2011 en flops.

A l’heure du bilan annuel 2011, inutile de vous le cacher, je me rends compte que ce n’est pas brillant. J’ai certes réussi à voir quelques-uns des films les plus attendus de l’année (par ma pomme en tout cas) mais globalement, je me suis assez peu trainée en salle. La faute conjuguée à : Master Professionnel, boulot chronomoralophage, et ma flemme aussi proverbiale que légendaire.

Malgré tout, malgré quelques somptueux ratés, j’aurai vu une bonne trentaine de films en salle cette année. Chiffre pas garanti totalement exact (vous avez noté l’approximation « trentaine ») vu que comme tous les ans, je classe mes billets en vrac dans mon porte-carte (aucun décompte des votes possibles, enfin si mais j’ai trop la flemme) et que je compte bêtement sur mon blog pour me rafraichir la mémoire en fin d’année. Sauf que, souvenez-vous, cette année, j’ai un peu été la victime d’un cataclysmique crash de ma base de donnée, qui engendra la perte certes pas irrémédiable, mais perte tout de même, de certains de mes articles. Genre « Battle Los Angeles », que j’avais de toute façon oublié avoir vu. Je ne m’en souviens que parce que je l’ai vu passer dans un bilan de fin d’année sur un autre blog.

2011, je vous le dis tout de suite, c’est presque une année millésimée tellement elle contient d’authentiques grands moments de cinéma, déployant leurs splendeurs d’un bout à l’autre du spectre du Septième Art.
Songez donc, c’est l’année où sortent deux films comme « Tree of Life » et « La Guerre est Déclarée ». Difficile de faire pire question grand écart.

Commençons donc gaiment ce classement annuel de mon année cinéma avec les flops, vous savez ces films sur lesquels j’ai allègrement vomi l’acide qui me sert de bile.

« Harry Potter et les Reliques de la Mort, la suite », de David Yates, l’homme-panda.

Ça aurait dû ressembler à un spectacle de David Copperfield faisant disparaitre la Statue de la Liberté avec tout plein d’effets pyrotechniques, mais finalement, le dernier volet de « Harry Potter » ressemble plus à un numéro de carte de Sylvain Mirouf.
David Yates est à la magie ce que Justin Bieber est au Canada : la honte internationale.

Film Gérard Majax © de l’année.


Vite, David, fais disparaitre le film !

« Battle Los Angeles », aussi intitulé « World Invasion Battle for L.A. », ou encore « World Battle for the Invasion of L.A. » par fois appelé « Fuck Yeah Eumérican Meurines of the USA », par Jonathan Liebesman, parfois appelé « Le Grand Stratéguerre de la Motte Beuvron« .

Sans conteste LE film de droite de l’année, loin devant « La Conquête », d’ailleurs c’est amusant, vous aussi vous avez noté cette métaphore guerrière filée.
« Battle Los Angeles » c’est l’histoire d’un groupe de Marines de la patrie de l’Oncle Sam, un peu l’élite de toute l’armée de la nation, mais qui s’avère être au génie militaire ce que Justin Bieber est à l’opéra allemand.

A noter que les extraterrestres contre lesquels ils combattent sont tout aussi couillons qu’eux, ce qui crée une bonne moyenne, finalement, pour ce chef d’œuvre même pas taxable de propagandisme tellement il fait honte à un peuple tout entier (voire deux, parce que à la place des aliens, je serais hyper vexée), intégralement tourné en shaky cam accompagnée de son plus fidèle compagnon : le zoom.

Film de droite de l’année.


Mais Justin, il a trouvé ça cool…

« Transformers 3 : La face cachée de la Lune », de Mickeal « awesome » Bay », in fridi.

Je me demande ce que fait ce film dans la catégorie des flops. C’est injuste, Mickael Bay ne réalise que des œuvres hors concours !
Depuis deux films Sam Witwiki (si je veux) court en criant « aaaaah!aaah!! » devant une caméra montée sur ressort essayant de filmer des robots qui se tapent dessus à coup de joints de culasses.
Ben la même, mais en 3D, et avec une nouvelle biatch fraichement siliconée pour l’occasion.

Film bac pro mécano de l’année.

« Thor », de Kenneth Branagh.

N’ayant rien à dire sur ce nanar anOdin, à thor ou a raison, je me contenterai d’en dire que c’était vraiment beaucoup de bruit pour rien. Lolilol. Voilà, moi aussi, je peux faire de l’humour de merde mâtiné de Shakespeare pour vraiment pas cher. Pourtant, personne n’est venu me chercher pour réaliser ce film.


Ce que je croyais voir.

Pour les amateurs de grands films pourris, deux trois choses peuvent retenir l’attention comme le fait que tout soit cadré de travers, que Asgard ressemble à une boite disco, ou que Natalie Portman y incarne le rôle féminin le plus honteux de l’histoire des rôles féminins, immédiatement après Bella Swan.


Ce que j’ai vu.

Finalement, Kenneth Branagh parvient à prouver qu’il est plus simple de se la jouer Hamlet en moustache et en collant que d’enchainer plus de deux plans qui ne donneraient pas l’impression d’avoir été tournés pendant le naufrage du Titanic.

Film comic de l’année.


« Les marteaux, c’est pour les lopettes. »

« La Grotte des Rêves Perdus », de Werner Herzog, introducing (ce n’est pas sale) for the first time on screens the frakking white crocodile from Ardèche.

Donner à Werner Herzog l’autorisation de tourner dans la grotte Chauvet en Super 8, le laisser détourer ses plans avec un Jagdpanzer VI Elefant pour livrer le film en 3D le plus laid depuis l’invention de la stéréoscopie, c’est à dire depuis l’invention des yeux, c’était la fausse meilleure idée du millénaire.
La fin du film justifie partiellement les efforts consentis pour rester dans la salle puisque l’on nous invite à imaginer quelle serait la réaction d’un crocodile albinos s’il entrait par hasard dans la grotte Chauvet et découvrait les peintures.


« Wooouaaaaah ! Comment ça claque l’art rupestre ! »

M’a fait penser au sketch de Bigard avec la chauve-souris.
Nécessite au moins deux verres d’alcool fort pour s’en remettre.

Film qui rend alcoolique de l’année.

 »
« C’était un putain de bon film ! » »

« Twilight 4 : Révélation », de Bill Condon. A un M près, c’était hyper drôle.

Considérant que le héros de cette mythique saga pour abstinents compulsifs, j’ai nommé Edoueurd Cullen, est un genre de super Jonas Brother qui aurait une bague de pureté sur chaque doigt, et attendu que le dernier film en date conte la folle épopée qu’est son convolage en juste noce avec sa dulcinée Bella, personnellement, comme titre français, quitte à choisir un mot en -tion, ce n’est pas pour « Révélation » que j’aurais opté. Mais bon, personne ne m’écoute jamais.

Sinon, si j’en crois ça, « Sucker Punch » et « Transformers 3 », 2011 n’était pas l’année de la femme au cinéma…

Film mormon vu en streaming parce que moi aussi je respecte les traditions, de l’année.

« Le Dernier Templier », de Dominic Sena, un film 100% approuvé par Philippe Le Bel et Guillaume de Nogaret.

Que le démon, l’antéchrist, le grand Satan, prince des Ténèbres et gouverneur des Sept Cercles des Enfers soit un gros gland incapable de concevoir une stratégie simple, ou que l’on ne voit pas un seul templier dans tout le film, tout cela n’a guère d’importance.
Tout ce qui compte c’est Nicolas Cage. Continue à nous faire rêver. ..








God save the king, long live the king…

Film au delà du réel de l’année.


Nic est tellement fort qu’il apparait même sur les couvertures des bouquins de physique en Serbie.

« Sucker Punch », de Zack Snyder, dont le titre français a failli être « Filles perdues, cheveux permanentés ».

Film de demeuré vendu comme une ode féministe chantant la liberté au travers d’oniriques et néanmoins bouleversantes séquences en porte-jarretelle, « Sucker Punch » est le chef d’œuvre d’une vie, celle de Zack Snyder, qui jura un soir de cuite à la cité U, la main droite posée sur la cuvette des toilettes, de consacrer son existence au Septième Art.

Émue par la sincérité de son vœu, la fée des cabinets choisit de devenir sa marraine et c’est désormais ensemble qu’ils arpentent les chemins tortueux qui mènent aux idées de mayrde.
Garanti intégralement tourné avec un bouclier anti-intelligence.

Film Isabelle Alonso © de l’année.


C’est comme ça que je continuerai à préférer le punch.

A modo de conclusion.

Quoi, ça dérange quelqu’un que je parle la langue de Pancho Villa ?

Ouais, donc, voilà, le billet de bilan des flops de l’année est terminé, c’est bon, vous pouvez ranger les Tucs, les bouteilles de Vodka et les toasts, et pensez à éteindre la lumière en partant, j’en profiterai pour tourner la suite de « Harry Potter » avec une photographie la plus proche possible de l’originale.

La prochaine fois, on parlera des bons films qui sont sortis en 2011 et que j’ai réussi à voir. Sans blague.

Ah oh, oui, je ne vous l’ai jamais dit alors c’est l’occasion : j’ai aussi une page Facebook, même que ça fait longtemps. Et preuve de ma popularité incroyablement grandissante et tout, j’ai déjà atteint le chiffre astronomique de 30 « aiment cette page ». Une bonne moitié de ces personnes ayant été physiquement menacées pour qu’elles cliquent sur le bouton « Je Like trop ce blog de oufzor », bien entendu.
Donc si vous voulez rejoindre mon armée, que dis-je, mes légions, c’est par là

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