A disquiet follows my soul.

Je me demande bien ce que l’on a pu mettre dans le Nesquik de Ron D. Moore pendant qu’il murissait la seconde partie de la saison 4, parce que ce n’est clairement pas la même came que ce qu’il prenait pendant la troisième.
Çà non.

Dans cet épisode, de l’action, des révélations, des intrigues politiques, des coups de bluffs et la réponse que l’on attendait tous à LA grande question (pas celle de la dernière fois, l’autre. BSG est pleine de grandes questions).

Au cœur de l’épisode, Tom Zarek, que l’on n’avait pas vu depuis longtemps. Tommy toujours sur les bons coups, qui renifle une bonne opportunité à trois kilomètres, surtout quand elle s’accorde avec le peu de principes qui lui reste encore.
La présidente joue les Arlésiennes ? L’alliance entre les humains et les cylons gêne la Flotte aux entournures ?
En avant pour voter une motion bien pénible pour tout le monde, agitons le Quorum dans tous les sens et voyons ce que çà donne.
Quand on a été activiste politique, c’est pour la vie.

Mais heureusement que Adama veille et que cette sale crevure de Zarek s’en prend plein la face, par le biais d’un grand coup de bluff bien fichu. Trop facile ceci dit de faire plier Zarek en le menaçant de révéler qu’il est au cœur d’affaires louches. Déjà parce qu’à l’accuser d’un crime pour rire, on a de grandes chances de tomber juste.
Ensuite, il ne faut pas oublier que Tommy a un instinct de survie très sûr. C’est un peu le Pasqua des Douze Colonies, il finira toujours par tomber sur ses pattes.

Et pour le coup, c’est une fois de plus ce qui arrive grâce à Darth Felix.
Mais qui est ce nouveau personnage, vous demandez-vous en haussant le sourcil, tel Teal’c dans Stargate SG1 ?
Previously, on Battlestar Galactica, Samuel Anders, Cylon de Bob Dylan, tirait dans la jambe de Gaeta parce que ce dernier menaçait de se mutiner contre cette folle de Starbuck.
Or, après un séjour prolongé dans la poubelle volante qu’était le Demetrius, Felix Gaeta s’est fait couper la jambe. Depuis, il est devenu tout pâle et il se traine sur son moignon en chantant quelques ritournelles.

Vous pensiez alors que Gaeta était devenu un genre de troubadour des temps modernes (histoire de faire la paire avec le chevalier Helo) et qu’il trainerait son spleen dans les coursives du Galactica avec la discrétion et la classe qu’on lui connaissait depuis le début ?
Détrompez-vous. Here comes Darth Felix.

Darth Felix a des cernes, un pied en fer, une tendance à l’indiscipline et a développé un gros racisme anti-cylon.
En même temps, je le comprends, il s’est fait tirer dessus par Sam. Y’a de quoi vous retourner un homme.
Alors Darth Felix multiplie les provocations jusqu’à devenir le porte étendard de la rébellion.

Vous pensiez que c’était Cavill qui viendrait fiche le bazar dans l’alliance ? Vous êtes comme moi, et vous aviez tout faux. L’ennemi est toujours intérieur.
Mais quand çà vient de Gaeta, çà fait tout drôle…

Là-dessus, un oiseau me signale qu’il existe des petits webisodes qui avaient été servis aux fans pour patienter entre la première et la dernière partie de la saison 4 et que ceux-ci concernent en partie Gaeta. J’irai faire un tour de ce côté, histoire de vérifier si oui ou non, ce couple maléfique composé de Darth Felix et Evil Tommy pourrait s’avérer explosif ou non (en même temps, il y a de grandes chances pour que je matte les épisodes 13 et 14 avant d’avoir trouvé les webisodes…).

Pendant que des gens font des choses sérieuses, du style fomenter une révolution, madame la présidente fait son jogging.
Alors là, je tiens à être claire, j’ai un immense respect pour Mary Mac Donnell, mais elle court comme Phoebe dans « Friends ». Pas de ma faute, regardez, vous verrez.
Laura a décider de trouver le sens de la vie non pas en écrivant des « 42 » sur les murs de sa chambre, mais en se consacrant au sport, parce qu’il faut profiter de la vie, rapport à son sens.
Roslin est fatiguée, au bout du rouleau, et décide de tout jeter aux orties en profitant de ses derniers instants. Pas si mal finalement, j’aime bien cette Laura là, qui décide plus qu’elle ne se morfond et qui choisit sa voie en criant de gros « frak ! » à quiconque se met en travers de son chemin. « C’est ma vie, j’en fais ce que je veux ! Et si j’ai l’air très idiote quand je cours, c’est mon problème ! ».

Sinon, je ne peux m’empêcher de trouver la relation entre Caprica et Tigh un peu tirée par les cheveux. Il la déteste, plus il croit voir sa femme dedans parce qu’il culpabilise de l’avoir tuée, puis Six le tabasse, l’embrasse, il lui fait un enfant, fin de l’histoire et là boum, en salle d’échographie, et que je te tiens la main, et que je te dis que c’est le fruit de notre amour même si là tout de suite, sur l’écran, il ressemble surtout à un fruit tout court…
Je suis perplexe. J’aime bien ce que cela implique pour les Cylons, qui trouvent une nouvelle voie vers l’immortalité (et questionnent la façon dont les humains pourraient l’aborder), mais le côté couple parfait de ces deux là, rien à faire, je n’accroche pas.
D’autant qu’aussi loin que je m’en souvienne, Caprica, c’est pour Baltar qu’elle en pince…

And now, ladies and gentlemen, parce que je sais que vous l’attendiez tous, le revoici, le revoilà : notre point « pendant ce temps… »

Pendant ce temps, sur le Galactica, il y avait toujours un bébé hybride. Avant que l’on sache qu’il était mi-humain, mi-cylon, et re mi-humain par derrière, il n’était qu’un mouflet de plus, toujours très mal habillé qui plus est. Puis son papa découvrit qu’il pouvait capter Bob Dylan par delà les années lumières et réalisa qu’il était un de Final Four.
Par un oubli assez énorme des scénaristes qui se sont succédés à l’écriture des divers épisodes ponctuant la série depuis cette révélation, personne, pas même le papa un peu gland du bébé, ne s’était posé la question de savoir « mais qu’est ce que l’on va faire de ce gosse ? ».
Car rappelons pour mémoire que les enfants hybrides sont considérés comme les biens les plus précieux qu’ils soient, et souvenons-nous d’Héra et des enjeux autour d’elle.

Mais non, le petit Dany/Bobby/Johnny était comme son prénom : on s’en fichait comme de la première culotte de Numéro 6.

Preuve supplémentaire, s’il en fallait encore, que les Final Four ont été tirés au sort dans un grand chapeau par Ron D. Moore ?
Que nenni : ressort scénaristique terriblement riche en conséquences et d’implications psychologiques pour des personnages déjà suffisament torturés comme cela.
En plus, çà permettait de donner autre chose qu’un rôle quais muet au fils d’Edward James Olmos. Eh, c’est important la famille.

Car oui, vous pouvez vous accrocher au premier meuble venu, la révélation qui suit est renversante : Bébé Tyrol n’était pas le fils de son père.

Tous en chœur :

WHAT THE FRAK ?!!!?

Ou comment redresser la barre en inventant une histoire à peine croyable dans laquelle, un soir, Cally a eu envie de se faire un Hotdog et où elle conçut un peu dans le pécher mais pas trop un enfant mi-humain mi-Olmos qu’elle fit passer pour le fils de son futur mari.
Déjà qu’on nous l’avait soignée la Cally dans l’épisode qui suivait sa mort, mais là, on touche le fond.

J’applaudis tout de même les scénaristes des deux mains. Même moi qui ai l’esprit tordu, je n’y avais pas pensé (si en fait, j’ai même du l’écrire dans ma critique de la saison 3, mais je vous l’ai dit, j’ai le chic pour prophétiser. En allant voir « Le Sixième Sens », j’ai bien dit à ma mère : « si çà se trouve, Bruce Willis est mort, lol »…)

Bref, après « les Final Four sont une autre race de Cylons », voici le grand numéro de la femme infidèle.
J’attends la prochaine avec impatiente…

En résumé une bonne partie de politique, un revirement très cohérent pour Laura, et des incohérences que l’on balance by the airlock.
Maintenant que tout les éléments sont casés, la série semble prête à repartir sur de bonnes bases.

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