Dead Lock.

Previously on Battlestar Galactica, Saul Tigh se faisait tabasser par Caprica Six, puis comme ce n’est pas un garcon rancunier, il lui faisait un enfant. Au même moment, quelque part dans l’espace intersidéral, le Final One faisait route vers la flotte coloniale, toujours dirigée de main de fer par le Grand Timonier Adama et la présidente dictatrice Roslin.

Mais tout çà, on s’en fiche, parce que dans cet épisode, le plus important, c’est le catfight.

En guise de mise en bouche, l’épisode précédent avait fait autant dans le biblique que dans la métaphysique, et l’on avait singulièrement progressé côté cylon avec les révélations du Cinquième.
Nous savions donc Ellen en route vers la flotte et le reste de la dream team des cylons génétiquement modifiés et je ne sais pas vous mais moi, j’en attendais un poil plus que de la scène de jalousie et du déversement de fiel sur cette pauvre Caprica Six.

Même si cette réaction était prévisible, j’en attendais un peu plus de la part de la mère des couvées cylons, qui ne trouve rien de mieux à faire qu’aller raconter des horreurs à son mari et à la nouvelle madame Tigh, puis de venir fiche le bazar dans la nouvelle et fragile alliance avec les humains.

Tout çà pour en arriver à, un, faire perdre son môme à Caprica, deux, à nous montrer par A+B que l’avenir des Cylons, se sont les humains. A grands coups de démonstrations didactiques, comme les scènes répétées où l’on assiste aux réparations du Galactica par le mortier organique cylon. Pas idiot, mais un peu lourdingue, surtout quand Bill vient miauler que son pauvre petit battlestar ne saura plus qui il est après un pareil traitement. Entre nous soit dit, ce n’est pas moi qui vais pleurer.
Le métissage est la seule solution acceptable à moyen comme à long terme pour les deux partis. On le sait depuis la saison 2, pour ne pas dire la saison 1. Pour mémoire, le couple le plus sympa de la série incarne précisément cet idéal. Les Agathon ne comptent pas pour des prunes, il serait temps que les deux camps en prennent conscience, flûte à la fin. Prennent conscience aussi que les enjeux que Helo et Athena posent vont bien au-delà de la petite Héra, dont la cotte à l’argus vient de s’envoler avec la mort du seul enfant cylon pur beurre.

Dans la série « mais que se passe-t-il ? » cet épisode était assez riche.

Ellen arrive sur le Galactica se souvenant de tout. Mais que se passe-t-il ? Aucun Final Four ne se décide à lui poser des questions.

Tyrol retrouve un poste à responsabilité ce qui est bien dans on est père célibataire d’un enfant qui n’est pas vraiment le votre mais que l’on élève quand même. Mais que se passe-t-il ? Il veut quitter la flotte et partir avec les cylons, abandonnant veau, vache, battlestar et enfant.

Baltar se sent menacé par Paula, cette Judas en jupons qui veut être calife à la place du calife. Mais que se passe-t-il ? Il demande et obtient des armes de la part du… accrochez vous au manche, je retire le Viper… GOUVERNEMENT.
Oui, oui, Gaius Baltar, qui a donné les codes de défenses coloniaux aux Cylons et collaboré sur New Caprica.

Ahem. Malgré le sentiment tenace que tout le monde est en train de faire à peu près n’importe quoi, à commencer par le ou les scénaristes de cet épisode, pas une seconde d’ennui. Même s’il serait temps de faire quelque chose de productif, histoire de ne pas laisser tomber la belle dynamique instaurée depuis quelques épisodes.

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