Vampirite.

Un jour, on m’a doctement expliqué qu’en jargon médical, le suffixe –ite était la marque de l’inflammation.
C’est grâce à cela que j’ai compris pourquoi Michael Jackson se tripotait le bigoudi en chantant « Beat it ».

Pourquoi je vous parle de trucs en rapport avec de la blouse blanche ?
Non, je ne me suis pas brutalement convertie à « Urgences » ou autre série médicale à la noix qui font croire à quelques neuneus que rien qu’en les regardant « qu’ils apprendront des trucs de docteur, lol ».
En faite, je vous raconte tout çà parce que l’autre jour j’ai entendu à la radio que le monde était atteint de vampirite aiguë et que c’était à cause de « Twilight ».

C’est vrai dans le fond, je me sens drôlement inflammée du vampire ces temps-ci. Ceci dit, pour exorciser le mal, j’ai trouvé la solution : je regarde les vidéos de « Twilight » sur Youtube et je me moque.
Ce qui apparaît tout de suite, c’est que c’est tout de même gravement nul. La constatation suivante est évidemment que « Twilight », c’est plein de choses pas bonnes pour les enfants.
Limite, ce film/livre véhiculerait des valeurs nauséabondes.
Vous voulez savoir pourquoi, comment, à quel point, où est Charlie, qui a tué JFK ?

Allons-y.

Les vices cachés d’Edward Cullen.

Si l’on exclut qu’il n’a pas un physique facile et le charisme d’un hamster mort, Edward Cullen est aussi un gros vicelard et je vais tout de suite vous expliquer pourquoi.

Dans « Twilight », le principe est d’avoir un gars, une fille, un amour passionné mais impossible et surtout ! SURTOUT ! Pas de boogie woogie avant le mariage.
Je rappelle pour qui aurait oublié ce détail, que l’auteur est mormon, ce qui est une circonstance aggravante au fait qu’elle soit américaine, le pays où jamais une femme digne de ce nom n’enlèverait son soutien-gorge pour coucher.

Donc, partant de ce postulat, prenez Edward Cullen, vampire, ado, et re-vampire par derrière, qui tombe amoureux de Bellae, humaine, ado, et euh… Bah rien d’autre en fait.

Dans le vrai monde, quand un vampire croise une accorte demoiselle, même si elle a le charme bovin de Kristen Stewart, il l’attaque direct à la veine, peu importe laquelle d’ailleurs : la jugulaire pour les filles normales, la fémorale pour les cheerleaders, rapport à leur souplesse légendaire.

Pourquoi fait-il cela le vampire ? Tout simplement parce qu’il a besoin de son sang pour se nourrir. Je sais que comme moi, vous pensez qu’un bon boudin aux pommes résoudrait pas mal de leurs problèmes, mais la question n’est pas là.

Parce que voyez-vous, la morsure du vampire, c’est plein de symbolique sessuelle cachée. Regardez « True Blood » pour vous en convaincre : c’est tellement explicite qu’ils ne s’embêtent même plus à la cacher la symbolique.

Donc, suivont la logique de Stephenie Meyer : si Edward mord Bella avant le mariage, ils se vouent tous deux à la damnation éternelle.
Du coup, Edward se retient. Et ce depuis 108 ans, mais mieux vaut tard que jamais hein…

Mais alors, me direz-vous, s’il se retient de mordre, ce brave garçon, comment donc fait-il pour manger ?
Hein ?
Dites ?

Pille-t-il les camions du don du sang ?
Non, c’est immoral, et incompatible avec le port d’une bague de pureté, voyons.
Boit-il du sang de synthèse japonais ?
Ami, tu t’es trompé d’univers vampirique, retourne à la case départ.

Non, pour se nourrir, Edward Cullen boit du sang d’animaux.

OMG !

Enfer et damnation !

Et on laisse des petites filles lire ce genre de chose ? C’est un scandale, madame Meyer !

Parce que si je suis bien depuis le début, considérant que la morsure du vampire est assimilable aux choses pas propres que l’on ne peut faire qu’après passage devant monsieur le curé, alors je m’excuse, mais mayrde : Edward Cullen est une saleté de zoophile.

Pour cacher l’odieuse vérité, Stephenie Meyer use d’un artifice grossier, en prétendant qu’Edward est végétarien, tout çà pour ne pas dire aux hordes de minettes que leur héros suce des poneys.

Un tel degré de perversion, çà me révulse…

Heureusement que Blade est là tout de même…

Le système scolaire américain : une fabrique de crétins.

« Twilight » est, bien plus qu’un livre/film pour emos en mal de sensations, une charge pamphlétaire contre le système scolaire de nos amis américains.

Stephenie Meyer y dénonce avec courage les lacunes et les carences éducatives des jeunes, illustrant habilement son propos au travers de la figure d’Edward Cullen, le vampire teubé, encore obligé d’aller à l’école à 108 ans, et même pas un diplôme en poche.

Enfin çà, c’est la version optimiste. Dans le fond, on peut aussi se dire que Stephenie Meyer élève au rang de héros un gros lourdaud encore plus mauvais que Clotaire dans « Le Petit Nicolas ».

A y réfléchir, le reste de la famille n’est pas vraiment mieux qu’Edward. En effet, les parents Cullen font tous les trois ou quatre ans (çà dépend des redoublements de leurs rejetons), changer d’école à toute la smala, pour que çà reste « crédible ».
Ce qui veut dire que régulièrement, une horde de petits vampires doit se refader l’intégralité de programme scolaire.
Ce qui veut aussi dire que les dits petits vampires, 100 ans au compteur en moyenne, ne mouftent jamais.
Au bout de, aller soyons larges, trois fois, aucun être normalement conservé ne peut dire ceci face à son bouquin flambant neuf d’histoire géographie : « OMG Civil War, I just can’t get enough ».
Ou alors la personne en question est : amnésique, très très mauvaise en histoire, Science Boy* (rayez la mention inutile).

En attendant, je fais sans doute un procès aux Cullen. C’est vrai, peut être que le Secrétariat d’Etat à l’Education Nationale des Etats-Unis de l’Amérique les emploie en sous-marins pour évaluer les évolutions du programme scolaire sur ce siècle et le précédent.

Non ? C’est pas çà l’explication ?

Ah. Bon. Alors tentons de justifier un peu la démarche :
Les Cullen ont des tas d’enfants qui vont à l’école. Bien, bien. Pourquoi ? Parce qu’ils ont peur des services sociaux !
Bien sûr que la DDASS va venir les chercher s’ils n’ont pas de dossier scolaire !

Pourtant, avec une moyenne d’âge des acteurs à quoi…. Oh, 20-25 ans, on y croit à mort à cette histoire de couverture anti-service de l’enfance.

Il ne pourrait pas aller vivre sa vie, ce grand imbécile d’Edward, lâcher les jupes de sa mère et l’enduit facial qui recouvre le visage de son père pour aller… Je ne sais pas moi, assouvir sa passion des poneys dans un ranch ? Elever des moutons sur une montagne ? N’importe qu’elle activité en rapport avec les animaux ?


Oh non !

Un grand pouvoir, de grandes responsabilités.

Heureusement que je suis peu lue. Après les révélations apportées par mon analyse fine, argumentée et pas du tout partisane de ce monument navet du septième art qu’est Twilight, j’encourais d’avoir à porter le lourd fardeau de suicides de jeunes filles désespérées s’ouvrant les veines avec un buvard.

Heureusement, ici, il n’y a que des amis des vampires, les vrais. Ceux qui tâchent.

La prochaine fois que je ferai dans la canine, je vous parlerai de « Vampire Diaries », parce que c’est, je me cite « Hiiiiiiii !!!!! Trop bien !!! » (et oui, et oui…)

(*)Science Boy est un super héros inventé par Ross Geller. Le super pouvoir de Science Boy est sa soif inextinguible de connaissance.
Ne me remerciez pas…

PS : ceci était sans doute le billet le moins fin de sa génération. Mais je n’en peux pluuuuus d’entendre parler de « Twilight »…

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