Let me tell you of the days of high adventure : Miles Christi, épisode 1.

Youpi ! Fête et joie dans vos faces ! J’inaugure en grande pompe une nouvelle catégorie !!!!


AVEC UNE HACHE !!!!!!§§

Et là, j’aime autant vous dire que vous n’allez pas en revenir dans vos têtes. Nous allons ensemble nous promener dans des univers foufous, peuplés de personnages totalement incroyables. Des mondes où les seuls maître mots sont « bigger, louder, stronger« .


Et où ce genre de chose peut totalement faire partie de la vie quotidienne.

Je vous promets des jeux de mot foireux, des éclats de rire gras, du café, moult madeleines et même des

[ Aparté lecteurs en détresse
Lecteur 1 : La vache, elle m’avait habitué aux intro débiles et décousues sans aucun lien ou presque avec le contenu du billet, mais là, je sais pas, je me sens fébrile, j’ai peur.
Lecteur 2 : Non mais t’inquiète, elle fait toujours ça quand le contenu du billet est tout naze et porte sur un film que PERSONNE n’a vu. Aller respire.
Lecteur 1 : Chuis déjà en hyperoxie, mais bon, ça coute rien de cliquer sur « la suite », je suppose. »

Non ça ne coûte rien (enfin si, tu vas perdre quelques minutes de ta vie, mais bon, si tu zones ici, j’imagine que ça doit pas trop te poser de problèmes), ça coûte même moins cher que de mal manger chez Flunch, c’est dire (Lecteur 1 : Ok, je…… je peux plus……) !

Sans plus attendre ni agresser votre santé mentale, je vous propose donc de vous lancer avec moi à corps perdu sur les routes du jeu de rôle.

Le point : les chiffres et les maths.

Je tiens, avant de vous bassiner avec des articles sans intérêt sur les divers jeux auxquels je joue (heureusement pour vous, y’en a pas des masses, juste 5, eheh), à préciser une chose : je ne pane RIEN aux systèmes de jeu. Voilà c’est dit, lapidez-moi avec des D20 maintenant (ou avec des madeleines _ « Tu es folle ! JAMAIS avec des madeleines, c’est péché !« ).

Un handicap terrible, qui un jour, je le sais, me vaudra de perdre un perso, et qui plonge mes MJ dans des moments de solitude remplis d’affliction (pardon…).
Non mais voilà, déjà, hein, moi, dès qu’il y a des chiffres et des calculs à faire, je panique, mon cerveau entre en surchauffe et je me mets à proférer des insanités genre : « Ah, euh… Oui, ok, un D100, il est où le D100 ? » *cherche désespérément un D100 sur la table* « Mais mayrde, sérieux ! Personne n’a un D100 à me prêter pour que je fasse mon jet ?« *

Donc, que l’on se comprenne bien, je ne parlerai pas des systèmes de jeu, vu que de toute façon, du chinois me serait plus intelligible.

Si vous voulez vous cotiser pour m’acheter un cerveau, ou juste une bosse des maths, à votre bon cœur.

Passons maintenant aux choses sérieuses.

Comment rendre un MJ fou.

Dans ce premier article, je me contenterai d’aborder un seul jeu (pas toutes les émotions d’un coup), celui auquel je joue depuis le plus longtemps, à savoir une version très personnelle de « Miles Christi » mâtinée de « Pendragon » qui sentirait « Le Treizième Guerrier » et « Kingdom of Heaven » sous les aisselles (j’aurais préféré qu’il sente « Croisades », de Paul Verhoeven, mais ce film ne se fera jamais 🙁 )

Je vous situe rapidement le truc : le jeu est une uchronie, présentement située au temps des Croisades. Dans ce monde médiéval fantastique, la garde varègue de l’empereur de Byzance, que nous appellerons le Basileus, ou Basile, pour gagner du temps, s’est un chouia révoltée contre son impériale personne. Leur chef, Harald Hardrada, en bon norvégien, a donc intrigué comme une petite folle pour plonger l’empire d’Orient dans le chaos et la guerre civile avant d’aller péter ses dents de devant à l’empereur dans la riante cité de Constantinople (des scènes qui ont inspiré « Taken 2 »).
Suite à ce combat aussi épique qu’acharné, Basile meurt, et Harald aussi. Sauf que ses origines varègues lui donnent un bonus de classe +1000 lui permettant de rendre son dernier soupir comme suit :

Depuis, la dynastie qu’il a fondée règne d’une main de fer dans un gant de fer sur les reliquats de l’empire d’Orient et les principautés franques de Terre Sainte, tentant tant bien que mal de protéger tout ce truc des Musulmans, des Perses et sans doute aussi des Petchénègues, parce qu’il y en a toujours un pour venir vous emmerder (si vous avez fait histoire byzantine, vous aurez compris, sinon, tant pis pour vous). Bref, c’est le temps des croisades, mais avec des Vikings. Et des créatures féériques aussi parce cet univers en est farci ras la glotte : dragons, doppleganger, chameaux volants, elfes, D100…

Venons-en maintenant à la partie qui nous occupe. Nous sommes en l’an de grâce 1190, dans la bonne ville de Damas, capitale du royaume du même nom (le nom du royaume est donc « Damas » et pas « capitale »…). Pour vous résumer la situation politique, il suffit de trois mots : « cay la mayrde » car (technique de l’entonnoir), le roi de Damas est plongé dans une stase magique depuis quelques années (ce qui veut dire qu’il dort sur son trône toute la sainte journée) et le royaume est par conséquent gouverné par un conseil de régence. Aux frontières du royaume, les Sassanides, venus tout droit de Perse, se préparent à envahir les états croisés en mode full « 300 », comprenez avec moult magie, débauche de troupes et look ridicules.


Non mais nous, on les prend vachement au sérieux. Si si…

Et au niveau de l’empire, c’est encore pire puisque l’empereur, le petit Harald III, âgé d’un truc comme 8 ans (l’âge d’Eric Cartman), a quitté sa capitale de Drakenborg (ancienne Constantinople) dans une galère géante, emportant avec lui la plus grosse et la plus compétente partie de ses armées. Et quand je dis « quitté », je veux dire parti pula poufpouf disparu. 8 ans, et déjà le mec il se barre en croisère comme un gros golden boy, ben paye ton souverain, GG Harald, bravo quel courage.
En vrai, il semblerait qu’il soit parti faire un truc d’une importance capitale pour la survie de l’empire et du monde libre varègue mais bon, nous n’en savons pas plus alors avançons car je sens que vous ne suivez plus vraiment.

C’est dans ce contexte de grand n’importe quoi généralisé (je vous ai pas dit qu’on a AUSSI perdu Jérusalem il y a quelques années, histoire que la loose soit totale) que notre groupe a été envoyé pour régler une sombre histoire de sucession dans le comté de Hama.
Le bon comte Lorenzo de Hama a eu ce que l’on appelle pudiquement un accident de chasse. Il a glissé sur un sanglier.


« Ben quoi ? Se sont des choses qui arrivent… »

Pour devenir calife comte, s’affrontent ses deux héritiers :
-Baudouin : l’aîné, né pendant les fiançailles de ses parents (ouhlalaaaaaa), mais bon, aîné quand même bien que conçu hors des liens sacrés du mariage et tout.
-Tancrède : le cadet, né d’une seconde épouse et dans les liens sacrés du mariage, blabla…

Les deux s’affrontant bien entendu sur l’air bien connu de « je suis plus légitime que toi !« .

Attendu que Hama est très opportunément située pile à la frontière avec l’empire sassanide qui s’apprête à nous rouler dessus, il est vital que l’ordre y soit rétabli afin d’organiser au mieux les défenses et de ralentir leur progression.

Il est donc grand temps d’envoyer la strike team à Hama.


Mais non, pas eux !!!


Mais vous le faites exprès ???

Ze A-Team of Doom, Day of Reckoning for Retribution is composed of :

-le père Maël : un curé breton qui joue du biniou et qui dans la bande est ce qui se rapproche le plus du frère Cadfaël. Spé alchimie, potions et médecine légale, il est destiné à devenir le « 94e de Hama« , ainsi qu’un joueur lui annonça par texto son élection à la charge d’évêque.

-le duc de Bulgarie : membre du conseil de régence de Damas, il règne sur… ben la Bulgarie en fait, ahah, un royaume où tout est en bois, y compris les pots de yaourts (j’avais promis de l’humour faisandé, le voilà). Vous pouvez aussi l’apeller grand

ça lui fait toujours plaisir.

-le prince Oleg d’Outre-Jourdain, dit Oleg le Dingue : dans son titre de prince d’Outre-Jourdain, le mot clé, c’est « Outre ». A ce jour, personne ne sait s’il est prince, ou VRP. Depuis le début de la campagne, il a volé la Vraie Croix, s’est fait passer pour un marchand d’âne, a acheté un alambic, dérobé le sceau de l’empereur Frédéric Barberousse, essayé de lancer une vache, commencé une collection de créatures féériques, alors que de base, il est censé être prince ET magicien. Bref, on sait pas, on sait plus.

-une berserk impériale (c’est moa) : bon je sors de l’école des berserker impériaux, c’est un peu l’élite de l’élite, si vous voyez. Pour vous donner une référence c’est un peu comme un chevalier jedi ou un space marine, mais en moins awesome vu que PERSONNE ne respecte JAMAIS mon autorité.

Tour à tour super soldat et super enquêteur, le berserk impérial est un peu l’émanation de l’empereur. Bon, après, à chaque fois que je tente une action, il m’arrive une bricole, genre mon casque me tombe sur les yeux, ou je me prends un coup perdu de marteau de guerre.

Je vous passe les moult scénarios tel l’union des seigneuries de Bric et de Broc, pour en arriver au moment où le MJ a cru qu’il allait devoir se jeter par la fenêtre.

Tableau brossé à grands traits : nous avons trouvé un puissant allié en la personne de l’évêque Thoros du Pirou. Avec son armée, il marche sur Hama pour nous assister dans notre mission et renforcer les défenses de la ville. On a genre quelques milliers de soldats avec nous, et nous même sommes censés être un genre de fine fleur des arts martiaux médiévaux fantastiques (du moment que je ne porte pas de casque et qu’aucun duc armé d’un marteau de guerre ne se trouve dans un rayon de 10m autour de ma personne).
Soudain, déboule sur la route un mec qui semble du genre incohérent. Il gesticule en criant et en bavant puis se jette sur un des soldats. On lui pète sa gueule assez vite vu qu’il est plus Gilles de la Tourette que War Machine. Bon, après examen, il semblerait que l’on soit en présence d’un infecté, comprendre un zombie pas mort (subtile différence, mais la connaître pourrait vous sauver la vie).

Les soldats, qui sont originaires du coin, nous informe qu’il s’agit du forgeron du village d’à côté. Hmmmmmmmm…

[Intermède : question de priorité.

Coucou, jeune et fringant rôliste ! (si tu n’en es pas un, tu as aussi le droit de jouer)
Si tu es confronté à la situation suivante : je suis accompagné de watmille mecs en armure et je trouve un zombie sur la route que j’étale propre et net en un coup. On me dit qu’il vient du village d’à côté.

Que fais-tu ?

1- Je vais crâmer le village et tous les zombies qui l’habitent. Après, j’enquête.
2- Je vais prudemment organiser une opération de reconnaissance histoire de faire role play puis j’irai crâmer sa gueule au village et aux zombies qui l’habitent. Après j’enquête.
3- Je tente une infiltration pour enquêter avant de détruire toutes les preuves par le feu comme un Gros Bill.
4- Ohoh, eh, je suis venu pour régler une affaire de succession dans le comté, pas pour m’occuper de triviales histoires de zombies. Je vais tout de même pas risquer d’abimer mon perso dans un vulgaire village quand même ? Oh ?

C’était l’intermède : question de priorité ]

Bien évidemment, toutes les bonnes réponses se situent entre 1 et 3. En bon MJ, le notre avait prévu de nous appâter à coup d’infecté pour nous faire découvrir un VASTE COMPLOT GALACTIQUE sur nos faces, et celle de l’empire, à coup d’hosties maudites fabriquées avec du grain d’Andhoral qui rend zombie dans sa tête.


« Wech petit PJ, viens au village, fais pas ton bâtard ! »

Puisque nous avions choisi l’option 4, sans se démonter, notre bon MJ a donc décidé de nous mettre, en totale impro, un autre village sur la route. Description : « l’ambiance est lourde, il flotte dans l’air un parfum de mort qui semble figer le paysage entier, à l’exception des lourdes et épaisses volutes de fumée montant du village.« 

Dans le jargon, ça s’appelle insister lourdement. Mais si j’en crois mes notes de partie (citations originales) :  » ouhlala ça pue grave le zombie cette affaire, on fait un détour.« 

Là, même s’il le cache bien, tu sens ton MJ démuni parce que en toute honnêteté, il a tout tenté pour faire comprendre que le scénario du jour, c’était à 50% ça, et les 50% restant du désamorçage de complot pour sauver Hama et le monde (ou l’univers, c’était pas très clair). Mais non, autour de la table ce soir là, y’a 4 lopettes armées comme des destroyers qui refusent le combat et préfèrent aller régler des intrigues de succession totalement accessoires en comparaison du reste (enfin, presque).

RESULTAT => un scénario foiré.

Si nous avions un peu bougé nos précieux boules, nous aurions découvert que les infectés avaient été contaminés avec des hosties et que les épidémies se déclenchaient après la messe => it makes sense. DONC, nous aurions interdit l’eucharistie, ce qui était carrément possible vu qu’on avait l’évêque avec nous (doublement puisque l’évêque a rapidement après été remplacé par un PJ).
Mais non, on a préféré aller nous rouler dans la soie au palais comtal, puis nous jeter à corps perdu dans une partie de chasse avec Guy de Lusignan et l’empereur Frédéric Barberousse.


Guy de Lusignan, bonus gros con +4000
Et forcément, LUI, il est immunisé aux accidents de chasse….

Suite à ce grand moment de mondanité, nous avons été cordialement reçus au château de Mont Didier, où l’empereur a été assassiné, noyé dans un bidet par des hommes-serpents (enfin quelque chose dans ce style là). Pendant les funérailles impériales, forcément, y’a eu la communion à laquelle ont participées un truc comme deux ou trois armées entières => zombie walk à Hama.


Pittsburg 2006 pwned par Hama Zombie Walk 1190.

Double siège dans nos faces de fainéants puisque tandis que les infectés tentaient d’entrer dans la ville pour manger nos cerveaux et le reste de nos anatomies, les Sassanides déboulaient cool Raoul.

Par la puissance d’un MJ trop sympa ainsi que d’un brusque sursaut d’orgueil et de ballz de nos parts, je vous rassure, on s’en est sorti. Maintenant, on est de nouveau à Damas, qui est, SURPRISE, assiégée par les Sassanides.


« JORAY JAMAY PU LIMAGINAY !!!! »

Quelle piste allons-nous négliger lors de ce siège ? Combien de jets de dés vais-je foirer en combat ? A partir de combien de jours déciderons-nous de manger Oleg le Dingue ? Qui a caché le D100 ?
Vous le saurez dans le prochain épisode de « Miles Christi Digest ».

Florilège.

« Rends toi compte, à son âge, tu étais déjà adulte !« 

Oleg le Dingue : « Mon perso ressemble à Carlos avec de la fourrure.« 

« La pièce est de taille rectagulaire.« 

« –Quittez la chambre de ma défunte épouse !
Et vous êtes … ?
Son défunt mari !« 

« L’avenir du comté, c’est du présent !« 

« –Le son vous rappelle celui que fait une créature volante.
Ah ! Comme une catapulte ?« 

« Mes compétences au combat ? Facile à expliquer, disons que j’ai fait un voyage en Chine. J’étais sumo là-bas.« 

« –Dans la salle, vous remarquez de nombreux portraits de pied.
On est dans le château de Georges Tron !« 

« J’ai pas la compétence crochetage. Par contre, j’ai chirurgie. Crocheter, c’est un peu comme opérer une serrure, non ?« 

« –Pour résumer, ce mec est arabe et loup-garou.
C’est un arabe-garou.« 

(devant un portail magique pouvant nous envoyer n’importe où)
« –Il faut ouvrir un portail pour nos gens !
Nogent ?« 

  • Pour faire un D100 (un dé à 100 faces quoi) : tu prends deux D10 (dés à 10 faces), tu en choisis un pour les dizaines et un pour les unités, et hop.

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