« Only a cat of a different coat…

AAAAAAAH !!!!!
Ayé, me voici satisfaite. A un détail près tout de même, mais nous reparlerons de cet effet Kiss Cool en fin de billet.
Pas toutes les émotions d’un coup.

D’autant que l’épisode du jour est assez riche, et assez chouette aussi. « Game of Thrones » commence à prendre ses aises dans cette saison si attendue des lecteurs (ami non lecteur, désormais tu sais pourquoi. Et encore, t’as rien vu…) avec au menu :
-des nouveaux.
-des chansons.
-de la pâtisserie.
-un « Game of Thrones » live action.
-de la lolz.
-moar lolz.
-Varys, que l’on avait pas vu depuis l’année dernière. J’étais très inquiète, j’avais peur qu’il ait disparu dans le même vortex que Prostituska…
-une baston entre vieux.
-un cliffhanger.

Et globalement, un épisode pas mal réalisé, bien écrit, avec comme cela semble se confirmer cette saison, des scènes dégraissées qui vont à l’essentiel, et une nette propension à moins avoir recours aux dialogues mais davantage aux situations pour exprimer les enjeux.

Je crois que le mieux, c’est de nous y mettre tout de suite.

Vivesaigues.

Champomy !!!!

A new silly place on the map !!!!

Et cette semaine, c’est avec Chenonceau Vivesaigues que nous allons faire connaissance. Un bien beau château ma foi, fort raffiné, qui change un peu de toutes les ruines sinistres que l’on traverse habituellement. Et quand je dis ça, je ne pense pas qu’Harrenhal. Non, je te regarde aussi, Winterfell et oui, je fais bien référence à la saison 1, comprends donc château moisi, à une période avant le passage des Bolton. Tu n’as aucune excuse…

Je disais donc, Vivesaigues, mighty fortress cise à cheval entre la puissante Ruffurque et la tendancieuse Culbute. Et son seigneur, lord Hoster Tully, qui fait dans la série un passage éclair et singulièrement mort, aussi. Le bon vieux père de Catelyn apparait donc, l’arme largement passée à gauche, le temps d’un plan « Boromir », avant de disparaitre sur les eaux de la Ruffurque. Ou de la Culbute, j’en sais rien, mais on va garder Ruffurque, c’est tout de même plus digne comme façon de s’en aller.

Ceci dit, le pauvre Hoster a été à ça ne se voir refuser l’entrée dans le Valhalla (beh quoi ? Je ne suis certainement pas la seule à y avoir pensé…), la faute à son fils, Edmure, qui galère un peu à allumer son bûcher une fois la barque funéraire partie le long de la rivière.

Je demande tout de même un arrêt sur image. Je sais bien que c’est vachement plus classe de mettre le feu à une barque une fois qu’elle a quitté le quai et qu’elle est partie super loin. Sauf que c’est aussi se créer de sacrés soucis. Mais ils sont comme ça les Tully, traditiontradition, avec un goût pour le défi qui le dispute à leur propension à faire n’importe quoi.
Genre Catelyn, très traditiontradition quand elle se met en tête de lancer une vendetta contre les Lannister et très « goût du défi » quand elle fait prisonnier Tyrion : « ça pourrait plonger l’ensemble de ce continent dans une guerre, mais OSEF, je suis une déglingo, moi !!! Ahahahaha !!!« 
Et nous verrons qu’en terme de « faire n’importe quoi », Cat n’est pas un cas isolé parmi les Tully.

Mais revenons à Edmure une seconde avant un autre arrêt sur image.

Wooooaaaah…… Edmure, c’est….. BRUTUS !!!!! Brutus de « Rome » ! Le recyclage HBO c’est merveilleux. Je me demande quand Sarah Jessica Parker fera son apparition dans la série !
Nous avons donc désormais à la fois le César et le Brutus de la presque meilleure série historique du monde (jeu : devinez le nom de la meilleure série historique du monde. Indice : je passe mon temps à vous reprocher de ne pas l’avoir vue) dans la meilleure série fantasy du monde ! (un titre que « Game of Thrones » gagne largement faute de concurrents. Même si je sais, vous aussi vous êtes des fan hardcore de Xéna, mais restez un peu réalistes, quand même)

Fidèle à sa réputation, BrutusEdmure va donc totalement saloper le seul travail qu’on lui aura confié ce jour là : mettre le feu à la barque de son paternel. L’émotion ? La loose ? Un peu des deux ?


L’émotion de la loose.

Son oncle, Brynden Tully, dit le Silure, préfère ne même pas se poser la question. Des années qu’il le pratique le petit Edmure, il sait qu’à ce rythme, son frère sera déjà en train de dériver vers Asshaï que son neveu sera toujours en train d’essayer de tirer sa foutue flèche (ceci dit, Edmure a peut-être appris le tir à l’arc avec un prof de kyudo, la seule discipline de tir où le but n’est pas de toucher la cible : true story, once a week #mavieestfascinante).

C’est donc en activant son *godmod* que le Silure va se charger de terminer ces funérailles vikings en plein Val de Loire Conflans. Notez la classe absolue du type qui une fois sa flèche tirée, ne prend même pas la peine de regarder si elle a touché au but. « Noob« , dit-il à Edmure en lui rendant son arc.

Mais bon, on dit « Edmure, Edmure, il sait pas tirer à l’arc« , ça ne veut pas dire qu’il ne soit pas bon chef de guerre, hein, il a le droit d’être myope ET astigmate ET maladroit.
Sauf que non. Même pas. Le boulzor intégral. On sent Robb à deux doigts de lui offrir des cours d’apnée dans la Culbute (la rivière la plus appropriée pour l’exercice) quand son oncle lui annonce, tout d’une armure en peau de saumon vêtu, qu’il a capturé « DEUX Lannister messire« , mais deux Lannister « underage », lui signale doctement le Silure.
« –Oué, mais mon nev…
Je préfère quand tu m’appelles sire.
Sire mon neveu, je vous ai dégotté un super petit moulin, vous m’en direz des nouvelles !
Qu’est ce que tu veux que j’en fasse de ton moulin ? Tu m’as pris pour Roger le boulanger ? Je suis le goddam King in the North ! Tout ce que je te demandais c’était une tête sur une pique pour décorer ma chambre !« 

C’est avec ce type de réflexion que je comprends mieux pourquoi Winterfell ne ressemblait à rien. C’est pas Talisa qui la semaine dernière décrivait les gens de Westeros comme de gros barbares dégoutants ? Un point pour toi, Docteur Queen in the North.

Je pense qu’il est nécessaire de faire un petit topo rapide sur cet échange entre Robb, Edmure et Brynden, juste pour préciser que notre bon roi du Nord souffre d’un dialogue écrit de manière assez confusionnante, pour ne pas dire perturbatoire pour le spectateur. Il parle en effet d’un « mad dog » dont il mettrait bien la tête « on a spike« . Si le public a la mémoire fraîche (aka s’il a regardé le « previously » au lieu d’aller se chercher un café à ce moment précis), il a pu y voir quelques images du Limier. Qui malgré sa démission depuis la bataille de la Néra, bossait encore il y a peu pour les Lannister.

Un scénariste taquin a donc trouvé très intelligent de glisser dans la bouche de Robb cette expression « mad dog » qui pourrait laisser croire qu’il est en train de parler de Sandor Clegane. Sauf que non, comme précisé plus loin, il se réfère bien à Gregor, la Montagne.
Sérieusement, les mecs qui écrivez les épisodes, c’est déjà pas facile à suivre entre les trouzmille personnages et les quarante douze endroits où se déroule l’action… Faites au moins un effort pour être clair quand vous causez d’un truc.

Un peu plus tard, Catelyn et son oncle Brynden se retrouvent dans l’unique salle que semble comporter ce château (en même temps, la vue est super, alors…).
« –Dites mon oncle, ça fait au moins depuis la semaine dernière que j’ai pas eu de séquence émotion, ça t’embête si je me mets à ressasser de vieux souvenirs et que je pleure un coup ?
Non, vas-y, je vais faire comme les spectateurs, je vais faire semblant que ça me gave pas de te voir chialer dans toutes tes scènes…« 

Quand Catelyn pleure, Talisa panse. Des Lannister pour être précise. Décidément, je trouve qu’on la surprend un peu trop souvent à soigner des Lannister. C’est sans doute une collabo. On devrait la tondre. Ou la pendre, se sera plus simple.
Comment ça « arrête, ça commence à se voir ? » Je ne vois pas de quoi vous voulez parler.
Talisa s’affaire donc à rafistoler un certain Martin Lannister. Martin, comme l’auteur, oui et Lannister comme Lannister, donc. La scène n’a aucun intérêt. Mis à part celui de rappeler l’aura un peu surnaturelle de Robb et de nous faire brutalement nous souvenir que dans le temps, il avait un loup. Vent Gris de son petit nom. Et que ce loup a mystérieusement disparu depuis la saison dernière. Même pas une fugace apparition dans le salon de Vivesaigues tout à l’heure, rien. Hmmm. Doit-on lancer un avis de disparition comme celui pour Roz l’année dernière ? J’en avais déjà rédigé un pour Varys mais vu qu’il est revenu, on peut recycler en changeant le nom.

Port Real.

On sent le pari entre D&D :
« –Aller D, on dit qu’on fait une scène de Conseil Restreint plus bitchy que celle de l’année dernière ?
Ok, mais dis moi, D, on fait comment pour dépasser le modèle ?
Mmmmh… Cette année, on va la faire sans dialogues. Tout va reposer sur la prestation des acteurs, et la tête qui penche de Lena Headey.
CHALLENGE ACCEPTED !!!« 

Tywin Lannister et son pin’s ont convoqué les membres du Conseil Restreint auquel visiblement, le roi Joffrey ne daigne pas participer, trop occupé qu’il est à lire Arbalète Magazine.
Se présentent pile à l’heure les éminences grises de la cour, à savoir Mestre Pycelle, Littlefinger et ohmonDieucommejesuissoulagée, Varys, bientôt suivis par Cersei et Tyrion.
And then starts the GAME OF THRONES.










Une scène excellente en grande partie parce que muette. Deux saisons pour installer chacun de ces personnages, et connaître leurs conflits rend possible l’existence de ce numéro sans paroles, révélateur du tour qu’est en train de prendre la série : D&D sont de plus en plus à l’aise, et s’amusent avec cet univers. Pourvu que ça dure.
Je vous passe les « WTF, comment t’as trop pris ma place ! » et les comportements de cour de récré. Passons directement au plus important.

« –Bien, maintenant que vous avez fini de réorganiser le mobilier, il est temps de passer aux choses sérieuses !
Mais dites-moi, lord Tywin, comme vous me semblez chatoyant ce matin. Et beau, aussi, minaude Littlefinger.
Bon, ça suffit maintenant ! Je ne vous ai pas réuni ici pour élire le délégué de classe.
Ah mince, parce que j’étais candidat. Vous sentez divinement bon, lord Tywin.
Si vous ne la fermez pas tout de suite, Littlefinger, je vous envoie dans la partie la plus chiante de ce début de saison, en rando raquette avec la Garde de Nuit ! La situation est donc la suivante, Robb est à Vivesaigues et il ne reste que Roose Bolton à Harrenhal. Et que je sache, Harrenhal c’est à vous, Littlefinger.
Un don de votre petit-fils. C’est drôlement doux, ce que vous portez…
Donc vous allez tous activer vos réseaux d’espions pour me trouver un genre de faille, n’importe laquelle, dans la forteresse ou la tête de Roose Bolton ! And now, for something completly différent, Littlefinger, je vous somme d’aller épouser Lysa Tully et toi Tyrion, je te nomme Grand Argentier. Voilà, c’est fini, je vous rends vos carnets de liaison, vous pouvez disposer. »

Mis à part le fait qu’on dirait du lady Olenna dans le texte, ce Conseil Restreint, très rapidement mené (c’est qu’il s’en passe des trucs dans cet épisode… Et encore, vous n’avez rien vu…) est un numéro d’acteurs assez savoureux (les petits regards de Varys quand Littlefigner explique que « Lady Lysa m’a toujours bien aimé« ) et un instant capital pour la suite des évènements. Tywin Lannister, en excellent politicien qu’il est, tâche de saper les forces de Robb Stark sur deux fronts à la fois. Un genre de manœuvre en tenaille, que nous appellerons donc « la manœuvre de la forêt de Mâchecoule« . Quand on case des références à « La Septième Compagnie » dans un billet sur « Game of Thrones », on gagne un siège au Valhalla, je vous ferais dire.

Le triste sire du jour c’est Tyrion, qui ne veut pas être Grand Argentier parce que c’est pas prestigieux, tout ça. Sachant que son père lui a de toute façon refusé Castral Roc et que sasoeurlareine l’a exilé dans une soupente, à sa place, je dirais juste « merci bien » et je saurais me contenter de cette position. Mais lui, non. Certes, les finances de la couronne c’est pas une sinécure. Sous la houlette de Littlefinger, qui tenait avant lui les cordons de la bourse, le trône de fer s’est considérablement endetté, et avec cette histoire d’hiver qui vient, on peut pronostiquer une petite crise économique et accessoirement frumentaire pour les quelques années qui viennent.
Ouais, je le comprends un peu. Tyrion doit se sentir comme Pierre Moscovici le jour où Hollande l’a nommé ministre de l’économie et des finances.

Du coup, après une mauvaise journée, rien ne vaut un petit séjour au Palais des Mille Fleurs. Hmm… C’est vrai que ça faisait au moins un épisode qu’on y avait pas mis les pieds. Inacceptable.

[Dans les bureaux de HBO, un soir d’orage.
Ponte de HBO : Dites-moi, D&D, vous pouvez m’expliquer un peu ce bazar ?
D : Comment ça, quel bazar ?
Ponte de HBO : ça fait deux épisodes sans scène de sexe gratuite, vous seriez pas en train de vous foutre du monde ?
D : Je m’insurge, le sexe n’est jamais gratuit dans « Game of Thrones », il sert la narration. C’est même pour cela qu’a été inventée l’expression sexposi…
Ponte de HBO : Le seul contexte dans lequel le sexe ne serait pas gratuit dans ta série, mon gars, c’est quand les gens payent leur abonnement. Alors vous allez me corriger ça vite fait. J’ai des objectifs de fin de mois à remplir !
D : Oui mais dans le contexte de l’épisode je sais pas si…
Ponte : Y’a toujours un contexte pour voir des boobs ! Et si vous ne m’en trouvez pas un, ce que j’ai dit l’autre jour sur un éventuel caméo de Sarah Jessica Parker pourrait bien dépasser le stade de la menace. Je vous rappelle que vous avez pleins de princesses dorniennes à caster pour la saison prochaine. Alors réfléchissez bien…

Et donc, Le Palais les Mille Fleurs. Plutôt de lui offrir une Play Station ou un scooter pour le remercier de lui avoir sauvé la vie, Tyrion offre donc à son fidèle escuyer Podrick quelques dames de petites vertus. Ensemble, elles l’éblouiront à force de brouette dothraki, tourniquet d’Astapor, et autre chaussette de la Treille.

Après ce navrant intermède (dont la conclusion est tout de même très drôle), retrouvons Tyrion qui a donc récupéré toutes les petites affaires de lord Bealish.


Qui gérait le pognon à peu près de cette façon.

Des soirées plongé dans les livres de compte, je compatis d’autant que moi, j’ai déjà du mal à faire 80+4 de tête… Littlefinger a fait du trône de fer le créancier des ¾ de la planète. Très vite, tu sens que le duo magique Bronn/Tyrion ne sera pas de taille face au défi que représente le redressement des finances publiques. Westeros, c’est la Grèce, en pire. D’ailleurs, Bronn doit être un peu grec lui aussi :
«-Et si je refuse de rembourser ?
Tu peux pas refuser.
Et si je refuse quand même ?
Tu te prends un contrôle de la Commission Européene, voilà.
Ah bah si y’a que ça… »

Mais comme le note si bien Tyrion, au bout d’un moment, la banque qui attend son pognon finira par aller chercher remboursement chez votre ennemi, quitte à investir dans son effort de guerre pour être sûr de revoir la couleur de son argent (dans les faits, ils prêtent de l’argent à vos ennemis qui se rembourseront sur votre dos une fois la victoire acquise, pendant que la banque se servira elle aussi sur votre dos pour recouvrer son bien. Et donc, vous finissez en slip. Si vous avez de la chance…), et ça, mes bons amis, c’est une allusion directe à un évènement du 5e livre… Une fois de plus.

Orgueil et Préjugés, bondage edition.

Les Bolton reviennent tout juste d’un multiplex où ils sont allés voir « Rebelle ». Encore à fond dans le film, ils chantent donc « The Bear and the Maiden Fair « , ya bonne ambiance tout ça, limite tu croirais de gentils employés qui reviennent d’une sortie organisée par le CE.
Mais qui reviennent avec des bagages en forme d’un Jaime et d’une Brienne, ligotés sur le même cheval.

Sachant qu’à eux deux ils doivent penser un truc comme 180-200 kilos, je plains un peu cette pauvre bête. Pendant que je calcule combien peut peser un Régicide et une femme chevalier, Jaime lui plaint Brienne. Pas parce qu’elle va très certainement se faire violer dans une cave par l’ensemble des Bolton, mais parce qu’il a foiré son duel. Contre-performance, tu vois, j’étais pas dans mon assiette, j’avais trop de pression, et puis le soleil dans les yeux aussi, j’ai mal géré ma préparation physique en amont de la compétition et…

« Tu m’as prise pour Nelson Montfort ou quoi ?? J’en ai ranafout de tes excuse bidon de sportif français ! T’es nul, un point c’est tout !« 

Piqué au vif, Jaime lui balance alors tout un tas d’horreurs sur la nuit de folie que la pauvre fille va sans doute passer maintenant qu’ils ont été capturé par des fous furieux encore plus déglingo qu’une Catelyn Stark dans une auberge.
Bon en fait, il essaye un peu d’aider. Mais le problème avec Jaime Lannister, c’est que son sens de l’humour ravageur tombe souvent mal à propos. Déjà, il essaye toujours de loler avec des Mormons dépressifs atteints de paralysie faciale sur des sujets aussi fun que des articles du code civil. Ce qui lui vaut systématiquement un fail.
Souvenez-vous en saison 1, quand il essayait de se faire un ami de Ned en le traitant de vieux croulant… (si, je vous le jure, revoyez toutes leurs scènes communes, mis à part le duel : à chaque fois, il essaye de se faire bien voir et Ned le renvoie dans ses 22)
Ici, il tente également une bonne action envers Brienne, mais à sa manière : « Ils vont sans doute te violer en réunion, ça va pas être jolijoli donc mon conseil, tu résistes pas, tu fermes les yeux très fort et t’as qu’à imaginer que c’est Renly, lol !« 

Aller, c’est bien, continue comme ça, et tu seras invité à la prochaine édition des « Grosses Têtes »…

A l’auberge du Poney qui Tousse.

Il est temps de quitter cette bonne auberge pour se rendre…. J’en sais rien. La Confrérie n’a sans doute pas de QG et j’imagine qu’elle doit rester très mobile pour accomplir dignement sa mission sacrée : « to save the country side« . Je crois que je vais m’en faire un auto-collant pour le mettre sur ma voiture.
Pas de QG, mais une roulotte, car se sont un peu des gens du voyage, mais aussi pour y caser le Limier.Et voilà, c’est tout ce que vous aurez de la Confrérie cette semaine, entre parcimonie et foutage de gueule, tout de même
Dans le seul but de signaler aux spectateurs que cette auberge est bien le Poney qui Tousse de la saison 1, Arya demande à Sandor Clegane s’il se souvient d’y avoir, jadis, naguère, autrefois (y’a un an, en gros) tabassé, tué, démembré et re-tabassé un garçon boucher.
Sauf qu’elle ne le dit pas comme ça.

Allo le scénariste ! T’as encore trouvé le moyen de nous écrire une réplique confusatoire et perturbisante. Faut arrêter maintenant !

D’ailleurs, c’est sans doute la raison pour laquelle Hot Pie décide d’arrêter là les frais. Déjà qu’il comprend pas grand-chose de base, alors si en plus les dialogues sont pas clairs et qu’on fait rien qu’à confondre les trucs, oh, ça va, hein.
Il va donc rester au Poney qui Tousse, à faire des Zanimo, c’est mieux.


Vous pourrez remarquer que Hot Pie a toutes les qualifications requises pour réaliser ce type de biscuit qui ressemblent généralement à tout sauf à l’animal qu’il est censé représenter.

« –Ben ok alors, lui dit Arya. Merci pour le sandwich, et puis bonne continuation avec les Zanimo, du coup.
T’inquiète Arya, je retirerai tous les lions des paquets *wink*.
Sympa.
Aller, bonne route jusqu’à Winterhealth, hein !
WinterFELL, triple andouille !
Fell ? T’es sûre ?
-*facepalm* change jamais, Hot Pie, s’il te plait, change jamais…« 

Venant confirmer la qualité de cet épisode, cette scène brille par sa sobriété dans les adieux entre Arya, Gendry et Tourte Chaude, qui après tout ce qu’ils ont vécu, semblent avoir un peu de mal à se dire au revoir, comme si le lien qui les unissait était au delà des mots.

Ainsi disparait Hot Pie, ou pas, qu’est ce que j’en sais, moi, si ça se trouve, la prochaine fois qu’on le retrouvera, il sera assis sur le trône de fer, ultime pied de nez de GRR Martin en guise de conclusion à « A Dream of Spring ».
Originalité de cette sortie de route pour Hot Pie, il quitte la série sur ses deux jambes, ce qui n’est pas banal, faut avouer.

Le Poing des Premiers Hommes.

Même les White Walkers ont un sens artistique. Leurs créations, inspirées des courants les plus avant-gardistes de l’art contemporain sont tout aussi riches de sens que marquantes d’un point de vue plastique.

Leur nouvelle œuvre, qui sera le clou de la prochaine biennale, se nomme « Crop Circle de Chevaux ». Une allégorie de la décadence de notre société, entrainée vers sa chute inexorable, dans le maelström des cabinets, une agonie sociétale symbolisée par les chevaux, renvoyant à l’affaire Findus qui cristallise la crise confiance dont souffre notre monde.

« Comment c’est trop stylé« , semble se dire Jon Snow, qui lui-même arbore une sacrée œuvre d’art contemporain sur la tête.

« –Mais euh, je ne vois que des chevaux, s’exclame Ygrid, où sont donc passés les hommes ? »

Tout le monde se retourne vers elle pour la fusiller du regard.

« –Wooooh, la vache, ça fait depuis la saison dernière que j’attendais ça ! YOU KNOW NOTHING YGRID !!!!!« 

Enfin, ça, c’est ce que Snowy aurait dit s’il avait eu un sou de répartie. Au lieu de ça, il se la joue gentleman et préfère laisser les autres basher la pauvre fille : présentement, les hommes sont sans doute en train de errer dans la forêt, cherchant à rejoindre le plateau de « The Walking Dead » (on leur souhaite bien du plaisir). Crétine, va…

« –Bon, c’est pas le tout de raconter des idioties, mais faut qu’on profite de la débandade des Corbeaux pour faire un truc intelligent. Genre escalader le Mur.
Attendez, monsieur Rayder, vous aviez pas dit « un truc intelligent » ?
Si, mon petit Jon. Escalader le Mur c’est très intelligent.
Ok, c’est vous le chef après tout…« 

Je me moque, je me moque, mais dans le fond, c’est en effet la seule option des Sauvageons s’ils veulent prendre Château Noir. Avec tous les hommes de la Garde de Nuit soit en rando, soit occupés à la Zombie Walk, il y a en effet de fortes chances pour que cela fonctionne. Même si escalader un mur de wattmille mètres de haut est une forme de défi sportif de l’extrême, qui mériterait d’être sponsorisé par Red Bull.

Chez Craster.

On sait maintenant que si la Garde de Nuit n’a plus de chevaux, c’est parce que les White Walkers les leurs ont tous pris pour faire de l’art contemporain avec.
Ce qui ne rend pas leur fuite vers le Mur plus épique, flippante ou quoi que se soit d’autre. En toute circonstance, cet arc est vraiment moisi.

Cette semaine, étape au relais de randonnée chez Craster. On a toujours autant l’impression que les hommes de Jeor Mormont sont à la cool dans la forêt, prêt à déguster une bonne fondue dans un chalet. A ce point de l’arc, inutile d’espérer quoi que se soit de fun ou de génial relatif aux évènements du Poing des Premiers Hommes. Non c’est foutu et franchement, c’était nul.

Mais moins que les retrouvailles de Sam et Vère tout de même. Traité par Craster de festin ambulant, il préfère aller faire un tour dehors avant que l’idée ne fasse son chemin dans la tête de ses camarades. Attiré pour qui pour quoi par les cris de douleur d’une femme en plein travail (messieurs, combien d’entre vous iraient spontanément assister à un accouchement sans péridurale ? Les étudiants en gynécologie peuvent s’abstenir de répondre), il soulève une toile et se retrouve nez à nez avec le col de l’utérus de Vère et vraisemblablement aussi avec le crâne de son futur enfant.

Sympa. Classe.

L’enfant qui nait est malheureusement pour lui un garçon, ce que veut dire que Craster le sacrifiera aux White Walkers, une destinée moyennement cool. Encore qu’entre vivre chez Craster avec moult tares congénitales et se faire manger le jour de sa naissance par un glacier ambulant, je ne sais pas si on peut vraiment parler de dilemme.

Mais Vère, elle, a envie d’en parler, du dilemme. Alors elle jette à Sam un regard de désespoir qui dit clairement : « SAVE MY BARRY !!!!« 

L’épouvantable calvaire de Theon Greyjoy.

Theon retrouve Barry dans sa cave. Il a l’air d’avoir un peu de mal à marcher, the lord of loose, rapport à sa pédicure. Il faut toujours être très rigoureux sur le choix de son institut, sinon c’est le panaris assuré. Bien fait pour toi, Theon !

Mais heureusement, Barry ne lui demande pas de courir, juste de monter sur un cheval, et hop, roulez jeunesse, Yara tasoeurquis’apellaitAsha, t’attend de l’autre côté de la forêt .


Dans la tête de Theon Greyjoy…

« Tu seras décoré de l’ordre de Lénine pour cela, Barry ! » déclare Theon avant de s’enfuir au grand galop.
Alors qu’il galope dans les vastes étendues sauvages et désertiques du Nord, son aura de loose attire aussitôt sur sa face la flèche d’un mec qui ne pouvait pas le voir parce que planqué derrière une colline. A ce niveau-là, c’est de la poisse de classe olympique.
Mais euh sinon, c’est moi ou la poursuite dans la forêt ressemble vachement à la fuite vers le Gué de Bruinen dans « La Communauté de l’Anneau » ?

Theon fait une Arwen déplorable en tout cas, parce qu’il se fait rapidement choper par ses poursuivants, dont un a visiblement très envie de faire l’amour à son postérieur.
Theon n’a plus aucun recours.

« SAVE HIM BARRY !!!! »

Et tel le dieu vengeur qui châtie les impies et interdit les viols en réunion dans la forêt, Barry surgit, dégommant allègrement les trois Nazguls qui avaient réussi à confondre Alfie Allen avec Liv Tyler. Avant de s’en aller vers les verts pâturages, l’un d’entre eux, tout près de décéder des suites d’une Boromir, a juste le temps de traiter Barry de sale petit bâtard.

Quand je vous dis que l’épisode du jour est vraiment bien écrit…
Mais à peine le temps de se remettre de ses émotions, Theon se fait entrainer dans une fuite éperdue par Barry, qui prend tout de même soin de lui glisser un petit « Winter is coming » de derrière les fagots. Je sais pas pourquoi. Histoire de flatter son côté Stark peut-être. Ou juste parce que c’est vachement bien écrit cet épisode quand même !!!!

Peyredragon.

Séquence soap de l’épisode. Mélisandre s’en va.

"C'est pas toi, Stannis, c'est moi !"

Mais Stannis ne l’entend pas de cette oreille.

« –Pourquoi tu pars sans donner d’adresse ?
Parce que je sais pas, je vais errer un peu avec l’Unique, j’ai besoin d’espace, je veux rencontrer d’autres gens….
Mais tu avais tout ici, avec moi, Mel !!!
Oui, sauf la win. Sorry, Stan.
Ne me quitte pas ! Moi je t’offrirais des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas.
Je suis pas sûre que citer de la poésie belge soit la meilleure façon de me convaincre de rester.
Je creuserai la terre, jusqu’après ma mort pour couvrir ton corps d’or et de lumière ! Aller tu kiffes ça, la lumière !
Ouais, mais Jacques Brel me colle de l’urticaire. Aller, salut ! »

Stannis est bien obligé de la laisser s’en aller. C’est qu’elle a une mission, notre champion of the Light. R’hllor, le seigneur des centrales nucléaires, pourvoyeur de lumière et d’illuminations de Noël lui demande de trouver des gens de sang royal pour organiser un petit sacrifice. Mélisandre laisse Stannis sur la plage, à charge pour lui d’y glaner des cagettes et du bois flotté afin organiser une soirée barbecue d’ici qu’elle revienne.

Astapor.

A la tête d’une formation triangulaire parfaitement isocèle, Daenerys visite un peu Astapor et découvre ses traditions locales lesquelles consiste à faire prendre le soleil sur le front de mer aux esclaves récalcitrants.
On sait bien que Daenerys a une haine profonde de l’esclavage née de sa propre expérience (soumise à son frère, vendue aux Dothrakis…) et aussi de sa culture (l’esclavage est verbotten en Westeros, comme l’illustre par sa seule présence notre bon ser Jorah). Ceci dit, elle est un peu chiante à se la jouer Mère Thérésa avec tous les esclaves qui passent. Même les esclaves en ont marre et refusent son aide.

Alors que Dany marche résolument vers la Harpie où elle a rendez-vous avec les concessionnaires d’Immaculés, la base de son triangle se boite méchamment la face à coup de « j’étais là avant« , « mais moi, j’ai connu son père !« , « même que je suis amoureux !« , « et moi j’ai connu son frère !« , « quand tu ouvres la bouche ça sent la naphtaline !« 

C’est l’épisode des culottes courtes ou quoi ???

Si on ne sait toujours pas trop ce que peut valoir ser Barristan au combat, rapport à son grand âge, il remplit par contre bien le rôle que j’avais imaginé pour lui à savoir celui de Père Castor. Les vieux, ça connait plein d’histoires, et Barristan Selmy ne se prive pas pour les raconter à Daenerys. Surtout des histoires sur Rhaegar, le seul membre de sa famille qui ne souffrait pas trop de sa consanguinité.
Stratège devant l’Eternel, Jorah trouve malin de basher Barristan en insultant la mémoire de Rhaegar (en déclamant un peu mécaniquement son célèbre : « Rhaegar fought vailantly, Rhaegar fought nobly, Rhaegar fought honorably, and Rhaegar died« ), ce qui ne risque pas trop de faire monter sa jauge de réputation auprès de Daenerys.

The Mother of Dragons a décidé d’acheter tous les Immaculés. Y compris ceux qui sont encore en formation, aller hop, c’est tout ou rien, elle est comme ça Dany. Les esclavagistes sont un peu embêtés parce que ça coûte très très cher ces petites bêtes là alors, comprenez Khaleesi, il nous faut un truc de valeur en échange, « si ti vois c’que j’veux dire« .

« –Allons, ser Barristan n’est pas à vendre. Il n’a aucune valeur marchande, sa place est dans un musée. Regardez-le ! Tout pleine d’arthrose et de rhumatismes. Non, ce n’est pas raisonnable, je ne vous le laisse pas.
Ouais, mais c’est pas vraiment à ça qu’on pensait, en fait.
Je ne vous laisse pas ser Jorah non plus. Ni mon bateau, y’en a qu’un dans toute la série, je veux le garder.
Ben alors je vois pas bien comment on va s’arranger. Adressez-vous à la concurrence.
Ok, je vous donne un dragon.« 

Après le silence de mort qui suit cet uppercut dans la face de l’assemblée, ser Jorah et ser Barristan tentent de raisonner leur reine, arguant que c’est n’importe quoi cette histoire, qu’un dragon ça se vend trop pas.

« –J’en veux trois ! Marchande le concessionnaire en esclaves.
Un !
Deux !
Un !
Le plus gros !
Ok, mais je prends votre esclave translatrice !
D’accord, c’est un geste commercial.
Top là !« 

Tout le monde assiste médusé à la scène, et il y a de quoi. Echanger Drogon le dragon contre 8000 esclaves super-combattants et un porte-clé une esclave, c’est soit un coup de génie, soit le pire troc de l’histoire.
On dirait que la Khaleesi sait ce qu’elle fait, et j’ai envie de dire tant mieux pour elle parce que le reste du monde ne suit absolument pas la logique.
Comment est-on passé de « wherearemydragons  » à « je vous les cède à vil prix » ?
Dany s’est elle rendue compte que finalement ça coute une blinde à entretenir, et que maintenant qu’ils ont grandis, ils sont vachement moins mignons ?
N’ayant pas d’aire d’autoroute sur la route des vacances pour abandonner Drogon au pied d’un arbre, Daenerys choisit donc de le vendre et de s’offrir une nouvelle bonniche à la place.

« –C’est quoi ton nom ?
Celle-ci s’appelle Missandei, mais contrairement à ce que sa façon de s’exprimer suggère, elle n’a aucun lien de parenté avec Jaqen H’gar.
Bon, petite translatrice, à partir de maintenant, tu es dans mon crew. Ce qui veut dire qu’on n’aura pas vraiment l’occasion d’aller faire les boutiques pour s’acheter des Manolo, toi et moi. Ici c’est guerreguerredestruction, capish ?
Celle-ci capish, Khaleesi. Valar Morghulis.
Je traduis pour les deux du fond qui ne suivent pas, « tous les hommes doivent mourir ». But we are no men, Missandei. J’ai lu ça dans « Le Seigneur des Anneaux » et j’ai toujours rêvé de pouvoir le sortir en vrai ! »

« Attention chéri, ça va trancher.« 

Si Theon a réussi à échapper à ses tortionnaires, Brienne semble avoir un peu moins de chance avec les siens.
Et comme elle l’avait un peu prévu, elle a décidé de ne pas se laisser faire. Jaime, qui dans le fond n’a rien contre elle et qui ne veut pas perdre cette inépuisable source de jokes, tente une approche tactique avec le dénommé Locke, chef de la bande.
Je ne suis pas parvenue à calculer le poids de Brienne tout à l’heure, donc je n’ai aucune idée de ce que peut représenter son poids en saphirs, mais si Locke était un gros abruti, l’astuce pourrait bien marcher : le père de Brienne donnera le poids de sa fille en pierre précieuses si elle lui est rendue intacte.
Brienne est donc ramenée, un peu secouée, mais en un seul morceau.

C’est le moment que choisit Jaime pour raconter sa vie, plus précisément sa version de l’histoire racontée par Tywin l’année passée sur sa dyslexie. Je ne vois pas bien le rapport avec le reste, Locke non plus d’ailleurs, mais ça ne coupe pas son sifflet à Jaime. C’est prodigieux. Je sais pas comment il fait et pourtant, je suis capable d’en abattre à la minute des conneries…

Une chose en entrainant une autre, Jaime parvient à négocier un traitement de faveur, et sans doute, même si Locke ne le dit pas encore, d’être rendu à son gentil papa Tywin.
Mais Locke n’en a rien à cirer, des montagnes d’or des Lannister. D’ailleurs, à ce stade de la série, je ne vois pas encore trop quelles sont les motivations de Locke quand il décide de faire ce truc totalement stupide, totalement violent, totalement cruel, totalement George Lucas dans l’esprit : couper la main du Régicide.

Je dois dire que j’ai eu un petit souci au visionnage de cette scène que j’attendais depuis la fin de la saison 2 avec une fébrilité que vous n’imaginez même pas (je vous avais dit que vous trouveriez ça bizarre). En fait, j’étais tendue comme l’arbalète de Joffrey pendant toute cette foutue scène et alors que la tension venait de monter comme la tête du Régicide s’écrasait sur le billot.

« A BEAR A BEAR
ALL BLACK AND BROWN
AND COVER IN HAIR !

Mais qui est ce dégénéré qui hurle dans mes enceintes ???

PAS MAINTENANT FFS !!!!!!!

Ceci dit, malgré ce méchant couac, je n’ai absolument pas été déçue par cette scène tant attendue. La gestion de la tension était impeccable, bâtie en mode montagnes russes. La décharge d’adrénaline quand Locke présente la « table » était très efficace (eh, les non lecteurs, comment avez-vous vécu tout ça ?), mais le pire je crois que c’était cet instant où Locke se retourne et fait mine de s’en aller. Je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que j’avais tant voulu cette scène dans l’épisode précédent, pendant une fraction de seconde, je me suis dit (malgré les hurlements de goret du mec « ABEARABEAR ») « raah non, se sera pas pour cette f… »




Arrête un peu de râler, ça règle ton problème de menottes.

« Game of Thrones » avait su être sobre sur la décapitation de Ned. La scène était intenable, mais à l’image, en gros, on n’avait rien vu. Tout le monde aime Ned. Mais tout le monde adore aussi détester Jaime. Il n’était donc pas permis d’épargner le spectateur à cet instant précis. Le spectateur qui ignorant tout de ce qui allait se produire alors, a pu partager l’instant de sidération suivi d’horreur brute de Jaime face à sa main tranchée, qui se dévoile comme tel au bout de quelques secondes de doute, d’incrédulité.
Et malgré sa façon un peu spéciale de donner des leçons aux gens, le moins que l’on puisse dire, c’est que Locke aura parfaitement mis Jaime en boite en le confrontant à son statut de golden boy bien planqué derrière l’aura de son père.

Ainsi, le final m’aura été légèrement gâché par un streaming farceur. L’aura de loose de Theon s’étend…
Cette fin revue sans hurlements intempestifs, je comprends en effet le choix d’habiller le générique de cette façon, avec un bon gros rock folk qui s’il peut sembler décalé, a le mérite de maintenir dans un état de choc pendant quelques secondes encore. De la même façon que « Black Water » s’était achevé sur une balade très douce qui sonnait comme un avertissement (Victoire pour les Lannister, tout ça), ici, il aurait été impossible de conclure sur les pièces utilisées habituellement. Un bon choix donc, qui ne casse jamais la tension de la scène et lui donne même un ton tragi-comique, comme si on ne devait pas oublier que le blondinet a perdu sa main, mais c’est peu cher payé pour avoir estropié Bran à vie. L’épisode ne s’appelle pas « Walk of Punishment » pour rien.
Globalement, un très bon épisode, mi-exposant, mi-avançant, qui avait bien caché son jeu lors de la promo et qui s’il présage des qualités de la saison à venir, nous promet donc une saison aussi forte qu’espéré.

Bien, maintenant que l’amputation de Jaime est passée, je vais pouvoir balancer des apartés qui ne spoilent plus dans les billets à venir.
Si tout se passe bien, la semaine prochaine, non retrouverons Bran, Dany, Jon, je vous balancerai un dossier, et je ferai mon coming-out Lannister…

Mais d’ici là, méfiez vous…

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