Blood on the scales.

Ce n’est jamais une bonne idée de jouer contre le charismatique personnage principal, surtout quand celui-ci est une figure paternelle hyper fédératrice.
Systématiquement, le scénario se retournera contre vous.
Demandez à Darth Vador le prix à payer pour avoir exécuté Obiwan Kenobi.

Et bien si Felix Gaeta avait regardé Starwars, m’est d’avis qu’il n’en serait pas là aujourd’hui…

Au programme de ce trépidant épisode, des coups de feu, des retournements de veste, une présidente guerrière, et une révolution en eau de boudin.

Parce qu’il faut bien le dire, l’épisode d’avant promettait beaucoup, celui-ci ne donne pas grand-chose.
Comme prévu, Adama reprend son vaisseau, je le dis tout de suite histoire de casser l’absence de suspens. Honnêtement, je n’y ai as trop cru à cette révolution qui aurait bouleversé l’univers de la série à quoi… sept épisodes de la fin. Il y a encore trop de choses à faire et à dire pour se permettre une telle dispersion.
Reste tout de même à espérer que le bazar fichu par Darth Felix sera suivi d’un minimum de conséquences, tout de même. Si l’intégralité de la flotte se mettait à rentrer dans le rang comme si de rien n’était, je trouverais çà un peu facile…

Sinon, un grand moment d’hypocrisie avec le procès d’Adama, où Darth Felix se la joue : « on va te tondre, sale collabo ! ». Qu’à aucun moment, ni Lampkin, ni le vieux Bill ne lui balancent à la face : « Eh, Marjolaine, t’étais pas dans le gouvernement Baltar sur New Caprica, par hasard ? » m’a un peu étonnée. En même temps, la ligne de défense de Bill était simple : avoir l’air dur et imperturbable. Du coup pas de temps pour élaborer un début de commencement de défense qui aurait des airs de crédibilité.
Oui, Adama et Lampkin savent bien que tout est joué d’avance, mais il n’empêche que Gaeta ne l’aurait pas volé.

Pendant que l’on accuse l’amiral d’avoir vendu du beurre au Cylons, dans les coursives du Galactica, çà courre pas mal. Apollo et Starbuck dégomment tout ce qui bouge, libèrent les prisonniers et reconstituent une armée avec les partisans de l’alliance qu’ils trouvent. Le cas échéant, ils convertissent les âmes égarées.
Ah, et puis Sam s’est méchamment fait tirer dessus. Retour de bâton pour avoir abimé Felix ? La suite nous le dira…

Le plus idiot dans cet épisode c’était Baltar, qui ne sert plus à grand-chose depuis quelques temps. Après son procès il s’était fait bombardé gourou mais visiblement, cela intéressait modérément les scénaristes, qui ont préféré jeter aux orties le peu de crédibilité qu’il avait dans ce rôle pour nous ramener trivialement à son instinct de conservation surdéveloppé.
Instinct de conservation qui le pousse tout de même à faire des cochoncetés avec une Numéro 6 pleine de cheveux alors que dehors, la guerre civile fait rage… Hasards du scénario, quand vous nous tenez…

Non, vraiment, la seule chose à vraiment retirer de cet épisode, c’est la partie concernant le Quorum. En espérant ce que cela soit suivi d’effets, la décision de Zarek était radicale, pour tout le monde. Ils vont me manquer ces emmerdeurs attachés à leur liberté d’expression à et leur démocratie de mes deux. Roslin a le champ libre pour dictatorer peinarde maintenant, enfin, si Lee, le dernier survivant de l’assemblée le lui permet… Si Ron D. Moore aussi. Parce que sait-on jamais, il pourrait bien lui prendre l’envie de nous pondre un nouveau Quorum dans le prochain épisode.

C’est donc en séchant mes larmes sur les destins tragiques de Darth Felix et de Tom Zareck (R.I.P. Apollo) que je vais tout de suite aller vérifier çà.

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