« Oh Cecilia, you’re breaking my heart ! » (air connu)

Saaaalut, vous ! (Achtung, achtung, ce billet a été écrit pendant le festival de Cannes, mais comme je suis une grosse feignasse femme active, je n’ai pas eu le temps de le publier avant, trop occupée à afk Facebook travailler sur mes sous-marins et mes futurs esclaves saisonniers pour mettre à jour ce blog).


Une affiche tellement facile que même moi, j’aurais pu la faire

Ça va bien ? Pas trop chaud ? Moi aussi, je vous remercie de demander. Dites, je sais pas si vous avez vu, mais il semblerait que les jours derniers, c’était le festival de Strauss Cannes, aka le festival du cinéma qui se regarderait lui-même auto produisant buzz à pas cher et scandale cheapos, festival qu’on aime détester ou qu’on déteste adorer, je n’ai toujours pas tranché sur la question et de toute façon, quelqu’un qui fait des phrases aussi longues est forcément un peu schizo sur les bords alors bon, on va pas commencer à essayer de chercher une logique dans ce que je raconte, de toute façon moi je ne suis là que pour vous parler de ma pauvre vie culturelle et le cas échéant, vous faire économiser des euros, quand ce n’est pas vous faire raquer en conseillant des films complètement idiots et délicieusement underground, genre je suis critique chez Télérama mais en fait non, vu que je ne vais voir que des films assez commerciaux pour passer dans ma province iodée (et même pas toujours en 3D en plus, c’est dire si je sais être éclectique), comme « La Conquête » que je m’en vais vous chroniquer au pas de charge, sur fond de musique choupi mais néanmoins républicaine, car amis, chantons tous la Carmagnole et…


Un couple aussi choupi que républicain.

Ouais, là, j’avoue. Je n’ai RIEN à raconter sur ce film. Çà m’arrive parfois et généralement, vu que personne n’a la gentillesse de me payer pour faire ces billets, je fais ma rebelle à la société, la loi et l’ordre, et je m’abstiens.
Malheureusement, c’est le festival de Cannes. Donc, je me dois d’être sérieuse (je ne sais pas pourquoi, c’est un genre de principe, j’ai décidé en concertation unilatérale avec moi même que je chroniquerai tout ce que j’aurai pu voir de cannois cette année. Promis, même si je vais voir le Maïwenn, ce qui voudra dire que 1) la curiosité est mon plus grand défaut, 2) je vous aime beaucoup tout plein gros comme çà pour m’infliger supplice pareil (aller voir la bande annonce, vous comprendrez).

Ouais, ok, je la commence ma critique.

Sinon, je vous ai pas dit, mais Lars Van Trier, vous savez, le mec qui aime bien jouer avec les nerfs de Gilles Jacob en racontant 18 bêtises à la minute pour faire hurler les journalistes et ainsi créer un buzz autour de sa personne et de ses films et le pire c’est que depuis quoi, 20 ans maintenant, c’est fou çà marche encore, et bien il sort en film en aout, avec Kirsten Dunst, mais surtout, surtout ! Les Sutherland père et fils et mieux que bien, les Skarsgard père et fils !

Et saviez-vous que le secret de beauté de Jane Fonda c’est, je cite : « De bons gènes et beaucoup d’argent » ? Incroyable…

« Eh, euh, la Dame… On supporté déjà tes introductions, on sait que tu es fatiguée et que le fait de ne pas avoir de week end commence à te taper sur les nerfs d’autant que tes semaines tu les passes à écrire des synthèses sur des gens morts noyés, ce qui n’est pas conseillé pour conserver un bon équilibre mental, mais on s’est fout de tes ragots cannois ! Le Film ! Le FILMMMMMM ! LE FILMEEEUUUUHHH !« 

« La Conquête » est donc un film oscillant entre comédie française (instant win qualitay) et comédie politique à sketchs, pauvrement réalisée et écrite avec une paire de ciseau et un bon tube de colle qui auront servi à agglutiner sur moult pages d’un script sans originalité ni suspens (à la fin, il est élu) des articles de journaux datés de 2002 à 2007.
Le principal intérêt du film consiste en de savoureux numéros d’imitation exécutés par des acteurs à moumoute (non, pas Nicolas Cage) qui semblent ne pas avoir tiré les enseignements du numéro de mime de Marion Cotillard dans « La Môme » (en même temps, si on récompense ce genre de pantomime par des Césars et des Oscars, aussi, faut pas s’étonner) et reproduisent là les mêmes effets à savoir qu’à trop vouloir ressembler à leur modèle, ils tombent la tête la première dans la caricature et oublient d’interpréter leurs personnages.
Sinon, Podalydès a une super perruque.

Si vous étiez exilés ces dernières années dans un lointain pays sauvage sans télévision ni ADSL (han !) genre les îles Kerguelen ou la Creuse, il est possible, je dis bien, possible, que vous appreniez quelque chose en allant voir « La Conquête ».
Pour les autres, pas la peine de vous ennuyer avec ce non-film et son non-sujet, qui ne fait que rejouer des scènes archi-connues, lues ou vues jusqu’à plus soif.

C’est tout de même incroyable de voir scénariste et réalisateur préférer nous remettre en scène la rencontre Sarko-Villepin à la Baule plutôt que d’essayer de décortiquer les mécaniques de la campagne, de tenter d’entrer dans la tête du candidat, ou d’oser une critique quelconque sur ses méthodes pour conquérir le pouvoir.

Pensez donc, avec ce film, vous allez apprendre que Sarkozy est petit, nerveux, caractériel, stressé, boulimique, jusque boutiste, que Cécilia était sa directrice de campagne en même temps que sa femme et son second, et vous allez vivre un suspens de folie autour de la question suivante : alors Cécilia, partira ou partira pas ?

Heureusement que les dialogues copiés-collés (merci Marianne, Libé, le Nouvel Obs, l’Express et j’en passe !) sont souvent drôles sinon je pense que c’était direction les bras de Morphée direct.

Ceci dit, je reconnais à Xavier Durringer un certain sens de la bonne affaire. Non parce que parti comme c’est là, il va nous faire un second mandat, Speedy Gonzales. Du coup, çà pourrait bien faire une franchise.
Après tout, les Américains ont Marvel et DC Comics, on peut bien avoir l’UMP.

Note : * (parce que j’aime l’humour. Comme l’infanterie, et les pieds paquet)

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