Battlestar Galactica saison III : The rise of Grappolo.

AU CAS OU VOUS N AURIEZ JAMAIS VU BATTLESTAR GALACTICA MAIS QUE VOUS VOUDRIEZ QUAND MEME Y JETER UN OEIL UN JOUR, PASSEZ VOTRE CHEMIN. JE SPOILE TELLEMENT QUE JE POURRAIS TISSER DES PULLS AVEC.

Souvenez-vous de mon emballement pour la saison 1 de BSG, la magnifique succession d’épisodes bien menée avec moult rebondissements et pléthore de portes ouvertes sur des avenirs aussi exaltants qu’incertains.
Souvenez-vous du billet que je n’ai jamais écrit sur la saison 2 tout simplement parce qu’elle se résumait à deux choses :
1) awesome.
2) Oh my God, Lucy Lawless !

Ben vous pouvez oublier en fait. Ou plutôt, vous pouvez vous en souvenir avec émotion parce que cette saison 3 elle est … Comment dire… Différente.

« Ah ! Je vous l’avais bien dit ! » Bill Adama.

Pourtant, tout partait pour le mieux dans le meilleur des mondes, puisque, rapellez-vous, à la fin de la saison 2, ces imbéciles d’humains élisaient pour président Gaius Baltar, lequel décidait l’installation des survivants sur la fraichement découverte New Caprica, laquelle ressemblait au bout d’un an à un cloaque faisant presque regretter les coursives dégueulasses du Galactica.
On avait mis le vieux Adama au rencart dans son battlestar, pour surveiller les éventuels passages de cylons et Adama le jeune avait fait connaissance avec la cantine du Pegasus, où on mange visiblement très bien.

Pendant ce temps, mister president faisait du Baltar, à savoir rien ou pas grand-chose mis à part d’occuper de Gaius Baltar.

Souvenez-vous de ce fabuleux final, avec l’arrivée des basestar, la fuite du Galactica et du Pegasus, les raiders survolant New Caprica, la délégation cylonne et le début de l’occupation.

Il y avait de quoi en frétiller d’impatience.

J’en conviens, le season première déchire.

Déchire grave même. Le temps de quatre épisodes d’une intensité folle, autant sur le plan narratif qu’émotionnel, avec des story lines croisées toutes plus passionnantes les unes que les autres et ce formidable, fabuleux, électrisant moment où le Galactica entre en atmosphère en surchauffant de partout… Ben moi, rien que d’y repenser, çà me hérisse les poils. « Jump ! » Hiiiiiiiiiiii.
Enorme…

Donc, jusque là, tout va bien. C’est ensuite que les choses se gâtent.

C’est tellement bien, la case départ.

De base, l’installation sur New Caprica avait sévèrement perturbé la donne, en attribuant à tous de nouveaux rôles. Les nombreux débarquements du Galactica, le réarmement du Pegasus, tout cela avait gentiment redistribué les cartes et contribué à créer une nouvelle dynamique.

Moi j’aimais bien voir Roslin jouer les maîtresses d’école, et picoler avec Bill en fumant le cigare. J’aimais bien aussi voir Kara, Tyrol et les autres à terre. Çà changeait un peu. Surtout pour Kara en fait.
J’aimais bien aussi voir Lee et sa couche de gras.
Et de découvrir que Helo ne servait pas seulement à faire joli.

Seulement, une fois l’humanité sauvée du péril cylon, voilà ti pas que tout finit par rentrer dans l’ordre. Non seulement, on se débarrasse du vaisseau maudit en sacrifiant le Pegasus, ce qui permet, un, de priver Lee de sa cantine, deux, de priver Lee de pouvoir à nouveau vraiment défier son père, trois, de revenir à la flotte du commencement, ce qui semble bien être l’intention de cette troisième saison.
Mais en plus, tout le monde finit par retrouver sa place : Roslin présidente (même si elle lorgne maintenant plus vers le titre de dictatrice, mais qui s’en plaindrait ?), Starbuck dans un Viper, Lee dans une salle de gym, dans un Viper et de nouveau CAG, Gaeta au CIC, Tigh au CIC, Numéro 8 Athena dans un Raptor, Tyrol les mains de le cambouis…

Limite, j’en suis à me demander à quoi a bien pu servir la parenthèse New Caprica. Certes, beaucoup de nouvelles dynamiques y puisent leurs origines, mais au final, on n’en retire guère les bénéfices.

« And they have a plan. » « And they have a plan. » « And they have a plan. »

Deux saisons à nous bassiner à chaque début d’épisodes sur le “plan” des Cylons. Deux saisons que tous les fans se raclaient la soupière pour tenter de comprendre et de trouver une réponse à cette lancinante question : « mais c’est quoi, le plan ? »

Au terme de la saison 3, voici quelques réponses :

Un plan d’épargne logement :
possible. Après avoir décidé d’envahir les Douze Colonies, les Cylons lassés, prennent la décision de laisser tomber et de tenter de vivre avec les humains sur New Caprica. Puis, finalement, ils décident de laisser tomber aussi, vu que de toute évidence, çà ne marche pas. Alors ils si disent qu’ils vont suivre les humains, et on verra bien.
Du coup, possible qu’ils épargnent pour se payer un joli bungalow sur Terre. A voir.

Un plan mappy :
s’ils comptent trouver la Terre avec un itinéraire mappy, j’aime autant leur dire tout de suite au Cylons, laissez tomber les copains.

Un plan de tomate :
comme je m’attends à tout désormais, je considère cette dernière hypothèse comme recevable.

Bref, vous l’aurez compris, en fait, de plan, il n’y en a pas. Il n’y en a même jamais eu. Si vous voulez mon avis, les créateurs de la série se sont sans doute dit que çà ferait hyper classe dans le générique et qu’il serait toujours temps d’y penser plus tard.
Sauf que plus tard arrivant vite, ils n’ont pas trouvé de plan qui tienne la route, alors ils sont laissé tomber.
Finalement, les Cylons ont plutôt l’air de grands ados paumés, pleins de questions existentielles, un peu comme dans « Dawson » en fait, considérant tout de même que Numéro Six est un peu plus trash que Katie Holmes.

Seulement, avec l’abandon du concept de plan ultra top secret, l’ami Ronald D. Moore, gran manitou de BSG, se trouva fort dépourvu en suspense pour la suite de son show.
Alors, sachant qu’en plus, il avait toujours cinq modèles cylons dont on ne connaissait toujours pas les identités, il inventa…

Les Final Five.

Voilà. Même si dès le milieu de la saison, je le pressentais, j’en suis tout de même restée sur le fondement au moment du season final.
La révélation qui déchire quoi.
Flûte à la fin.
Comment que çà valait trop le coup de rester jusqu’au bout de la saison 3 pour assister à çà !

Çà, qu’est ce que c’est ? Oh, très simple : un tir de balle dans le pied.
Un aveu d’impuissance.
Pire, une faute de goût et une défaut d’imagination.
Limite une erreur lucassienne (l’erreur lucassienne, consistant à dire : « j’ai crée un univers que je maitrise de bout en bout et dont la cohérence ne saurait être remise en question », puis à réaliser les préquelles d’une trilogie mythique en racontant n’importe quoi, ou presque).

Pour bien comprendre en quoi consiste cette catastrophe finale, il faut savoir ce que sont les Final Five.
Prenez un scénario qui depuis le pilote vous vend douze modèles de cylons humanoïdes.
Ensuite, faites en connaître quatre dès la fin du dit pilote.
Puis, distillez les indices et les révélations dans les deux saisons qui suivent, mais pas trop non plus. Vous obtenez ainsi deux nouveaux modèles en fin de saison 2.

Or, arrivé en saison 3, on se rend compte que la quatrième sera la dernière et que çà laisse peu de temps pour introduire de nouveaux personnages ou tenter de bricoler avec des héros déjà présent, une cylonisation cohérente.

Voilà comment vous obtenez les Final Five.
Cela consiste, à partir du constat énoncé précédemment à fournir les Cylons par charrettes de cinq, en créant assez artificiellement une mythologie autour de leur existence :
Baltar : « Mais dis-donc, machine (je mets quiconque au défi de me trouver le prénom de Caprica Six. Elle devait bien en avoir un, pourtant ?), comment se fais-ce que je ne vois que sept modèles sur douze ? Hein, dis ?
Caprica Six : Damned, malheureux ! Interdit d’en parler ! Verbotten, capish ?
Baltar : Roooh, tout ce mystère… Je vais en causer à D’Anna tiens.
D’Anna : Mon petit Gaius, j’ai beau être une princesse guerrière qui s’est levée pour sauver son peuple qui avait besoin d’un héros en ces temps troublés, mais je ne sais rien sur les Final Five. C’est un mystère trop mystèrieux. Comme moi (qui suis un super personnage cylon, soit dit en passant). »

Les Final Five permettent plusieurs choses : premièrement, ils mettent Numéro 3 D’Anna au centre d’une nouvelle intrigue. C’est merveilleux, on ne voit jamais assez Lucy Lawless à mon goût. Et puis que de chemin depuis « Xena » quand même…
Et que sa scène de l’Oeil de Jupiter, au moment du « You ? I didn’t know, forgive me… » est aussi réussie que frustrante (mais c’était quiiiiiiiiiiiiiii ?)
Ensuite, ils amènent une révélation qui fait « pschiiiit » dans le season final. Et çà, c’est pas glop.

J’en viens limite à me demander si pendant l’écriture du scénario, tout le monde ne s’est pas réuni pour participer à la grande tombola du Cylon. Et les cinq gagnants de repartir avec un personnage cylonisé et totalement incohérent.
Au risque de spoiler, voilà les élus :

Anders :

sans vouloir être méchante, le pauvre, Cylon ou pas, ne change rien au film. Avec un peu de chance, sa nouvelle condition lui apportera plus que son rôle actuel.

Tigh :

comment l’homme de confiance, l’ami de toujours, le fidèle colonel Saul Tigh, va-t-il encaisser le fait d’être un Cylon, alors qu’il les hait plus que Superman la cryptonite ? Une balle dans la tête en saison 4, je vois que çà. En plus, je ne veux pas avoir l’air de pinailler, mais Saul et Bill sont copains depuis la première guerre cylon, soit une époque où LES CYLONS HUMANOIDES N EXISTENT PAS.
Qui dit mieux ?
(au passage, c’est sûrement ce modèle qui reçoit les excuses de D’Anna dans l’Oeil de Jupiter. Rapport à son œil, justement.)

Tori :

qui çà ? Ah oui, le bras droit, Billy 2, de la présidente. Un peu transparente la Tori, pour être crédible en Final Five, comprenez en super cylon über tellement trop forts qu’on doit cacher leurs identités parce qu’ils sont trop, quoi… Je crains que çà ne passe pas avec elle…
De plus, Tori, c’est le second hémisphère du cerveau qui organisa la dissimulation d’Hera, l’enfant mi-humain, mi-cylon, et qui semble si important pour les Cylons, justement. N’allez pas me faire croire qu’à aucun moment, le toaster qui sommeillait en Tori n’aurait pas trouvé le moyen de livrer l’enfant aux siens…

Tyrol :

alors là, c’est grandiose. Du n’importe quoi caractérisé achevant de convaincre que l’on a bien eu un tirage au sort des Final Five. Non seulement, alors qu’il est tenu pour acquis que les Cylons ont plutôt des profils d’orphelins dont les parents seraient morts assez tôt pour leur enlever tout souvenirs et que çà reste crédible (même pour eux), Tyrol parle à plusieurs reprises de ses parents, qui en plus étaient prêtres.
De plus pardon, mais il n’est dit nulle part que les Cylons grandissent (le Resurrection ne propose que des corps adultes, preuve que les toasters ne connaissent pas de croissance, ni de vieillissement, ce qui fait de Tigh, au passage un Cylon encore moins crédible, rapport à son passé avec Adama), donc l’idée que Tyrol ait par exemple pu être adopté petit et ne pas le savoir peut s’oublier aussi vite qu’elle vous est venue.
En plus, il dit s’être engagé dans la flotte coloniale depuis ses 18 ans. Il a donc fatalement vieilli (voir la parenthèse du dessus).
Et puis, cerise sur le gâteau, accrochez-vous au pinceau, je retire l’échelle… Gaelan Tyrol a…. *roulement de tambours* …. Un enfant avec Callie.
Ah !
Est-il concevable, est-il cohérent, qu’un Cylon ponde un de ces chiards si recherché par son espèce sans qu’à aucun moment cela ne déclenche une sonnette d’alarme ?
Cà vous parait crédible à vous ?
Va-t-on organiser une nouvelle chasse galactique au bébé hybride ?
Va-t-on nous inventer une pirouette scénaristique capillotractée pour faire passer la pilule, genre une substituions d’enfant au moment de la naissance (ce qui n’expliquerait pas l’acharnement des Cylons à traquer puis à conserver Hera, de toute façon), ou pire dans le genre « prenez-nous pour des cons », une histoire dans laquelle Callie aurait « fauté » avec un pilote de Viper, de Raptor, tenez par exemple, avec Felix « droit dans mes bottes » Gaeta ???
Je vous le dis, à ce niveau là, tout est possible…

Les Final Five, une idée aussi brillante sur le papier que risquée et qui termine en eau de boudin une saison déjà gravement bancale.
D’autant que si vous n’êtes pas des manches en math, vous l’avez vu tout seuls, il en manque un, de Final Five.
Celui là, on nous le garde pour la saison 4. Patience, çà risque encore d’être épique…


Dans le fond, cette grande idiote d’Helen, c’était une héroïne… Morte pour des prunes…

« Mais vas-y, dans ta super nova ! »

Après le crime de lèse-majesté que sont les Final Five, il ne faudrait pas que j’oublie l’autre patte bancale de la saison tout de même.

Je l’ai déjà dit, la force de BSG tient en grande partie en ses personnages. Qu’il est loin le temps où je trouvais Starbuck trop attachante, Lee un peu con mais trop sympa ou Dualla rafraichissante.

J’aurais du le sentir venir cela dit, tout était en germe dans la saison 2.
Pour résumer, Kara aime Lee, qui est le frère de Zack, qu’elle aimait mais qui est mort.
Lee aime Kara mais est attiré par Dualla qui sort avec Billy qui est trop gentil mais un peu trop mort depuis la moitié de la saison 2 quand Dualla a indirectement provoqué un tir de bastos direct dans son buffet.
Pendant ce temps là, Kara rencontre Anders, qu’elle aime bien et qui l’aime aussi.
Sauf que Kara, qui est aussi aimée de Leoben le Cylon, aime toujours Lee, que Lee aime toujours Kara, mais qu’ils ne peuvent pas se le dire alors ils vont tous les deux chercher fortune de leur côté et à la fin, on n’y comprend plus rien, tout le monde est marié, mais pas avec celui qu’on croit.

Voilà.

Déjà, au niveau du caractère, il faut se la farcir Starbuck. Oui, elle a un bon fond, mais elle est ‘achement blessée par la vie, et pétrie de contradiction tout çà tout çà, mais c’est le meilleur pilote de Viper alors c’est pas grave, on lui pardonne. Et puis sa relation avec le vieux Bill est trop touchante pour qu’on lui tienne rigueur du reste.

Sauf que dans la saison 3, Kara les accumule. Déjà, elle devient de moins en moins défendable de par son caractère de merde. Ensuite, elle perd la faveur de Bill Adama, alors du coup, nous aussi, on est moins indulgents et on se met à lui préférer Athena.
Et puis elle fait du mal au petit cœur de Lee, qui par sa faute de met à manger comme quatre et devient le poussah Grappolo Ier à bord du Pegasus, de quoi faire pleurer de rage la pauvre petite Dualla, qui avait tout de même épousé Apollo et ses pectoraux, à la base.

J’ai cru à un moment que la situation allait enfin se retourner favorablement pour tout le monde lors du très bon épisode flash back du match de boxe (l’un des meilleurs de la saison, parce qu’il en explique, des choses…) dont le final entre Lee et Starbuck est vraiment, vraiment très bon (limite avec la larmichette à l’œil, et tout…).
Sauf que ensuite, on retombe dans le grand n’importe quoi, avec un chassé croisé amoureux aussi pénible que débile. D’un côté, Dualla pleurniche « ce mariage est un mensonge » (il était temps de t’en rendre compte, ma petite), de l’autre Anders fait le malin devant Apollo : « Mon pauvre Lee, si tu crois que tu es le premier ! ».
Entre les deux, Apollo et Starbuck se voient en douce, mais Lee en a marre alors propose à Kara de divorcer et comme çà tout le monde est content.

Sauf que, pour une raison que je ne comprendrai jamais, Starbuck répond : « Han ! L’autre ! Divorcer ? Mais t’es pas bien mon pauvre Lee ? Le mariage c’est un saint sacrement, on te l’a jamais appris à l’école ? Jamais je divorce ! Je préfère tromper mon mari, le quitter, l’utiliser de temps en temps quand çà me démange, mais jamais je divorce. Tu te rends pas compte… »

A partir de là, j’ai perdu tout intérêt pour « l’affaire ». A l’heure d’aujourd’hui, je ne sais même plus où tout ce petit monde en est…

Et puis pour une raison un peu nébuleuse (jeu de mot inside), les créateurs nous sortent un truc incroyable de la manche. Depuis la saison 1, on le sait, Kara est spéciale. Si si, c’est ce gros fourbe de manipulateur de Leoben qui l’a dit. C’est dire si c’est sérieux.
En plus, dans la saison 3, enfin même depuis la saison 2 (j’ai vérifié), on sait que Starbuck, elle fait des dessins trop chelou. Même qu’on retrouve les mêmes cercles tricolores dans le Temple des Cinq (le Temple des Final Five ? Ce qui voudrait peut être dire que les Cylons et les humains, c’est une longue histoire, qui n’a pas commencé du tout il y a seulement 40 ans ?…) et que çà représente une super nova, que l’on appelle aussi en mythologie BSGienne « Œil de Jupiter »…

Ah bah vous m’en direz tant…

Non certes, c’est intéressant, mais sachant que j’ai perdu tout intérêt pour Starbuck, ses extensions capillaires, son mari, son amant, ses anabolisants et son Viper, je m’en fous comme de l’an 40.

Même lorsqu’elle disparaît dans un grand « boum » à l’intérieur de la super nova avec son Viper et ses anabolisant, laissant mari et amant tristes et en train de punaiser sa photo sur un mur, je m’en fous.
Qu’on la fasse revenir en Final One, par contre, je hurle. Se serait trop facile.

Et ben vous devinerez jamais quoi…

Si… Elle revient.
Pas vraiment en Final One, mais tout le monde trouve çà étrange, quand même. Mais pas au point de l’enfermer ou de la balancer par l’airlock. C’est Starbuck quand même.
Reste à savoir comment on va nous expliquer çà (enlèvement extraterrestre, Kara est passée dans une faille temporelle, une dimension parallèle, une supercherie pour faire croire qu’en fait elle est morte mais c’est pas vrai en fait…). Je suis prête à tout. Sauf à entendre qu’elle est un Cylon, faudrait voir à pas trop pousser quand même. Sinon je revends tous mes coffrets de la série. Et c’est pas des blagues.

Happy Tree Friends.

Alors vu que je ne supporte plus ni Lee (trop con), ni Kara (trop Starbuck), j’ai fait un report d’affection sur Helo et Athena.
Bon ok, je les aimais déjà bien depuis le début. C’est vrai quoi, Helo est gentil, moral, sympa, grave amoureux de sa Sharon, et en plus, il fait marcher sa tête, parfois.
Et puis Athena est un Cylon plus humaine tu meurs, avec une histoire vraiment passionnante, elle a la faveur du vieux Bill (oui, tu es aimé de Bill, je t’aime. Que voulez-vous, j’ai une confiance aveugle en ce bon vieux Adama…), elle est courageuse, fidèle à ses convictions et grave amoureuse de son Carl.
En plus, leur môme est super, elle pleure dans les basestar rien que pour emmerder les Cylons et elle est toute sage sur le Galactica.
Officiellement se sont mes nouveaux chouchous.

Autre amie, mais celle là, c’est une vieille, Laura Roslin, présidente dictatrice à vie, qui enfin, fait ressortir sans verni bien pensant sa vraie nature. Dans toute institutrice, il y a un despote qui sommeille et chez Laura, il est bien réveillé. Madame fait virer Baltar à grands coups de pompes dans le train, tente de génocider des Cylons (mais heureusement Helo était là), musèle l’opposition, et propose des tas de choses malhonnêtes et pleines de sous entendus salaces à Bill, qui ne fait même pas mine de ne pas comprendre.
Ouais, Bill aime Laura, donc j’aime Laura aussi… Et de plus en plus. Il était temps que les humains comprennent que leur situation ne nécessitait plus l’usage d’une démocratie très sympa en temps de paix mais suicidaire en temps de guerre. Les Romains nommaient bien un dictateur en temps de crise…

Dans la catégorie « ils peuvent bien crever, je m’en fous », le chef Tyrol et Callie m’auront déçus cette saison. Le chef moins que Callie tout de même, laquelle je trouvais très sympa avant, mais qui depuis qu’elle est mariée, m’insupporte. Elle se serait faite congelée pendant l’épisode moisi où tous deux sont prisonniers dans le sas que çà ne m’aurait même pas fait frémir.
Quand à Tyrol, il ne reprend la place qu’il mérite que dans l’épisode sur les syndicats. Ouf.

Un petit mot sur Baltar, qui fait de plus en plus pitié tout de même, mais qui reste l’enflure la plus admirable qu’il soit. C’est vrai, il pense peut être avec sa biiiiiiiiip ! mais il a une telle capacité de survie qu’il m’épate chaque épisode un peu plus.

Battlestargate.

En règle générale, un bon épisode de BSG c’est une exploitation à bon escient du back ground et de la mythologie, alliée à une présence enrichissante des personnages principaux.
Lorsque le premier élément fait défaut, il suffit bien souvent du second pour continuer à faire tourner la machine.

Etrangement, dans la saison 3, ces épisodes consacrés à des « missions » (trouver de l’eau, etc…), ne prennent plus.
Sans doute parce que les dites missions sont souvent un peu déconnectées de la flotte, et mal écrites en plus.
Bon, le coup du « on crève la dalle, il nous faut des algues », c’est très bien. Par contre, l’explication « on crève la dalle, il nous faut des algues parce que nos réserves de bouffe ont moisi », çà fait carrément sourire. Sans blague, il suffisait d’invoquer le départ précipité de New Caprica, et tout le monde avait compris. Au lieu de çà, non, « la bouffe a moisi ».

L’épisode en question est d’ailleurs un prétexte à supprimer cette connasse de Cat, que je ne pouvais de toute façon pas voir en peinture et qui n’a pas volé ce qui lui est arrivé (même si je n’ai pas trop compris pourquoi elle décidait de se suicider finalement) mais qui, sale grognasse, trouve tout de même le moyen de partir en héroïne. Ah ah…

Il y a aussi l’épisode ou ce vieux Bill tombe par hasard sur un de ses anciens pilotes perdu depuis avant la guerre contre les Cylons, et qui déboule dans la flotte avec une histoire tellement capillotractée que tu n’y crois pas deux secondes, mais qui réussit tout de même à culpabiliser Adama à mort.
J’ai beau adorer Bill, honnêtement, là, ses états d’âme, çà faisait trop bricolé pour être vrai…

Je passe sur l’épisode des Sagitterons, qui n’a d’intérêt que d’y voir Helo se battre contre des moulins en agitant les bras et en courant partout dans les coursives. Sinon, le vilain docteur raciste qui fait rien que du mal à ses patients, bouh…

Dans la troisième saison, ces épisodes « campagne solo » ont tendance à être un peu trop nombreux et surtout trop déconnectés du reste de l’histoire. Jusqu’ici, les intrigues politiques, les thèmes religieux, tout cela se retrouvait dans chaque élément de l’histoire.
Désormais, on a l’impression de regarder une énième série SF construite sur le modèle « Starterk » : un épisode, une mission. C’est sympa hein, je crache pas sur Startrek, mais si je veux me mater une série de SF bête et méchante, je regarde Stargate quoi (en plus, c’est trop bien Stargate)…

Un Cylon lon lon !

Bouh alors ceux là, mais quelle présence ! Non seulement ils sont partout sur New Caprica, mais l’évasion de Baltar avec eux permet d’avoir un vrai prétexte à les suivre pendant une bonne partie de la saison.
Ce qui est bien pour apprendre à mieux les connaître, mais parfois un peu gênant (le coup de l’hybride, euh ouais… suis un peu perplexe tout de même).
Sinon, dans la journée, ils portent des tenues moulantes, mettent les mains dans de la flotte pour tripoter des circuits imprimés et pataugent dans des cuves gluantes. Le pied.

Ah sinon, j’ai une idée de l’identité du Final One : Richard Keldermann. Rapport à l’insupportable mélodie au piano qu’on nous sert à chaque séquence à bord du base star.
J’en peux plus.

A part les recherches de D’Anna pour tenter de voir le visage des Final Five, puis son archivage (story line des plus intéressante cette saison d’ailleurs), on suit une pauvre Boomer désemparée par Hera, qui ne la reconnaît pas comme sa mère (et elle est bien raison, cette méchante là a tiré sur le vieux Bill…), et une Caprica Six toujours aussi touchante mais complètement passée à l’as une fois embarquée sur le Galactica.

The Final One.

Le dernier point me permettra de vous synthétiser mon propos sur cette troisième saison de BSG.
Je ne peux pas dire qu’elle soit mauvaise. Non, y’a les quatre premiers épisodes quand même.
Seulement, les mauvais choix, les pistes abandonnées, les sous exploitations de thèmes, les errances de scénaristes en mal d’imagination contribuent à en faire le vilain petit canard de la série, pourtant démarrée sur les chapeaux de roue.

Et l’impression général de ratage n’est en rien atténuée par le season final entre le procès (mal traité et raté en plus) de Baltar, et la révélation des Final Four, sans parler du retour de Kara totalement bidon (comme sa mort, d’ailleurs. Non… Vous y aviez cru ?).

Evidemment que je regarderai la saison quatre, déjà pour savoir qui est le Final One (mais çà pue le tirage au sort, quand même), pour découvrir quelle surprise recèle la Terre (genre la Treizième Colonie se sont les Cylons en fait), et pour élucider peut être enfin le mystère Starbuck. Ah oui, mince, je m’en fous…

Note : * (c’est sans doute sévère. BSG ne mérite pas çà. Mais j’ai été cruellement déçue tout de même).


The Final Four : une chance au grattage, une autre au tirage…

PS : ne me dites pas que le Final One c’est Bob Dylan ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *