« Excusez-moi, vos dents sont sur mon cou… »

Peut être oui, je vous l’accorde, je suis un peu maso sur les bords. Seulement, j’aime terminer une histoire que je commence et pour le coup, malgré les milliards de défauts que je pouvais trouver à True Blood, j’ai fini par replonger.
Même que c’était bien…


Notez la belle affiche tout de même. Y’a des mecs de chez Showtime qui feraient bien de lâcher leur photoshop pour en prendre de la graine…

La saison 1 nous avait laissé avec des vampires tout mous, tout blancs bien caricaturaux et pas flippants pour un sou, avec une actrice principale pénible, un cliffanger de malade laissant craindre le pire pour l’un des personnages principaux, et un assassin cajun étalé raide mort par Sookie et un métamorphe dans le plus simple appareil.

Fidèle à sa réputation, « True Blood » saison 2 reprend donc exactement là où nous avions été lâchement abandonnés en saison 1, sur le parking du Merlotte’s, un corps dans une voiture et des tas de questions sur l’identité de la victime.
Donc, on respire, ce n’est pas le fabuleux Lafayette qui a cassé sa pipe, mais l’arnaqueuse Miss Jeannette, que l’on retrouve avec le cœur arraché.
Le temps donc de se poser deux ou trois questions sur la personne qui a bien pu faire une chose pareille, les soupçons se portant évidemment tout de suite sur Marianne, la mystérieuse bienfaitrice de la première saison, qui semble s’intéresser de trop près à Tara.

Personnellement, si je suis persuadée qu’il s’agit d’une fausse piste, rapport à l’énorme bateau dans lequel la saison 1 nous avait menés sur le compte de Sam, je me méfie gravement de Maryann. Déjà parce qu’elle est louche, et que de temps en temps, elle a comme qui dirait du lag.
Ensuite parce qu’elle est incarnée par Michelle Forbes et que Michelle, c’est l’admiral Caine. Et que l’admiral Caine a tiré dans la tête de son second. La preuve par BSG que cette femme a un lourd secret à cacher…

Maryann donc, présente pour l’instant le plus d’intérêt pour l’histoire. Le reste, ma foi, ne casse pas trois pattes à un canard, malgré la mise en place d’une intrigue qui promet beaucoup pour Jason, embrigadé dans l’Eglise de la Lumière, adversaire acharné de la Ligue des Vampires.
Ce crétin de redneck serait en train de se faire transformer en grand croisé boutant du mort-vivant à grands coups de pieux… Et ben çà promet…

Et à côté de toute cela, Sookie est toujours chiante, Bill toujours aussi peu charismatique, mais tellement plus marrant maintenant qu’il doit se coltiner une infante incontrôlable à qui il faut tout apprendre de la vie de vampire.
Ceci dit : « Sookie, je t’aime, montre moi ta carotide » c’est d’un lassant…
Si d’ici la moitié de la saison personne n’a trouvé de solution à ce problème, je monte une opération Kill Bill.

Et donc, ne laissons pas de côté ce pauvre Lafayette, prisonnier dans un mystérieux endroit, qui se trouve en réalité être le Fangtasia, aux mains vengeresses d’Erik, qui d’un coup, là comme çà, m’est subitement apparu convainquant, pour un vampire. Son apparition avec ses papillotes dans les cheveux dans un sous-sol cradingue où il vient dévorer et démembrer un crétin de tueur de vampire, comme disait VGE, « çà me fait quelque chose ».
Bref, ce petit blondinet pourrait s’avérer finalement moins fantoche qu’il n’en avait l’air.

Et toujours, toujours, cette patte inimitable d’Alan Ball, une magnifique réalisation, cette ambiance moite et oppressante, ce Sud suintant et hypocrite qui continuent à faire de « True Blood » une série à part, pleine de promesses.
Avec un départ de saison 2 nettement plus pêchu que celui de la saison 1, je pourrais presque en dire que cette année, j’en attends quelque chose.

Et les loup-garous, c’est pour quand ?

Note : **(*)

PS : « True Blood » sera diffusé tout l’été aux Etats Unis.

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