Escape Velocity.

J’ai toujours été pantoise en regardant Battlestar Galactica, devant le sens des priorités dans les Douze Colonies.
Par exemple, cette civilisation a mis au point la propulsion supraluminique, mais n’a pas inventé le rasoir électrique.
Elle a mis au point des vaisseaux capables de recréer une atmosphère, mais elle ne sait toujours pas guérir le cancer.

Or, quand on s’appelle Laura Roslin, le cancer, c’est un problème récurrent. Souvenez-vous (ou pas) dans la saison 1, madame la ministre se découvrait en phase terminale, testait un produit alternatif qui lui faisait voir des trucs, comprenait qu’elle était le guide mourant de la prophétie.
Dans la saison 2, elle mourait un peu mais pas trop, se faisait injecter du sang d’hybride, et repartait comme en 40 en menaçant tout le monde de les foutre dans l’air lock.

Bien, jusque là, j’adhère.

Là où je commence à prendre les personnages ou les scénaristes, je ne sais plus qui accuser, pour des amnésiques atteints de la maladie d’Alzheimer, c’est quand, fin saison 3, Roslin retombe malade, prend lentement mais sûrement le chemin de la mort, la vraie, et que dans la saison 4, PERSONNE NE PENSE A LUI FILER UN PEU DU SANG D’ HERA !

Ok, je sais que ce n’est pas très moral de pomper de son sang une enfant innocente, mais tout de même, une petite goutte avant suffit la dernière fois. Et je suis tellement sûre que Sharon ne serait pas contre… Ou alors Cottle pique la gamine en douce, planque deux trois échantillons, et hop, Mary Mac Donnell reprend sa bonne vieille coiffure et tout le monde est content.
Car oui, en plus d’être basée sur une incohérence, cet arc est aussi très très lourd en symboles à la con du genre « je vais enfin lire les derniers chapitres de ce livre », et autres bêtises.
J’étais habituée à plus de subtilité. Excusez-moi d’avoir le palais sensible.

Parce que mine de rien, pendant que Bill lui fait la lecture en salle de chimio, la flotte, elle ne va pas se diriger toute seule…

D’ailleurs, pendant ce temps, Baltar se prend pour un évêque des premiers temps chrétiens. Ils sont mignons tout plein, les gens de sa secte, Tori en tête, en quête de sens dans sa vie tout çà, et qui se découvre une vocation de déesse du sexe.
Bon là, je dois dire que ce n’est pas si mal. Tori gagne enfin un peu d’épaisseur, et semble embrasser sa nature.
Çà nous change de Tyroll, en plein deuil, qui se prend en pleine tronche ce que sa vie aurait pu être s’il avait eu conscience de ce qu’il était réellement. Alors que je le pensais plus attaché que cela à Cally, voilà qu’on découvre tout le peu d’estime qu’il avait finalement pour elle. Et surtout qu’il n’a dans le fond jamais oublié Boomer.

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Mais comme les Final Four, je m’en fiche royalement, je reviens sur Baltar. J’adore les intrigues religieuses. La preuve j’étais sans doute la seule à trouver l’arc « Fellowship of the Sun » super sympa dans True Blood.
Ici, Gaius le Messie nous rejoue les grands moments de l’histoire du christianisme, les exécutions dans les arènes en moins, enfin pour l’instant. Liberté de culte, suspicion, conflit entre religions… C’est du lourd, du calibré pour un public qui ne s’y connaît peut être pas trop en premiers temps chrétiens, et par conséquent un peu évident.
Ceci dit, commence à poindre un nouveau personnage, Dieu himself, qui s’infiltre dans cette ultime saison par tout un tas de petites portes.
J’attends les grands affrontements, j’attends les débats théologiques, j’attends les conversions massives dans l’armée (mais là je crois que j’extrapole un peu. Je n’ai encore vu personne à bord du Galactica prier Mithra).

Et alors que tout le monde se marre bien en priant des dieux à tête de vache, Starbuck dérive toujours dans l’espace en faisant de la peinture avec Leoben. Je serais l’équipage, je tenterais tout de suite de me barrer.
Personne ne sait si Starbuck est un cylon, et voilà qu’elle invite le plus gros fourbe manipulateur de la galaxie dans son petit atelier pour artiste torturé en souffrance.
By the airlock…

Ah oui si quelqu’un pouvait m’expliquer l’intérêt de la scène où Caprica Six tabasse Tigh…
Tricia Helfer sans soutien gorge est une raison suffisante ? Ah ok…

Pendant ce temps, un bébé hybride glousse toujours dans sa barboteuse. Les scénaristes ne l’ont pas encore remarqué.

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