La pente fatale.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas récité mon mantra favori : « méfie toi de la presse nationale, méfie toi de la presse nationale, méfie toi de la presse nationale ».
Si je l’avais fait, je ne serais peut être pas allée voir « OSS 117 » la fleur au fusil.

Tranchons là : c’est moins bon que le premier.

Je viens de proférer une absurdité ? Comment çà on lit et on entend le contraire dans les journaux ?
M’en fiche, je persiste et je signe, c’est moins bon que le premier.

Déjà parce que c’est moi subtil. On abandonne cette fois le pastiche de James Bond pour lorgner du côté d’Hitchcock. Ce qui est très bien en soit.
Par contre, je ne suis pas persuadée que les jeunes aient saisis les allusions (mince, je viens de dire les jeunes. C’est vrai que j’ai déjà 25 ans…) à « La Mort aux Trousses » (dont j’oublie toujours le titre original, quand je n’oublie pas le titre tout court…) et « Vertigo » (dont j’oublie toujours le titre français).
Mais l’essentiel n’est pas là. Les clins d’œil ne sont pas fait pour être remarqués de tous (la preuve dans le dernier James Bond, un moment Daniel Craig dit : « La Dame a raison ». Ben je suis la seule à avoir compris.).

Je n’ai pas envie de me creuser trop la tête sur cette critique alors je vais faire « j’aime, j’aime pas ».

J’aime :

Avoir vu la seconde bande annonce (coupée certes, mais tout de même) de Star Trek.

Jean Dujardin.

Le rire d’Hubert.

Pierre Bellemare.

Sa bêtise crasse doublée d’une ignorance qui oui, est « so french ».

Son ami américain.

Ses deux pieds dans tous les plats.

Sa drague archi lourde.

Son costume lors du bal.

Le running gag des Chinois.

Ses surprenantes fulgurances (comme la scène de l’ascenseur).

Les catcheurs nazis.

Le bal costumé nazi.

Tout ce qui est nazi dans ce film.

J’aime pas :

Que vous me traitiez de fasciste parce que j’ai dis que j’aimais les nazis dans « OSS 117 ». En fait, j’aime voir les nazis tournés en ridicule, car il est bon de rire parfois. D’ailleurs, j’aime « Papi fait de la Résistance ».

La façon dont parle Louise Monot. Pourtant, elle est plutôt sympathique cette fille, mais quand elle parle, elle surarticule, je trouve.

La surexploitation du découpage de l’écran. Il y a un terme technique pour çà, mais il m’échappe complètement. Merci à l’âme charitable qui voudra bien me le donner. C’est très bien vu dans le générique, conforme à l’époque que l’on pastiche mais cela devient lourdingue lorsque l’élément est répété toutes les cinq minutes.

Les scènes trop déjantées. OSS sous LSD ne m’a pas du tout amusée. J’espérais à un moment que cet élément aussi nul soit-il, serve l’intrigue. Que nenni. Du coup, je ne vois pas l’intérêt d’une telle scène, trop gratuite à mon goût.

Le côté vraiment parodique de l’ensemble.

Voilà donc mon bilan de « OSS 117 : Rio ne répond plus ».
Je veux bien trouver toutes les excuses possibles, comme dire que l’élément de surprise ne jouant plus dans ce second numéro, il fallait bien jouer dans la surenchère pour compenser, je n’ai pas pu m’enlever de la tête que j’étais en train de regarder un « Austin Powers » français (la scène de la plage n’aide pas non plus).

Malgré tout un bon moment de détente dans une salle où j’étais en compagnie de Doudi, mais si, Doudi de Doudi et Pepess.
Doudi et Pepess de « Samantha Oops »…
Et j’ai eu un pot monstre les enfants parce que Doudi était là pour l’avant première du « Missionnaire », avec Jean-Marie Bigard, qui était également présent ce soir là, mais qui vu qu’il est une star, n’allait pas mêler à la piétaille pour aller regarde « OSS 117 ».

Note : **

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