« Ce qui dort, n’est pas mort », C’thulu Greyjoy.

Dans les épisodes précédents de « Game of Thrones », Jon nous donnait une grande leçon d’espionnage, Robb se débarassait de sa mère, Theon se prenait pour Luke Skywalker, Bronn et Tyrion vivaient leur bromance sans nuage, Stannis et Mélisandre jouaient à Warhammer sur plateau.
Bon, on était tous très inquiets pour plein de personnages semblant prendre d’étranges directions, surtout pour Jon, et comme les choses sont bien faites c’est avec lui que débute le bal.

Au-delà du Mur.

Après avoir surpris Jon Snow espionner assez lamentablement son manège avec les Autres et un bébé qu’il venait de leur laisser, Craster s’est mis à voir tout rouge. Il confronte le Lord Commandant en faisant de grands moulinets de bras « Oui, c’est inadmettable de voir des choses pareilles, gnagnagna !« .
Jon, le cheveu chaotique mauvais, tente bien d’argumenter que c’est pas juste, que le monsieur il lui a mis un coup de raquette dans la tête alors qu’il avait rien fait de mal et tout, mais Mormont le rembarre aussitôt, le temps pour Craster de leur annoncer que c’est fini les vacances dans son relais et château. Il est temps de le laisser à nouveau copuler avec ses filles en paix.
Lord Mormont est donc obligé de donner l’ordre de repli des tentes Keshua et c’est en trainant ce petit con de Jon par l’oreille qu’il quitte la demeure de Craster.
A la place de Craster, j’aurais tout bonnement trainé Snowy jusqu’à ma maison, puis je l’aurais cloué à la porte d’une grange histoire de faire un exemple, mais non.
Si Craster ne l’a pas fait, dans les yeux de Jeor Mormont en revanche on lit de claires intentions de meurtre.
«-Mais qu’est-ce que tu as ENCORE fait ???
« –C’est tropaffreux, lord commandant ! Il tue ses bébés garçons ?!!!!???!!!1!!!« 

Bravo, champion ! Sans rire, ça fait quoi… 2 épisodes que tout le monde s’en doute ? Ce qui pourrait intéresser les gens, ce sont des infos comme « j’ai vu des Marcheurs Blancs« , ou même « j’ai vu des trucs trop bizarres dans la forêt, je vais vous les décrire« . Non ? Non. Je suis bête aussi. Je veux dire, c’est parfaitement normal de voir des mecs en short se balader dans la neige en faisant de gros bruits de glace et avec des yeux bleu fluo. Je devrais sortir plus souvent de chez moi, c’est tout.

De toute façon, Mormont reste inflexible sur la question. La Garde de Nuit a besoin de Craster, tout incestueux et infanticide qu’il soit. Il serait temps que Jon arrête de jouer au justicier frisé maintenant et qu’il se rentre deux trois trucs dans le crâne, tel la notion de concession. Mais va expliquer ce genre de concept exotique à un Stark, toi.

Comme je l’avais pressenti, la résolution de cet arc est des plus foireuses. Jon qui suit Craster, voit un White Walker, tout cela sans conséquences autres que de voir la joyeuse bande de la Garde de Nuit se faire virer par un sauvageon loqueteux qui vit dans une cabane… Bon… Envie d’allonger la sauce et de vendre du suspens à pas cher, D&D ? Surtout que, bon, je dis ça, je dis rien, mais la saison 1 nous avait enseigné que « Stark en danger, loup à proximité ». Par le pouvoir du scénario complaisant ancestral, je te fais disparaitre, Fantôme !

Mais tandis que Jon boude en démontant sa tente, plus loin, un drame se joue entre Sam et Vère, la femme-hamster. Le frère juré ne pouvant l’emmener avec lui, il décide lui laisser, comme gage de son retour… Alors de mémoire parce que je suis restée un peu blanche sur le mot employé, c’est un truc qui a un rapport avec le tissage ou la broderie : soit un poids, soit un dé. Afin d’éviter de fâcheuses confusions, nous parlerons de bitoniau.


« OhmonDieu, il m’a offert un bitoniau ! Best. Day. Ever ! »

Le bitoniau appartenait à la mère de Sam, et c’est le seul objet qu’il lui reste d’elle. C’est un *utain de gage d’affection, ça ma petite Vère. De surprise, elle en écarquille les dents et accepte le cadeau avec l’espoir d’une vie meilleure, si Sam ne finit pas congélé quelque part plus au nord pendant son expédition.
Caybo.

Winterfell.

Quelque chose me chiffonnait depuis le début de la saison, mais en grosse feignasse que je suis, j’ai commencé ma relecture du tome 2 sur le tard, aussi, je n’ai mis le doigt sur les raisons de ma gène que récemment : ils sont où, les Reed ?
Fils d’un vassal des Stark, Meera et Jojen sont envoyés à Winterfell pour présenter leurs hommages au roi Robb, par le truchement de son frère Bran. Dotés d’une sensibilité particulière, les frangins Reed seront ses mentors tout au long de l’apprivoisement de son lien particulier avec Eté. Et d’autres trucs encore, mais bon, on va pas spoiler plus que de raison. Il semblerait que se soit Osha qui soit amenée à jouer ce rôle auprès de Bran. Bon, pourquoi pas.


« Au début, j’étais petit et choupi… »

Les Reed n’existant tout simplement pas dans cette série, Bran doit donc se débrouiller tout seul avec ses rêves où il emprunte le corps d’Eté, s’amuse à avoir 4 jambes au lieu de 0, à essayer de bouffer Odor, à se rouler dans la boue, et à manger des pitis lapins sans défense. On ne se poilerait pas autant qu’on oublierait de trouver tout ça très très louche, quand même. Même Mester Luwin trouve ces histoires totalement ridicules et ne se prive pas de le faire remarquer à Bran : « Mais mon pauvre petit, tu a viré complètement décono ou quoi ? Voyager dans le corps d’un loup… Et puis quoi encore ? Faut que tu arrêtes le jeu de rôle, Bran, tu commences à croire aux elfes, aux farfadets et aux idées dans le programme de Mélenchon.« 


« … je jouais sur la descente de lit. »

On remarque au passage que la scène dans la tête d’Eté nous permet d’admirer la taille du loup, dont le regard se portait anormalement haut sur Winterfell. Une très belle idée de réalisation qui se clôt sur une habile transition de regard entre le loup et Bran. Loup que l’on peut admirer dans toute sa démesure sur la descente de lit sur laquelle, chiot, il se camouflait en couette.

Ost Baratheon.

Wooooot ! Grande semaine ! Renly Baratheon is back on, bitches ! With the frakking cheeeeeeevalier des Fleurs !
Ah ça fait plaisir de revoir tout ce petit monde, les gais (remplacez le -i- par un -y- si vous voulez) seigneurs du Sud, toujours à tournoyer, picoler, bouffer… Le pays de Robert Baratheon, en somme.
Mais en l’espèce, découvrons plutôt Renly, et sa reine Margeary, en train d’assister à la fin d’une mêlée. A ma droite, Loras, le chevalier EELV et son manteau de myosotis, à ma gauche, le chevalier géant et bourrin, présentement occupé à découper Loras en cubes. Quelque part, ça fait plaisir de voir son petit sourire satisfait s’effacer quand il crache son « je me rends, bouhou !! ». Sur l’estrade, Margeary Tyrell encourage Loras, parce que c’est son petit frère quand même.

[Le Point Margaery Tyrell.


Normalement, Natalie, elle peut donner des choses comme ça. Crédible, comme reine.

Qui est le goret irresponsable qui a été chargé du look de Natalie Dormer cette saison ? Qu’il se dénonce et je l’envoie vivre trois ans chez Craster pour la peine !
Une affreuse perruque, des robes que j’ai du mal à qualifier tant elles sont à la fois cheap, à la fois fashion, à la fois moches et en même temps totalement insipides….
C’est une honte.


Dans GoT, se sera ça...

C’était le point Margeary Tyrell]

En gros tout le monde s’amuse bien jusqu’à ce que se pointe comme un chien dans un jeu de quille, lady Catelyn Stark, venue présenter l’offre d’alliance de Robb à Renly. Y’a pas à dire, Cat est championne pour casser l’ambiance. Renly, le pauvre, était en plein dans une cérémonie supra émouvante d’intégration d’un nouveau chevalier dans sa garde royale. Le nouveau chevalier étant une chevalière en la personne de lady Brienne de Torth, la femme troncs (avec un S car son tronc est un tronc, mais également ses bras et ses jambes). Euh par contre, pourquoi pleins de gens semblent surpris quand elle retire son casque, dévoilant un visage vaguement féminin ? Peu importe, en tout cas, la place dans la garde royale de Renly qu’elle demande lui est offerte. On sent Loras ravi de devenir son frère d’arme, mais Brienne elle, s’en fiche. C’est un truc comme le plus beau jour de sa vie(mais le sien de jour est vachement mieux que celui de Vère).
Note pour lecteur distrait : ami lecteur, comme moi, tu n’avais pas compris que Loras et Renly étaient comme qui dirait des garçons sensibles engagés dans une relation suivie ? Vraiment pas ? Même après avoir lu que la garde royale de Renly s’appelle la garde arc-en-ciel ? GRR Martin est décidément trop fort, pour cacher l’évidence par l’évidence .

Mais bon, on rigole, on fait du bruit et y’a toujours une vieille chieuse pour venir pourrir la soirée : « Baissez votre putain de musique, sales petits cons ! Y’a des gens qui essayent de faire la guerre ici !« .

Vous vous souvenez de la super méthode des Starks pour se faire des amis pour la vie ? Celle qui consiste à mettre des pains dans la tronche de son prochain pour gagner son affection car il est bien connu que l’on s’attache plus vite à qui vous met des tartines dans la tête tous les matins.
Cette année, c’est Catelyn qui teste la technique pour augmenter son score en relations sociales. Comme c’est une faible femme, elle ne va pas se risquer à coller une baffe à Renly, surtout qu’il a Brienne comme garde du corps maintenant. Donc elle choisit l’option « humiliation publique » en sélectionnant l’option de dialogue « Renly, prends ta pelle et ton seau, et va jouer. »
Comme Loras a un peu provoqué l’incident avec ses hormones au taquet, Renly fait celui qui passe l’éponge, jusqu’à ce que Catelyn en remette une couche en traitant son armée de « ramassis de sombres fiottes » (je résume). Résultat, Renly se fâche poliment et demande à Brienne d’escorter « la vieille peau de pus » (je résume encore) à sa tente.

Robb, mon petit, la prochaine fois que tu choisis des ambassadeurs pour te représenter, choisis bien, parce que là, tu as un peu foiré sur les deux tableaux, entre Théon et ta mère, tu n’aurais pas pu mieux faire pour pourrir tes deux missions. GG, champion.

Mais, allons, ne laissons pas cette glorieuse journée ternie par la mine chafouine d’une quelconque lady Stark, et gambadons gentiment vers la tente du roi et mangeons, moult frites, et des frites, et des frites, sur le torse de ser Loras de préférence car oui, au cas où vous auriez oublié, y’a de la love story brûlante dans cet ost où le roi se tape un de ses chevaliers dont il a épousé la sœur, sachant que son nouveau chevalier garde du corps qui est en fait une femme même si comme ça c’est pas évident et ben…
Bon, on arrête le tir, sinon on va plus rien y comprendre à cette affaire-là. Revenons à Renly qui essaye de dérider un peu Loras. Oui Loras fait de boudin, un peu à la manière de Jon, ça doit être un truc de frisé :
« –Ouiiiiiii, c’est quoi cette histoire de donner le job à Brienne, alors qu’elle m’a publiquement humilié !!! Je suis colère.
Mais enfin, qu’est ce que tu voulais que je fasse ?
C’est pas ce que tu as fait. C’est la façon dont tu l’as fait !« 

Y’a pas à dire, une scène de ménage c’est chiant, même chez les homo du Moyen Âge.

Mais Renly devant tout de même un peu procréer un héritier, il est temps pour lui d’accomplir le devoir conjugal. On fait donc entrer la reine, qui se désape (sympa, la fille) et là, gros plan sur Renly que tu sens à deux doigts de vomir. Margeary a beau essayer de lui expliquer qu’il peut fermer les yeux et éteindre les bougies, faire venir son frère ou l’appeler Loras (super sympa, la fille), rien à faire.
Pauvre Margeary, elle a les robes les plus moches des Sept Couronnes, son mari ne la touche pas sous prétexte que « c’est quoi ces deux gros machins qui dépassent devant, beurk, je touche pas à ça, moi !« …
Alors que pourtant, ça pourrait presque être la vie rêvée de la fashionista ! Tu te rends compte, tu es reine, t’as budget illimité sur les fringues et tu passes tes journées à trainer avec ton frère et son mec, qui est aussi ton meilleur ami gay. Échanson, servez-nous vite un cosmo, comme il sied à tout bon épisode de « Sex and the Seven Crowns » !


« Et mes Manolos ? Elles sont où mes Manolos ? »

Sous couvert d’une scène de sexposition © HBO, on nous présente tout de même ici une situation très simple : le futur roi n’a pas d’héritier, et politiquement, cela le fragilise plus que ses galipettes avec son chevalier préféré. Pour mémoire son frère Stannis non plus, n’a pas d’héritier, mais lui, au moins, y travaille.

Pyke.

Je vous sens impatient d’avoir des nouvelles de Theon Greyjoy, qui se rend, nez au vent dans de sombres couloirs vers la salle du conseil de Pyke. Un intérieur gai et coloré, camaïeu de gris et de noir fumé au charbon.

La scène commence par un échange d’amabilité entre Theon et sa sœur Yara. Comme il sied aux petits frères plaisantins, il la traite de grosse vache blonde ce à quoi elle réplique « toi-même ». Beaucoup de maturité chez les Greyjoy.

Parce que ça valait bien la peine d’entretenir un suspens à deux francs sur la future cible du raid de Balon Greyjoy, notre première séquence à Pyke nous permet de découvrir le PLAN !!! MOUHAHAHAHHAHA ! des Îles de Fer : attaquer le Nord et prendre Winterfell pendant qu’ils sont tous occupés dans le Sud (le plus dur, ça ne sera pas de le prendre mais de garder un territoire aussi vaste avec une poignée de vikings dégénérés, mais ça ne semble pas trop inquiéter Balon. J’admire sa confiance).
EH BEN je suis contente de l’apprendre dites-donc ! Après le coup de Jon Snow et de « mais en fait, il tue ses fils, c’est pour ça qu’il n’en a pas !!!!!« , j’avais vraiment besoin qu’on m’expliquer des trucs, cette semaine…

Après aussi fracassante révélation, nous poursuivons notre bonhomme de chemin avec Theon qui va de déception en déception avec sa famille. Décidément son père ne l’aime pas. Alors qu’il se voyait déjà en haut de l’affiche, Theon doit revoir ses ambitions à la baisse et se contenter d’un seul bateau au lieu d’une flotte de drakkars armés jusqu’aux dents, laquelle sera placée sous le commandement de Yara. Ah, elle aura fière allure sur son fameux un mât fin comme un oiseau, se lança à l’assaut du Nord, escortée de sa flotte de… sa flotte… Ah oui, UN bateau, c’est vrai.

Du coup, il fait comment Theon, il embarque sur une annexe ? Il ravage les côtes avec un pédalo ?

Faisons semblant d’ignorer ce détail et revenons au conseil :
« –Theon, tu t’occupes des villages de pêcheurs, ceux qui sont faits en bouse séchée.
Queuah ? Dis-donc, papa Balon ? Tu te foutrais pas un pitit peu de mon auguste gueule ?
Déconne pas avec les pêcheurs, Theon. Faut faire super gaffe aux filets.« 

Décidément, Yara est géniale. Balon aussi, totalement psychorigide dans son délire de vieux briscard épris de revanche et de liberté, mais il est tellement cinglé que s’en devient jouissif d’attendre le moment où ses ambition finiront par se fracasser contre le mur de la réalité.
Theon lui, se fâche tout rouge, commence à faire de grands moulinets avec les bras en expliquant à son père sa façon de penser, ce qui fait du bien et le sort un peu de son image habituelle de gros glandu. Comme il balance deux trois vérités qui font mal dans la face de lord Greyjoy ce dernier réplique avec diplomatie en lui mettant une beigne. Theon le traite de gros lâche pour la forme, alors lord Greyjoy part bouder dans sa chambre, puis Yara fait de même et enfin Theon. Au repas de midi, y’aura du boudin.

Maintenant qu’il est reclus dans sa chambrine, Theon a du temps pour réfléchir et prendre une décision.
Son père traite Theon comme de la fiente de mouette et Robb le considère comme son frère. Son père lui confie un boutre pour aller casser des pagaies sur la tête de deux trois pêcheurs vêtus de peaux de phoques, Robb l’avait envoyé comme ambassadeur royal.
Le regard perdu au loin, le cœur chaviré par le brame lancinant du troupeau d’éléphants de mer qui a élu domicile sous ses fenêtres, Theon sait que le temps du choix est venu. Balon lui a confié un seul navire. Libre à lui de faire route vers Robb dès Pyke disparue à l’horizon. Il pourra toujours mentir à son équipage et leur faire croire qu’il avait des ordres secrets. Ou il peut aussi quitter le navire pendant la nuit et filer rejoindre les Stark dans le Sud.
Mais comme Theon est un garçon doté de beaucoup de sens pratique, il préfère écrire une lettre à Robb. Aucune raison de penser que celle-ci sera interceptée ou lue avant qu’elle n’ait été accrochée à la patte d’un corbeau.
Le voici donc qui rédige sa missive :

« Cher Robb,
It’s a trap !
Balon Greyjoy attaque Winterfell avec ses bateaux ! Enfin, ils vont en bateaux jusqu’à la côte et après ils marchent jusqu’à Winterfell (sinon ça veut rien dire xptdr!). Comme je suis plus ou moins censé aller mettre des taquets dans la tête de tes sujets moi aussi, je préfère te prévenir par la présente.
Bisous,
Theon.« 

Et soudain, réalisant que ce plan de la lettre est totalement pourri, Theon se ravise et la jette au feu. C’est sûr, il va faire défection et se rallier à Robb !

Le pas altier et le port décidé (ou l’inverse), Theon se rend sur la côte pour y ramasser des bulots, quand il tombe sur un de ses oncles, Tiftrempes dirons-nous, qui s’avère être prêtre du Dieu Noyé.

Une fois encore, la série se montre brillante pour exposer une nouvelle religion. On a donc droit à une cérémonie à laquelle on ne pane rien, Theon se fait aspergé de flotte et le prêtre se met à dégoiser des trucs à propos de Dieu Noyé et d’eau de mer.
Theon est désormais fin prêt pour bien ravager les femmes et violer les récoltes des gens de la côte. Tout un programme.
C’est bête de glisser aussi vite là-dessus, D&D, la religion des Fers-Nés, c’est comme l’air qu’ils respirent.

Port Réal.

Princesse Sansa est de retour cette semaine pour un repas en compagnie de sa future belle-doche. Comme avec Cersei les réunions de famille sont toujours de grands moments Nutella, on attaque direct par une question innocente du gentil Tommen : « Diiiiiiiiiis, est-ce que Robb il va mourir ??« 
On sent que la pauvre Sansa est partagée entre fondre en larme, écraser la saucière sur la tête de son futur beau-frère et décrocher un mewashigeri dans la tête de la reine. Mais elle reste digne et polie. Sérieux, je sais pas comment elle fait, à sa place, j’aurais chopé un ulcère depuis longtemps.

L’espace d’une seconde pourtant, alors que Sansa essaye d’avor l’air convaincue d’attendre son mariage avec impatience, on sent un éclair de pitié dans le regard de ce monstre froid de Cersei. Une once de pitié qui va expliquer une certaine réaction, quelques scènes plus loin.

De retour dans ses appartements, Sansa rencontre sa nouvelle bonniche : « Hola, I’m Shae, the funny maid !« 

Woooooooo !!!! Alors en voilà une trahison au roman qu’elle est bonne ! Bien joué D&D ! Je ne sais absolument pas comment ils vont exploité ça, mais c’est vraiment bien trouvé.

Mais pendant que Shae galère pour nettoyer une table (Shae est une pute de carrière, désolée pour elle, mais j’ai vraiment l’impression que c’est son unique talent), Tyrion lui plays the game of thrones !!!!!!

Alors là attation, c’est du grand Lutin (oui, je sais, je sais) : le plan de filou absolu pour dénicher la taupe de la reine parmi les trois plus grosses vipères de Port Réal, j’ai nommé Varys, Littlefinger et le Grand Mestre Pycelle (duquel il obtient une potion laxative qui va, j’en suis sûre, sous peu au moins vous faire sourire).
Pour cela, il lui suffit de raconter à chacun une version différente d’un même plan d’alliance impliquant le mariage de la princesse Myrcella. A chaque fois, il précise à son interlocuteur que la reine ne doit rien savoir. Le tout sur une sympathique astuce de montage vraiment élégante, bien vue et concise (tout l’inverse de ce billet).
Pycelle se fait servir un scénario dornien crédible. Varys a droit au scénario d’un mariage avec Theon Greyjoy (j’ai fait la même tête que Varys en l’entendant : Oo). Littlefinger a celui d’un mariage avec Robert Arryn, le chiard immonde de Lysa Tully. Pauvre, pauvre Myrcella, qui est si gentille…

Connaissant la subtilité légendaire ainsi que le calme proverbial de Cersei, je la vois très mal avoir vent d’un projet de mariage de la chair de sa chair qui se sera décidé dans son dos, et rester de marbre. Tyrion sème le vent, mais une fois n’est pas coutume, il attend avec impatience la tempête.

La voilà qui se déchaine bientôt, décidément, Cersei est atrocement prévisible. Dès qu’il s’agit de ses enfants, elle pète un watt. En plus, sans le savoir,Tyrion l’a engagée en terrain favorable, la reine ayant été ébranlée par son dîner avec Sansa qui lui a rappelé son propre mariage super heureux. Dans sa fureur, elle offre le Grand Mestre à Tyrion sur un plateau d’argent. Une fois de plus la reine n’a pas réfléchi deux minutes aux conséquences des décisions du Lutin qui lui explique entre deux projections de cris et d’objets contondants, que Myrcella expédiée à Dorne ne risquera pas de se faire esquinter, ou peut-être pire, si leurs ennemis parviennent à prendre Port-Réal. Le temps que l’idée fasse son chemin dans la tête de Cersei, la moitié du mobilier finira sans doute sa carrière d’ébénisterie de luxe sur le mur d’en face.

 » WRAAAAAAAATH !!!!! »

Alors qu’il lit tranquille « A Dance with Dragons » dans ses appartements, Tyrion se fait un peu secouer les puces par Littlefinger, qui a fini par voir clair dans son jeu. Le Lutin lui ayant promis le château d’Harrenhall (retenez ce nom, on en reparlera bientôt), Petyr Baelish voit rouge parce qu’il ne l’aura finalement jamais. Bouhou, c’est trop triste. En lot de consolation, Tyrion lui offre un complot ! Littlefinger s’en frise les moustaches d’intérêt.

Mais il est désormais temps de relever les lignes et d’aller sortir mestre Pycelle de son lit pour l’installer dans une cellule des oubliettes. Alors toi qui pense naïvement que le bon vieux mestre est au plumard avec une soupe et son dentier dans un verre, tu te goures un peu. Ou alors la soupe s’est laissé pousser des seins, mais en tout cas, quand Bronn fait irruption dans sa chambrine, pendant une seconde, j’ai cru que Pycelle allait lui faire une prise de karaté. Heureusement, il s’est soudain souvenu qu’il devait jouer le vieux croulant, dont acte.

Mais voici le temps venu pour Varys de poser l’énigme la plus énigmatique ever, je vous laisse seuls juges :
Trois grands hommes dans une même pièce, un roi, un prêtre et un homme riche. Entre eux, un reître, et chaque homme lui demande de tuer les deux autres. Qui meurt ? Qui reste en vie ?
Tout ça pour dire que le pouvoir est une notion subjective… Hmm, médite là-dessus, petit scarabée.

Sur la Route Royale.

Yoren, ce héros, raconte à Arya des histoires atroces pour l’endormir. Elle s’en fiche un peu, elle a eu Vieille Nan pour nourrice, elle s’estime blindée de ce côté.
Par contre, le speech de Yoren tournant à la confession intime, il m’est d’avis que nous allons sous peu devoir dire adieu à ce bon vieux garde.

En effet, des cors de guerre résonnent dans le noir pour annoncer l’arrivée d’une troupe de Lannisters demandant une fois encore à Yoren de leur livrer Gendry. Ce dernier décide de s’offrir une sortie à la Boromir, comprenez qu’il se mange un nombre assez prodigieux de flèches, de lances, de carreaux dans le buffet, mais qu’il tient encore debout, même mort. On est comme ça dans la Garde de Nuit. Badass et grognon en toute circonstance.

N’empêche, j’ai trouvé ça dur. Quand bien même je savais ce qu’il allait se passer, cette sortie était belle, courageuse et vraiment chevaleresque. Et comme je m’y attendais un peu, D&D ont décidé de tailler dans le gras de l’histoire d’Arya, qui en avait bien besoin (l’histoire, pas Arya) et de réduire deux attaques de Lannisters en une seule. Merci mon Dieu. Cela veut donc dire que la semaine prochaine, nous verrons Harrenhall, et peut-être même Tywin Lannister.

Cette semaine, pas de Dany. On remarquera que depuis le début de la saison, elle n’a strictement rien fait. Celle-là, depuis qu’elle a ses dragons, c’est vraiment devenu rien qu’une feignasse. Oh et bonne nouvelle, cette semaine est une semaine sans Roz ! R’hllor m’a entendue !

PS : sans l’aide du dictionnaire, telle la Bear Grylls du vocabulaire d’Etrangie, j’ai levé le mystère du bitoniau => c’est un dé.

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