« Monde de merde »

Précédemment, dans « Game of Thrones », Catelyn découvrait une grosse hirondelle dans le beffroi de sa soeur, ser Loras jouait du biniou, Littlefinger et Varys s’affrontaient dans un concours de « c’est qui qui a le plus gros réseau d’espions ? » et Ned remontait le Régicide comme un coucou suisse.
Précédemment, on était également légèrement frustrés des Targaryens, mais rassurez-vous, cette semaine, vous allez être servis.

Port Réal.

Après son petit pas de deux avec le Régicide, Ned s’éveille comme une marguerite passablement défraichie dans son lit douillet. Lequel devient subitement moins confortable que n’importe quelle paillasse de la ville, attendu qu’à son pied, se trouvent Robert et Cersei, tous les deux en mode rageux.

On sait à quel point Cersei est une maitresse menteuse. Enfin, on croyait qu’elle en était une. En une phrase cette semaine, notre bonne reine a révélé toute sa crétinerie : « Ned Stark sortait ivre d’un bordel et ses hommes ont attaqué mon frère !« 

Je me demande à qui Cersei compte faire gober une histoire pareille. Que rien de plus intelligent ne lui soit venu à l’esprit à ce moment là comme, au hasard « Les Stark en veulent à tous les Lannisters ! Regardez ce qu’il a fait à mon petit frère ! » me laisse un peu pantoise. Serait-ce là la première marche vers l’incontestable et insondable bêtise de la reine ?

Ceci dit, Ned s’est fiche un peu. On sent qu’il a tout de même plus peur de Robert que de sa femme, mais le roi, comme l’avait prédit Renly la semaine dernière, s’est calmé. Il a eu peur pour son Ned, le lui fait comprendre et lui rend le pin’s magique qui attire les ennuis.
Et comme Ned ne peut pas s’enfuir avec sa jambe cassée, le voilà obligé de le prendre.

Sur ce, Robert part à la chasse, l’occasion d’une séquence totalement délire que je n’arrive pas encore à appréhender à sa juste valeur.
Je vous situe le tableau : Robert, Renly, Lancel l’écuyer au bonnet rouge et ser Barristan se baladent à pied dans les bois.
La lumière est très belle, et comme Robert et son frère sont occupés à s’envoyer des gracieusetés à la figure, ser Barristan compte les points, tandis que Lancel essaye de ne pas manquer la fenêtre de tir pour passer du vin à son roi.
Rapidement, la scène tourne au vaudeville, ce qui n’était pas vraiment le but recherché, j’en suis sûre. Cà aurait couté quoi de mettre tout le monde à cheval déjà, et des grouillots en arrière plan ? Là, tous les quatre dans la forêt en train de bavasser, j’avais plus l’impression de les voir aller aux champignons que de traquer un sanglier.
Ou de découvrir une scène de « Sacré Graal » coupée au montage.

« What’s your favorite color ? »

Ceci dit, la scène touche sa cible. Le but avoué ici est de jeter le trouble dans l’esprit du spectateur. Varys disait la semaine dernière à Ned que le roi était en danger de mort, mais ne nommait pas les potentiels assassins, se contentant de suggérer qu’ils lui étaient très proches. Alors que jusqu’à présent tout le monde soupçonnait les Lannister, voilà qu’on peut légitimement maintenant s’inquiéter également des Baratheon. C’est vrai que l’autre fois, on a tout de même vu Renly se faire suggérer par Loras qu’il ferait un super bon roi…
Mais je dis çà, je dis rien…

Et donc Ned est redevenu la Main du Roi. L’occasion pour lui d’expédier les affaires courantes pendant que Robert fait une rando en forêt. Il semblerait bien que Tywin Lannister (père de la reine, du Régicide et du Lutin tout de même) ait décidé d’user de son plus grand pouvoir, à savoir celui d’embêter son monde, se vengeant de l’affront que Catelyn a fait à sa maison par la capture de Tyrion, en lâchant son banneret psychopathe, Gregor Clegane, dans la nature, avec pour ordre de tout dévaster sur son passage. Vous vous souvenez de Gregor Clegane ? Non  ?
Alors si on vous dit : « Le chef des assaillant était hyper grand et pi il a coupé en deux un mec d’un seul coup d’épée« , çà ne vous fait vraiment penser à personne ?

Hmmm… Se dit Ned, alors que Littlefinger lui sussure des fielleries à l’oreille. Ni une, ni deux, Ned décide que puisque c’est comme çà, qu’il a la jambe cassée et tout, et que visiblement, les Lannister ont décidé de ravager un continent pour récupérer le Lutin, et ben lui, il déclare la guerre, voilà, et si vous êtes pas contents, ben z’aviez qu’à pas me nommer Main du Roi alors que vous savez pertinemment que je suis toujours susceptible de faire une grosse connerie.

Pour une fois, cependant, ce n’en était pas une. C’était même plutôt bien joué : faire rabattre son caquet à Gregor Clegane qui n’est rien d’autre qu’un boucher sanguinaire, et convoquer Tywin Lannister, pour une conciliation. Osé, oui, mais idiot, non.
En plus, pour le prix d’une bonne décision de Ned, on gagne la première apparition de Béric Dondarrion. J’ai été très déçue, vu que je me souvenais d’un chevalier qui claquait un peu, quand même, avec son manteau constellé d’étoiles. Là, c’était plutôt Jo le Clodo, mais je vais devoir m’en contenter…

Le Val d’Arryn.

Tyrion est toujours prisonnier sur Pandora.
Oo
Ben si, regarder les montagnes du Val d’Arryn et dites-moi si ces pics ne vous font pas furieusement penser à la chaine des Hallelujahs…

Quoi qu’il en soit, Tyrion en a un peu marre de Pandora, ou Val d’Arryn, peu importe, alors il tente de négocier une entrevue avec Lysa Arryn. Seulement, pour y arriver, il lui faut d’abord négocier avec son geôlier, qui n’est autre que la Boule de Fort Boyard.
Dans ces multiples tentatives, Tyrion se heurtera aux capacités limitées de son interlocuteur en même temps qu’il réalisera que parler dans un langage trop soutenu n’est pas toujours gage d’être pris au sérieux.
A partir du moment où il préfère lui dire « moi donner or si toi faire sortir moi« , étrangement, çà passe bien mieux.

Vous ai-je déjà parlé de mon profond désarroi face aux Eyriés la semaine dernière ? Non ? Voilà qui est étrange car j’y connus dans l’épisode 5 ma plus grosse déception en matière de décor. Certes le côté ultra perché (comme la maîtresse des lieux) était plutôt bien rendu, mais qu’est ce que c’était que cette idée de faire d’un château une simple tour ?
Vous croyez vraiment que les Arryn vivent dans la rotonde de l’observatoire du Pic du Midi ? Qu’ils passent leurs journées à chevaucher un télescope géant ?

Et cette salle du trône riquiqui, çà ressemble à quoi, franchement ?

Non, je suis très déçue, George…

Mais passons sur ce tels détails, pour nous intéresser de plus prêt au procès de Tyrion :
« Tyrion Lannister, vous êtes accusé de meurtre sur la personne de Jon Arryn, de tentative de meurtre sur Bran Stark, d’avoir poursuivi de vos assiduités une soubrette dans votre chambre d’hôt… Enfin bref, vous êtes accusés d’être un Lannister, quoi.Ah et puis du crash du Rio-Paris et la chute du Mur de Berlin…Et puis si l’Hiver arrive, ben c’est sans doute de votre faute aussi, vilain!« 

Je vous l’avais dit, que Lysa était folle pourtant… On sent le jugement équitable et Tyrion aussi. Du coup, notre ami à la verticalité contrariée exige un duel judiciaire. Tous les chevaliers de Val s’empressent de beugler « Moi ! Moi ! » mais pas de bol, c’est le seul type qui l’avait fermé, sans doute parce que jugeant que
1) se battre en duel contre un nain, çà risque de rejaillir sur son prestige.
2) attendu que Lysa a prévu de balancer Tyrion dans le vide en cas de procès perdu, elle se heurte à une jurisprudence bien connue dans les mondes médiévaux-fantastiques, extraite de l’affaire « The Bridge of Khazad Dum« , et qui stipule que dans tout univers fantasy, « personne ne lancera un nain« .

Malgré tout, il y aura bien duel entre monsieur le preux et Bronn, le reître crado ramassé dans à l’Auberge du Poney qui Tousse et qui s’est proclamé champion du Lutin.
Aaah, les duels dans « Game of Thrones »… Mon rayon de soleil de la semaine (surtout quand çà se termine par des gerbes de sang, je dois avoir un côté Arya…)…
Une fois encore, le combat était bien filmé.
Et hop que je cours dans tous les sens, et hop que j’esquive ta lame, et hop, que je monte des escaliers et que je virevolte entre les colonnes et que je t’épuises, toi dans ta grosse armure…

Les têtes de Cat et Lysa à la fin du duel valaient bien tout l’or de Castral Roc.

Sinon, étrange, cette disposition de la porte de la Lune. Je ne l’avais pas du tout vue comme çà à la lecture, mais je suis peut être un peu à côté de la plaque… Ceci étant, l’effet fonctionnait parfaitement bien.
Et j’ai beaucoup ri, grâce au petit lord Rob Arryn : « What happened next ? » C’est vrai qu’on avait tous très envie de connaître la fin de l’histoire qu’allait raconter Tyrion. Lysa n’est qu’une sale rabat joie.

Ainsi se termine l’épisode « Tyrion dans le Val d’Arryn » et nous ne reviendrons dans ce beau palais dirigé par une folle et un gamin hystérique que dans fort longtemps. Ils me manquent déjà…

Winterfell.

Donc vous comptez nous la coller dans tous les épisodes maintenant, la foutue corneille à trois yeux ? Saleté… Cette fois pourtant, Bran a rêvé un peu plus longtemps, jusqu’à la suivre dans la crypte. Tout ceci est très habile, mais vous ne vous en rendrez compte qu’en fin de saison.

Une fois encore, je vais râler. Où étaient les loups ? Et la règle des deux épisodes, vous avez décidé de la bafouer ouvertement, c’est çà ? Une fois encore, « monde de merde !« 
Et en plus, il n’y avait aucune excuse. Ah bah oui, bande de plows, Bran était bien en danger où je me trompe ? Qu’est ce qu’on a cru avoir appris dans l’épisode 2 pourtant ? « Quand les Stark sont en danger, leurs loups arrivent la rescousse« . Où étaient Eté et Vent Gris alors que Bran se faisait attaquer par les Sauvageons et que Robb le défendait ?

Ou alors Eté est passé maître dans l’art du camouflage, un peu comme un Predator.

Sans doute en train de se faire gratter la couenne par Hodor, bien peinards au château.
Sales bourgeois.

Vent Gris, grosse feignasse.

Pendant ce temps, c’est une fois encore Theon qui fait les frais de la mauvaise humeur de tout le monde. Même quand il sauve la vie, un peu comme un bourrin certes, mais tout de même, de Bran, Robb trouve encore le moyen de le rembarrer… Vous êtes en train de le frustrer, les mecs !

En plus, cerise sur le gâteau, çà y est cette fois c’est sûr, l’hiver vient, les putes de Winterfell migrent vers le Sud. Enfin, je devrais dire, LA pute de Winterfell migre vers le Sud. Alors pour la frustration de Theon, déjà, je vous dis pas, mais pour le reste de la province, çà va vraiment devenir très très compliqué. Monde de merde…

Considérations économiques à part, je viens ENFIN de comprendre à quoi sert le personnage de Roz.
Roz, en fait, c’est Shae. AHAH ! Vous l’aviez pas vue venir celle-là, hein ? (Non lecteurs, rassurez-vous, je vous expliquerai çà en temps voulu)

Vaes Dothrak.

Après 15 jours sans nouvelles, nous retrouvons Dany, toujours enceinte mais pas trop, occupée, une fois de plus j’ai envie de dire, à ausculter ses œufs de dragons sous toutes les coutures.
Toute la scène est bien évidemment tendue vers son final, lequel sert d’élément introductif à la conclusion de l’épisode. Pour la faire courte, dans cette petite séquence, Dany met l’œuf noir au feu, comme çà, just for fun, si Illyrio savait ce qu’elle faisait de ses cadeaux qui coutent quand même un peu cher, laissez-moi vous dire qu’il…

Mais que fait donc Daenerys ? Elle essaye de sortir son gros œuf du feu ? Mais elle est malade ou quoi ? « It’s crazy, Khaleesi ! » fait Irri en se jetant sur sa maîtresse pour lui prendre le caillou des mains.
Et soudain, « Ouhlala, it is hot Khaleesi ! » Ooooooooohhhhhh….. Irri se brûle et Dany garde ses mains intactes.

Qu’est-ce-que çà veut dire ? Pourquoi la khaleesi est-elle ignifugée ? A-t-elle du sang de fakir dans les veines ? Vous le saurez en lisant mon intermède « Un targaryen, comment çà marche ?« 

Intermède : Un Targaryen, comment çà marche ?

Il y a fort longtemps, existait un endroit nommé Valyria. On y pratiquait la magie, on y élevait des dragons et on les chevauchait. Par la magie et les dragons, les seigneurs de Valyria créèrent la plus brillante des civilisations, dont les feux sont encore perceptibles aujourd’hui, via l’architecture et l’artisanat, même si les secrets de fabrication sont depuis longtemps perdus.

Puis un jour, sans que l’on sache ce qui le provoqua, un cataclysme s’abattit sur Valyria et le Fléau (c’est le petit nom du cataclysme en question) détruisit les royaumes valyriens.
Certains parvinrent à s’enfuir, à l’image de la noble famille Targaryen qui trouva refuge sur une île, bientôt rebaptisée Peyredragon, à quelques encablures au large des Sept Couronnes.
Rapidement, les Targaryens prirent conscience que leur avance technologique et le pouvoir cheaté que leur conférait la possession de trois dragons gigantesques pourraient bien leur permettre de se faire les dites Sept Couronnes, l’une après l’autre.
L’invasion fut rondement menée par Aegon le Conquérant, chevauchant son dragon Balerion (dans la mâchoire duquel s’est réfugiée Arya la semaine dernière, ndlr) et les sept royaumes ne firent bientôt plus qu’un seul. Avec le souffle de Balerion, Aegon fit forger le Trône de Fer, fait des épées des vaincus, ce qui est ultra classe, mais aussi vachement inconfortable pour s’asseoir.

Les Targaryens n’ont jamais été des humains comme les autres. Sans doute un peu mages sur les bords, ils ont toujours porté en eux ce qu’ils nomment pompeusement le sang du dragon, à savoir des caractéristiques un peu spéciales, héritage du temps lointain où ils pratiquaient la magie.
La devise de leur maison est d’ailleurs « Feu et Sang », à savoir les deux composantes de base de la magie de Valyria.
Quant aux dragons, ils s’affaiblirent de plus en plus, pour finalement disparaitre, leur race appauvrie et leurs derniers représentants dégénérés. Ne reste d’eux que leurs squelettes et leurs œufs fossiles, couteuses reliques des temps jadis, où c’était cool, parce qu’il y avait des dragons (et là, j’ai envie de dire : « Monde de merde« ).

Pour protéger le sang du dragon et maintenir le plus possible les caractéristiques de leur lignée, les Targaryens ont pratiqué l’inceste, les frères épousant leurs sœurs, afin de perpétuer l’héritage de Valyria.
Ainsi, ils se sont transmis de génération en génération diverses caractéristiques physiques et mentales, comme les cheveux platine, les yeux violets, un rapport presque maladif au feu (on l’a vu avec Dany cette semaine, mais son paternel était tout pareil) et une certaine instabilité dans la tête, mais çà c’est la rançon des mariages consanguins…

Daenerys poursuit donc l’œuvre de ses ancêtres en entretenant une fascination malsaine à la fois pour feu et les œufs de dragon. Quant à sa capacité à ne pas brûler, il s’agit d’un héritage familial. On l’a vu lors de la scène du bain, Viserys ne partage pas cette capacité (la cire lui fait mal). Car le sang des Targaryens, lui aussi, s’affaiblit avec le temps.

Fin de l’intermède.

Nous retrouvons la Khaleesi invitée à « Un dîner presque parfait » par le Dosh Khaleen.

Le Dosh Khaleen est l’assemblée des veuves de khals, une congrégation de vieilles chouettes qui trouve drôle de donner des cœurs d’étalon crus à manger aux jeunes filles enceintes.
On sent que quand Dany va devoir donner ses notes face caméra, le Dosh Khaleen n’aura pas la moyenne pour la qualité de ses plats. Par contre, pour l’ambiance, c’est très réussi.
Incontestablement, la partie dothraki cette semaine était très bien menée. Le personnage de Daenerys a pris une ampleur considérable et l’on mesure le changement entre la Dany du pilote et celle qui fait crier le nom de son fils à toute une assemblée de barbares.
Et Emilia Clarke a un sacré charisme que je n’aurais jamais soupçonné.


« Et avec çà, je boirais bien un bon Chianti ! »

Le résultat de toute cette cérémonie, est que Viserys devient jaloux de sa sœur.
Monsieur veut être respecté et aimé, miaule-t-il à ser Jorah, sauf qu’il n’a pas compris qu’amour et respect ne lui sont pas dus. Surtout pas s’il continue à brutaliser sa sœur en public, à traiter le khal de gros tas de muscle sans cervelle et trop maquillé en plus, et à réclamer comme le gamin capricieux qu’il est sa couronne et son armée.

Une chose en entrainant une autre, nous retrouvons nos amis dothrakis pour la seconde manche d’ « Un Dîner presque parfait ». On a l’air de manger un bon ragout, par contre, ce coup ci, question ambiance, ce n’est pas folichon.
Alors que tout le monde s’amuse bien, Viserys arrive ivre mort à la fête et réclame, une fois n’est pas coutume, sa couronne, tout en menaçant sa sœur de son épée, alors que, même si la série ne vous l’a pas dit avant, le port d’arme à Vaes Dothrak est strictement interdit.

Bon, mon petit Viserys, tu réclames certes une couronne, mais je te ferais dire que le cadeau que vient de te faire Khal Drogo est tout de même d’une autre valeur : une phrase complète, en anglais en plus.
J’aurais été à ta place, j’aurais applaudi et serais sortie verser quelques larmes de reconnaissance. Au bout de 6 épisodes, il parle enfin !

Je tiens tout de même à dire combien cette scène était intense. Le regard de Daenerys lorsque Drogo annonce en dothraki le couronnement de Viserys et surtout ses modalités. Sa voix quand elle traduit à son frère ce qu’il veut entendre. Le sourire touchant et sincère du prince quand il pense enfin obtenir ce qu’il croit lui être du. Le couronnement enfin, aussi violent, barbare et mérité qu’il devait l’être (enfin, mérité, non. Viserys était un gros con, mais pas à ce point tout de même). Et Viserys appelant sa sœur « Dany », mettant un terme poignant à son histoire (et faisant vibrer la corde sensible de tous les lecteurs qui ont donné ce petit nom à la Khaleesi, et qui n’est pas dans les livres. Cà m’a touché, j’ai trouvé çà trop chou).

Et la phrase finale de Daenerys : « He was no dragon. Fire cannot kill a dragon.« 
Car oui, poussinette, le dragon depuis le début, c’est toi.

La vérité sort de la bouche des enfants.

Non mais dites donc, Sansa Stark, est-ce là une façon de parler à sa septa ? Aigrie comme ce n’est pas permis de l’être, Sansa est devenue punk dans sa tête.
Elle se coiffe avec une crête, répond à sa nounou quand celle-ci lui fait la réflexion…
Si sa mère la voyait, je pense en effet qu’elle la ferait passer par la porte de la Lune, histoire de lui apprendre un peu la vie.

Mais le soleil luit à nouveau sur la vie de princesse Sansa lorsque Joffrey fait son apparition dans ses appartements, tout de contrition et de bons sentiments pétri.
Le pire c’est qu’il avait l’air vraiment sincère, ce con…

Et Sansa y croit, se voit offrir un collier ainsi qu’un royal mais chaste baiser sous les yeux de septa Mordane qui a l’air vachement plus sceptique que sa protégée.

Le résultat de tout cela, c’est que Sansa se met à développer un syndrome Disney carabiné : « Ouiiiiiiii !!!! Je vais épouser le roi et je vivrai très heureuse et j’aurai beaucoup d’enfants mais pas de vergetures parce que je vis un conte de fée !« 
C’est beau…

Et puis un soir, Ned arrive et lui balance, comme çà, mais quel égoïste alors : « Bon, les cocottes, on plie les gaules, direction Winterfell ! Et toi, Sansa, on va te trouver un parti mentalement équilibré dont la famille se serait pas une bande de sales crevards qui font rien qu’à planter des couteaux dans le dos des gens » ! » (bonne chance, Ned, à moins que tu comptes marier Sansa à Robb…).

Et c’est là que Sansa prouve son utilité dans la série, par ce dialogue de toute beauté que je m’en vais vous restituer sans en garantir l’exactitude, vu qu’il faudrait que je retrouve mon streaming et là, je n’ai pas le temps :
Sansa : « Nooooooon ! Caypajuste ! Je veux épouser Joffrey et lui faire des bébés et ils seront blonds et beaux comme leur papa et…« 
Arya : « Lol« 
Sansa : « Et ils seront forts, tout pareil que Joffrey qui a la noblesse du lion, qui est l’emblème de sa maison, comment que çà claque trop !« 
Arya : « Ptdr, pour ta gouverne, espèce de ouiche lorraine, Joffrey est un Baratheon, son emblème, c’est le cerf. Tu oublies que son père c’est cette grosse barrique de roi Robert .« 
Sansa : « T’as qu’à croire ! Joffrey n’a rien à voir avec Robert ! C’est un lion ! UN LION !« 

« Rooooooaaaaaarrrr !!!!! » fait Ned de plaisir, car grâce à sa tête de linotte de fille, il vient de toucher du doigt les cheveux de la vérité ! Aussitôt, il reprend le Who’s who de Westeros et se met à aligner les Baratheon qui sont tous bruns de cheveux jusqu’à ce que surgisse l’anomalie Joffrey, avec ses cheveux d’or.

Attendez, cela voudrait-il dire que…

Non…

La reine Cersei a conçu le prince par parthénogenèse ?

Ainsi se termine le sixième épisode de « Gam…

STOOOOOOOOOOP !!!!!!!!!!

Deux semaines sans Jon Snow ? Vous voulez ma mort ? C’est un scandale !

La suite, la semaine prochaine… (Vous trépignez, pas vrai ? Si vous n’avez jamais lu les livres, quelles sont vos théories ? Remuez-vous, menez l’enquête !)

Car entre autre chose, nous verrons Daenerys faire son marché, Ned réaliser un incroyable numéro de politique, Jon piquer une grosse colère et enfin, nous rencontrerons lord Tywin Lannister…
C’est long, une semaine.

PS : oui, çà c’est un peu vu, que j’ai regardé « La Classe Américaine » y’a pas longtemps…

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