« And who are you, the proud lord said…

HELL YEAH SAISON 3 !!!!!

Ah comme vous l’attendiez ! Comme vous l’espériez !!

Ce qui est bien avec une saison 3, c’est que l’on a le recul de deux saisons nous permettant d’anticiper les évolutions à venir. Par exemple, je vous parie que cette année, nous aurons 3 épisodes d’exposition, 2 bons épisodes, suivis de deux épisodes complètement WTF, d’un bon épisode, d’un neuvième épisode riche en émotion et rebondissements, et d’un season finale mou du genou. Se concluant sur un cliffanger. Bien entendu.
Dans l’intervalle entre cet épisode et le dernier de la saison, nous aurons sans doute aucun moult concours de kiki, des écrans noirs couvrant pudiquement les scènes de bataille, des duels de bitcheries Tyrion/Varys, Tyrion/Tywin, Tyrion/Cersei, Jaime/Brienne, de l’honneur et de la morale chez les Starks, et de nouvelles raisons de vouloir la mort de Joffrey.
Pitet même, si on est sage, de la Daenerys en caplocks fury of doom deathdeathretribution.

Sans plus attendre, découvrons donc ce que nous réservait ce premier épisode d’exposition.

La Garde de Nuit.

La saison s’ouvre donc par un genre de profession de foi : un écran noir chargé de bruits de bataille. Enfin, de cris bizarres, de « greuhgreuh », et autres crissements métalliques qui dans mon esprit ravagé se sont tout de suite vus assimilés à un combat de quelque chose contre des dragons. Ouais. Au mépris de toute logique, j’ai imaginé un instant l’horreur : HBO décidant de nous conter l’invasion de Westeros par Aegon et ses sœurs au moyen d’un écran noir avec des bruits.

En fait, sotte que je reste, j’avais juste oublié que les cris des dragons et celui des White Walkers, c’était bonnet blanc et blanc bonnet. Se fut donc une forme de soulagement de voit Samwell Tarly courant dans la neige vers le Poing des Premiers Hommes.


Un GIF !!!!!! Un foutu GIF animé !!!!! FUIS PAUVRE FOU !!!!!!

Pour mémoire, Sam était parti récolter du combustible avec ses camarades lorsque la triple sonnerie avait retenti pour les alerter de l’arrivée des Autres. Je dis ça sans malice, hein, juste dans le but de souligner l’inanité de la réprimande du commandant Mormont au sujet des corbeaux : comment voulais-tu qu’il les envoie, bougre d’andouille si tu l’avais expédié en mission loin de sa roukerie portable ?

Ah d’ailleurs souvenez-vous aussi de ce que j’avais écrit l’année dernière à ce propos :

« Alors que la caméra nous fait découvrir la masse impressionnante de sauvageons mort-vivants qui s’apprête à assaillir le Poing des Premiers Hommes, nous constatons que Sam se trouve donc au milieu d’une armée de zombies et qu’il n’a pour s’en sortir qu’un couteau et un slip sale.
Je sens que ça va être vaguement foireux à expliquer l’année prochaine. »

Visiblement, le mieux, c’était encore de ne rien faire. Exactement comme pour la résolution de l’arc du début de saison dernière dit du « coup de raquette dans la tête de Jon Snow ».


Notez que chez Sam, tomber sur un White Walker ou oublier de relâcher les corbeaux, ça se traduit par la même mine de gamin pris la main dans le paquet de Granolas…

Aucune importance : la saison s’ouvre sur un Sam qui court dans la brume, des zombautres et une mise en scène macabre plus bizarre tu meurs (sérieusement, le type qui tient sa tête, ça ne vous a pas fait vous suspendre méchamment votre incrédulité vous ?). Je n’en demande donc pas plus. D’autant que j’ai eu un Fantôme (l’épisode atteint la magnitude 1 sur l’échelle des CGI), mais si je ne comprends pas du tout ce qu’il fait là. Il trouve Jon trop bête pour daigner le suivre ? Hmm…

Alors certes, un énième écran noir pour camoufler une bataille, c’est un peu se moquer du monde, mais j’aime autant ne rien voir d’un combat si c’est pour que le reste de l’épisode soit de cette qualité. Car s’il est un truc totalement paradoxal dans cet épisode, c’est bien qu’on s’y ennuie un peu, mais qu’il est d’un bon niveau général.

Man vs. Wildlings.

Une nouvelle saison de « Game of Thrones » cela signifie surtout une nouvelle série d’aventures pour Jon Snow. Armé d’une moue d’acier trempé, notre bon frisé traverse, l’air grognon ce qui de loin ressemble vaguement à un salon de la tente Keshua au milieu duquel il découvre un géant occupé à enfoncer des défenses de mammouth dans le sol (magnitude 2 sur l’échelle CGI).
Je demande ici un arrêt sur image. Un gens normal, mettons un Tyrion Lannister, par exemple, ou même un Robb Stark, aurait sans doute écarquillé bouche et yeux devant un spectacle pareil, matérialisation des contes de Vieille Nan. Un Jon Snow, fidèle à lui-même et à cette tradition instituée depuis 3 ans maintenant, cela fera donc *tadadadaaaaam roulement de tambour* la moue.

J’adresse un grand signal de détresse à tous les réalisateurs de cette série : au secours, faites quelque chose pour lui enlever ce tic. Pitié. Je peux plus. Vraiment. C’est physique, là. Limite ça me crispe plus que de voir Lena Headey qui penche la tête.

Et comme quoi il n’y a pas que moi qui ne supporte plus Kit Harrington puisque les enfants sauvageons se mettent à lui jeter des cailloux agacés par sa grumpy cat face permanente.

Ygrid le conduit au travers de l’Intifada chez Mance Rayder, rapport au serment d’allégeance, tout ça. Enfin, c’est ce que croit Jon puisqu’en réalité, ça ressemble plus à un entretien d’embauche avec le directeur puis avec le PDG des Sauvageons, Mance fuckin’ Rayder, incarné présentement par Ciaran frakin ‘ Hinds. Le meilleur Jules César de tous les temps, et en disant cela, oui, je suggère qu’il est encore meilleur que l’original, c’est dire.
Vous imaginez donc le potentiel de ramassage assez conséquent que risque Kit Harrington en se frottant à ce genre de client. Une moue d’anthologie ne suffira pas à tenir devant ce monstre.


« Mon Dieu ! Que faire ??? »

Donc, pour une fois, Jon ne fera pas la moue.

Je me suis repassée la scène 4 fois, histoire d’être sûre que non. Et non. Et donc la scène fonctionne bien. Du coup, maintenant je sais que quand il veut, Kit, il peut. Je revoie en conséquence à la hausse toutes mes attentes le concernant.

Port Réal.

Réalisant brusquement que l’épisode avait réussi à débuter sur du gore, du fanstastique, des CGI, des moues et des putains d’acteurs, D&D se sont soudain souvenus qu’il manquait à leur season premiere un truc essentiel.

Un boobs shot.

Dont acte, avec une petite séquence gratuite au Palais des Mille Fleurs de Madame Chang mettant en scène Bron avec une nouvelle fille censée remplacée Prostituska (aucune nouvelle de cette pauvre fille depuis son passage dans les appartements de Joffrey  ) et l’autre là, qui fait super vulgaire.
Bon peu importe, le quota boobs satisfait, la scène peut être grossièrement interrompue par Podrick Payne, venu de la part de Tyrion demander de l’aide à Bronn.

Mais que se passe-t-il au juste du côté de notre nain chéri ? Ben j’ai envie de dire, pas grand-chose en fait, vue que la magie du cinéma l’a privé d’une blessure de guerre bien dégueu (le nez arraché, pour mémoire), au profit d’une cicatrice bien badass qui lui donne des airs de mauvais garçon. Tu t’en tires bien, mon vieux…

Au contraire d’une certaine « ta sœur », qui frappe à sa porte.

«-Youhou, Tyrion, c’est ta sœur !
Go te pendre !
Mais enfin, je suis ta sœur, la reine !!!! Tu sais bien !
Non mais je…
Enfin, Tyrion, ta sœur, Cersei, tu te souviens, la blonde qui fait rien qu’à t’embêter, tu me reconnais ? Regarde ! Je penche la tête sur le côté, hop ! »

Pardon mais qui est le responsable de cette réplique stupide : « coucou, je suis ta sœur, la reine… » ?

Tasoeurlareine est donc simplement venue faire un récap de la fin de la saison 2 à Tyrion. Beh ouais, c’est un épisode d’exposition, faudrait pas non plus espérer voir l’histoire se mettre à avancer et tout non plus. Ahah, vous êtes naïfs.


La célèbre manœuvre dite de la Tour de Pise.

Kings Landing servant décidément à combler tous les manquements du reste de l’épisode, ce passage par la capitale sera donc également l’occasion d’un concours de kiki entre Bronn et deux gardes royaux, ser Goldorak et ser Optimus Prime. Admirez cette action SUUUUUUPEEEEEERBE consistant à doubler le concours d’un envoi de répliques salées entre Tyrion et sa sœur (« You’re a clever man. But you’re not half as clever as you think you are”, “It still makes me more clever than you.”), emballé dans un splendide recap sur l’anoblissement de Bronn. *clapclapclap*

Après avoir traversé un Donjon Rouge qui panse ses plaies, Tyrion s’offre un face à face avec Tywin. On oublie vite combien « Game of Thrones » peut être efficace sur ce type de scènes. Surtout avec des gens comme Charles Dance et Peter Dincklage dans la partie. Et puis aussi surtout quand la scène en question, qui sur le fond n’est qu’un récap de plus, offre aussi une vraie charge émotionnelle. Parce qu’on sent là que Tyrion se jette à l’eau tout entier pour quémander l’amour de son père. Ou une bribe d’affection. Ce truc qu’il avait cru ressentir quand Tywin l’avait envoyé devenir la Main du Roi à sa place. La chute est ici d’autant plus rude que Tyrion est fragile : isolé à la cour, incapable de compter sur l’amitié de qui que se soit, blessé. Sa demande est moins une manœuvre légitime que l’acte d’un homme désespéré. Et Tywin, qui n’a pas son pareil pour renifler ce genre d’odeur, se fait un malin plaisir de l’envoyer bouler avec cette violence dont il a le secret.

Meanwhile, sur la côte, Sansa et sa funny maid Shae passent le temps en regardant les bateaux. On tient là ce qui est sans doute la meilleure scène d’exposition de l’épisode, et je ne dis pas ça parce que Roz y fait son apparition. Non, juste parce qu’on renoue de manière élégante avec le personnage de Sansa Stark qui semble s’être considérablement endurcie depuis la saison passée (matez moi cette belle allitération…). Et avoir encore grandi aussi. Faut qu’elle arrête sérieux, sinon dans la saison 5 on la retrouvera en guest star au-delà du Mur à planter des défenses de mammouth dans la neige.

Interrompant un super jeu consistant à inventer des histoires sur les gens à bord des navires, Littlefinger annonce à Sansa que… Rien en fait. Il vient juste faire un récap lui aussi, au cas où on aurait oublié qu’à la fin de la saison dernière, il lui avait promis de la sortir de ce panier de crabe qu’est la cour.
Il en profite aussi pour lever le voile sur un mystère : avait-il reconnu Arya à Harrenhal ? La réponse est oui. On se demande bien d’ailleurs ce qu’il veut faire de cette info. Si par malheur Sansa lui avait demandé « ah ouais, et elle est où, elle va bien ? » je me demande ce qu’il aurait bien pu lui répondre… Heureusement pour lui, le scénario glisse sur ce détail.
Décidément, je ne me fais pas à ce tour pris par Littlefinger dans la série. Je déteste le voir abattre toutes ses cartes comme ça, aux vues et aux sues de tous les spectateurs.

Bon, eh, c’est pas qu’il nous manquait, mais je crois qu’on était tous impatient d’avoir des nouvelles de Joffrey, et de sa nouvelle future femme. Et le moins que l’on puisse dire de Margeary, c’est qu’elle mène sa barque à la perfection. Alors que Cersei se la joue dame de Fer à porter des corsets en métal, sa presque belle-fille choisit l’option lady Diana, veillant sur la veuve et l’orphelin.

Et réparant les dommages causés par le lamentable sens du gouvernement du roi et de la douairière au passage. Si Cersei et Joffrey étaient moins imbus de leurs personnes (et moins stupides aussi, me souffle-t-on), ils réaliseraient que Margeary fait de l’excellent boulot, tout comme sa coiffeuse et sa costumière, allez, les filles, y’a plus qu’à rajouter des manches à ses costumes et quelques bijoux dans ses cheveux, et elle aura enfin l’air d’une vraie noble ! (de saison en saison, HBO semble décidément entendre mes prières, c’est fou. Alors du coup, je veux non pas un mais trois bateaux ! Et des dragons à tous les épisodes ! Et un tuteur pour la tête de Lena Headey ! Et un poney !)

Mais quand même. Elle est crispante, avec ses coquetteries, son grand cœur, ses robes indécentes, sa bonté et sa générosité, sa piété et son foutu frangin qui se pavane, toutes boucles dehors là… A un moment, j’ai cru que la fourchette de Cersei allait terminer sa carrière dans la carotide de quelqu’un.


Sérieux, vous ne vous sentez pas super crispés vous ?

Parce que bon, le fiel mêlé de venin qui coulait de chacun des mots de la reine ne le disputait qu’au fiel et au venin qui coulaient sans en avoir l’air de ceux de Margaery. Pour l’instant, elles ne se fritent que sur des histoires de chiffon. Mais ça promet (et nous n’avons pas encore rencontré la mémé de Haut Jardin !). Je sens que Cersei regrette déjà Sansa car au moins avec elle, aucun risque de voir Joffrey abandonner son parti pour rejoindre celui de sa future épouse. Là, c’est un gros camouflet dans la face de la reine que lui balance son fils si aimant en la renvoyant dans ses 22 à coup de « ne faites pas attention à ce que dit ma mère, elle est complètement sénile ».

Bref, les combats à fleuret moucheté autour d’un bon repas en famille devraient devenir une norme à partir de maintenant. Les tensions entre les Lannisters et Haut Jardin seront parmi les moments forts de la saison et je n’en peux déjà plus d’impatience de voir apparaitre lady Olena.

Burn the witch !!!

Ser Davos, que j’avais TOTALEMENT oublié entre deux saisons, est vivant. Une nouvelle dont je me fiche royalement vu que je l’avais TOTALEMENT oublié.
Ramené à Peyredragon par Saladhor Saan, il peut enfin tomber dans les bras de son roi, lequel l’étreint avec reconnaissance et soulagement, mêlant tous deux leurs larmes de chagrin sur le sort funeste des bons marins tombés dans les eaux crématoires de la Nera.


Eh, je trouve que ma version est vachement mieux.

Parce que dans les faits, sitôt rentré à bon port, Davos se fait jeter en prison. Une sombre histoire « j’ai pas su me contenir face à Mélisandre et je suis tombé dans son piège comme un gros faisan ».

Et après on se demande comment j’ai fait pour oublier un personnage pareil.

Je ne comprendrais jamais l’engouement autour de Davos. Sérieux. Il est chiant comme la pluie, pire que Ned Stark.

Harrenhal.

Après d’âpres combats le départ précipité de Tywin pour sauver Port Réal, Harrenhal est donc tombée dans l’escarcelle des Stark. A quelques jours près, Arya retrouvait sa mère et son frère. Escorté de Bolton et Karstark (lalalaloulilou…… Non, rien…), Robb traverse la forteresse et s’arrange pour y faire rapidement mettre sa mère en prison. Parce que oui, en fait, Catelyn est toujours coupable de trahison pour avoir libérer Jaime Lannister. S’agirait de ne pas l’oublier.


Un roi normal.

Personnellement, tout allait bien. Un Robb un peu colère, un Bolton et un Karstark en arrière-plan, des morts et une Catelyn en cellule et sans réplique, servez-moi un bon thé là-dessus et se sera parf….

Holy. Crap.

Elle aussi je l’avais oubliée. Docteur Queen in the North. *utain. Vêtue telle une loqueteuse pour pas changer, avec sa trousse de bon médecin de campagne en bandoulière prête à secourir le moindre pégu qui faisait mine d’être mort dans le coin… Non mais oh, comme entrée en scène pour la saison 3, y’avait pas moyen de faire mieux que : « Tenez bon, cher mestre, votre hépatite est sectionnée mais je vais vous suturer tout ça en moins de deux ! Qu’on m’apporte 2 cc de morphine et une cs de dopamine pour le Mestre !!!!!!! »
Déjà, la saison dernière, il avait fallu supporter leur improbable et totalement out of character histoire d’amour à deux francs… Là, il faut sans doute supporter le « Non, Robb, je suis une femme moderne et émancipée qui a décidé de vivre seule à la limite des terres colonisées. C’est le plus grand défi de ma vie et si je veux rester médecin de campagne vêtue de toile de jute, tu n’as pas ton mot à dire. » Même pas rapport au fait qu’elle soit reine, qu’elle soit censée produire un héritier et qu’elle soit mauvais médecin au point de confondre carotide et hépatite… Bref. Je vais prendre sur moi. Zen. Gaman.

J’aurais jamais pu être bouddhiste…

« Where are my dragons ?!!!!!??? »

Visiblement, l’argenterie de Xaro Xhoan Daxos a permis Dany de se payer une croisière Costa de luxe vers Astapor. Je dis de luxe parce que vue la taille des dragons, il semblerait qu’on mange vachement bien à la cantine. Drogon est juste devenu ENORME et vachement classe aussi. Rooh, vivement la saison…. Disons, 8, par là… (épisode à magnitude 3, donc, sur l’échelle des CGI).


Enorme, classe…
 »

Mais choupi, malgré tout.


Et la saison dernière, c’était ça, quand même…

Pendant que Drogon, Viseryon et Rhaegal détruisent la ressource halieutique de la Baie des Esclaves, le khalasar vomit tripes et boyaux sur le pont de l’Unique (je présume) faisant route vers Astapor.

L’idée est d’investir dans une armée pour reconquérir Westeros, toujours cette bonne vieille lubie chez Daenerys venue chercher dans ce port l’élite de l’élite des esclaves guerriers : les Unsullied, ou Immaculés dans la langue de Luc Besson, ou encore Terminators without ballz dans la mienne.

Entrainés depuis l’âge de quelque chose comme 4 ans, castrés, re-entrainés, puis re-castr… , re-re-entrainés et enfin sommés de tuer un bébé pour prouver que, contrairement aux apparences, ils en ont, les Immaculés forment la crème de la crème de la perfection guerrière, dont la servilité n’a d’égale que leur absence de peur, de douleur et donc, de ballz.
Dany est intéressée par l’acquisition de ce matériel de premier choix, mais puisqu’il est bon de préserver un semblant de moralité, elle rechigne à posséder des esclaves. Pendant qu’elle tourne autour du pot, le vendeur lui, l’insulte copieusement en haut valyrien, diplomatiquement traduit par celle qui ne sait pas encore qu’elle sera la nouvelle bonniche de Daenerys, Missandei.

Sur le chemin du retour vers l’Unique, Daenerys se laisse attendrir par une petite fille très sale et très quelconque qui ne sourit même pas pour avoir l’air choupi mais qui visiblement, a l’air trop irrésistible vu que la Mère des Dragons décide de la suivre dans une grande partie de cache-cache. Soit…
Et comme si ça ne sentait pas suffisamment comme ça le gros piège tout naze, surgit soudain Darth Maul dans le dos de la khaleesi. Enfin un mec qui lui a chipé sa cape. Mais pas sa mobylette from outter space, c’est déjà ça de pris.

Mais woouah, sérieusement Dany, la gosse ressemble à Pryat Pree, le sorcier vaudou générateur d’images miroirs et voleur de dragons ! Fuis pauvre folle ! Et n’ouvre pas cette boule, c’est sûrement une grenade ! Attentat suicide à la boulasse piégée (une manticore, épisode à magnitude 4), tout juste dévié par Darth Maul qui se révèle être… Être… Euh… Mais, enfin, je…

Wait a sec : ce vieux croulant, c’est ser Barristan ? Je sais pas si ça vient du fait qu’on ne l’a pas vu depuis la saison 1, ou alors si c’est davantage dû au fait que j’ai une mémoire visuelle déplorable, ou alors est-ce la barbe, mais si Jorah n’avait rien dit, et si je n’avais pas lu les bouquins (non mais je ne croyais pas vraiment que c’était Darth Maul, hein…), je pense que j’aurais surtout hurlé « WAT !!!!!! » devant mon écran à la vue de cet auguste visage qui ne me dit absolument rien (ils ont changé d’acteur, c’est ça ? Dites moi que c’est ça…).

Alors que la gamine qui est sans nul doute un sombre mage polymorphé à l’hygiène buccodentaire en friche s’échappe en hurlant « SHAZAAAAAAM !!!! », ser Barristan offre son épée à une Daenerys au moins aussi abasourdie que moi (mais pas pour les mêmes raisons). C’est super pour elle, désormais, elle a une garde royale. Enfin UN garde royal. Et comme elle est reine, on doit dire « garde régine ».

MAIS NON ENFIN!!!!!.

Par contre, vue la moyenne d’âge de la garde en question, il va falloir rapidement songer à investir dans des abonnements « Notre Temps » et des déambulateurs. On est jamais trop prudente…

Ouais donc tout ça pour dire qu’il ne s’est pas passé grand-chose cette semaine hein. Une reprise en douceur, avec de l’exposition, des boobs shots, un quota WTF assuré par the King in the North et sa charmante épouse tout terrain.
Ceci étant dit, à moins que tout le pognon et les efforts aient été investis dans ce premier épisode, il faut reconnaitre à la série sa capacité à monter une fois encore une marche qualitative. Bien que question décors et costumes, la différence ne soit pas nette, on sent dans la mise en scène un vrai souci de se donner du champ, de construire des ambiances visuelles. Ceci dit, je me souviens aussi m’être fait cette réflexion la saison dernière. Mais j’apprécie l’effort.

Cette année, la saison 3 ne recouvre pas l’ensemble du tome adapté. Juste une moitié, ce qui laisse le temps à la série de dérouler son fil de manière plus sereine. Ainsi, ont été oubliés cette semaine Bran, Arya, Theon et Jaime, qui pourtant vont avoir chacun des story lines assez fournies. Ce qui nous promet donc un nouvel épisode d’exposition la semaine prochaine, avec peu de rebondissements, mais de bonnes scènes (enfin j’espère) et un final que j’imagine, hmmmmm, comment dire….. tranchant.


Casserole of doom…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *