J’attendrai….

Puisque le cinéma n’a pas été trop clément avec moi (et encore, je ne vous ai pas chroniqué « King Guillaume »…), il fallait bien que le salut arrive de quelque part. Et se fut niché sur une couverture du dernier numéro de Canard PC que je dénichai la perle.
Et ma journée en fut illuminée.

Le miracle en question s’appelle  »Dragon Age Origins » et pour lui, je ferai une infidélité à ma Betty.

Avant que je ne me prenne toute la batterie de sorts de démoniste en pleine figure, je tiens à m’expliquer.
Non, Betty, sans rire, ne me tire pas dessus, atta que je t’essplique…

Il y a bien longtemps, j’étais encore minotte (enfin, presque plus déjà, mais je me comprends. J’étais jeune, pas encore corrompue par WoW et je ne savais même pas à quoi çà ressemblait un rôliste, en vrai), je faisais l’acquisition de l’éminent « Baldur’s Gate », dont j’ai amplement parlé dans mon précédent blog et qui signa définitivement pour moi mon passeport pour les Royaumes Oubliés, où je suis toujours un peu, quelque part…

Après avoir sauvé mes amis, deux royaumes, découvert que j’avais un destin et que je ferais bien de pas gaspiller mon temps à boire des canons à la taverne avec les copains, j’acquérais « Baldur’s Gate II » et son extension « Throne of Bhaal » et je repartais pour un tour (tour que j’ai refais plusieurs fois, du reste).

Ainsi, j’amenai ma louloute de l’époque au bout de son chemin, où, Donjons & Dragons oblige, il fallait se friter à des divinités voire, cherry on the cake, devenir un dieu soit même…

Après çà, se fut plié.
Après Baldur’s Gate, il n’y eut aucun autre RPG vidéo qui me donna envie.
Après, j’ai découvert WoW et des compagnons d’aventure tout aussi réjouissants que mes bots de Toril, et qui en plus, étaient des vrais gens, IRL… J’en profite pour les saluer, ils ne connaissent pas l’existence de ce blog, mais je les aime quand même (sauf Angus, parce qu’il est trop moche).

Mais quelque chose me manquait.

Ainsi, lire « Dragon Age Origins : Baldur’s Gate III » sur la couverture de Canard PC, m’a littéralement fait bondir dans toute la maison de la presse.

Aller, je vous raconte tout.

« Dragon Age », c’est une coproduction Bioware (Baldur’s Gate) et EA Games (Challenge everything, It’s in the game… etc), mais sans licence D&D.
La faute à Gary Gygax, parce qu’il est un peu mort depuis l’année dernière.

La bonne nouvelle : on se passe du système de jeu D&D quatrième édition (et des sorts journaliers : « –Aller, le mago, balance la sauce ! –Peu pas avant demain… On refait le combat dans 24 heures ? »)
La mauvaise : l’univers du jeu est intégralement crée… Pour le jeu. Au risque de manquer de profondeur et de potentiel.

Dans un sens, c’est sans doute un bien, puisque la référence affichée du jeu est « Le Trône de Fer », et donc une ambiance plus dark fantasy. Ah oui, il y a plein de chiens aussi. Et des loups garous, semble t’il.

Le game play lorgne quant à lui vers Baldur’s Gate, avec la possibilité de pauses pendant les combats pour organiser ses troupes, ses idées (ce qui aboutit souvent à « On s’en fout de la stratégie, on lui balance tout et on fonce dans le tas ! » Enfin, avec moi çà finit souvent de cette façon…) et des enchainements de combos dont tous les gamers sont désormais familiers.

Bon, les combats, c’est bien, mais ce n’est pas le principal. Parlons un peu personnage.
La création de ce dernier offre diverses combinaisons de races et de classes. Ces dernières sont au nombre de trois : guerrier, mage, voleur. Vu comme cela, il y a de quoi crier au scandale (ce que j’ai fait d’ailleurs). Mais en réalité, au fil de la progression du personnage, celui-ci accède à des arbres de talent lui permettant de spécialiser, d’affiner sa classe. Donc, il y a des soigneurs, pas de panique (si on ne peut pas avoir de paladin, par contre, là, je fais un scandale : ne jamais sortir sans un paladin, tel est ma règle de survie en fantasy).
Une bonne partie du jeu est d’ailleurs consacrée à un tutoriel, destiné entre autre à dérouler le scénario de vos origines (d’où le titre du jeu…) et les évènements qui vous mèneront droit dans les bras des Grey Wardens, sorte de Garde de Nuit (Sic « Le Trône de Fer »)destinée à protéger Ferelden des attaques du Blight, sorte de congrégation de gens moches et méchants (comme Angus donc…) qui va sans doute devoir sauver le monde à un moment où un autre, avec votre glorieux concours, bien entendu.

Le volet RPG semble très présent, le « party approval » prenant une part importante du game play (comme dans Baldur’s Gate), ce qui implique que chaque action de votre personnage est enregistrée et influe sur les comportements de vos compagnons et des PNJ (rien de bien nouveau sous le soleil, mais appréciable, néanmoins). La race de votre avatar a également une incidence sur la perception que les autres ont de vous (si vous êtes un elfe, donc un citoyen de seconde zone, malheur à vous).

Autre conséquence et non des moindre de l’abandon du système D&D, vous n’aurez pas ici à vous choisir d’alignement dès la génération du personnage. Fini l’esclavage du « j’ai fait un perso loyal bon pour payer moins cher chez le marchand, mais je veux tuer ce bâtard de prêtre là en face, comment je fais ? », au profit d’une gestion personnelle et quotidienne des inclinaisons de votre avatar (autorisant ainsi le « j’ai tué ces enfants parce que je n’étais pas de bonne humeur aujourd’hui ». Cela autorise aussi la démission d’une partie de votre équipe… Des limites de toujours sortir avec un paladin…)

La possibilité de négocier plutôt que de cogner existe également, comme dans Baldur’s Gate II (la négociation qui m’a d’ailleurs causé de sérieuses déconvenues en JDR sur table. Les MJ veulent toujours que l’on cogne. Mais on peut AUSSI discuter avec une liche, non ?), le décor est interactif et peut se révéler un important élément tactique.

Bref, avec « Dragon Age », je me sens déjà en terrain familier, mais pas encore conquis. Vivement la seconde moitié de l’année…

Tiens, Betty est partie bouder…

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