Someone to watch over me.

Quand on y réfléchit, on se rend compte que la fin du tunnel est désormais proche pour tout le monde. Or il semble rester encore tellement à dire et à faire que la perspective de voir « Battlestar Galactica » s’arrêter dans quoi… cinq épisodes fait vraiment tout drôle.
A quoi ressemblait donc ce premier volet du Final Five ?

Commençons tout de suite parce qui est le moins compliqué à comprendre. Situation potentiellement explosive, Boomer était à bord du vaisseau, mais Bill avait trouvé l’imparable solution en la collant en cellule. Même si Caprica Six qui n’est pas toute blanche non plus se balade en liberté un peu partout sur le vaisseau, Boomer, juste parce qu’elle a un jour d’égarement vidé un chargeur dans le buffet d’Adama, aura droit à la prison.
Non, honnêtement, cette petite peste mérite ce qui lui arrive.
J’en arrive à me demander si elle a un jour seulement vraiment aimé le Chief, si tout çà n’était pas de la simple programmation, effacée par cette sale fouine de Cavill. Si vous cherchier encore le couple démoniaque de la série, arrêtez votre char, ils sont devant vous.

Boomer, même en prison, est un vrai distributeur à emmerdements. En invitant habilement cet idiot de chief dans une de ses projections, elle parvient à se le mettre dans la poche.
Maligne la fille, crétin Tyrol, parce que çà se voyait à des kilomètres qu’elle n’était pas franche du collier.

Ceci étant dit, garce ou pas, le plan de Cavill était osé : introduire Boomer dans la flotte en espérant qu’elle puisse jouer avec le cœur de Tyrol pour pouvoir ensuite se libérer et kidnapper Héra, çà suppose une sacrée dose de paramètres hasardeux, dont le plus improbable d’entre eux est bien entendu que ce gros malin de Helo se trompe de femme.

Et c’est là que je déteste le type qui a imaginé cette histoire. Déjà parce que Helo qui confond Athéna et Boomer est totalement improbable. Ensuite parce que le fait qu’il se tape le clone de sa femme devant sa femme à l’insu de leurs pleins grés respectifs, c’est trop lourd de conséquence pour que leur couple en sorte sans dommages. D’autant plus avec la disparition d’Héra.

En résumé, Boomer n’est qu’un sale pantin entre les mains non moins sales de Cavill, lequel n’est qu’aigreur envers les humains et ses créateurs qui sont parfois cons comme des chaises il faut bien le dire.
En tout cas, Ellen craint que le spectateur soit aussi long à la détente que le übercylon puisqu’à la fin de l’épisode, elle a tenu à tout bien nous expliquer, histoire d’être sûre qu’on avait tout bien compris, et que l’on allait pas rater l’amorce de l’acte final de la série. Mazette.

Et maintenant, le plus intéressant, du moins le plus complexe : Starbuck.
On le sait depuis la saison 3, complexité et Kara Thrace, c’est souvent la porte ouverte à toutes les fenêtres. Mais depuis qu’elle s’est elle-même immolée par le feu sur Terre, on sent que Starbuck a quelque part commencé autre chose, peut être un cheminement vers son moi profond, enfin un truc dans ce style.

Vraie réussite de cet épisode, son arc autour du pianiste, parce qu’il rend justice à son personnage (enfin), à l’actrice (qui sait jouer quand elle veut) et au scénario qui nous fait tourner depuis trop longtemps en bourrique.

Si je résume, papa Thrace, pianiste, apprend à la petite Kara une mélodie dont elle ne se souvient pas.
Bavassant avec un pianiste dans le bar du Galactica, Kara finit par se souvenir, après force discussions sur la musique et le sens de la vie, de l’air que son paternel avait composé pour elle. Guidée par un dessin d’Héra (là, j’avoue n’avoir pas trop compris), elle se met à jouer « All Along The Watchtower », sous les oreilles médusées des Final Five, occupés à boire des canons à la taverne plutôt qu’à sauver le monde ou faire des trucs de Cylons. Du coup ils sautent tous sur le dos de Starbuck et là, pouf, le gentil pianiste disparaît et on est censé comprendre des choses.

Ce que j’ai compris : si la musique qu’entendent les Cylons est envoyée par une entité supérieure, que nous appellerons « Dieu » pour respecter son anonymat, et que Kara a appris cet air de son père, alors soit le père de Kara était le cylon manquant, Daniel (après tout, le prénom officiel de monsieur Thrace est Dreilide, et çà commence par D, comme Daniel. Je sais c’est mince), soit le père de Kara, c’est Dieu.

Kara peut donc être, au choix, un demi-cylon, ou la fille de Dieu. Ce qui signifie que sur le Galactica nous avons : la fille de Dieu (Kara), un ange de Dieu (Chip Six), et le prophète de Dieu (Gaius).

God is back.

Seulement, avec Roslin qui va ne moins en moins bien, ou de plus en plus mal suivant le point de vue, je sens qu’il va falloir un peu attendre avant de voir enfin Cavill manger ses dents.
En plus, je trouve un peu dommage que la série se termine sur cet affrontement Cavill vs Galactica. Il faudrait trouver un autre moyen pour que tout se termine qu’un intense et dispendieux poutrage final. En tout cas moi, çà ne me satisferait pas…

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