallèle avec le cheminement qu’il fait prendre à Théon en lui balançant de fausses informations sur son père, sa sœur, les hommes qui le pourchassaient. On suit leur retour par un chemin caché comme on suit le raisonnement et les remords de Théon dans les tréfonds de son subconscient. Qui a noté qu’il avoue l’identité des deux enfants carbonisés, pile au moment où Barry ouvre la porte?
    J’ai trouvé que c’était un passage très psychanalytique qui renforce tout à fait cette déconstruction du sujet Théon pour en faire… chut on ne spoil pas ici!

    Indovina chi ho invitato per la cena?
    La semaine dernière le GO Tywin avait organisé, grand fou qu’il est, un concours de chaise musicale avec les membres de son conseil restreint. Tour à tour, Littlefinger et « tasœurlareine » croyaient avoir remporté l’épreuve, jusqu’à ce que ce facétieux Tyrion mette tout le monde d’accord en PGM de la chaise musicale qu’il est! POWNED noobs!
    Nous découvrons que Varys est lui aussi un PGM, mais à cache-cache… Une partie qui a duré des années, mais finalement il a trouvé la cachette dans laquelle, son pote le mage, se terrait (ou alors il a prit des cours de torture avec Bolton et fils par correspondance)
    Je ne sais pas exactement si c’est une bonne idée de faire de Varys un ange pourfendeur de magie? Ca impliquerait qu’il serait opposé au retour des dragons, mais Quoi l’Otarie à la fin? (mais où es-tu, marionnettiste? Mon cœur de bois soudain s’inquiète…Pierre tu nous manque)
    Mais c’est bien tout de même de donner de la profondeur à ce personnage, tout comme à cette chère Ros et aux prouesses de Pod. Prouesses qui sont, si j’ose le dire, sur toutes les bouches de la capitale… Dit comme ça on dirait que ça va être un running gag, mais je pense que c’est plus important que ça. D&D doivent préparer le terrain pour un voyage de noce foiré.
    Après avoir joué à cache-cache, parlé prouesses sexuelles, à quoi Varys peut-il bien occuper ses journées? A marier les jeunes gens bien sur! Tel grandma Fa dans Mulan, notre spider-master s’en va ourdir un plan machiavélique pour nuire à son ami Littlefinger. Et c’est tant mieux, car personne ne souhaite voir Sansa tomber dans les griffes de ce malade.
    La discussion entre Tatie Daniel et Varys dans les jardins de Dubrovnik est magnifique, j’aime bien cette ambiance, on se croirait dans un bois sacré…
    Encore une fois c’est bien de nous amené plus de détails sur les personnages secondaires et leur apporter une plus grande profondeur. Que l’idée du mariage Stark/Tyrelle vienne de Varys, j’applaudis des deux mains! Une belle intrigue par deux maîtres en la matière.
    Et leurs échanges: On se serait cru à une finale de Ping-Pong Corée du Nord Vs Corée du Sud!

    Hallowed be thy name:
    O God of Earth and Altar, Bow down and hear our cry,
    Our earthly rulers falter. Our people drift and die…
    Telles sont les paroles que Sansa psalmodie sur sa souche au soleil, lorsqu’elle se fait apostropher par « tafuturesœurlafuturereine »
    Après quelques souvenirs d’enfances et nous montrer la différence entre une Margaery à l’esprit réveillé et une Sansa tellement grande mais tellement naïve (et inintéressante comme dit Nana Tyrell); on attaque la suite de la préparation au mariage Stark/Tyrell et la perspective d’un voyage de noce à Hautjardin. J’en salive d’avance, mon côté amateur de Bolton sûrement…

    Avant je Roxxais du Poney, mais ça c’était avant
    – Bravo, alors bravo Jean, tu vois quand je te disais qu’avec l’âge tu n’avais plus la même habileté!
    Et comment tu vas faire maintenant pour m’aider à faire la vaisselle et le ménage avec ta main en moins?
    – grmghbmh de l’eaugraiompanld
    – Hein? On comprend rien à ce que tu dis loulou! Tiens-toi droit! Tu va tomber de ton chevaaaaal
    – aaarrgh
    – Et voilà c’est malin, maintenant en plus t’as tout saloper ta combinaison et c’est même pas toi qui va la laver, puisque t’as plus ta main de ménage…

    Vous l’aurez compris: Loulou n’est pas au mieux de sa forme, et Chouchou n’est pas d’une grande aide pour lui remonter le moral

    – Arrêtes de chouiner Loulou, tu réagis comme une bloody woman (femme sanguinaire)
    Il en est tellement abasourdi que pour s’en remettre il décide de manger son quignon de pain
    – Chouchou, tu voulais dire une putain de bonne femme certainement.
    Voilà, Jeannot le régicide, dès qu’il peut remettre en boîte quelqu’un il va tout de suite mieux.

    Très belle déchéance de Jaime; et cette pauvre Brienne qui ne sait plus trop quoi penser de l’homme le plus abject du royaume qui agit comme le plus preux des chevaliers (Ser Duncan himself) du pur bonheur que ce Bear and the Maiden fair!

    And now his watch has ended:
    Ce qu’on attendait tous depuis les 3 sonneries de la saison dernière: du sang et des larmes, parce que c’est ça GoT! Repessez-vous, viles charognards, sur le dos de ce bon vieux LC!
    Très belle scène avec la crémation et l’oraison funéraire d’un frère corbeau, qui tease ce que beaucoup pressentaient (lecteurs et non lecteurs)
    Enfin l’action que l’on nous refusait est bien arrivée. Et finalement l’explication de cette randonnée pédestre sans problème nous donnée par Lord Mormont: Les lois du pain et du sel sont rompus. Malheurs sur vous, malheurs sur vos enfants, malheurs sur les enfants de vos enfants jusqu’à la 17ème génération!
    Réponse du frère de base: m’en cogne on a juré de ne pas avoir d’enfant. Dit-il en plantant son couteau à salami dans les omoplates du LC à travers ses fourrures (Jon je serais toi je ferais gaffe!)

    4 mariages et un enterrement:
    L’enterrement, c’est fait.
    Un mariage est passé, posons-nous un peu sur un autre; celui de Guillaume Tell de Willow (petit digression: vous ne trouvez pas que Natalie Dormer à des faux airs d’Alyson Hannagan quand elle sourit? Non bon tant pis)
    Décidément, dès que Margaery est dans le coup, ça papotte souvenir de famille.
    Inutile de refaire la scène, elle a déjà été chroniquée plus haut d’une manière à se mouiller les chausses à chaque lecture.
    Encore une scène ajoutée. J’ai plus été impressionné par le jeu des regards entre Joff, Cersei et Marg. On sent que notre roi adoré va tenter un truc nouveau malgré ce qu’en pense sa Môman et le suivant de Maggy à sa futurbellemèrelexreine en dit long aussi.

    Tout ça ne plaisant pas du tout à Cersei, elle file voir son père pour faire du boudin, se plaindre et au passage réclamer sa Legacy; mais Tywin a d’autres soucis en tête, car ce soir, chez Boris: c’est soirée disco… non ça c’est dans les délires de La Dame, oublions la vision de Charles en peau de léopard et recentrons-nous sur le sujet.
    Un des rares passages obligés de cet épisode avec Dany et la GdN
    Qui n’a pas eu un grand frisson de plaisir à voir Charles Dance rebouler Cersei?
    Quoi t’es encore là? Et mon sandwich, il va se faire tout seul?
    N’empêche que ça fait 2 Lannister qui lui disent clairement qu’elle est pas aussi intelligente qu’elle le pense (qui a dit que Tyrion est le vrai dépositaire de la legacy de Tywin??? C’est prouvé même dans les vannes à Cersei)

    Mycah was his name! He was my friend!
    Arya et Thoros arrivent enfin au QG de la CsB et on a enfin droit à Beric.
    Franchement dommage le bandeau, c’est d’un cheap!
    Un bel œil borgne avec une cicatrice en étoile bien crade, genre un bouchon de cire qu’on aurait coulé dans l’orbite pour boucher le trou mhmmm, renvoyer la maquilleuse et mettez un Bolton à la place, je suis sûr qu’il aura plus d’idée!

    Moi j’ai bien aimé le jeu de l’accusation qui se heurte à la logique du Limier, surtout qu’on ne peut pas lui donner tord. Qui est-il pour discuter les ordres de son maître?
    Arya qu’est ce que ton père t’a appris? (oui, le bout pointu à l’intérieur… désespérante cette famille)
    Passage obligé, et attendu qui rend bien l’ambiance, le chien harcelé, entouré de flamme, donc sur la défensive et prêt à mordre. Que du bon en perspective

    Drakaris
    Ou Powned noob, j’ai pas réussit à choisir un titre pour ce passage…
    En gros ça été le kiff total lorsque Dany parle volantais et qu’il ne s’en rend pas compte.
    Une grosse interprétation, qui renforce plus son masque lorsqu’elle subissait ses insultes.

    Je rejoins mes prédécesseurs sur le clapman à l’américaine, mais pour ce coup je pense pas qu’un Sieg Heil collectif aurait été plus dans le ton. Après tout le début du massacre commence aussi par un coup isolé.
    La vision finale de Dany quittant Astrapor sera, selon moi la même dans le final act, mais avec des dragons un poil plus gros et avec Meereen en point de mire.

    La semaine prochaine on chroniquera The Voice, Westeros edition; Jon nous fera découvrir les joies de la spéléologie du Nord; Mélissandre achétera du Viagra pour Stannis; Dondarion va se caster chez Walking Dead et William Carnimolla s’occupera de relooker Brienne.

    Je suis toujours plus impressionné par les billets de La Dame; à chaque fois que je me mets à faire ce genre d’exercice, je réalise le travail qu’il y a derrière, et encore je ne colle pas les images. Encore un grand bravo à toi pour ton talent et ta générosité à nous faire partager tes délires!

  23. @ Turel : Problème résolu !

    Ton message était bien passé dans les spams et je ne comprends pas trop pourquoi. Je devrais je pense être fière de l’efficacité de mon antispam qui boutent spams et Suisses hors du blog, mais en même temps, je me dis aussi que je suis sans doute passée à ça de l’effacer avec mes quarante douze spams quotidiens. On l’a échappé belle !

    « tafuturesoeurlafuturereine » => priceless.

    Merci pour tes recaps, je crois que tout le monde ici les apprécie ! En tout cas moi je les attends chaque semaine.

  24. TUREL a écrit : « tu réagis comme une bloody woman (femme sanguinaire) »

    ah ça, je l’ai noté aussi. ça et le « cours long »

    je suis effaré que des gens capables de faire des sous-titres, cad de capter l’anglais oral mille fois mieux que moi, soient aussi de parfaits trisomiques, incultes, débiles, saboteurs, gâcheurs d’épisodes, et pour tout dire, méritant un épluchage bolton avec ensuite, toujours conscients, un bûcher mélisandrien.

    Parce que bon, zut quoi.

  25. TUREL a écrit : « tu réagis comme une bloody woman (femme sanguinaire) »

    ah ça, je l’ai noté aussi. ça et le « cours long »

    je suis effaré que des gens capables de faire des sous-titres, cad de capter l’anglais oral mille fois mieux que moi, soient aussi de parfaits trisomiques, incultes, débiles, saboteurs, gâcheurs d’épisodes, et pour tout dire, méritant un épluchage bolton avec ensuite, toujours conscients, un bûcher mélisandrien.

    Parce que bon, zut quoi.

  26. Merci beaucoup pour tes encouragements LaDame c’est un plaisir d’essayer d’égayer vos journées à tous.

    Fewer, je ne suis pas aussi catégorique que toi, ils font un travail énorme entre la traduction et la synchro dans des temps les plus courts possibles pour qu’on puisse tous en profiter. Parfois par manque de temps je pense qu’ils traduisent littéralement sans voir l’expression qui se cache derrière le mot lui-même.

    j’avais aussi repéré une erreur de temps dans le discours de Varys avec Lady Tyrell, lorsqu’il parle du départ de Sansa: dans la traduction française il dit que LF et Sansa sont déjà partis alors que c’est pas encore fait. Faut être tolérent.
    Un exil au mur sera suffisant

  27. Rah j’avais pas vu ça moi, je coup du « femme sanguinaire » (à 7h du matin le lundi, il n’y a pas encore de sous-titres. J’en rate des bonnes si je comprends bien). Mais c’est très drôle. Une coquille qui s’explique sans doute par le peu de temps dont ils disposent pour réaliser leurs traductions. D’où les fautes d’orthographe et de grammaire, ou ce genre de bourde assez sympathique dans le fond.

    Plus gênant quand ils font des contresens. Dans l’épisode 3, en re regardant la scène où Theon se fait choper par ses geôliers (dans une version avec les sous titres, pour le coup), ils ont traduit « runaway » (fugitif) par « déserteur ». Ce qui ne voulait rien dire vu que Theon est un traitre certes, un évadé oui, mais un déserteur, non.

    Je file illico sur la scène Brienne/Jaime pour voir cette femme sanguinaire :p

  28. @La Dame et Turel : je ne suis pas trop d’accord sur le manque de temps. Si le traducteur est assez fort pour traduire de l’anglais oral, il n’a pas le droit de faire des bourdes aussi énormes. Ça doit être le genre de personnes à faire des anglicismes (« le vent soufflera à 50km PAR heure », « en charge de », « je suis tombé en amour ». Ça pour moi c’est bien pire que les gens qui abusent d’expressions anglaises.)

    @Turel : je rejoins la Dame pour pluzunner (et même pluzmiller) « tafuturesoeurlafuturereine »

    @Turel bis : par contre, je crois que vos recensions (dont j’avais dit y’a 1-2 semaines que j’étais fan et la dernière en date ci dessus me confirme dans mon sentiment) gagneraient à vous éloigner des expressions ladamesque. Pas de dr quinn ni de barry.

    @La Dame : je rejoins Turel à propos de votre travail. Et j’en profite pour vous demander si vous pourriez faire un petit billet pour nous décrire comment vous travaillez. Des notes ou juste l’inspiration de l’instant ? de l’EPO ou juste du thé ?

  29. @ Fewer : ma journée type du lundi.

    Levée du corps à 7 heures.

    Chopage du streaming et attendage que ça charge un peu sinon ça bugg et je hurle et c’est pas sympa pour les voisins.

    Donc faisage du thé ou du café (en ce moment c’est la réponse B).

    Nourissage des dragons.

    Youpi ! Mon streaming a un peu chargé coocoocool comme dirait Abed !

    Ouvrage d’une page Word.

    Visionnage et prenage de notes écrites avec les pieds au fur et à mesure de l’épisode.

    En fonction de mes heures de travail, soit je peux finir le visionnage avant 8h30, soit non et du coup, je dois rattraper la fin le soir.

    Retour dans mon antre au soir, finissage ou écrivage du billet.

    Dans les intervalles où je n’ai soudain plus de jus pour écrire quoi que se soit, je chasse les GIF.

    En semaine, itou, et je les classe soigneusement.

    Couchage vers approximativement 1-2h du mat (comme cette semaine par exemple) parfois moins, tout dépend de mon efficacité.

    Également en semaine, je peux rédiger quelques uns des dossiers que je colle ensuite dans les billets hebdo.

    Sinon, je trouve aussi du temps pour écrire des billets sur les films que j’ai vu, mais là, j’ai juste pas du tout assuré sur leur mise en ligne. Le pire : tout est écrit.

    Voilà, la bonne méthode étant de ne pas en avoir 😉

  30. J’ai aussi le droit à la « femme sanguinaire », j’ai l’impression que la prodcution va tailler un peu dans le gras de l’histoire et c’est pas plus mal. Car plus je prend de recul sur les livres, plus je trouve que Martin ne sait pas vraiment ou il va et qu’il met un peu tout ce qui lui passe par la tête. Sans doute une peu exagéré mais il aurait sans doute gagné à recevoir un peu d’aide, à croire que son éditeur ne relis pas ces bouquins…

    Bref, moi je suis pas hyper fan des aventures de Bran dans le livre, pour l’instant ça passe pas trop mal.

    Je trouve aussi que la fraternité sort un peu de nulle part et je me demande comment cela est interprété par les gens qui n’ont pas lu le livre. Là ça sort un peu d’un chapeau magique.

    J’ai sans doute récupéré une version un peu pourrie niveau qualité mais j’ai trouvé le cgi des dragons et de l’armée des immaculés un peu limite …

  31. Tout d’abord j’aimerais te remercier pour ce blog et j’aurais souhaité le découvrir plus tôt.
    Je n’ai lu aucun des livres et jusqu’à la semaine dernière je n’avais pas vu un seul épisode (j’avais testé le pilote mais j’avais pas accroché) du coup j’ai fait un rush pour tout mater.
    Sinon tu n’as trouvé aucun motif pour faire aimer Joffrey et à première vue il y en a pas à part sa future femme Anne Bolleyn. Faut voir dans les épisodes à venir mais son influence pourrait faire de Joffrey un roi correct à défaut d’un grand roi qu’il ne saura jamais je pense. Elle sait comment le prendre et elle cherche à l’améliorer (aller saluer la foule)contrairement à Cersei qui le surprotéger avec en plus une mauvaise influence sur le comportement de la famille royale; donc pour Joffrey il y a peut être un espoir.
    De plus il ne faut pas oublier que Joffrey est un bon décorateur et a un sens aigu de la mode.

  32. C’est vrai qu’un Joff tenu bien en laisse par une Margeary pourrait presque faire un roi un poil moins trash que mettons un Aerys. Mais Moman Cersei laisserait elle faire longtemps ? :p ( Tiens les premières critiques commencent à tomber pour le prochain épisodes , elles sont assez positives…). J’aime vraiment en tout cas l’acteur , c’est vraiment lui quoi.

  33. @ Llorente : la bienvenue ici à toi. En effet, comme tu as pu le constater, la domination de Joffrey est en passe de devenir le nouveau game of thrones de la série. Et ce n’est que le début d’un bras de fer entre tasoeurlareine et tafuturesoeurlafuturereine comme le dit si bien Turel. Margaery a en effet une façon de le mettre littéralement à sa botte qui est assez savoureuse et Cersei, largement responsable des dérives de son rejeton, réalise soudain à quel point elle s’y est mal prise.

    Dans les livres, mais ce que je dis là est à la limite du spoil si cette anecdote vient à être révélée dans les saison prochaines, Cersei est obsédée par une prophétie qui entre autres joyeusetés lui promet qu’elle sera renversée par une autre reine, plus jeune et plus belle qu’elle. D’où sa peur de Margaery plus que de tous les autres Tyrells.

  34. Pour les dérives du rejeton, je crois que le fruit est pourri à la base alors tôt ou tard il ferait forcément une connerie. Je ne crois pas que Margaery, sa mère ou quiconque puisse l’empêcher de faire des boulettes …

    La prophétie a effectivement disparu, mais elle ne me parait pas necessaire. Juste savoir que Cersei est une femme de pouvoir et qu’elle voit bien que cela va lui échapper si Margaery lui pique sa place, me parait suffisant.

    Par contre ils auraient mieux fait de replacer occasionnellement le nom de Béric Dondarrion, ils ont quand même un peu parlé de la fraternité dans la saison 2. Remettre son nom sur le tapis aurait un peu éviter l’effet: mais d’ou il sort lui.

  35. @run. La prophétie sur le valonkar apparaît tard dans la saga. Il faut attendre de voir avec les yeux de Cersei pour en avoir connaissance.

  36. 40. Le 1 mai 2013, 20:38 par Narildina
    sans vouloir spoiler

    *******************

    …mais en le faisant quand même. Merci, super… (que ça se réalise ou pas, si les théoriciens pouvaient se réunir entre théoriciens et laisser ceux qui veulent rien savoir ne rien savoir, merci.)

  37. Je n’hésite pas à faire mon coming out Lannister: Joffrey mis à part (il m’énerve, mais alors!), ce sont pour moi les perso les plus intéressants et complexes des livres/série. (parce que bon, Daenerys est chouette, mais pas particulièrement complexe). C’est surement ma famille préférée avec les Greyjoy (que j’aime pour une raison tout autre: les multiples references lovecraftiennes qui leur sont attachées).
    Après, chère Dame, je ne suis pas aussi catégorique que toi sur la certitude de l’appartenance de Tyrion à la famille Lannister (EDIT de La Dame : spoiler ADWD, je me permets d’effacer la suite, merci de votre compréhension)

  38. @ Narildina & Fewer : je me suis permis d’éditer le message contenant un spoiler ou du moins une théorie concernant Tyrion. Théorie en laquelle je ne crois d’ailleurs pas trop (pour ne pas dire pas du tout). A l’occasion, on reparlera de tout ça, si je publie un jour mon billet sur ADWD, qui sera zone de spoiler fou à écarter des yeux sensibles (mais je ne sais pas encore si je vais oser, je vous connais bande de sapajous, vous irez lire quand même !)

  39. Je comprends l’édit, mais Fewer, ce n’est pas un spoil, c’est une théorie, qui peut d’ailleurs être développée sans avoir lu les livres, puisque la série est plus prolixe sur ce point que le livre lui-même (et il y a dans la série un nombre incalculable de choses sur cette théorie) . Je connais des tonnes de gens qui n’ont vu que la série, et qui en sont arrivés au même point que moi.
    Moi je suis pour un billet sur ADWD!!!

  40. (et je te présente mes excuses si tu penses que je t’ai défloré une partie d’intrigue: je peux t’assurer qu’il n’en est rien, mais je ne voulais embêter personne. 🙁 )

  41. @ Narildina : vous voudriez pas qu’on en cause sur la page FB par messages privés ? Je ne suis pas du tout convaincue par cette théorie, mais j’aimerais bien en savoir plus malgré tout. Et je suis surtout curieuse des indices laissés par la série à ce sujet 🙂

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