He that believes in me.

Previously, on Battlestar Galactica…

Alors que Gaius Baltar sortait de son procès, blanchi comme un torchon lave à 90° par la plus nulle des cours de justice de tous les temps, quatre joyeux drilles du Galactica se mettaient à chantonner simultanément du Bob Dylan, pendant que Starbuck faisait un come back fracassant et surtout affligeant pour toute personne qui comme moi, avait pris son pied en la voyant mourir.

Car oui, vous aviez cru Kara morte et explosée et bien non, elle était juste presque décédée et le mieux dans tout çà, c’est qu’elle se retrouve à nouveau dans le giron de la flotte coloniale, avec un Viper tout neuf, détail qui étrangement, vu le degré de délabrement de tous les autres chasseurs, ne semble faire plaisir à personne. Pourtant, un cadeau pareil…

Non, si tout le monde fait la gueule, c’est bien parce que tout le monde se demande si Kara est un cylon.
Face au doute et à la méfiance, Starbuck adopte une ligne de conduite qui lui ressemble comme une sœur jumelle siamoise. Oui, Kara, c’est une hydre à deux têtes qui hurle qu’il ne faut pas faire des bonds FTL dans ce sens là, mais plutôt dans l’autre, enfin elle n’est pas sûre, vu qu’elle n’a jamais été douée pour calculer des coordonnées, tellement que c’est à se demander comment elle passé ses examens de pilotage.
Evidemment, tout le monde, même le vieux Bill se méfie. Alors Starbuck est mise à l’index et puis on passe à autre chose.

Justement, du côté des cylons, les vrais (jusqu’à ce que l’on m’apporte la preuve par A+B que Kara est le Final One, j’exclurai cette hypothèse), les choses vont drôlement mieux. Depuis la fin de la saison 2, cela se profilait, mais désormais, c’est sûr. David et Ron se sont plantés, les Cylons n’avaient pas de plan.
Et la chose est confirmée dès le pré-générique.
Désormais, concentrons nous sur le Final One, et puis sait-on jamais, si on a le temps, on dira que celui-là aussi avait un plan, mais on n’a pas le temps pour le raconter alors on va faire faire un téléfilm spin off que l’on va appeler « Le Plan » et les choses rentrerons dans l’ordre.
Voilà.

Alors que le reste de la flotte cherche un moyen de repousser l’attaque cylon qui vient de lui tomber dessus, les Final Four geignent et se torturent les méninges « quiiiii je suiiiiis ??? », et on les comprend. Etrangement, Tigh est celui qui semble vivre le mieux la chose, persuadé qu’il est de sa fidélité à toute épreuve.

C’est oublier un peu vite Boomer, mais bon, dans BSG, on a parfois la mémoire sélective, et comme charité bien ordonnée comment forcément par le colonel Tigh, il ne va pas non plus se faire un procès. Incorruptible qu’il est. Le premier programme informatique qui passera par là verra de quel bois on se chauffe dans la marine.

Anders, nugget de son état (je l’avais complètement oublié çà) par contre, a un comportement nettement plus ambigu.
Sa sécurité de tir est enclenchée, mais pourquoi ? Une erreur de bleu paniqué par le combat ? Un acte manqué ?
Bref, le plus intéressant le concernant tourne autour de l’activation. La grande question « mais que s’est il passé ? » ne trouvera sans doute pas de réponse de si tôt, voir pas de réponse du tout.
A-t-il été activé ?
A-t-il activé quelque chose ?
A-t-il été tout simplement scanné ?
Reconnu ?

Parlons un peu de Caprica Six, puisqu’on en est à causer cylons. Caprica Six ne sert à rien depuis la fin de la saison 3.
C’est fou comme la mettre à bord du Galactica a pu la rendre transparente. Alors que c’est Caprica Six quand même…
La nouvelle, même si çà n’en est pas une, c’est qu’elle ne sert toujours à rien. Une petite scène pour assurer son temps d’antenne à Tricia Helfer, ce n’est pas rendre grâce à son talent. Tricia et Grace Park sont les deux joyaux de ce fichu battlestar.
Çà c’est dit.

Et notre meilleur ami, protecteur de l’humanité et de tout le tremblement ? Il va bien, merci pour lui.
Gaius Baltar est comme un coq en pâte après son procès pourri, cocooné par une horde de femmes lascives et faciles. Tous les hommes de la galaxie rêvent d’être Gaius Baltar…
Sauf que je sens que son lupanar ne va pas rester longtemps un lieu de glandage pour l’ex-président, puisqu’il se transforme peu à peu en messie, miracle à l’appui.
Ceci dit, une fois de plus, il est celui qui aura été le plus convainquant dans l’épisode. L’humour Callis sait apporter dans certaines scènes est un pur bonheur. Et la confrontation avec l’homme dans la salle de bain était un excellent contrepoids à la mordante ironie des séquences au sein de la secte.
Baltar est suicidaire depuis quelques temps. A sa place, je serais pareille, remarquez. Quand vous avez laissé douze planètes se faire détruire parce que vous étiez trop faible, que vous avez mené tous les survivants du massacre à casse pipe, que vous avez collaboré avec l’ennui, toujours parce que vous êtes trop faible, et que finalement plus personne ne vous aime et que dans les tréfonds de votre âme, vous avez une conscience, doublé d’un complexe de supériorité qui vous chuchote à tout bout de champ combien vous avez été un gros naze, et enfin, quand vous êtes capable d’écrire des phrases aussi longues que celles-ci sans vous poser une seconde, et bien oui, vous pouvez légitimement avoir envie d’en finir.

Baltar faisait donc partie du meilleur dans ce season premiere pas franchement rock and roll, mais pas dégueu non plus.

Pendant ce temps là, un bébé hybride de plus vit à bord du Galactica, mais, magie de la télévision, tout le monde s’en fout…

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