Sometimes a great notion.

Comment faire mieux que les deux épisodes précédents ? Simplement en faisant ouvertement moins bien.
Un épisode au goût de coup de bambou après la vision de cauchemar de la dernière fois, un épisode excessivement riche en matière de coup de théâtre et de révélations mythologiques.
Mais avec une grosse crise de foi dedans.

Laura est fragile depuis sa rechute. Spirituellement parlant bien sûr. Pour le reste, elle tient remarquablement bien le coup. La découverte d’une Terre ravagée la pousse un peu plus encore dans les bras du monothéisme à coup d’autodafé.

En parallèle, Bill qui n’est pas croyant, fait lui aussi sa petite crise. Normal, après Dieu, le capitaine est le seul maître à bord. Mais le maître ne va pas bien du tout. La maladie de Laura, la Terre qui ne ressemble à rien, Saul qui n’est rien qu’un frakking Cylon et cerise sur le gâteau, son ex belle fille se fait sauter le caisson.

J’en ai sauté sur mon siège, de ce coup de feu en pleine tête. Je ne m’attendais pas à ce que Dee fasse une chose pareille.
Dee a toujours été la fille sympa, positive, un peu la fille lambda, la girl next door qui sait ce qui se passe quand on patouille les boutons du CIC.
Cet épisode, Dee, c’était la Flotte. Une Flotte au bout du rouleau, épuisée par des batailles se révélant sans objets, sans espoir aucun de trouver sa Terre promise, perdue dans un espace vide. Le chaos règne dans les couloirs du Galactica, on y reste avachi, on y pleure, on s’y bat même lorsque l’amiral croise votre route.
Frak Earth, vraiment…

L’effondrement de Bill est dans la logique d’un personnage qui a pendant de longues années porté sur ses épaules un peu moins de 40 000 vies et qui se voit désormais forcé de constater qu’il n’a fait que les mener dans un cul de sac, gourmand en vies humaines.
Il ne faudrait pas non plus qu’il continue la picole, le vieux Bill. Je ne l’aime pas du tout quand il fait semblant d’être méga en colère face à Saul.

Avant de revenir à Saul, histoire ménager l’effet de surprise, let’s go to Starbuck, qui nous a fait tellement peur avec cette histoire de cadavre qui est le sien quand bien même elle se sente drôlement vivante.
Mais qu’est ce que cette histoire de Viper qui se crash sur Terre ? Kara est-elle le Final One ? Leoben a l’air de ne plus trop savoir sur quel pied danser, ce qui m’a mis la puce à l’oreille. Il aurait eu le moindre soupçon que Starbuck fasse partie du club qu’il se serait confondu en métaphores prophétiques et proskynèse de bon aloi.
Ici, il était juste tellement flippé qu’il en a oublié de mystifier son monde.
A moins qu’il n’en sache plus qu’il n’en dise et que sa panique n’était que feinte. Après tout, c’est Leoben…

J’en profite pour faire un petit point symbolique. Quatre éléments jouent un rôle crucial :
Le feu par lequel Kara et Laura effacent leur passé et leurs erreurs.
L’air qui pulvérise la Terre et provoque le nouvel exode.
La terre qui révèle que les Terriens n’étaient autres que des Cylons et que la Treizième colonie n’était pas humaine « and happened again, and again ».
Et enfin l’eau, qui révèlera le nom du Final One.

J’en étais à deux doigts de tomber de mon siège.
Quand j’entendais la voix appeler Saul, cela m’a pourtant semblé assez normal, évident, logique.
Ellen est le Cinquième. Le dernier modèle. Je l’avais dit, que celui-là serait un mort. J’aurais donné un Viper pour que se soit l’admiral Cain, mais se sera Ellen Tigh.
Je me demande malgré tout encore où cela va bien pouvoir mener. Cette révélation n’est pas choquante, elle est amenée assez tôt pour ne pas torturer inutilement les méninges du spectateur pendant trois plombes, mais j’ai du mal à voir où elle va nous mener.

Une chose est sûre, dans cet avenir noir, les Agathon semblent les seuls à trouver le moyen d’être heureux.

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