L’archimestre Ch’Vala… Ch’vlta… Shyamal… Bref…

Ohnon.

Caypajuste ! Plus que deux épisodes !

Et quand tu arrives à l’épisode 8 d’une saison qui compte 10 épisodes, cher lecteur, tu le sais au fond de ton petit cœur de rocker, que l’épisode en question ne sera que de la mise en place. Oooh, oui, tu es tout aussi enthousiaste que naïf et bien mignon sur les bords, mais tu n’as pas le super pouvoir de modifier la réalité, ça c’est l’apanage d’une certaine Sorcière Rouge, laquelle n’a AUCUN lien avec Mélisandre.
Ainsi donc, cet épisode 8, sobrement intitulé « Le Prince Winterfell » n’est-il qu’un épisode de transition, calme avant la tempête, qui vient comme un baume après la cavalcade des épisodes passés et avant le déchainement du grand final, tel le guacamole apaisant le feu des doritos parfum chili.
Je suis poésie.

Épisode où, j’aime autant vous le dire, il ne se passe STRICTEMENT RIEN pendant un truc comme 45 minutes, mais quand je dis rien, je veux dire rien. Limite, la chronique pourrait s’arrêter là tellement beh j’ai rien à dire (« alors arrête d’écrire », euh, dis donc, le lecteur, c’est pas toi qui commande ici !)

Winterfell.

[Vie d’une rôliste : extrait .

Joueur 1 : Je suis mestre.
Joueur 2 : Super.
Joueur 1 : Ce qui veut dire, selon le manuel de jeu, que j’ai mes propres appartement, eheh, classe !
Joueur 2 : Tu parles, tu vis avec tes corbeaux !
Joueur 1 : Queuah ? Mais…
Joueur 2 : Ouais, un mestre, ça vit avec ses corbeaux, dans le… le… truc à corbeaux
Joueur 1 : Un pigeonnier ?
Joueur 2 : Ouais, un pigeonnier à corbeaux.
Joueur 1 : Aaaaah ! #révélation Un corbier !

Vie d’une rôliste : fin de l’extrait]

Au moins, Theon Greyjoy n’aura désormais plus à se poser ce type de questions de dénomination du grand machin, là, avec les corbeaux (une roukerie, pour votre information). Car cette semaine, c’est avec toute la détermination dont il est capable qu’il a pris la lourde décision de résilier son abonnement ADSL. Fini Facebook, fini les soirées de jeu en réseau, terminé le chan IRC, adieu monde moderne.

Il est mignon, Theon, dans son genre « je fais une GROSSE connerie et puis en fait j’assume pas ». Non parce que prendre Winterfell, déjà, hein, c’était s’exposer à la vindicte des Stark et assimilés, mais assassiner deux enfants dont un handicapé, c’est sûr que ce n’était pas l’idée du siècle. Résultat, le voilà contraint d’étrangler un à un tous les corbeaux de Winterfell pour éviter une fuite trop rapide de l’information.

Toi, spectateur, dans un coin de ta tête, tu as déjà condamné ce pauvre Theon, catalogué comme « triple buse », « gros gland » ou éventuellement « pire loser après Jon Snow ».

Atta, petit spectateur, le pire est encore à venir. Et son héraut vient tout juste de franchir la grande porte de Winterfell avec une dizaine de clampins, Asha/Yara, comme à son habitude et toute de fiel et de décontraction vêtue. Sa mission du jour, jouer à son jeu préféré : mettre Theon en boite et enterrer la dite boite 6 pieds sous terre.

«-Les Stark c’est rien que des ingrats ! J’ai envahi leur château, déjà, sympa le mec, je leur demande d’en proclamer la reddition sous la pluie en crachant sur 10 ans de cohabitation cordiale et d’amitié virile mais correcte, tu vois, c’est pas non plus la mer à boire, j’anime la cérémonie par une décapitation à coups de pied, en plus, rien ne m’obligeait à faire un petit spectacle, et comment ils me remercient ? Ils s’enfuient comme des gros lâches !
Theon, mon tout petit, les princes ont respectivement quelque chose comme 6 et 8 ans, le plus vieux ne peut plus marcher, mais ils font tout de même le choix de s’enfuir. Je dis pas ça parce que je suis ta sœur, mais bon, vu d’ici, il me semble que ces gosses ont de sacrées cojones. »

Aaah, Alfie… Comme tu joues bien le «Gné ?! Oo ??!! Ben je l’avais pas compris comme ça, moi…»

Theon n’a pas compris non plus que Winterfell, aussi inexpugnable soit-elle, est une cause perdue pour les Fer-Nés. Oh, oui, sa prise avec 20 perdus recouverts de concrétions marines et de guano (franchement, regardez un peu leurs fringues…) était de la belle ouvrage. Mais résister à la contre-attaque du Nord, comme le dit Yara, sera une toute autre paire de manches.

Séquence émotion, au surgissement impromptu, tellement que dans le fond, je ne sais pas si c’était du lard ou du cochon, voilà Asha qui se met à expliquer à son petit frère que… c’est son petit frère, quoi. Je te hais, je te trouve minable, mais je n’ai que toi. Alors ne reste pas crever ici, par pitié.

[Le point : un épisode sous le signe de la Môôôrt.

Souvenez-vous, amis, étrangers venus de terres lointaines, il y a quelques épisodes de cela maintenant, nous avions remarqué une foultitude de Sœurs du Silence se promenant à l’écran. Leur présence récurrente finissait presque par faire de la mort un personnage à part entière 45 minutes durant.
L’épisode 18 semble son parfait complément. La mort ne rôde plus, elle est là. Et presque tous les personnages sont directement confrontés cette semaine à sa venue imminente.
Comment s’y préparer ? Comment l’affronter ? Comment l’éviter ? Voilà tout ce qui préoccupe nos héros.

Et compte tenu du fait que l’épisode du jour ne raconte strictement rien d’autre, je me dis que les scènes en questions auraient gagné, désolée d’insister, à nous parler un peu des dieux. L’occasion ou jamais, entre les Fer-Nés et leur Dieu Noyé (oh oui, Asha y fait allusion lorsqu’elle dit à Theon « Don’t die so far from the sea »), les Lannisters et les Sept, Jon et ses Anciens Dieux, Stannis et R’hllor (bien que je ne sois pas certaine que le père Stannis soit vraiment du genre à s’abîmer en prière avant un combat).
Mais non. Dommage. Il faut vraiment que je m’y résolve.

C’était le point : un épisode sous le signe de la Môôôrt. ]

Man vs. Wildling.

Ouais, je pense qu’il y a consensus : c’est carrément la rando-raquettes la plus pourrie de l’histoire, ever.
Jon boude en mode fureur, n’essayez pas chez vous c’est très dangereux, ça consiste à faire une moue « pas content ! » tout en bouillant de l’intérieur. Ah s’il pouvait écrire, il en dirait des choses à son journal !

Ygrid et ses petits camarades l’ont conduit vers une autre troupe de Sauvageons, dirigée par un certain Lord of Bones.
Carrément le meilleur look depuis le début de la série. De toute façon, les Sauvageons sont globalement génialement réussis, et celui là, quand il apparaît, il fait carrément des étincelles sur ton écran.

Ce qui en fait carrément moins, en revanche, c’est Qhorin Mi-Main, capturé et unique survivant du groupe de patrouilleurs partis du Poing des Premiers Hommes. Quand Edd la Douleur te dit que la notion de meilleur patrouilleur du monde connu est relative parce que dans cette branche, on ne fait pas de vieux os, je pense qu’il est relativement dans le vrai.
Qhorin reste très digne devant un Jon Snow légèrement contrit d’avoir sévèrement merdé avec Ygrid. A sa place, je pense que je lui aurais mis un pain ou pire, tenté de lui arracher les cheveux.

Pendant que les redoutables patrouilleurs de la Garde de Nuit se regardent dans le blanc des yeux, les Sauvageons tentent de statuer sur leur sort. Lord of Bones veut buter tout le monde tandis qu’Ygrid préfèrerait les emmener jusqu’à Mance Rayder, leur roi. Dette de sang envers Jon ou pitié pour ce pauvre benêt ? Un peu des deux, sans aucun doute.

Comprenant qu’on les envoie dans le cœur de la meule du pays sauvageon, Qhorin commence à échafauder un plan de filou, reposant entièrement sur les épaules de Jon.

[Le point : la guerre sous-marine.

Alors on a beau dire que Westeros et l’univers de GRR Martin sont figés dans un Moyen-Âge éternel, je tiens tout de même à signaler que maintenant, ce pays compte de nombreux sous-marins :
-Lancel.
-ser Jorah.
-et donc, Jon.
C’est plus « Game of Thrones » c’est « Silent Hunter ».

C’était le point : la guerre sous-marine.]

La super histoire de Robb Stark et Docteur Quinn.

Ce bon king in the North est revenu de mission, avec son docteur, et sa pénicilline. Comme il n’est visiblement pas en guerre avec un ost à gérer,et n’a visiblement rien d’autre à faire de ses journées, il se paye une super promenade avec Talisa.
Enfin, super promenade, faut le dire vite. Je me demande à combien le vent soufflait le jour où cette scène a été tournée. Pas facile de faire un brin de cour quand on doit lutter contre des rafales à 80 km/h et qu’on se prend un pan de sa cape dans la tête toutes les 5 minutes.

Robb s’en sort plutôt pas mal, malgré tout, mettant gentiment sur le tapi la question de son futur mariage avec xxx Frey, chouinant tout ce qu’il peut pour montrer à Talisa que non, décidément, cette histoire de mariage contre un pont, c’est « trop relou ».

Sentant sans doute son fiston sur une pente savonneuse, Catelyn choisit ce moment pour lui mettre à nouveau des bâtons dans les roues.

Mais au secours. L’angoisse une mère pareille, prête à tout, même à libérer le Régicide juste pour y gagner un prétexte à interrompre les batifolages de son fils. La vache, si j’étais Robb, face à créature aussi chiante, je crois que moi aussi j’emploierais la méthode Renly : « Put the boring old lady in jail ».

Une fois Catelyn diligemment conduite en un lieu où elle pourra arrêter de surgir de façon impromptue entre Robb et Talisa, le jeune roi part… faire du boudin dans sa tente.
Ils sont décidément pas croyables dans cette famille.
Après une entrevue avec Roose Bolton servant uniquement à indiquer au spectateur que « cet homme a un bâtard, ça fait quarante douze fois qu’on en cause en deux épisodes, c’est donc qu’il doit être super important comme personnage, soyez bien urbains de vous en souvenir », Talisa fait son entrée, comme ça, même pas besoin d’un prétexte foireux genre « je dois changer votre bandage, sire ». Non, tranquille, la fille, qui s’invite sous la tente du roi juste pour picoler et fricoter.

Mais depuis le DEBUT cette affaire sent le faisan !

Et cette façon dont la tension se dénoue entre eux, mais WAT ! Ok, la scène est bien jouée, heureusement encore parce qu’elle est atrocement longue. Certes, elle reste aussi dans la droite ligne de leur relation. Je rappelle que ces deux là se sont connus pendant une amputation sans anesthésie, donc convaincre Robb de coucher avec elle en lui racontant une histoire de massage cardiaque, pourquoi pas.

Quelqu’un peut-il tout de même m’expliquer comment Robb la Morale, fils de Ned l’Honneur et Catelyn la Droiture se retrouve soudain à dire « I don’t want to marry the Frey girl » puis à, pardon my french, culbuter le docteur Quinn par terre, alors que son lit est à moins d’un mètre ?

Non, quelque chose de va pas dans cette histoire. C’est certes mettre en avant la jeunesse de Robb. Il a bien le droit de tomber amoureux, là n’est pas la question, mais ce personnage nous est présenté depuis le début comme un homme conscient de son devoir, du rôle qui est le sien. Quand il miaule « j’ai été élevé pour être seigneur de Winterfell, pas roi », ça implique AUSSI qu’il a été élevé dans l’idée qu’il ferait un mariage politique, comme il est de bon ton dans ce milieu.

A partir de quel moment est-il logique de le voir dire une chose pareille ? On peut toujours se dire qu’il finira par le faire tout de même, épouser la Frey, et puis que Talisa, et bien se sera sa maîtresse et puis c’est tout. Il est roi du Nord en même temps, il va pas non plus s’embarrasser avec les convenances…….Oh, wait a minute !
On parle de Robb Stark ! Tu le vois vraiment épouser une fille pour coucher avec une autre ? Faire des bâtards ?

Nonononononon…

Tout va de travers dans cet arc : Robb doit épouser la fille Frey, mais il tombe amoureux du docteur et décide qu’il ne veut pas la perdre et donc pas épouser la fille Frey parce que sinon, ça reviendrait à le mettre dans une situation que l’honneur et la morale réprouvent.

C’est débile. Dans n’importe quel sens que se soit, c’est débile. Et qu’on ne vienne pas de mettre sous le nez « Robb est jeune, il décide ça sur un coup de tête, c’est normal ».

Nop.

[Le point : dans le livre, c’est drôlement mieux.

Oui, la série est souvent très habile et très intelligente dans sa façon de composer avec la trame générale pour inventer une nouvelle façon de raconter l’histoire.
Sauf là.
Amis qui n’avez pas lu le livre, libre à vous de lire ceci, je ne spoile de toute façon rien des tomes prochains, ou du moins pas grand-chose qui serait capital ou que vous n’auriez pas déjà deviné.
Robb part prendre la ville de Falaise, et pendant les combats, il est blessé. Mais victorieux, du coup il se fait installer dans le château pendant sa convalescence durant laquelle il est soigné par une certaine Jeyne Ouestrelin. Les Ouestrelin sont les seigneurs de Falaise, une famille nouvellement élevée à la noblesse. D’ailleurs, la mère de Jeyne est fille de marchands. Pendant que Robb se fait panser par la gentille et douce Jeyne, forcément il tombe un peu sous le charme, jusqu’au jour où il apprend la mort de ses frères. Terrassé par le chagrin il se fait consoler par Jeyne et hop, «j’ai glissé, chef».
Ayant pris sa virginité et l’ayant par là même fait perdre toute sa valeur à l’argus, Robb se sent le devoir moral d’épouser Jeyne, ce qu’il fait, provoquant alors un incident diplomatique avec les Frey => ah ben oui, forcément.

Voilà, c’est pas vachement plus cohérent et moins crétin de la part de Robb ?

C’était le point : dans le livre c’est drôlement mieux. ]

Au pays de Jaime.

Était-ce bien un cadeau à Jaime Lannister que de le faire évader en compagnie de Brienne de Torth ? Était-ce bien un service à rendre à Brienne que de l’assigner garde du corps pour le Régicide ?

Pauvre fille. C’est qu’il n’est pas facile tous les jours, l’asticot. D’autant que là, il vient d’être libéré alors il est de bonne humeur. Super bonne humeur, même, et quand Jaime il est de bonne humeur, il parle il parle il parle, pire qu’un gonzesse et il raconte que des bêtises.

Ce qui est le plus beau je pense, c’est que tu sens dès le départ que le tir ne s’arrêtera jamais entre eux : il la méprise parce qu’elle est une femme qui joue au chevalier, et elle le méprise parce qu’il est un gros branleur qui joue au chevalier. Ça part un peu style « Orgueil et Préjugés » entre eux, enfin, dans une version que n’aurait jamais pu écrire Jane Austen.
Et que ça se balance des amabilités à la figure, et que je te menace et que je te moque…

La route va être TRES longue jusqu’à Port Réal.

One and a half man.

Ouais, hophophop, on file à la capitale parce que cette semaine, je suis joie !

Mais avant d’aborder les raisons de ma liesse, parlons un peu de cette formidable scène entre Bronn et Tyrion. La bromance poussée à son plus haut niveau avec un somptueux échange de vieux couple.
On se serait cru dans « Scènes de ménage » avec Raymond et Huguette.

Ceci ne doit tout de même pas dissimuler combien la situation des Lannisters est désormais fragile. Stannis arrive, avec ses barges de débarquement et Tyrion a fait ce qu’il a pu pour préparer la cité à le recevoir. Le D-Day est proche, tout le monde flippe, à commencer par lui. Pas question d’aller à Paris pour acheter des chaussures à Shae, hein.

Sinon, les autres, bah ça va. Cersei trouve le temps de jouer aux espionnes pour tenter de lui faire payer l’envoi de Myrcella à Dorne et Joffrey a l’air de prendre toute cette histoire de guerre avec beaucoup d’assurance. J’espère que quelqu’un aura la bonne idée de lui faire un croc en jambe quand il assistera à la bataille du haut des remparts.

Notre bonne reine a donc cette semaine tenté de montrer à la face du monde qu’elle était un serpent redoutable. « Mouhaha, j’ai démasqué ta pute, Tyrion ! »

« Crap ! » fait notre nain préféré, s’attendant à ce que les gardes fassent entrer Shae dans la pièce.

Non, Cersei n’est pas douée pour l’espionnage, mais elle a tout de même retrouvé Roz. Et ça, ce n’est pas rien. Où était-elle depuis tout ce temps, nul ne le sait, mais partout, les gens soupirent de soulagement. Moi je me suis même offerte un verre pour fêter l’évènement.
Non contente de retrouver notre prostituée chérie, Cersei nous offre également sur un plateau l’explication que l’on attendait plus sur ce grand mystère de la vie : « A quoi sert ce personnage ? »

Je vais donc laisser la parole à un expert :


A diversion !!Oo !!

Car une prostituée, c’est comme un train, ça peut en cacher une autre. La présence de Shae n’a pas encore été découverte par le super réseau d’espions de la reine. L’occasion pour Tyrion, soulagé de la voir libre et en bonne santé, de se jeter entre ses seins (il ne peut pas se jeter à son cou, étant donné sa taille, alors il fait ce qu’il peut, le pauvre homme) et d’avouer à sa petite amie tarifée combien il l’aime.

Et là, comme ça, dans cet épisode où rien ne se passe, Peter Dincklage en vient à ce qui est presque, sur la durée d’un épisode entier à livrer ses meilleurs prestations. Déjà sa scène avec Cersei la semaine dernière était un festival, mais ce coup-ci, il nous livre un très grand numéro, qui se poursuit jusqu’à la scène des remparts, avec Varys, l’occasion pour l’eunuque d’y caser la toute première allusion à l’existence des dragons.

Qarth.

Parfois, le mieux et l’ennemi du bien. Qui aurait regretté l’absence de Dany cet épisode ? Elle n’a strictement rien à faire, sauf continuer en boucle sur « findmydragons findmydragons findmydragons » et tournebouler la tête de ce pauvre ser Jorah.

Oui, il y a de grandes chances pour qu’elle soit totalement absente de l’épisode 19. Celui-ci sera consacré à la bataille de Port Réal, d’ailleurs, vu le teasing de malade que nous fait HBO depuis une semaine, je sais pas vous mais moi, je n’en peux carrément plus.
Il y a donc fort à parier que la saison se terminera comme la précédente, avec un happening bien velu servi par Dany with dragons, dans la Maison des Non-Mourants.

Certes oui, mais honnêtement, un rappel de deux minutes pour ne rien faire et rien dire, c’était dispensable.

Punky Brewster, Westeros Edition.

Par exemple, cela aurait pu être l’occasion de nous développer un peu plus l’histoire d’Arya a Harrenhal cette semaine.

Pour Punky Arya, c’est une semaine de merde : Henry Tywin s’en va, l’abandonnant au château avec Gregor Clegane pour nouvel employeur. Je l’entendais presque regretter ne pas pouvoir crier « je démissionne ! »
Et en plus de cela, si Tywin s’en va, c’est pour aller casser ses dents de devant à Robb.

Et là, soudain, Arya a une illumination : « Haaaaan, mais j’ai un Terminator à portée de main qui pourrait aller faire son affaire à Tywin avant qu’il n’affronte les Stark ! C’est balot, j’y avais pas pensé avant ! »

Tu parles, Charles Dance.

Le temps de trouve Jaqen, Mufasa s’en est allé avec son armée, et Arya se retrouve bien feintée.
Du coup, c’est Jaqen qui en prend pour son matricule, se faisant copieusement engueuler par la gosse qui fait des moulinets avec les bras pour signifier son mécontentement. Tywin hors de sa portée, il faut qu’elle prononce un nouveau nom afin de payer définitivement sa dette.
Fâchée comme elle est, Arya balance alors « Jaqen H’gar, eheh ! »

«-Une fille a intérêt à retirer ça.
Une fille s’en fiche. Un homme devrait peut-être aller se suicider maintenant.
Un homme ne trouve pas ça très cool, il tient à le dire.
Ok, si tu m’aides à m’échapper, je retire le nom.
M’enfin ?
Ah ben tu penses que je vais rester ici beurrer les tartine de Gregor Clegane jusqu’au jour où il décidera de me tuer, me violer et me manger, et encore, j’aurai de la chance s’il décide de faire ça dans cet ordre ? »

Le soir venu, Arya, Gendry et Tourte Chaude sont en planque devant les portes, attendant que Jaqen fasse un truc. Personnellement, je ne sais pas trop ce qu’ils espéraient voir. Jaqen H’gar sautant du chemin de ronde sur le dos des plantons Lannisters en faisant « froufrou » avec sa cape, tel un justicier masqué : « a man is the goddam Batman » ?
En fait, le travail est déjà fait depuis longtemps. Jaqen a soigneusement épinglé les gardes, comme de gros papillons, contre le rempart. La voie est libre, adieu Harrenhal. Et adieu la soupe de Belette, mais ce n’est pas bien grave.

Et voilà le twist.

Un beau matin, mestre Luwin, qui n’a plus grand-chose à faire de ses journées désormais, surprendre Osha dans la cour de Winterfell.
La suivant dans les cryptes, il découvre que les fuyards ont en réalité rebroussé chemin à partir de la ferme du XIXe siècle, sans doute pour éviter de succomber à un paradoxe temporel.
Une manœuvre très habile, car ainsi, leur piste s’arrête à ce niveau, et personne ne pensera jamais à les chercher dans le château dont ils sont supposés s’être enfuis.
Reste à savoir quand ils pourront sortir désormais.

« Mais alors, à qui appartenaient ces corps brûlés ? »

Au fermier, plus précisément à ses deux enfants, que Theon et l’autre taré de balafré ont donc sauvagement assassinés.
Allons, vous n’étiez pas vraiment inquiets ? Si ? Vous avez bien raison. Souvenez-vous que l’auteur de cette saga est capable de tout. De TOUT.

DE TOUT.

Mouhahahahahahahahah !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Game of « Game of Thrones ».

Et parce que le prochain épisode sera long et plein de terreurs, je vous propose de voter pour le candidat que vous souhaitez voir éliminé dimanche soir, ou plutôt lundi matin.
Vous avez deux jours pour me dire qui, comment et pourquoi tant de haine.
Et mardi, nous conterons ensemble les têtes tombées dans le panier.

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