Un Z qui veut dire Zombie.

S’il y a des trucs que je déteste encore plus que les brocolis, ce sont bien les morts vivants. Mais quelles saletés ces machins là, très peu de savoir vivre, un sens de la mode et du maquillage très approximatif, et puis de façon générale, des morts qui marchent, au secours quoi…

Le zombie me met très mal à l’aise pour toutes ces raisons, mais je pense que ce qui me fait à ce point les détester, ce sont les réflexes invariablement crétins des gens qui survivent à une invasion zombie. Heureusement pour eux qu’ils vivent dans un univers de fiction d’ailleurs, parce qu’il n’y a bien que là où des abrutis congénitaux peuvent tenir le coup aussi longtemps dans un monde où l’homme s’est fait viré du sommet de la chaine alimentaire.

« The Walking Dead » avait vraiment tout pour me plaire, de ce point de vue : des saletés de zombies et des idiots de survivants… Hmm, comment que j’allais trop m’amuser.

« The Walking Dead » c’est l’histoire du shérif Bob (John ? Jim ? Eeeuuuuh….) qui survit à une invasion de zombies grâce à un bon vieux coma des familles. La faute à pas de chance, car quelques temps avant que l’épidémie ne rende réels les pires cauchemars de Christine Boutin (je rigole, chacun sait que c’est çà le pire cauchemar de Christine Boutin… Et qu’il est déjà réel), il s’est ramassé une balle tirée par un bandit mexicain.


Le headshot : quand les conseils de Super Nanny ne suffisent plus.

Sa journée avait de toute façon mal commencé par une longue discussion très profonde sur la différence entre les hommes et les femmes avec son ami Shane.
Tiens, moi qui ai pris option « Loi des séries américaines » en première année, je sais que tout « best friend » prénommé Shane est amené à devenir un traitre doublé d’un boulet.
C’est écrit noir sur blanc dans le Dalloz des séries. Mais Bob ne l’a visiblement pas lu, parce qu’il continue à discuter tranquille avec son copain, autour d’un gros steak avec plein de frites.
J’ai envie d’être shérif dans cette ville, moi aussi.

Attention tout de même, sous ses airs de chippendale rural, Shane est un philosophe. Sa leçon du jour porte sur la différence entre les hommes et les femmes. Ces dernières ne savent pas éteindre la lumière, et çà, c’est vraiment terrible, selon le BHL de Géorgie.
Très intéressant cet argumentaire. J’imagine déjà la discussion parallèle entre madame Shane et sa meilleure amie, autour d’un gros café avec plein de muffins : « Ah bah la différence entre les hommes et les femmes c’est que les hommes ils savent pas viser dans la cuvette… »

C’est à ce moment que nos amis les shérifs sont grossièrement interrompus par des Mexicains mais je ne reviendrai pas là-dessus.

Moult temps plus tard, Bob s’éveille donc, vêtu d’une chatoyante chemise d’hôpital. N’écoutant que son courage et son goût pour l’exhibitionnisme, il décide d’aller se balader un peu dans les couloirs histoire de trouver une infirmière qui voudrait bien s’occuper de sa perfusion.

Mais, ventre saint-gris, l’hôpital est désert. Il a même pas mal morflé, vu que les plafonds pendouillent de partout et qu’on peut y voir des impacts de balles dans tous les coins.
Quel bonheur les armes en vente libre tout de même…

Tout être normalement constitué et au fait de la chose post apocalyptique (tout geek quoi…) aurait commencé à supputer un truc pas net.
Surtout à partir du moment où l’être en question tombe sur le corps à moitié dévoré d’une infirmière.

Devant ce faisceau d’indices concordant, Bob a maintenant deux choix de réponse :
-l’hôpital a été attaqué par des terroristes tchétchènes, mais ces derniers mangent rarement les gens, sauf s’ils sont russes, et encore.
-l’hôpital a été attaqué par des zombies, lesquels font souvent des bruits comme « Aaaargrrreeeuaaaaarrrgggghh », ce qui correspond à peu de choses près aux sons émis par ces gens que Bob découvre enfermés derrière une porte cadenassée pire qu’un coffre à la banque de France.


Ceci est le premier indice dont dispose notre ami Bob pour comprendre qu’il est en pleine apocalypse zombie. Quel génie…

N’écoutant que son courage, Bob fuit alors l’hôpital, en prenant bien soin de passer par un couloir complètement noir, histoire de faire monter la tension du spectateur qui se doute déjà que, à moitié groggy et vêtu d’une simple chemise d’hôpital, si l’on se réfère à la fameuse loi des séries, article 1 al.2, Bob ne risque pas trop de se faire attaquer par de vils zombies, surtout après 5 minutes d’épisode. Car il est l’Elu. L’Elu des scénaristes en tout cas… Hmm…

Dehors, Bob découvre un très sympathique charnier composé de (« it’s a bird, it’s a plane ! No, it is Captain Obvious ! ») gens morts, qui se sont tous pris une balle dans la tête.

Bob serait geek et pas redneck, il aurait sans doute commencé à mouliner sec : « Dans quel cas colle-t’on des balles dans la tête de tout un tas de gens ??? Quand on est communiste et qu’on exécute des opposants politiques, mais des communistes, y’en a plus… Quand on est chinois alors… Ouais, en plus, les Chinois, ils sont à moitié communistes… »

Dès lors, Bob a tout compris : la Chine a envahi les USA, c’est la seule explication rationnelle…

Mû par son instinct de bon père de famille, Bob prend la décision de rentrer chez lui, maugréant sur le chemin des « salauds de Chinois ! » et autres insultes racistes de bon aloi.
Alors qu’il flâne dans un parc, Bob croise soudain Germaine la femme-tronc, sans doute une présentatrice télé locale avant l’épidémie.

Ce qui fait que Bob, la reconnaissant vaguement, décide d’aller lui renifler le museau.
Forcément, Germaine se réveille. Elle a les crocs Germaine. Et peu importe que son système digestif soit parti en sucette depuis un bon moment déjà.

Normalement, quand une madame coupée en deux se met à bouger toute seule, sans intervention de vers charognards, et essaye de vous choper le cuissot avec force grognements, la raison vous commande de partir très vite en courant en faisant plein de moulinets avec les bras.
Si vous agrémentez le tout d’un « Ouh pinaise ! » sonore, personne ne vous en voudra.

Tout le monde ferait çà. Mais pas Bob. Lui il préfère taper la discute avec Germaine : « Ah Germaine ! J’adore trop tes bulletins météo ! » Germaine, qui a juste faim, grogne encore un peu pour la route. Décidément, ces journalistes ont un vocabulaire très limité (« Les meuporgs, c’est le mal, çà rend fou et dépendant ! », « Méfiez-vous des Chinois ! », « Il neige, putain, il neige en hiver !»)

Bob finit donc par laisser tomber, vole son vélo à Germaine, de toute façon vu que ses jambes sont parties en vacances à Honolulu, elle ne risque pas de faire un rallye de si tôt.

Arrivé chez lui, Bob se met enfin à agir sainement : il court partout en faisant de grands moulinets et en gueulant « Oh pinaise ! »
Admirez son sens du timing…

Ceci dit, c’est triste ce qui lui arrive, il semblerait que sa femme et son fils soient partis sans l’attendre. Une telle ingratitude, j’en irais presque pleurer toute seule dans mon jardin, à découvert pendant une invasion de zombies chinois…

Et c’est précisément ce que fait notre ami le shérif. Alors qu’il se morfond sur fond d’automne triste (hmm cette référence…), un monsieur arrive du bout de la rue.
Il porte un beau costume noir, mais il marche de façon un peu saccadée. En fait, on dirait Amy Winehouse.

Bob met alors en marche ses super pouvoirs de déduction :
-il porte un costard, donc ce n’est pas un soldat de la République Populaire de Chine.
-il se déplace de façon chelou, c’est donc qu’il est ivre, ou drogué… Ivresse sur la voie publique, omagad !

N’écoutant que son instinct de shérif, Bob se met à faire coucou au monsieur bizarre. Une seconde de plus et on avait droit au « dites donc jeune homme ! », mais de façon fort opportune, quelqu’un met un coup de pelle à Bob et une balle dans la tête d’Amy Winehouse.

Oui, vous avez bien lu. Tellement accaparé qu’il était par le délinquant, Bob n’a pas entendu venir un individu armé d’une pelle. Ce bon gros coup sur la nuque était bien mérité…

Je vous sens un peu nerveux, alors je vous rassure tout de suite, Bob va bien. Il est juste tombé sur deux autres survivants, appelons-les Larry et L.J. (pour Larry Junior, votre manque de culture est vraiment affligeant…).

Larry et son fils squattent la maison des voisins de Bob où ils se sont réfugiés quand madame Larry est tombée malade.
« What ?!? » s’écrit Bob.

Larry tente alors de lui expliquer avec des mots simples ce qu’il s’est passé pendant que Bob pompait dans le trou de la Sécurité Sociale, peinard sur son lit d’hôpital.
Une fièvre est arrivée, pire que H1N1 et H5N1 réunies et comme Roselyne Bachelot n’est plus ministre de la Santé, les gens sont tombés malades. Et sont morts. Et se sont relevés.
Y compris la femme de Larry qui revient toutes les nuits devant la maison où elle a passé l’arme à gauche, ce qui torture grave nos deux survivants.

« Desperate Zombiewife » : AMC, la chaine qui réinvente les concepts.

Tout le monde passe une petite nuit bien tranquille malgré les ouatmille zombies qui trainent dehors. Oui, même Bob, qui pourtant vient d’apprendre que l’apocalypse a eu lieu.
Cool en toute circonstance, ce Bob. En même temps, il doit être drôlement soulagé que tout ce bazar ne soit pas un coup des Chinois.

Le lendemain, Bob décide retourner dans sa maison, sans doute pour faire suer Larry et rallonger la sauce de l’épisode.
Chez lui, le professionnel qu’il est analyse froidement la situation : « Ma femme s’est barrée avec tous ses slips… Hmmm… »

Il est déduit donc qu’elle était encore vivante au moment de son départ. Merci Captain Obvious, encore une fois, vous tombez fort à propos.
Ceci dit, l’originalité aurait été de créer un personnage de zombie voleur de slips pour brouiller les pistes, mais je pense que çà n’aurait fait marrer que moi…


« Phase 1 : vol des slips. Phase 3 : domination mondiale ! »

Je note cependant un détail qui déjà, m’agace : quand nos survivants rentrent dans la maison de Bob, ils laissent la porte d’entrée grande ouverte.

Je ne sais pas vous, mais moi, pendant une invasion zombie, j’aurais tendance à tout verrouiller derrière moi une fois que je suis sûre qu’il n’y a rien de moche et de décomposé devant.

Mais je dois être un peu parano, vu que personne ne semble penser que 1)fermer la porte çà évite de se faire attaquer par derrière, 2)mettre quelqu’un à surveiller la porte, çà peut-être pas mal aussi.

Mais nous n’en sommes plus à une idée débile près, la preuve avec la suite, lorsque Bob décide de rentrer à la caserne. L’appel de l’étoile de sheriff est plus fort que tout et Bob, il veut bien bourrer leurs têtes aux zombies, mais avec l’uniforme réglementaire. Sinon, tirer sur les gens comme çà dans la rue, même aux États-Unis, c’est illégal. Et c’est pas parce que c’est l’apocalypse qu’il faut pas respecter la loi, mayrde.
Bob a du bouffer Judge Dredd…


« Zombies, préparez-vous à être jugés ! »

A la caserne, Bob retrouve tout seul le chemin des douches. Çà lui rappelle de bons souvenirs de camaraderie virile sans doute, quand ils faisaient des batailles d’eau avec Shane. Enfin j’imagine…

Alors que nous sommes, je le rappelle, en plein milieu d’une invasion zombie, avec des cadavres qui marchent et qui ont très très faim, tout le monde décide de prendre une bonne douche.

Oui, tout le monde, à oualp, en train de se savonner en chantant « Ah c’qu’on est bien quand on est dans on bain ! »

Je vous sens aussi sceptiques que moi.

Remarquez, peut-être qu’ils ont piégé les douches en disposant des savonnettes aux endroits stratégiques, histoire de ne pas se faire surprendre par un zombie attiré par, au hasard, le bruit de l’eau ou les chants de supporters que braille Larry.

Heureusement, une bonne étoile nommée « pool de scénaristes » veille sur eux, et leur permet de finir leurs ablutions peinards, de se changer et d’aller piller le râtelier d’armes de la caserne.

!!STOOOOOOOOOOOOOP !!!!!

Incroyable ! En pleine invasion zombie, on trouve encore des armes dans un endroit où tout le monde sait qu’il y en aura. Personne avant Bob n’a eu l’idée de venir se servir ici ? Vraiment ?
Ou alors cette armurerie c’est une version locale du sac de Mary Poppins…
Bref, tout le monde est propre, Bob a retrouvé son uniforme et rasé sa barbe, il est prêt à accomplir sa mission maintenant : poutrer du zombie dans le cadre de la légalité.

Avant qu’il ne les quitte, Larry lui fait quelques recommandations d’usages. Bob a en effet décidé de partir chercher sa femme à Atlanta, et Larry, qui n’est déjà pas très fin, pense qu’il est de son devoir de donner un ou deux conseils à cet abruti de shérif :

Voici donc les règles du monde des zombies (retenez-les bien, se sera très utile pour la suite) :
ils sortent plutôt la nuit : attention, ne pas les confondre avec des punks.
ils sont sensibles au bruit : cette règle là, Bob la connait déjà, Larry la lui rabâche depuis la veille. Oui, le même Larry qui chantait des tyroliennes à poil sous la douche tout à l’heure…
un zombie çà va, plein de zombies… : dans l’idéal, il faut donc éviter de se rendre dans des endroits où ils ont des chances d’être trouzmille. Genre une convention zombie à Gourin, ou une grande ville…

!!STOOOOOOOOOOOOOP !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Il y a 5 minutes Bob disait vouloir se rendre à Atlanta. Le doute m’étreint, c’est affreux, il faut que j’en ai le cœur net.
Et bien, j’ai beau croiser les sources, je ne trouve rien au sujet du fait qu’Atlanta ne soit pas une grande ville.

Bob est donc en train de se jeter dans la gueule du loup. Non, là c’est définitif, je n’adhère plus du tout à ce personnage.


Atlanta, donc…

Avant de partir se faire de nouveaux amis zombies, Bob va faire ses adieux à Germaine.
Laquelle se traine par les bras dans le parc. Pour rien au monde elle ne raterait l’ouverture des soldes…

Au lieu de la mettre dans un caddie et de la pousser vers le centre commercial le plus proche, ce qui eut été sympa, Bob préfère lui coller une balle dans la tête. Voici comment, par des actes d’une telle gratuité, l’homme a ruiné ses chances de vivre un jour en harmonie avec les zombies…

Nous retrouvons Bob sur la route, tel Mad Max mais avec une plaque de l’Etat de Géorgie, cheminant gaiment vers Atlanta tout en lançant des messages sur la CB.

La scène suivante nous fait découvrir un camp de roumains, ou de survivants, difficile à dire, collé à sa propre CB où résonne la voix cristalline de Bob. Soudain, bondissant vers la radio, surgit Shane !


Les survivants tendent un piège au zombie voleur de slips.

Quel soulagement de savoir le plus grand penseur de notre époque, lumière de la civilisation, bel et bien vivant !

Malheureusement, les survivants perdent le contact avec Bob et tout le monde se met à râler. Dans le brouhaha général, on arrive tout de même à comprendre qu’Atlanta est une zone sinistrée (quelle surprise !) et que le petit groupe de survivants a préféré se réfugier dans les collines, comme Iron Maiden conseille de le faire depuis plus de 20 ans.

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J’ai envie de leur faire un gros bisou à tous pour cette réaction pleine de bon sens.

Mais pas longtemps parce que tout d’un coup apparait à l’écran Sarah Wayne Callis, aka la gonzesse de « Prison Break ».
Soit la fille à qui on a coupé la tête dans la saison 3, tête miraculeusement revenue sur ses épaules dans la saison 4…
Et il n’y a que moi pour la trouver éminemment suspecte dans une série sur les zombies ?

Ah oui… Il n’y a que moi. Parce que visiblement, Shane n’est pas hyper intéressé par sa tête si vous voyez ce que je veux dire.

Si vous n’avez pas la votre de tête trop farcie par les réactions bizarres des boulets personnages que l’on aligne depuis le début de l’épisode, normalement vous déduisez très rapidement que cette dame est en fait madame Bob. Qui couche donc avec le meilleur ami de son mari, meilleur ami prénommé Shane…
Je suis tellement surprise…

Mais laissons là nos copains survivants et repartons plutôt voir ce qu’il se passe du côté de Bob qui s’est arrêté dans une ferme pour faire de l’essence.

Sans vraiment essayer de siphonner les véhicules présents, notre sheriff se prend soudain l’envie de changer de monture et opte pour Pilepoil, un fier destrier qui batifole dans un champ.

Comme tous les Américains, Bob a un bonus +10 en équitation (lié à son background « descendant de cow boy ») et c’est au grand galop qu’il entre dans Atlanta, tel Rhett Butler volant au secours de Scarlett O’Hara (dans « Gone with the Zombies »).

La ville semble déserte, sauf deux gonzos zombies qui pioncent dans un bus. Bob est pris en chasse, mais en bon motherfucker qu’il est, il décide de les ignorer superbement, et continue sa route, en faisant « cataclopcataclop ».

!!STOOOOOOOOOOP !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Il avait dit quoi Larry, mais genre douze fois en dix minutes ?
Les zombies sont attirés par le bruit.

Bob trouve par contre très malin de faire du cheval dans une ville qui est sûrement infestée de morts vivants. Oui, du cheval, vous savez ces grosses bêtes avec un sabot au bout de chaque patte, ce qui nous donne quelque chose comme : sabot x 4 + rue vide + gros immeubles pour renvoyer les sons = 80-90 décibels à la louche soit l’équivalent d’une tronçonneuse ou d’une tondeuse à gazon (ce qu’un cheval est, du reste)
Mais comme si sa bêtise ne suffisait pas à le mettre dans la mouise, voilà que surgit soudain du ciel azuréen l’ombre d’un hélicoptère. Génial, encore plus de bruit ! Et que va faire Bob à votre avis ? Et bien aller dans la même direction de l’hélico, soit suivre le bruit !

La saison est censée durer 6 épisodes, c’est bien çà ? Il ne survivra jamais aussi longtemps…

Et, surprise, au détour d’une rue, sur quoi tombe Bob ? Un troupeau de zombies. Il y en a tellement qu’on dirait que tout ce que la ville compte comme gens morts encore un peu vivants s’est réuni là. Sans doute pour l’ouverture d’un App Store, les préventes pour le concert de Justin Bieber (musique préférée des zombies avec le reggae, car elle a cet avantage de ne mobiliser aucun neurone) ou le lancement de Diablo III.


Bob : jet de vigilance, Epic Fail…

Bob tente de faire demi-tour, mais vous souvenez-vous de ses copains zombies qu’il trainait en remorque depuis son arrivée ? Et bien ils sont tous là, avec des amis qu’ils ont invités à l’apéro géant via Facebook.

Notre grand stratège est donc pris en tenaille et s’il était dans la forêt de Machecoul, j’en rirais presque.
Là je suis juste affligée par tant de bêtise et surtout affligée pour ce pauvre Pilepoil que Bob va sacrifier sur l’autel du « c’est moi le héros de la série ! »


Un bon cheval, un brin d’inconscience, et voilà le travail !

Abandonnant sa monture aux zombies affamés, Bob parvient à se glisser sous un char qui trainait là et à y entrer in-extremis avant que les morts vivants ne lui chopent le mollet.

Dans le char, il y a un monsieur tout mort, çà alors, je me demande bien s’il va…
Cette série m’ennuie en fait.

Bob met un pruneau dans sa tête au soldat zombie, ce qui le rend sourd pour quelques minutes (dommage, s’il l’était resté, je vous raconte pas le défi : survivre à une invasion zombie en étant sourd… Un beau challenge qui ne sera malheureusement pas relevé), le temps de se rendre compte qu’il est piégé dans un char avec tout plein de zombies autour, aussi déchainés que des collégiens dans un self le jour du rab de frites.

Mon Dieu que de suspens…

Et juste avant que le générique ne soit balancé, voilà que dans la radio du char, une voix se met à interpeler Bob : « Kikoo ! T 1 plow !Lol ! tuvaferkwa M1teunan ? »

Bob n’est donc pas le seul humain vivant dans Atlanta.
Arrivera-t-il à sortir du char ? Retrouvera-t-il sa femme ? Un scénariste courageux tentera-t-il d’introduire le personnage du zombie voleur de slips ?


Comme les Polonais pendant la Seconde Guerre Mondiale, Bob commence à comprendre que
char > cheval.

Vous ne le saurez pas grâce à moi, y’a trop de zombies dans cette série, et les héros sont décidément trop bêtes…
Par contre, y’a de la thune dans la production et de beaux zombies bien gore. Avis aux amateurs, car j’espère de tout coeur que cette série soit simplement frappée du syndrome du pilote en carton…

D’autant que je ne peux que saluer l’audace de la chaine AMC de programmer un tel show, alors qu’il ne s’agit que de sa deuxième production de série, la première étant l’excellente « Mad Men ». Mais définitivement, les zombies, c’est pas mon truc.

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