Et elle était où Buffy ?

Je n’ai jamais été du genre poissarde, mais il faut bien reconnaître qu’hier soir, j’en ai fait une belle. Ce n’était pas vraiment de ma faute, reconnaissons, mais s’en était une belle tout de même…


Feignasse, va !

Sachant que je vis dans les combles et qu’en cette saison, un immeuble exposé plein sud chauffe plus vite qu’une tranche de pain de mie au toaster, je passe mes journées fenêtres ouvertes, en grande partie aussi pour prévenir les signes évidents de surchauffe de mon PC qui tire la tronche depuis que le mercure a dépassé les 25°.

Et bien çà m’apprendra à vouloir aérer mon atmosphère parce que figurez vous qu’hier soir donc, alors que je tentais de dormir, un bruit agaçant et persistant m’empêchait de tomber dans les bras de Morphée.
Ma patience ayant ses limites, je me lève, m’équipe pour voir de loin, et scanne l’appartement.

En règle générale, quand vous ouvrez votre fenêtre, vous, gens normaux, vous pouvez récolter toutes sortes de petits invités charmants : des mouches, des abeilles, des guêpes, des frelons, des taons, ou pire encore, des papillons de jour et le mal incarné, des papillons de nuit.
Moi, lorsqu’une bestiole s’introduit subreptissement dans mon domicile, je fais plutôt dans la chauve-souris.

Après le légitime moment de stupeur (« Une chauve-souris ? Hein ?« ) j’ai tenté d’analyser la situation en lui posant la première question d’usage : « Mais comment t’es rentrée toi ? « .
La réponse, « par la fenêtre » tombant sous le sens, je me suis tout de même mise à l’invectiver un peu, la chauve-souris, non mais sans blague, déranger les gens à 3 heures du matin, ce ne sont pas des manières, je veux dormir moi et tu devrais te calmer un peu parce que voltiger comme çà entre les poutres ce n’est pas bon pour tes nerfs, petite.

Puis, comme elle était partie faire des cercles concentriques le plus loin possible de ma personne, je me suis demandée combien il y avait de chances sur un million pour qu’une chauve-souris passe par votre fenêtre.
Là dessus, je me suis souvenue du sketch de Bigard, et j’ai un peu moins fait ma maligne.

Mais comme l’intruse n’avait pas l’air de m’en vouloir personnellement, ni ne me donnait l’impression de baver, j’ai fini par aller lui ouvrir un velux et à attendre un peu.
Et comme visiblement je la gênais, j’ai fini par prendre mes petites affaires et aller dormir dans la salle de bain.

Je vous jure, j’ai du tomber sur le Einstein de son espèce. Je l’ai entendue se ramasser dans les rideaux pendant au moins un heure, suite à quoi elle a commencé à gueuler (car oui, les chauve-souris produisent quelques sons audibles), ce qui m’a fait craindre un peu qu’elle ne rameute ses copines. Je sais que c’est sympa chez moi, mais mon hospitalité a ses limites.

La bonne nouvelle c’est que ce matin, Tina (parce que « You’re simply the best« ) n’a plus l’air d’être là, mais je m’attend presque à la voir émerger à la nuit tombée d’un coussin, la tête enfarinée, et toujours en train de chercher la sortie.

La semaine prochaine, je vais tenter de passer une nuit avec un renard.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *