Legolas est un pignouffe.

Six ans après la fin de la diffusion de l’auto proclamée trilogie du siècle, le moment semble venu de se pencher à nouveau sur la fameuse triplette jacksonnienne « comment qu’elle est bien mon Nadaptation ! »

S’il est un personnage qui marqua plus que les autre (et on se demande encore pourquoi) les trois films de son empreinte, c’est incontestablement Legolas.
Non seulement parce que l’ambassadeur du peuple elfique dans le monde aura suffit à lui tout seul à faire passer ses congénères pour une bande d’autistes peroxydés psychotiques sur les bords, mais aussi parce que le jeune chanceux qui décrocha la timbale, j’ai nommé Orlando Bloom, s’envole désormais vers une carrière cinématographique où son talent se retrouve propulsé à un niveau tutoyant celui de la fosse des Mariannes…

Point n’est besoin de revenir sur l’elfe tel qu’il apparaît chez Tolkien, sans doute brun, certainement elfe jusqu’au bout la corde de son arc, créature entre deux mondes que le destin, dès l’instant qu’il entend le chant des oiseaux de mer, condamne à une éternelle mélancolie.
Une figure éminemment poétique, portée par sa relation tour à tour conflictuelle puis quasi symbiotique avec le nain Gimli (non pas dans le but d’en faire une doublette de personnages exotiques et rigolos, même débat que pour Merry et Pippin, d’ailleurs…), attachante mais honnêtement pas la plus marquante non plus du récit.


Par Alan Lee.


Par John Howe.

Alors qui est Legolas dans « Le Seigneur des Anneaux » de Peter Jackson ?
Blond, les sourcils noirs, l’œil mort, le jarret musclé et le pas sautillant, notre elfe agile et léger ressemble en fin de compte à son personnage.
Fade, et insipide, mais toujours à la limite, voir complètement dans le ridicule. C’est d’ailleurs ce qui le sauve de l’absolue transparence.
De lui, on ne sait au final que peu de choses. On aura pu glaner, au détour de diverses interviews d’Orlando Bloom, qu’il serait âgé de 2931 ans et des poussières. Information que Peter Jackson n’a pu obtenir qu’en faisant tourner un guéridon ou en sacrifiant une chèvre un soir de pleine lune pour invoquer l’esprit de Tolkien qui n’a jamais fourni beaucoup de données sur le petit prince de Mirkwood (sans doute en partie rapport au fait que celui-ci n’occupait pas non plus une place de premier plan dans les pensées du professeur…).


Legolas, expression numéro 2.

Car Legolas est prince. Mais cela, il n’en est soufflé mot dans aucun des trois films. Tout juste à un moment, Aragorn glisse t’il que son compagnon de voyage vient du royaume sylvain (lequel ? On l’ignore. Le seul royaume sylvain du film tenu par des elfes semble être la Lothlorien. De quoi sévèrement brouiller les cartes du non lecteur).
Cette confession d’Aragorn est de plus arrachée lorsque, victime d’un coup de sang aussi rapide que brutal, notre Legolas dégaine son arc sous le nez du pauvre Eomer, à peine remis de s’être fait insulter par un nain. Ce qui force Aragorn, pour ne pas froisser l’autochtone, dont on devine la tête près du bonnet, à décliner l’identité de l’agité du bocal qui voyage avec lui.

Je profite de cette occasion pour montrer du doigt cette scène de la rencontre avec les cavaliers du Rohan, comme étant la plus minable de toute la trilogie, parce que farcie d’incohérences jusqu’à la moelle.
Se sont tout d’abord les trois chasseurs qui se planquent, en haut d’une colline aride, donc bien en vue, une seconde trente à peine avant que n’arrive une eored complète à son sommet, laquelle non seulement, ne les a pas aperçus, mais que les trois compères n’ont visiblement pas non plus remarquée, malgré le fait qu’elle était déjà quasiment sur eux. Un cheval, çà court vite, mais quand même…
Ou alors, Aragorn, Gimli, Legolas, ses yeux d’elfes qui voient des aubes rouge avec du sang, et tous les cavaliers du Rohan sont miro…


Legolas, expression numéro 1 (comment çà « aucune différence avec la numéro 2 » ?)

Et cela continue quand après avoir demandé des nouvelles de leurs proies, les trois joyeux drilles se voient indiquer le bûcher allumé dans la nuit par les rohirrims, feu qu’ils n’ont pas été fichus de voir alors que de l’endroit où ils sont, la fumée est parfaitement visible, Eomer n’ayant qu’à tendre le bras et eux à tourner la tête pour qu’ils la remarquent enfin.
Cela semble confirmer l’hypothèse de la myopie des personnages. Pourtant, quelques minutes avant, Aragorn demandait à Legolas de faire marcher ses « yeux d’elfes ». Le prestige des oreilles pointues en prend un coup, puisque l’on est obligé d’en déduire que non seulement, Legolas est violent, mais en plus il ment quand il dit voir les Uruk Haï courir dans la plaine… Pas bien…
Mais la scène ne serait rien sans cette remarquable coquille finale, où après être remonté à cheval, Eomer perd tout bonnement son épée (avec sa crédibilité et sa dignité), qui glisse de son fourreau, face camera, avant de s’écraser devant un Aragorn un peu surpris…
Le néo-zélandais est patachon.


« Accessoire de meeeeerde ! »

La preuve par l’image, sachant que je n’a pas pu trouver le début et donc la séquence du « cachage », que l’image est mauvaise, que la scène est tronquée en certains endroits, et que comble de l’horreur, c’est en français.
Cela dit, l’épée tombe quand même. Hein, vers le nord qu’il disait.

Mais revenons à notre mouton.
Legolas est dans toute la trilogie, affublé de phrases d’une rare profondeur, et souvent lourdes de (non) sens, quand elles ne sont pas lourdes tout court.
« Ce sont des crebains du pays de Dun », « Une aube rouge se lève, beaucoup de sang a du couler cette nuit », et pour finir le grandiose « Une diversion ?!?!?!? », le malheureux n’est pas aidé.
Et pour les quelques répliques directement issues du livre, elles sont dites avec tant de convictions et tellement détachées de leur contexte, que systématiquement, elles tombent à plat.

Alors, que reste t’il à Legolas ? Peu de chose. Passé son statut de fantasme ambulant pour minettes pré pubères, il faut reconnaître que la psychologie du personnage est nulle, la faute conjuguée aux scénaristes et à un acteur incapable de faire passer plus de deux émotions (trois, dans les bons jours).
Voilà pourquoi l’elfe va très vite devenir une jolie machine à tuer.
Facile, il est très vieux donc il sait bien se battre, et puisque c’est un elfe, il doit donc avoir des capacités spéciales, donc, il sait encore mieux bien se battre.
Ces données X et Y de l’équation de Peter Jackson amenant donc au résultat suivant : il sait vachement bien se battre.


« Et alors il m’a dit que mon arc était trop court ! Vraiment ces humains sont d’une stupidité parfois ! »

On commence à entrevoir ses capacités dans La Communauté de l’Anneau, où il dézingue de l’uruk haï à tout va, en tirant des flèches plus vite que son ombre. Reconnaissez que cela fait maigre, surtout comparé à la démonstration de force d’un Boromir plein de repentir, continuant à se battre avec 15 flèches dans le buffet, ou d’un Aragorn défiant au corps à corps un uruk haï maori avec des bras gros comme des poutres (si j’étais vraiment méchante, je rajouterais que Boromir et Aragorn pratiquent le corps à corps, celui qui fait transpirer. Ils ne s’amusent pas à tirer des flèches de loin comme des tarlouzes, eux…).

Notons aussi la chevauchée sur troll des cavernes dans la Moria, avec un Legolas en image de synthèse, qui fait de l’ombre au pauvre Frodon embroché par l’hideuse bestiole quelques temps auparavant.
C’est d’ailleurs avec cette gymnastique que le « Legolas Show » commençait dans la trilogie.

Alors puisqu’il en faut toujours plus, et que Les Deux Tours se devaient d’être encore plus bourrin que La Communauté, on transforma Legolas le temps d’une glissade sur un bouclier, en Surfeur d’argent du Gouffre de Helm.
Les Légolettes en tout poil ont bien cru à l’époque qu’elles ne se remettraient jamais d’une telle prouesse technique (aller, çà faisait longtemps. Faut aussi savoir se faire plaisir
Notez combien la dite prouesse est délicieusement inutile… Promis, on en parlera un autre jour, des elfes au Gouffre de Helm.)


« Et moi, qu’est ce que je fiche ici, hein ? Des elfes a Gouffre de Helm ? Mais c’est une hérésie ! Va voir sur le forum… »

C’était sans compter sur Le Retour du Roi, ou l’elfe rejoue Cliffanger sur un mumak, avant d’achever la pauvre bête d’une flèche dans le crâne (pas très épais l’os crânien du mumak, entre nous soit dit…), pour en redescendre, toujours surfant, sur la trompe de l’infortuné, le tout sans esquinter son brushing (et avec la musique de Pirates des Caraïbes, çà marche aussi. Et avec celle de Benny Hill ? Ah bah çà marche aussi !) .


« Peter, je suis ton père… »

Par la suite, vous l’aurez sans doute noté, Legolas ne sert plus à rien. Il se contente de meubler son jeu par la fameuse réplique de la « Diversion ?!?!?! », pour terminer sa prestation sur un coup d’œil d’une rare vulgarité à l’intention d’Aragorn lui indiquant ainsi la présence d’Arwen (scène emblématique du « J’ai rien compris au livre, mais je vais quand même le faire« . Pauvre Etoile du Soir, qu’ont-ils fait de toi ? ).

A ce stade, je me permets d’attirer à nouveau votre attention sur la scène évoquée un peu plus haut, celle ou Legolas a bien failli coller sa flèche dans d’œil d’Eomer.
On peut facilement expliquer cette réaction, voir ce contentieux : Legolas est jaloux parce que des deux, c’est le rohirrim le plus fort.
Même si Legolas tient bien l’alcool, il a du mal à faire le poids face à l’autre faux blond chevelu de la trilogie.


L’objet du scandale.

Qu’on se le dise, tous les deux, c’est le jour et la nuit. L’un est toujours pimpant et bien propre, l’autre a toujours le cheveu emmêlé et cradingue.
Peut être parce qu’il ne passe pas tout son temps à se recoiffer et à se pomponner, lui…
Le fossé entre eux se mesure aussi à l’aulne du jeu des acteurs. Bloom est bien gentil, mais devant Urban, plus vieux et donc plus expérimenté, il a un peu de mal à soutenir la comparaison, même si elle ne se fait pas non plus avec un génie de la comédie, il ne faut pas exagérer (Urban maîtrise 4 expressions faciales, Bloom 2. Le privilège de l’âge et des armes faites dans des épisodes de « Xéna la Guerrière ». Faudra qu’on en reparle un jour…).


Oui, dès fois, genre en toute fin de film, il saura se rendre présentable.

Alors pourquoi, au final, c’est Eomer le meilleur ?
Pour quelques simples raisons. Premièrement, Eomer lui aussi parle peu. Mais quand il le fait, ce n’est pas pour causer météo ou stratégie militaire pour débile profond. D’ailleurs, la diversion, il l’a pigée tout de suite, lui, qui n’a que 25 ans et des poussières (si je ne m’abuse, lui et sa sœur sont les bébés du roman), contre les 2931 de Legolas (selon Peter Jackson). Remarquez que l’âge peut aussi jouer en défaveur de Legolas, mais je lui cherche des excuses…

Dans Les Deux Tours, pendant que l’elfe descend trois marches sur un bouclier, Eomer fait cavaler sur une pente à 50° toute son eored plus celles qu’il aura ramassées en cours de route, avec un vieux moisi en robe.
Si l’on ajoute que la dite descente consistait à faire tomber tout ce beau monde dans les bras d’uruk haï armés de hallebardes, alors la cabriole de Legolas passe vraiment pour une rigolade de péteux (j’en rajouterais même une scène supplémentaire vraiment top, dans cette trilogie. Encore une avec des Rohirrims…)

Et çà continue dans Le Retour de Roi, sur les champs du Pelenor. Parce qu’il n’a sans doute rien de mieux à faire, Legolas monte sur un mumak, tire dans tous les sens sur les cornacs, achève la bête, et finit sa course devant Aragorn et Gimli, médusés, à l’image du pauvre spectateur qui n’en revient pas de tant d’héroïsme et tout le tremblement.
Sauf que, si la caméra avantage l’exploit de l’elfe, elle se fait un peu plus discrète lorsque, quelques temps avant, Eomer, toujours lui, fiche par terre deux mumakils (voui, deux) à la force de ses petits bras, sans prendre la peine d’escalader le machin, juste en balançant une lance où il faut, comme il faut (le tout dans un plagiat honteux de l’attaque des quadripodes impériaux de « L’Empire Contre Attaque », c’est bien de le préciser… D’ailleurs, est ce que quelqu’un a dit à Peter Jackson que Legolas n’était pas un Jedi ? Et si non, la seule justification aux dites cabrioles est-elle ici ? ).
En plus, il attaque de face, pas comme cette fourbasse d’elfe qui arrive par derrière avec son grand couteau en peau de nuit.


En orange, Legolas qui pendouille, bien entendu.

Rajoutons que sa sœur n’est pas non plus en reste, faisant elle aussi chuter un olifant (peut être même deux), avant de régler son compte au Roi Sorcier, ce qui a tout de même plus de gueule que les habituelles pitreries de Legolas.
Et c’est qui le lion maintenant ?


Eowyn rules.

Mais ajoutons aussi l’un des aspects du Legolas filmique, le petit elfe nerveux qui tire sur tout ce qui bouge, comme il le prouve en Isengard, en abattant froidement ce pauvre Grima, pourtant en plein acte de salubrité publique assassinant alors Saroumane qui ne l’avait pas volé, et tout proche de la rédemption que Theoden lui offrait(y’a pas à dire, comme roi, il en impose, Bernard Hill. Déjà à bord du Titanic, il donnait vachement envie de tenter la traversée tout de même…).
Ce passage est d’une inutilité crasse et ne contribue pas à redorer le blason du décoloré de la trilogie, tant ce meurtre est non seulement incompréhensible et totalement injustifié (mais la suite prouvera malheureusement que ce crime n’était que le premier d’une longue série, Aragorn clôturant la liste avec brio en tuant en aveugle agaçant, mais désarmé. Born to be king qu’ils disaient…
).

Alors, Legolas, réputation surfaite (ou réputation surfée ?) ?
Oui, sans aucun doute. Si on y réfléchit bien, il n’est en fait qu’un beau gosse plein de prétention, « que de la gueule » comme on dit chez les jeunes, qui fait souvent beaucoup de bruit pour rien et qui n’a pas intérêt à ouvrir la bouche pour parler (« Une diversion ?!?!?! »).
Un joli pantin tellement inutile que l’on regrette presque que Peter Jackson n’ait pas fait comme Ralph Bakshi en son temps, à savoir le faire entrer en piste dès la fuite au gué de Bruinen.
Ce qui d’un, aurait permis éviter les incohérences concernant le personnage d’Arwen, tour à tour Xenarwen puis, sans transition, « Barbie Elfette », de deux, aurait donné un peu plus de consistance à l’elfe de la Communauté, faisant de lui l’un des sauveurs de Frodon.
Au lieu de cela, Jackson nous aura pondu un grotesque faire valoir, censé incarner la race elfique à lui tout seul, de la même façon que Gimli était censément le reflet des nains. Beau tableau, vous en conviendrez.

Mis à part ces considérations sur la médiocrité du personnage de Legolas, que l’on peut d’ailleurs coupler avec celui de Gimli, il faut aussi évaluer le gâchis que représente la surexploitation de ces deux héros, amoindrissant toute une catégorie des personnages secondaires qui n’ont tout simplement pas eu la chance d’apparaître dès le premier épisode.
Passent ainsi à la trappe Denethor, dont on ne comprend jamais les origines de la folie parce que l’on ne parle pas du palantir de Minas Tirith, Faramir et Eowyn, privés de leurs évolutions respectives et communes dans les maisons de guérisons, ou encore Eomer, pourtant futur roi du Rohan, qui malgré une présence accrue à la droite d’Aragorn, reste toujours dans l’ombre de l’elfe et du nain, avec sa sœur et son futur beau frère.
Cette mise en retrait est d’autant plus dommage que se sont ces trois personnages qui incarnent le renouveau des humains et le futur âge d’or qui s’ouvrira sous le règne du roi Elessar.

Doit-on jeter la pierre à Legolas seul ? Sûrement pas. Il y a foule de moments inutiles dans toute la trilogie qui auraient pu être bazardés gaiement, ou raccourcis, et qui auraient pu ainsi laisser le temps à un développement plus approfondi des personnages secondaires.

Le Legolas de Peter Jackson, tout comme son Gimli d’ailleurs, n’ont plus grand-chose des personnages de Tolkien. Ils sont davantage proches des elfes et nains que l’on croise dans l’univers Donjons et Dragons, certes dérivé de la mythologie tolkienienne, mais qui, support du jeu de rôle oblige, accentue les traits des deux races jusqu’à la caricature.


C’est d’ailleurs là que blesse le bât du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson. A trop vouloir s’attacher à la surface, le réalisateur et ses scénaristes se sont éloignés de l’œuvre d’origine, qu’ils prétendaient pourtant adapter scrupuleusement. S’il est difficile de nier ce fait totalement, tant la structure narrative est proche, il faut tout de même reconnaître que l’échec en terme de retranscription des thèmes principaux et des personnages est patent.
Peter Jackson semble en effet avoir oublié que le génie et la grandeur de l’œuvre de Tolkien ne tenaient pas qu’à l’histoire racontée, mais bien à la qualité de l’écriture, à la poésie toujours présente, aux questions de fond telles que la mort et l’immortalité, l’espoir et l’espérance, la fin justifiant les moyens, le pardon, et par-dessus tout le non manichéisme, à côté duquel Peter Jackson est complètement passé.
Il aura déclaré en interview que Le Seigneur des Anneaux était une histoire de courage, d’amitié et de lutte entre le bien et le mal.
Tout lecteur attentif est capable de comprendre que justement, Le Seigneur des Anneaux dépasse très largement tout cela.
Les fans auto proclamés qui ont rédigé de scénario de la soit disant brillante adaptation n’ont en fait pas saisis grand-chose et dans le fond, n’avaient pour but que de vampiriser une matière archi connue, riche, et souvent révérée, pour servir à un public de base une super production de base, dans un emballage, rendons à César ce qui lui appartient, somptueux, et surtout propre à endormir le spectateur lambda. Lequel peut maintenant se réveiller et constater que finalement, rien ne vaut un bon vieux Star Wars.
Evidemment, il serait injuste de jeter aux ordures le travail de titan nécessaire pour donner non seulement à la trilogie un air de crédibilité jamais vu jusqu’alors en fantasy, mais aussi pour savoir, le temps de quelques séquences, transcender son propos pour offrir de purs moments de cinéma (celle là et la charge des Rohirrims aux champs du Pelennor. Cette dernière, c’est simple, à chaque fois que j’y pense je file relire le passage. Et souvent toute la bataille au final.)

Legolas est en fin de compte à l’image de la trilogie, moins ses fulgurances. Ressemblant à l’idée que l’on s’en faisait (je passe sur la question de sa blondeur), mais dépourvu de sa poésie, de sa complexité, de sa profondeur, tout juste effleurées pour les besoins d’un scénario qui s’attache à coller à la matière, sans se plonger réellement dans la substance.

Oui, Legolas, c’est rien qu’un pignouffe.

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