Game of badass

La semaine dernière, « Game of Thrones », prise d’une subite envie de se faire du mal, se jetait dans le vide depuis la Porte de la Lune, puis une fois au sol se roulait sur des charbons ardents, buvait du vin empoisonné servi par un écuyer Lannister avant d’aller traiter Gregor Clegane de petite princesse.

C’est un peu comme si le show entier avait décidé de se petit-suicider sans raison apparente, tout en s’arrangeant quand même pour nous servir sur un plateau d’une incroyable fin d’épisode.
En effet, après six semaines d’un travail intensif, Ned parvenait enfin à se faire jeter au cachot par la reine. Tu vois, mon Ned, le travail, çà finit toujours pas payer.

De même que la petite Daenerys obtenait à l’insu de son plein gré la promesse d’une guerre contre Westeros pour reprendre le trône de fer des mains grasses et moites de Joffrey Baratheon (oui, il va falloir vous y faire).
Quant à Jon, il aura bien été le seul insatisfait. Il rêvait d’être chasseur alpin, le voilà soubrette. Il va pouvoir border le lord commandant le soir, et lui beurrer ses tartines le matin.

Le Val d’Arryn.

Avec Tyrion, nous allons vivre un moment de douceur champêtre qui n’était pas sans me rappeler ceci

La classe étant chez les Lannisters une affaire de famille, voici que Tyrion, dans une scène « passage obligée » forcément un peu bancale, parvient à se faire de nouveaux copains aussi pittoresques qu’Osha la semaine dernière.

Au même moment, dans les Eyriés, Catelyn découvre que son mari a été jeté aux fers et que son fils se serait mis dans l’idée d’aller faire un genre de guerre, oui, c’est çà, contre les Lannisters. Un peu confuse, la Catelyn, d’autant que le message en question est là depuis si longtemps qu’il sent déjà un peu le moisi. Réalisant enfin (ouf) que Lysa n’est qu’une grosse folle adapte de l’allaitement tardif, elle prend ses cliques et ses claques et par rejoindre l’ost Stark quelque part au sud du Nord (oui,oh, bon, hein…).

Port Real.

Souvenez-vous…

Grâce à de prodigieuses capacités de déduction (non, je ne suis même pas ironique, je dis juste GG Ned, et en plus, je le pense), Eddard Stark était parvenu à dévoiler la véritable ascendance de Joffrey Baratheon, enfin Lannister surtout, car fruit des amours incestueuses de Cersei et Jaime.

Cependant, Ned n’a pas pu empêcher le prince consanguin de monter sur le trône, malgré une bonne volonté évidente (là, je suis ironique).

Ned victime de son habileté légendaire et de la traitrise de Littlefinger. Au sujet de laquelle, il avait pourtant eu moult raisons de suspecter quelque chose…

Le Donjon Rouge est à feu et à sang. Alors que les Stark sont tranquillement en train de faire leurs valises, voilà que les Lannister leur tombent sur le palelot, trucidant tout ce qui bouge, ou pas, genre Septa Mordane.
Bref, tous ceux qui n’étaient pas déjà morts depuis deux épisodes le sont maintenant, exception faite de Ned, Sansa et Arya.

Ned est en prison, attendant patiemment son jugement et sans doute sa mort prochaine ( il ne faut pas être défaitiste à ce point, Ned, surtout pas dans un monde où existe le Mur et son programme de réinsertion des délinquants) quand soudain, Varys surgit en criant Kamoulox.
Varys est décidément le type qui annonce le mieux les mauvaises nouvelles. Alors que Ned tente encore que jouer la carte : « Ils ont qu’à m’échanger avec le Nain, comment que ma femme les a trop feintés ces idiots de Lannister !« , ce bon vieil eunuque lui réplique, moelleux comme un muffin et sirupeux comme un pancake au sirop d’érable (super, j’ai faim maintenant…): « C’est ballot, elle vient justement de relâcher le Lutin.« 

Et là, on sent que si Ned avait Catelyn devant lui, elle se prendrait sûrement une grosse tartine dans sa tête de truite. Mais j’extrapole car pendant que Ned déprime dans les oubliettes, Sansa, elle, s’apprête à vivre une des plus traumatisantes expériences de sa vie. Alors qu’elle court éperdue jusqu’à sa chambre pour s’y enfermer à double tour, la pauvrette tombe sur le Limier, qui, pour la première fois en 8 épisodes, se prend l’envie, là, comme çà, de sourire.

Arrête çà tout de suite, Sandor, c’est hyper malsain. Limite le sourire de Tywin la semaine dernière passait mieux. En ce moment, tu ressembles juste à un Guy Georges qui aurait mangé Émile Louis. J’aurais été à la place de Sansa, je pense que je serais restée carrément moins digne.

Tout ceci nous conduit à un grand numéro de la part de la reine Cersei, pressant Sansa d’écrire à son frère Robb de venir prêter serment à Joffrey. Comme Lena Headey ne penche plus la tête depuis que son personnage est devenu reine douairière (c’est moins glamour que régente, pas vrai ?), Sansa est moyennement convaincue par l’argument : « ton père n’est qu’un sale traitre doublé d’un faux jeton ! » et hésite un peu.
Mais pas longtemps.

Car Sansa est perdue. Perdue dans les évènements qu’elle ne peut comprendre et dans le rôle qui doit être le sien. Elevée pour être l’épouse d’un seigneur, elle a toujours considéré son destin de reine comme un genre de couronnement suprême dans sa carrière de parfaite dame du monde. Au moment où sa crédibilité en tant que telle vacille par la faute de son père, quel camp choisir alors même que l’on sent son avenir suspendu à un fil (et que la seule personne à vous soutenir est Littlefinger, deuxième truc flippant du jour).
Quelque part, Sansa me fait un peu penser à Elisabeth Bennett dans « Orgueil et Préjugés », l’intelligence en moins.
Oui, Sansa est un peu bête, mais Sansa a 14 ans, et un rôle d’adulte à endosser. Celui de la future reine de Westeros. Moi qui ai été très dure fut un temps avec ce personnage, il fait aujourd’hui parti de ceux que je n’aime pas juger trop abruptement. Beaucoup de ses actes sont impardonnables, mais comme cela est flagrant dans cette scène, Sansa est surtout une gamine, qui gagnerait à prendre un peu de plomb dans la cervelle.

Et qui semble avoir oublié Arya. Donc, merci pour elle, çà va bien. Coup de chance, les Lannister décident de venir l’arrêter au moment de sa leçon de danse avec Syrio. Lequel met K.O. des soldats en armure avec un bout de bois et se fait sans doute aussi finger in the nose le chevalier de la Garde Royale en armure complète modèle boite de conserve (on dirait un gros doryphore tellement il est caparaçonné de partout), malgré le beau fondu qui nous empêche de connaître l’issue du combat.

Il s’agit là de la première grosse entorse à l’objectivité de la série. Dans les livres, la scène, du point de vue d’Arya s’arrêtait à l’instant où la fillette quittait la pièce, laissant la question en suspend : alors mort ou pas mort, le Syrio ?
Ici, le simple fait de couper la scène au moment opportun, alors que jusqu’ici, on avait évité les suspens à deux ronds pour la simple raison que la série se voulait objective là où les livres ne l’étaient jamais, en dit très long, d’autant que le scénariste du jour est GRR Martin himself. Je sens que çà doit chauffer sur la Garde de Nuit…

Le Mur.

Décidément, les Experts sont partout. Revenus au Mur en tant que frères jurés de la Garde de Nuit, Jon et Sam rapportent avec eux deux cadavres à faire examiner par les maestres (enfin, le maestre). Sam, qui a sans doute mangé Horacio Caine, analyse immédiatement les corps : « ils sont morts, mais ils ne pourissent pas. C’est louche.« 
« Yeeeeeeaaaaaaaahhhh!!!!!!! » répond le lord commandant en remettant ses lunettes avant d’aller lire son courrier.
Vous noterez combien ils sont bad ass dans la Garde de Nuit tout de même et comme personne n’écoute Jon qui veut faire brûler les cadavres…

Ceci dit, tout le monde à l’air de penser que la nouvelle de la mort du roi est plus importante que l’arrivée de deux cadavres où il n’y a « point de pourrissement » à Château Noir.
Reconnaissons au lord commandant un art presque équivalent à celui de Varys pour annoncer les mauvaises nouvelles : « Coucou mon petit Jon, tu vas bien ? Oui ? Prends un bon bol de Nesquick, et sers-toi en muffins. Je t’ai fait des cookies, tu en veux ? Assieds-toi, mon petit galopin. Alors, la forme ? Bien ou bien ?« 

A la place de Jon, je lui aurais déjà sauté à la gorge pour lui faire cracher le morceau.
En bon Stark, notre bâtard chevelu reçoit la nouvelle de l’arrestation de son père avec stoïcisme et s’en va, droit dans ses bottes, vers la cantine, pour y préparer un bon pot au feu. Çà change les idées.

Surgit alors dans les cuisines Gordon Ramsay Alliser Thorne, qui ne rate jamais une occasion de rigoler. Une provocation gratuite et une baston au couteau de cuisine plus tard et voilà notre Jon consigné sans sa chambre par le lord commandant.

Là, je demande un arrêt sur image parce que tout de même, Alliser a certes dépassé les bornes, mais Jon vient ostensiblement d’essayer de s’y tailler un carpaccio. Et tout ce que trouve à dire le lord commandant c’est « file dans ta chambre ?« 
Entre çà et le coup des cadavres éminemment suspects sagement entreposés dans la forteresse, je pense qu’il y a de quoi s’inquiéter un peu sur le sens des priorités de Jeor Mormont. Au moins, il aurait pu menacer Jon de lui couper les cheveux, je suis sûre que çà l’aurait fait réfléchir à deux fois.
Mais ceci n’engage que moi, et un peu GRR, le scénariste de l’épisode aussi.

Oh et puis zut, on a tellement vu Fantôme après que franchement, le reste…
Car en pleine nuit, alors que Jon essaye de dormir, son adorable loup albinos se met à japper comme un fou et à gratter à la porte. Ouais, bon, Fantôme est normalement muet. Booooon, comme son temps d’antenne était conséquent cette fois, je vais me boucher les oreilles très fort et oublier ce détail (oui, c’est un détail).
Et quand son loup se met à vouloir sortir, Jon en déduit aussitôt qu’il y a forcément quelque chose qui cloche dehors. Forcément. Genre Fantôme c’est Lassie : « Quoi, Fantôme ? Des intrus se sont introduits dans le château avec l’intention manifeste d’attenter à la vie du lord commandant ? Ils sont deux et sont passés par le cellier ?« 
Et le voilà qui sort, suivant Fantôme jusqu’aux appartement du lord commandant où il tombe sur… vous n’allez pas le croire… un frakking zombie !!!!!

Ohgodohgodohgodohgodohgodohgod !!!!1!!!11111one!!!!

Dans une scène efficace, bien montée et relativement courte, Jonny boy affronte en un contre un une vile créature des glaces, insensible à ses petits coups de poing, et à ses petits coups d’épée aussi (mais étrangement vulnérable aux coups de boule. C’est les cheveux, çà).

C’est une experte ès-chose zombifique qui vous le dit : ils sont beaux, les zombies de « Game of Throne ». Pas de barbaque qui pendouille, pas de « braaaaaiiiiiiin, braaaaaaaiiiiiiin !!!!« . Juste un teint qui aurait fait pâlir d’envie Michael Jackson et un look général aussi proche que possible de celui décrit dans les livres (cela présagerait-il de la disparition des Prédatautres au profit de vrais Autres ?).

Vous avez sans doute remarqué que les yeux bleu fluo de Fremen ont disparu, remplacés par de vrais yeux bleu de glace carrément plus flippants.

Le lendemain, alors que l’on finit par écouter Jon qui veut toujours foutre le feu à tout ce qui vient de l’autre côté du Mur (« Ah l’Hiver… La Nature s’endort, on crame des mecs…« ), Sam explique avoir lu dans un livre que les zombies naissent d’avoir été tués par les Autres.
« C’est drôlement mystérieux ce que tu racontes là, Sam », remarquent ses camarades. Jamais à court de bonnes histoires (encore un cousin éloigné de Vieille Nan ?) Tarly rajoute : « Espérons que le Mur soit assez haut ».
Suit un plan qui n’en finit pas sur l’immensité du Mur, à vous glacer le sang.

Non, encore une fois, le Mur, ce n’était que du bon.

Quelque part, disons chez les Lazaréens.

« It is war Khaleesi !« 

Mais non, Khaleesi n’est pas contente. Après avoir vu des mecs s’étriper devant elle pendant son mariage, été forcée de manger un coeur d’étalon cru, vu son frère se faire balancer de l’or en fusion sur la tête et trainer derrière son propre cheval un mec jusqu’à ce que mort s’en suive, Dany s’étonne de découvrir que les pratiques guerrières des Dothrakis ne sont pas vraiment inspirées du code d’honneur de Ned Stark.

Mais quelle chochotte cette Khaleesi !

N’écoutant que sa solidarité féminine, Daenerys s’en va donc sauver toutes les femmes violées de la ville. Y’a du boulot, mais elle s’attelle avec abnégation à la tâche, ramassant au passage une vieille moisie répondant au doux nom de Miri Maaz Duur (mais je l’ai toujours appelée « Vieille Peau »).
Forcément, les Dothrakis tirent un peu la tronche. Si on ne peut plus violer en paix après une bonne bataille, hein, où va le monde, tout çà…

« Vous avez qu’à les épouser si vous les voulez ! » S’écrie Dany sous les hurlements de rire des guerriers. Vexée, la Khaleesi s’en va trouver le Khal. Fini de rigoler.
Étonnamment, Drogo abonde dans le sens de sa femme.

Et là, bam, choc des cultures dans ta face. Un autre Khal décide de se la jouer traditionaliste et réclame le droit universel de violer, au motif « qu’on n’est pas des bêtes« . Drogo, qui à sa dernière mise à sac avait dû lui aussi bien profiter de cette tradition ancestrale, explique calmement qu’il faudra lui passer sur le corps (Oo).
Et enfin, le salaire de Jason Momoa se voit justifier par une scène de duel de toute beauté s’achevant par une mise à mort bien bad ass du réKhalcitrant.

Bon, Drogo a un peu bobo, mais Dany lui fait un gros bisou qui guérit, demande à Miri Maaz Duur de lui réparer son Khal (Drogo a l’air sceptique et je le comprends, y’a qu’à voir la tête de la guerisseuse, çà ne donne pas trop envie) et c’est parti pour de nouvelles aventures à cheval, l’honneur de la Khaleesi et de toutes les femmes de la ville est sauf, nous voilà drôlement rassurés.

Et puis ils sont tellement mignons et complètement barrés, Dany et Drogo… Ce qui est génial avec eux, c’est qu’on sait déjà que Rhaego sera un mix d’Attila et de Tamerlan (si j’en crois la passion de Drogo pour les pyramides de tête).

Winterfell.

Ah Robb. Robb, Robb, Robb… TU DECHIRES GRAVE, GROS !

Que des scènes énormes avec le Jeune Loup cette semaine. Alors qu’il reçoit la nouvelle de l’arrestation de son père et la demande expresse de Cersei dans le corps de Sansa de venir prêter serment d’allégeance à l’autre dégénéré de roi Joffrey, lui décide de convoquer le ban et l’arrière ban, histoire d’apprendre un peu la vie aux Lannisters. C’était puissamment roxxatif de voir mestre Luwin acquiescer gentiment, Theon se fendre d’un sourire carnassier et les mains de Robb trembler de peur à la perspective de la guerre prochaine.
Sans parler de la classe ultime de la scène de l’envol des corbeaux (vue la quantité envoyée, il ne doit plus en rester un seul dans la roukerie, c’est malin, çà).

Vous vous souvenez de ce que je vous avais dit sur la façon très particulière qu’ont les Stark de se faire des amis ? Robb semble lui aussi affligé de ce mal étrange consistant à créer des liens à la vie à la mort avec les gens en leur cognant dessus ou en les mutilant. Notez que pour se faire des amis de cette façon, mieux vaut tomber sur quelqu’un d’aussi barré que vous.
Ça tombe bien, Lard Jon Omble est de cette trempe là.
Alors que dans un mouvement suuuupeeeerde, Vent Gris (oui Vent Gris, vous savez bien, le loup de Robb) boulotte les doigts du Lard Jon, ce dernier, au lieu de trainer Robb aux prudhommes pour coup et blessure, se met à rire comme une baleine genre : « Ahah, tu m’as bouffé les doigts, c’est génial, j’adore !« .

C’est des malades.

Pendant que Robb nourrit son loup avec des morceaux de ses bannerets, Bran est victime d’une effraction perpétrée par un enfant certainement venu lui voler ses Pépito et sa Nintendo DS.
Franchement, c’est quoi ce monde où il n’y a plus aucun respect pour les handicapés qui peuvent même pas se défendre quand on vient leur chiper leur réserve de Savane Brossard. C’est révoltant, pire que quand le colonel Quarritch il mettait un taquet dans sa tête à Jake Sully dans « Avatar », quoi et puis je trouve que…

Hein ? Pardon ?

Ah. Bon, d’accord.

On me signale que ce wannabe c’est Rickon Stark, le frère cadet de Bran. J’avais complètement oublié l’existence de ce gosse.

Qui n’a qu’une ligne de dialogue (on est dans le 8è épisode de la première saison, c’est pas sérieux, une ligne de dialogue) laquelle consiste à jouer l’oiseau de mauvaise augure : « Ils ne reviendront jamais… JAMAIS !!!! Mouuahahhahaha… Maintenant, Bran tu vas me dire où sont planqués tes Granolas. »

Après cette entrée en scène dans la série bien WTF, Bran se retrouve, hop hop magie, dans le bois sacré. C’est vrai qu’il était temps d’en apprendre un peu plus sur les dieux du Nord, les barrals et les coutumes capillaires pour le moins saugrenues des Sauvageons. Mais c’est aussi le moment où, pour pallier à l’absence de Ros cette semaine, que les scénaristes ont choisi de satisfaire le quota de nudité imposé par HBO dans chaque épisode.
Vous rêviez de Jaime Lannister en tenue d’Adam ? Vous pouvez aller vous brosser, se sera Hodor. J’aurais encore préféré revoir la corneille à trois yeux je crois bien…

Dans le genre scène totalement injustifiée, elle se posait là, cette apparition inexpliquée.

« Mais c’était pour caser une allusion aux géants ! »

Et on avait vraiment besoin de voir Hodor en full frontal pour çà ? Ou alors GRR Martin tenait absolument à ce que le sifflet d’Hodor apparaisse dans la série, ce qui voudrait dire que cela va avoir une importance capitale pour la suite. J’aimerais bien voir çà, le dénouement de toute l’intrigue du « Trône de Fer » reposant là-dessus.

Mais sinon, sérieux, est-ce qu’on peut acheter un Bran sur le HBO Store ?

L’ost Stark.

Vous vous souvenez de l’ost rouge des Lannisters ? Et bien il semblerait que l’ost Stark soit bâti sur le même modèle (vous me direz, y’avait pas de raison) car c’est dans un campement tout gris qu’entre Catelyn en majesté. C’est moins classe, mais çà fait aussi moins comte Dracula que la tente de commandement de lord Tywin.

Et c’est une nouvelle fois une excellente scène avec Catelyn, Robb (bien servi par l’écriture de son personnage et par son interprète qui semble avoir bien cerné le bonhomme), et le Lard Jon, encore et toujours vociférant.
On parle stratégie et çà y est, on nous tease à nouveau les Frey. Rencontre avec Walder le Tardif la semaine prochaine donc. Si vous êtes amateurs de vieux moisis, je sens qu’il va vous plaire.

L’ost Lannister.

Mis à part de grands numéros d’acteurs, la scène du jour dans l’ost Lannister nous faisait découvrir tonton Kevan.
Tonton Kevan, c’est un peu le tonton Benjen des Lannisters. Il est sympa, carrément moins psychorigide que son frère ainé et il aime bien Tyrion, qui est un peu le Jon de sa famille.

Tywin lui, cherche désespérément à renvoyer son fils dans ses cordes, mais il a beau l’accabler de tous les mots, le Lutin reste de marbre. Même si on sent que le soin que met son père à écarter le pichet de vin loin de ses petits bras l’agace prodigieusement.

Paradoxalement, c’est la bande de branquignoles dégueulasses que Tyrion traine en remorque depuis le Val d’Arryn qui va apporter à Tywin l’ouverture si longtemps recherchée : faire combattre son nain de fils avec ses nouveaux amis, genre, pour voir, en premier ligne. Ahah…

Quelle famille, ces Lannisters.
Je résume : les jumeaux couchent ensemble, leur fils consanguin a les plombs qui sautent à tous les étages et le père cherche à assassiner son fils cadet au motif que ce dernier est petit et moche.

Et çà vient donner des leçons aux Targaryens, non mais je rêve.

Mad King Joffrey.

Pour Joffrey et Cersei, l’heure du grand ménage est venue. Après avoir mit monsieur honneur, loyauté et miséricorde au cachot, il est grand temps de se débarrasser de quelques vieux meubles, genre Barristan Selmy, qui ne sert vraiment à rien d’autre qu’à prendre son rôle de Garde Royal au sérieux, respecter son serment jusqu’à la mort s’il le faut, y compris pour protéger un roi fou et être loyal au trône de fer jusqu’à la moelle de l’os.
Non vraiment, virons-le, quelle grosse tâche ce ser Barristan tout de même…

On notera le soin que met Cersei à lui expliquer qu’il part juste en retraite anticipée et qu’il va pouvoir désormais couler des jours heureux, toute la journée en survêtement à faire des mots croisés, s’occuper de son jardin et à aller faire ses courses chez Auchan dès l’ouverture du magasin. Peut-être même qu’il pourrait s’inscrire au club de Bingo, hein ser Barristan ?
Ce sur quoi renchérit Joffrey : « Go te pendre sale vieux, va ta décomposer ailleurs que devant mon trône.« 

Décidément, ce Joffrey a la tête un rien près du bonnet. Et on ne peut que remarquer à quel point il devient chatouilleux dès lors qu’il s’agit de son père et de la mort de celui-ci, dont il rend ser Barristan responsable.

Pendant que le spectateur accuse le coup, notre bon vieux chevalier jette son armure à la tronche du roi et s’en va comme un prince, non sans préciser que s’il le voulait, il pourrait prendre toute la Garde Royale à poil et avec un cure dent, et qu’il en ferait des copeaux. J’aurais bien aimé voir çà, juste pour le fun, mais non. Dommage.
Humiliation suprême, Cersei croit bon de rajouter qu’en lieu et place du noble Barristan Selmy, elle nomme Jaime Lannister le Régicide lord commandant de la Garde Royale.
C’est bien Joffrey qui disait vouloir être bien protégé ?

Il est temps pour Sansa de se lancer courageusement dans une grande plaidoirie pour sauver son papa. Alors que le disque de mestre Pycelle semble rayésur « mais c’est un traaaiiiiitre ! », Joffrey reste impassible, signe que le numéro était répété car au lieu de se montrer imprévisible et complètement idiot, le roi nous rejoue la comédie du jeune homme émotionné par la jeune fille en fleur et offre à Sansa la promesse d’épargner son père si ce dernier le reconnait comme souverain légitime.

ET C’EST LA FIN DE L’EPISODE !!!!!

C’est trop affreux, pas vrai ? Comment imaginer une seconde que Ned ira reconnaitre la légitimité de Joffrey ? Vous vous le demandez aussi, pas vrai ?
Décidera-t-il de rester et donc de mourir droit dans ses bottes ?
Choisira-t-il de protéger ses filles en se parjurant ?
Vous le saurez en regardant le 9ème et fatalement énormissime épisode de « Game of Thrones ».

Nous y poserons des cataplasmes, rencontrerons la charmante famille Frey, tendrons des pièges dans les bois et tout un tas d’autres choses complètement inratables.

Soyez au rendez-vous.

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