Muldy et Sculler.

Il n’y a pas à dire, l’été, c’est triste comme saison. Il ne se passe rien, les séries inédites sont toutes pourries en plus…
Pour passer ses deux longs mois moisis, il ne me reste que « True Blood », toujours aussi intensément et délicieusement débile (un poil insultant pour le talent d’Alan Ball aussi…), et donc, le truc lancé à grands coups de promo sauvage par TF1 : « Fringe ».

La série aura surtout bénéficié d’un crash du vol Rio-Paris (dans le monde de JJ Abrams, la catastrophe aérienne est un motif drôlement récurrent tout de même. J’en viens à me demander si l’aviophobie de Mc Coy dans « Star Trek IX« , ce n’était pas un clin d’œil à sa personne…), coup de pub inespéré pour ce show se voulant comme un nouveau « X-Files », mais avec Joshua Jackson dedans.
Déjà, dans « Dawson », c’était James Van Der Beek le meilleur. Rassurez-vous, çà ne s’arrange donc pas dans « Fringe ». Clairement, ce que je préfère chez Joshua Jackson, c’est sa femme (The Diane Kruger, pour ceux qui ne suivraient pas l’actu people).
Passé ce détail carnet rose, j’ai tendance à passer mon chemin. Pas de ma faute, ce type m’ennuie profondément. Mais il est sans doute très gentil, hein…

Bon indicateur du potentiel attractif d’une série chez moi, le sommeil.
« Fringe », comme d’autres séries que je regarde genre « Lost », « Sex and the City » ou « Earl », passe tard.
Si je reste toujours éveillée devant les trois titres cités plus haut, sur « Fringe », çà ne rate jamais : « ar’garde la télévision, et pi dort… »
Ce qui me force à faire travailler une pauvre mule innocente pour rattraper mon retard sur le demi-épisode que je n’aurai pas vu, étant donné que j’ai tout juste réussi à survivre au premier diffusé dans la soirée.

Alors oui, oui, oui, c’est peut être triste à dire, et voui, je vais me prendre des volées de bois verts de la part de tous les fans qui se pâment devant « Fringe », mais cette série est gravement chiante.
Et jamais à la hauteur de ce qui semble être promis.

Je sais, vous, les fans, vous allez tenter de vous défendre en racontant tout un tas de choses sur le fait que « noooooon, « Fringe » c’est pas comme « X-Files », au contraire, c’est juste que çà s’en inspire dans la trame mais en fait, c’est trop original quoi… »
Je n’ai qu’une chose à répliquer : pour une série qui ne revendique pas sa parenté et son total manque d’originalité, ce n’est pas un peu fort de se trimballer un générique avec un grosse empreinte de main dessus ? Hein ?
Et que l’on ne vienne pas me parler d’hommage, ou je le jure, sur la mèche de Fox Mulder, je fais un malheur.

Tiens, puisque j’en parle, question personnages, je tiens à tirer mon chapeau à la vache, qui doit sereinement supporter ses camarades de casting à longueur d’épisodes. John Noble m’épuise rien qu’en le regardant, mais comme Joshua Jackson m’endort, çà compense un peu.
Anna Torv devrait songer à tourner des publicités pour réfrigérateurs. Elle serait classe en dame Whirpool…

Avec une BO assommante (Giacchino pourtant, pas un percussionniste du dimanche le mec…) pompée sur « Lost », « Fringe » ne peut même pas compter sur la force de ses intrigues, ni sur une ambiance sans reliefs, plombée par de déplorable tentatives d’humour tombant systématiquement à plat.

Mais là où l’on touche le fond, c’est dans le fil rouge, ou devrais-je dire la corde écarlate qu’on nous tend à chaque fin d’épisode : Massive Dynamic.
Limite, on pourrait torcher chaque épisode en deux minutes :
«-Eh Pacey ! Le type mort que je vois m’a montré un truc trop chelou !
Damned ! Encore un coup de Massive Dynamic ! »

Sachant que l’on prend lentement (hyper lentement même, c’est looooong, un épisode de « Fringe ») mais sûrement le chemin de Massive Dynamic en s’infligeant des tours et détours scénaristiques crétins aboutissant toujours à une explication finale mal fichue et tirée par les cheveux, oui, je me réserve le droit de crier au scandale. Rapport au fait qu’on nous la vend comme une Rolls alors qu’elle a plutôt des airs de Renault 21…

Je ne sais pas trop comment le dire plus clairement : alors que « X-Files » se plaisait, au fil des épisodes, à échafauder des théories sur des phénomènes inexpliqués, au point de les rendre plausibles par la seule force de l’imagination et l’ouverture d’esprit des deux héros, « Fringe » fait faire des expériences scientifiques complètement débiles à un vieux qui pond alors des solutions à tous les problèmes. Et puis à la fin, on va se plaindre chez Massive Dynamic.

Vous savez quoi ?

Rien ne vaut un bon « X-Files »…

Note : 0

PS : Moi ? Sévère ? Non. Simplement, je considère qu’une série aussi peu originale, aussi piètrement écrite et réalisée, venant d’un type qui a été capable de pondre quelques références en matière télévisuelle, c’est une honte. D’autant plus que l’on a essayé de nous la vendre comme un must have seen, cette série. Niveau « Le Caméléon ». A peine…

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