Into the Wild.

Rassurez-vous, je ne vous refais pas la critique de la version director’s cut du dernier Sean Penn (il s’agit d’un simple hommage à Jack London et le premier qui me dit que « Into The Wild » le livre ET le film, c’est aussi un hommage à Jack London, je le baffe).
Non, j’ai décidé de vous faire boire le calice jusqu’à la lie et d’enfoncer le clou une bonne fois pour toute sur Wrath of the Lich King. Déjà, parce que Llu me l’a demandé, et que je suis une fille polie, qui répond quand on lui pose des questions (même si j’ai le chic pour répondre à une question par une question…). Ensuite, parce que je viens de comprendre comme insérer des images de mon PC sur ce blog et que justement, j’ai une collection de screen shots à vous offrir.
Et enfin parce que cette extension, elle roxx, tout simplement…
WoWScrnShot_111308_180119.jpg

Alors c’est quoi Wrath of The Lich King (« La Colère/Fureur (je préfère la seconde mention : quand on est Roi Liche, « colère », c’est pour les petits rigolos) du Roi Liche ») ?
Déjà c’est Wotlk pour les intimes. Et non, avant que vous ne posiez la question, cette extension n’est pas celle d’un jeu en ligne polonais consistant à vaincre des délégués du parti cachés dans une usine de boulons à Gdansk (Solidarnosc Games TM).
arthas_1_.jpg
Le type en colère, donc, c’est lui.

Il s’agit de la seconde et apparemment pas dernière extension de World of Warcraft, actuellement leader incontesté sur le marché des MMORPG, jeux de rôle en ligne massivement multi joueurs.
Après avoir vaincu les méchants dragons du Vol Noir en Azeroth, avoir savaté les côtes de la Horde ou de l’Alliance, vous vous êtes envolés dans les cieux de l’Outreterre pour y affronter les démons de la Légion Ardente. Une fois l’ennemi vaincu, pas de repos pour les guerriers puisqu’une nouvelle menace se profile à l’horizon, plus sournoise et plus terrible : le retour du Roi Liche, et avec lui, du Fléau.
WoWScrnShot_111608_225959.jpg
A bord de l’Acherus, citadelle volante et zone de départ des Chevaliers de la Mort, nouvelle classe héroïque. La filette aux grandes oreilles devant Arthas, c’est Scrofule, mon chevalier de la mort.

Wotlk, c’est aussi 35 euros investis dans une boite qui une fois ouverte ne révèle pas comme les autres un minimum de quatre CD d’installation, mais un seul… J’ai eu beau retourner le coffret dans tous les sens, je n’ai pas pu mettre la main sur les bonus cachés…
Il faut dire que Blizzard avait fait en sorte que la quasi-totalité des modifications prises en compte par cet addon soient implémentées avant la sortie du jeu, de façon à ce que les joueurs puissent s’y familiariser rapidement et ne pas perdre trois heures à faire bouffer des galettes d’installation à leur lecteur CD.
Malgré tout, 35 euros pour jouer à un truc dont on a eu une bonne moitié gratuite, çà fait mal… Mais bon… Une extension tous les ans et demi, çà ne mange pas tant que cela de pain, considérant que la plupart des jeux PC avoisinent les 50 euros et peuvent se boucler en 2 semaines (suivez mon regard vers une certaine Lara C.)

Mais Wotlk, se sont surtout :

Des salons de coiffure :
Les salons gobelins ont fleuri dans la plupart des capitales, permettant à qui veut de changer de tête. Attention, le service n’est pas gratuit, mais il est tout de même fun. Très fun même…
WoWScrnShot_112908_234102.jpg
Le salon de coiffure de Dalaran et son exposition de perruques.
WoWScrnShot_112908_234113.jpg
Et voilà le résultat !

Des hauts faits :
Système copié sur Warhammer Online (mon Erzhebeth a un rôle dans la fin de la cinématique, la star…), les hauts faits sont des petits actes de bravoure (ou pas) sanctionnés par un message public et accordant des points dont pour l’instant, tout le monde ignore à quoi ils pourront bien servir. En attendant, cette nouveauté a purement et simplement révolutionné le game play dans WoW. Il existe désormais un terrain de jeu hors des instances, des quêtes classiques et du farm.
WoWScrnShot_120108_174409.jpg
Ce titre d’exploratrice s’obtient lorsque votre personnage a exploré tout Azeroth et tout l’Outreterre. Cà fait beaucoup d’heures de vol…

Des dragons :
Alors là, je suis pour ainsi dire servie… Des dragons dans tous les coins, même des proto-drakes, ancêtres sauvages et un peu con, il faut bien le dire, des « seigneurs iridescents des cieux » (parait que c’est comme çà qu’il faut leur parler …). Non seulement, tous les vols draconiques sont présents en Norfendre, mais en plus, quelques personnalités du monde des grands vers s’invitent à la fête.
Malygos, qui a un peu pété un plomb à force de se mettre la tête dans la poudreuse, Alexastrasza, la Reine Dragon dite « La Lieuse de Vie » (la matriarche de toute l’espèce. Et en plus elle est trop sympa), et Sindragosa, la mondialement célèbre reine des wyrm de givre qui se la pète grave dans la cinématique.
En prime, la Reine Dragon peut octroyer, contre services rendus, l’un de ses petits pour que votre personnage le chevauche pendant ses aventures. Quand je vous disais qu’elle était trop sympa…
Et puis les dragons imposent d’eux même un je ne sais quoi de terrible, d’épique et de merveilleux qui transporte immédiatement.
WoWScrnShot_111808_224914.jpg
Alexstrazsa, la Reine Dragon, la fille qui gagne à être connue donc.
WoWScrnShot_120108_230845.jpg
La même, sous forme draconique, devant Angarthar, après la fameuse bataille. Vous noterez qu’elle est très bling-bling comme dragon…
WoWScrnShot_111808_132835.jpg
Au loin le Temple du Repos du Ver, dans la Désolation des Dragons, le sanctuaire où tous les vols se réunissent.
WoWScrnShot_112108_231154.jpg
Un de ces crétins de prorodrakes.

Des paysages de folie :
L’arrivée en Norfendre, via le zeppelin, surprend de prime abord car tout joueur ayant connu Burning Crusade (BC), l’extension n°1, se souviendra des paysages coloriés à la truelle de la première région, la Péninsule des Flammes Infernales.
Si pendant la conception de BC un infographiste s’était donc vraisemblablement endormi sur la palette graphique, pour Wotlk, on les a fait tourner au café et au Red Bull. Ambiance brumeuse, coloris gris et vert foncés, tout colle parfaitement avec l’ambiance du grand Nord, telle qu’on l’imagine. C’est immersif, c’est beau, c’est parfait.
WoWScrnShot_111308_113348.jpg
Le Fjord Hurlant, arrivée.
WoWScrnShot_111308_113451.jpg
L’Accostage de la Vengeance, base des Réprouvés dans le Fjord.
WoWScrnShot_111308_151822.jpg
Valgarde, la base assiégée de l’Alliance, particulièrement vindicative dans cette extension…

Des inspirations « qu’on se demande d’où qu’elles viennent » :
Des vrykuls, géants franchement viking sur les bords, en passant par les Taunkas, les hommes bisons très amérindiens (comme leurs cousins Taurens, une des races de base du jeu), Wotlk est un territoire vaguement balisé. Conçu en Amérique par des Américains et quelque part, pour des Américains, le jeu nous catapulte en réalité directement en Alaska. Rien de manque : fjords, toundras, forêts de conifères, montagnes enneigées, glaciers…
Seule énigme, l’étrange climat tropical qui règne dans le bassin de Sholazar.
WoWScrnShot_111308_151451.jpg
Un village vrykul.

Des musiques qui en jettent :
Quoi de plus immersif que la musique ? Les développeurs l’ont bien compris.
Alors que Burning Crusade et le jeu de base présentaient plus volontiers des ambiances sonores vaguement mélodiques (exception faite des thèmes de Stormwind, qui font encore battre un peu le cœur lorsqu’on les entend, même après avoir rejoint la Horde, et de Lune d’Argent, clairement identifiables et fredonnables eux aussi), Wotlk impose une partition pour chaque région traversée. Aux flûtes et uillean pipe du Fjord Hurlant succèdent les pianos cristalins de la Désolation des Dragons, et le thème puissant (et totalement pompé à Vangelis, soit dit en passant…) de la cité volante de Dalaran.
Par contre, que l’on m’explique pourquoi les musiques du Bassin de Sholazar semblent toute extraites de « La Soupe aux Choux » ?
A chaque fois, c’est une personnalité qui s’impose d’elle-même, avec un petit rien de prenant qui donne une fois de plus l’impression que cet univers bouge autour de notre personnage.

Des personnages au cœur de l’action :
Jusqu’à présent, il faut bien le dire, mis à part les grosses guildes capables d’enchainer les grosses instances avec de gros raids et du gros loot à la clé, la grande majorité des joueurs se contentait de faire son petit bonhomme de chemin en accumulant les instances petites à moyennes (groupes de 5 ou 10, contre les gros raids, à 25). Résultat, comme l’histoire du jeu progresse avec les instances, une bonne partie des participants avaient l’impression de rester sur le banc de touche pendant que Nihilum, SK Gaming et The Fallen (les deux meilleurs guildes d’Europe et la meilleure guilde francophone), sauvaient le monde.
Avec Woltk, l’hégémonie des grosses machines à farmer les armures épiques est terminée. Bon, se seront toujours les même qui tomberont en premier les world boss (les adversaires les plus importants du jeu, ndld) et qui seront les plus vite les mieux équipés.
Mais désormais, et c’est là la révolution, il sera possible de faire les instances prévues pour les raids de 25 personnes à 10 seulement. Les versions 10 de ces gros raids seront des digest, avec moins de monstres dans les couloirs entre les boss, moins de boss aussi, jusqu’au dernier.
Il est donc désormais à la portée de tous d’aller enlever ses moon-boots à Arthas. Et çà, si c’est pas une bonne nouvelle…

Des personnages impliqués :
Dès le débarquement en Norfendre, on commence à rencontrer les populations locales : taunkas, varleu, hommes-phoques… Et tous attendent quelque chose, ou plutôt quelqu’un qui viendra les délivrer du Roi Liche. Et d’après eux, ce quelqu’un, se serait peut être bien vous…
Bon, naturellement, vous n’avez pas la grosse tête, vous vous dites que ces rustres du nord ont passé un peu trop de temps à respirer les vapeurs du Fléau et qu’ils sont naïfs, les pauvres, hein, et qu’ils feraient mieux d’aller raconter leurs bêtises à des gens de chez Nihilum…
Et puis ensuite vous vous souvenez que les raids 25 vous pouvez les faire à 10. Et donc que vous aussi, les moon-boots d’Arthas, tout çà…
WoWScrnShot_112008_214743.jpg
Voilà le genre de textes de quête qui impliquent directement votre personnage dans l’action et l’histoire. Cette quête est la première de la série menant vers la Porte du Courroux.

Des factions en mouvement :
Depuis l’origine du jeu, les protagonistes ne variaient guère.
A ma droite, l’Alliance, avec des humains, des gnomes, des elfes de la nuit, des nains et des draeneis. Dans WoW Vanilla (le jeu de base) et Burning Crusade, la faction est clairement dominée, du moins militairement et pécuniairement par les Nains d’Ironforge, et leur roi, Magni Bronzebeard.
Sauf que les Nains sont bien pépères au chaud dans leurs montagnes et que à part les fouilles archéologiques pour comprendre leur passé et le secret de l’univers (la réponse est 42), ils ne glandent pas grand-chose. Du coup, c’est un pauvre gars, Bolvar Fordragon, promu généralissime des armées de l’Alliance après la tragique disparition du roi des humains, qui fait en sorte que tout le bazar tienne en place.
WoWScrnShot_111108_200125.jpg
Le type énervé au premier plan, c’est le roi Varian, juste avant qu’il ne menace Arthas d’écraser ses citadelles volantes « avec les mains ». Derrière, le gars à l’air blasé et fatigué, c’est le généralissime Bolvar.
A ma gauche, la Horde pleine d’orcs, de taurens, de trolls, de réprouvés (des mort-vivants) et d’elfes de sang (se sont des Hauts Elfes qui se sont rebaptisés pour se la pèter, après avoir frôlé l’extinction, la faute aux humains, en prime), une force en réalité divisée en deux. Les trois premières races ont les mêmes valeurs d’honneur, de culte des ancêtres et de respect des coutumes chamaniques.
Les deux dernières, forment ce que l’on appelle la Horde Arcanique (par opposition à la Horde Chamanique) et sont plutôt tournées vers la vengeance, la domination et la grosse tête. La puissance dominante de la Horde reste et demeure sa matrice de base, l’union des clans orcs, instiguée par un jeune cadre dynamique, Thrall. Le chef de guerre orc dirige de fait toute la Horde et son charisme naturel lui vaut un respect égal dans toute la faction. Son leadership n’est contesté que par la Horde Arcanique qui place la souveraine des Réprouvés, la reine banshee Sylvanas Coursevent, ancienne Haute Elfe désormais morte-vivante, à égalité.
WoWScrnShot_103008_001611.jpg
Sa majesté, Sylvanas Mouche, euh, Coursevent… Une nouvelle extension, un nouveau skin et des yeux de drosophyle… Dure, la non-vie.
Et bien dans Wotlk, les équilibres de jadis volent en éclat.
Dans l’Alliance, le retour surprise du roi Varian Wrynn déstabilise sa faction. Revanchard (il en veut au monde entier pour tout et n’importe quoi), belliciste, et surtout con comme un balai, il affirme avec sa reprise du trône, l’âge des humains. Cette nation en devenir va amorcer sous sa férule une nette montée en puissance. Et hop, les nains passent au second plan sans même s’en rendre compte, et hop, on envoie des paysans coloniser le Norfendre en même temps qu’on lance l’invasion.
Et zou… Pendant ce temps, Bolvar Fordragon ne peut même pas prendre les vacances qu’il mérite puisque son roi l’expédie séance tenante sur le front pour aller casser ses dents au Roi Liche.
Côté Horde, alors que les armées du Fléau menacent et que Thrall, rendu prudent par les erreurs du passé, tergiverse, le jeune et impétueux Garrosh Hellscream exhorte la Horde à partir au combat. Défiant le chef de guerre et son autorité, il provoque Thrall en duel dans les arènes d’Orgrimmar mais le combat n’est interrompu que par l’arrivée inopinée de l’avant-garde du Fléau sur la cité. Tant mieux parce que Thrall allait se prendre une déculottée. En Norfendre, c’est Garrosh qui commande, tempéré par la sagesse de Saurcroc, fidèle lieutenant de Thrall. Il n’empêche, Hellscream représente un souffle nouveau pour la Horde, et cela, Thrall le sent… Le chef suprême vacille…
WoWScrnShot_111208_134533.jpg
Thrall, à droite, va se prendre une méchante peignée…

Des méchants vraiment méchants :
L’ennemi est partout. Dans WoW Vanilla ou Burning Crusade, la menace était toujours très claire. C’était l’autre.
Ici, les frontières sont plus floues. Premièrement parce que le Fléau se sont des armées de mort-vivants. Donc vos frères, vos cousins, vos femmes et vos maris.
Ensuite, parce que je vous le rappelle, la Horde nourrit dans son sein des revanchards, les Réprouvés, devenus ce qu’ils sont à cause du Roi Liche et déterminés à s’en débarrasser une bonne fois pour toute (le joueur de la Horde sait depuis l’origine ce qui pendait au nez de tout le monde, mais chuuuuuut).
WoWScrnShot_111708_231113.jpg
Un des nombreux et sympathique apothicaire réprouvé. Voyez un peu les textes des quêtes. Voui, font froid dans le dos ces types là. Mais on savait pas, hein…

Des trahisons :
Je suis fort charitable, je vous remets donc le lien de cette cinématique qui aura bouleversé 11 millions de joueurs (ce qui me disent « non », n’ont rien à faire sur un RPG).
Mais qu’on se le dise, la trahison est le maître mot de cette extension, comme si le péché originel d’Arthas était gravé dans chaque parcelle de terre du Norfendre. Autant vous le dire tout de suite, vous ne pourrez pas y couper. Que vous en soyez victimes ou artisans, avant que le coq ne chante trois fois, patati patata.

Des donjons qui font rire :
On avait reproché le côté hardos de la plupart des donjons, même bas niveau, de Burning Crusade.
Woltk, pour le coup, tient de la cours de récré. Limite qu’on s’ennuierait en instance, sans même un petit wipe (mort de tout le groupe) pour s’amuser (sauf quand j’en provoque un accidentellement … Mais c’était pas ma faute…).
WoWScrnShot_111308_164641.jpg
Utgard, première instance rencontrée dans le Fjord. Aussi jolie de l’intérieur que de l’extérieur. Avant la sieste quoi…
WoWScrnShot_111808_130603.jpg
Naxxramas, première instance 10, apparement dans la droite du ligne de reste : easy mod on ( et pourtant, Dieu seul sait si cette instance fut mythique dans WoW Vanilla).

Des nouvelles montures :
Nouveau continent dit nouvelles bestioles. Ainsi voit-on des ours polaires (la classe), des motos (la grande classe), des dragons (la très grande classe) ou des mammouths de guerre (la méga grande classe) avec marchands réparateurs intégrés.
Personnellement, mon choix en fait, je vous laisse deviner… (En plus, çà ne vole pas les mammouths …).
WoWScrnShot_112008_171703.jpg
Aller, tiens, c’es cadeau !
WoWScrnShot_112908_233038.jpg
Golmouth, le mammouth de guerre.
WoWScrnShot_113008_154232.jpg
Ah, l’ingénierie gobeline…
WoWScrnShot_120108_101725.jpg
Le tapi volant, monture réservée aux couturiers qui fait frissonner de plaisir un Jedi usurpateur qui se fait appeler Ladame et qui rêve de se pavaner partout avec en appelant ses asservis… IL N Y A QU UNE SEULE DAME, ANNALISTE ! :p

De nouveaux amis qui nous veulent du bien :
Nouvelle classe de personnages, la classe héroïque des chevaliers de la mort, DK (Death Knights) pour les intimes, divise autant qu’elle rassemble. Puisqu’il s’agit d’une classe héroïque, le premier privilège est de pouvoir commencer au niveau 55. Ensuite, d’avoir directement un cheval pour voyager, puis d’être doté de pouvoirs de psychopathe.
Là où tout le monde est d’accord, c’est qu’ils sont trop puissants (et trop nombreux aussi…).
Là où personne n’est du même avis, c’est sur l’accueil à leur réserver. Anciens serviteurs du Fléau, ils devraient logiquement former une sorte de troisième colonne, ni de la Horde, ni de l’Alliance. D’ailleurs, dans l’event de la libération, le chevalier repenti doit travers tout Orgrimmar ou Stormwind pour aller prêter allégeance au chef de guerre ou au roi, le tout sous les sifflets et les crachats d’une foule agressive. Effet garanti pour ces parias, qui ne se poursuit malheureusement pas par la suite (dommage, mais je conçois que cela puisse être pénible à la longue…).
Bref, ces chevaliers agacent autant qu’ils rendent service. D’un point de vue role play au quotidien, ils sont tout de même un sacré casse-tête.
WoWScrnShot_111708_001356.jpg
Scrofule, chevalière (??) de la Möööört.

Des héros et de l’héroïsme :
Ah… la Bataille des Portes de Courroux… La muraille d’Angarthar, la Horde et l’Alliance chargeant ensemble contre les forces de Roi Liche… Les morts de Saurcroc le Jeune et de Bolvar (qui n’avait toujours pas pu poser ses RTT, soit dit en passant… Victime du système…)… De grands moments de bravoure comme on n’en avait pas vu depuis Warcraft III (le duel contre Mannoroth où Thrall faisait des choses qu’on ne comprenait pas…). Presque de quoi vous tirer une petite larme. On vous vengera les gars, c’est promis. *Affute sa dague*/schling.
WoWScrnShot_112008_220742.jpg
WoWScrnShot_112008_215456.jpg
Snif, quand même… (alors ce screen shot, je l’ai pris au péril de ma vie. Même si Bolvar était très tolérant, il cogne très dur sur les petites elfettes de la Horde. Aïe…

Des séquences de Fâââââsing :
Le phasing, en anglais dans le texte, c’est un principe à la fois simple et compliqué, consistant à faire évoluer l’univers au gré des quêtes accomplies.
En commençant un chevalier de la mort, on peut constater que les quatre premiers niveaux sont entièrement basés sur ce principe, lorsque l’on découvre la verdoyante Nouvelle Avalon qui se noircit et se corrompu à mesure que l’on avance dans les quêtes menant à son annexion (quatre niveaux d’une belle intensité pour le joueur s’achevant un peu en eau de boudin).
La fameuse cinématique repose sur le même principe. Une fois visionnée, elle change totalement l’aspect que revêtent les Portes du Courroux dans le jeu.
On efface par la même occasion de son PC les personnages de Bolvar Fordragon et Saurcroc le Jeune, morts pour la France.
Ce qui m’a rendu ce stade délicat à passer (j’ai attendu 4 niveaux pour me lancer, puisque j’ai eu la quête au 73 mais ai attendu la fin du 77 pour m’y coller).
Autant vous le dire, Saurcroc le Jeune, avant Wotlk, je ne savais même pas qui s’était, comme tous les joueurs d’ailleurs. Saucroc l’Ancien, c’est pareil d’ailleurs.
Mais Bolvar, zut quoi… Bolvar ! Mon général de quand je combattais sous la bannière bleu et or de l’Alliance ! Le gentil Bolvar Fordragon qui était le seul chef de faction à ne pas t’envoyer bouler dès que tu avais une question à lui poser, quand bien même elle était stupide. Le gars sympa qui t’encourageait toujours à persévérer (le mec qui filait les grosses quêtes, pour faire simple), qui dégommait des dragons avec l’index dans la salle du trône, et qui supportait dame Prestor jusqu’à ce qu’il la foute dehors à coup de pompes dans le train. Et qui élevait tout seul le fils de son crétin de roi pendant que celui-ci jouait au gladiateur sur un autre continent…
J’ai eu le plus grand mal à l’effacer. Je crois bien que quand il est mort, j’ai tourné la page de l’Alliance. Définitivement. Je ne me reconnaitrai jamais dans ce que propose le roi Varian.
WoWScrnShot_102908_145707.jpg
Varian Wrynn, tout en finesse…

Des émoTions :
Avec un grand T. Parce que vous en rencontrez des légendes, mortes ou vivantes. Parce que ce sont les plus profondes blessures d’Azeroth que l’on se prend en pleine face. Il parait que dans la Couronne de Glace, Tirion Fordring (encore une figure de légende) donne aux Alliés toute une série de quêtes qui sont les mieux scénarisées et les plus prenantes de WoW. Dommage que la Horde ne soit pas aussi bien servie. Mais il est vrai que l’Alliance a un honneur à reconquérir et une vengeance à assouvir dans cette affaire.
WoWScrnShot_120108_171816.jpg
Attention, ce vieux mystérieux est le nouveau Porte Cendres. Et je vous garanti que le truc qu’il tient dans la main ne sert pas à se curer les dents…

De belles frayeurs :
Normalement, tout le monde sait çà, quand un gentil interpelle un grand méchant (mais genre très grand) devant la porte de son donjon, le méchant en question ne sort pas. Déjà, parce qu’il n’est pas fou, il sait que le gentil est venu avec des tas de copains vu qu’il est tout petit et faible dans son armure, et que lui, il est super méchant, surarmé, et blindé de pouvoirs magiques.
Ensuite, parce que le grand méchant, c’est toujours pour la fin de l’histoire. Et puis il va pas venir quand on l’appelle, non plus. C’est moyen pour le prestige.
Sauf que devant les Portes de Courroux, quand Bolvar interpelle ce « lâche » d’Arthas et que l’on s’attend à voir sortir un héraut aveugle que Saurcroc pourra décapiter histoire de faire un exemple de sa noblesse et de son courage (un cadeau bonux à celui ou celle qui démasque le destinataire de mon coup de pied), et bien c’est le Roi Liche lui-même qui parait, toutes voiles dehors.
Un Roi Liche peu avare de ses apparitions. J’en ai pour l’instant décomptée trois, ce qui est énorme pour un boss de fin d’extension (je rappelle qu’il n’est pas encore implémenté). Un Arthas très présent donc, et qui visiblement, s’intéresse beaucoup beaucoup à notre cas…
Et çà, çà fait très peur.
WoWScrnShot_112908_171932.jpg
Voilà comment le Roi Liche peut apparaitre à l’improviste. Brrrrrr…

Des easter eggs :
Ils farcissent l’immense majorité des jeux vidéos, et je ne résiste pas au plaisir de vous en livrer quelques uns.
Morceaux choisis :
WoWScrnShot_111808_201155.jpg
Notez la coupe de cheveux…
WoWScrnShot_111808_194913.jpg
Même remarque capilaire. A noter que ce personnage donne une quête intitulée « C’est la vérité, d’ailleurs ».
WoWScrnShot_111308_114000.jpg
Dans WoW aussi, on se sape en haute couture…
Sans parler de Papy Broussard, de Willem la chance qui pose avec une pomme sur la tête, des tableaux inspirés de véritables oeuvres, des gorilles qui laissent toujours autant de tonneaux en butin (hommage à Donkey Kong), Hemet Nesingwary, le chasseur running gag depuis WoW Vanilla (on en a butté des bestioles pour cet Ernest Hemingway nain)…

Des villes magiques :
Les villes sont assez inégales dans WoW. Les capitales de base oscillent du pire (Orgrimmar) au meilleur (Stormwind), en passant par le dédale intextricable (Thunder Bluff) ou les merveilles graphiques (Lune d’Argent).
Dans BC, la cité sanctuaire de Shattrath m’avait impressionnée.
Dans Wotlk, Dalaran, cité volante du Kirin Tor (assemblée des plus puissants mages d’Azeroth) coupe juste le souffle. Un petit air de Prince of Persia, et surtout une qualité de réalisation époustouflante, des boutiques très sympa (les commerçants vous disent bonjour), parfois totalement inutiles (ambiance Baldur’s Gate à fond, vous pensez si çà me plait)…
Aller, images, parce que Dalaran se passe de commentaires…
WoWScrnShot_112208_004915.jpg
La salle d’arrivée, après votre téléportation express une fois le niveau 74 atteint.
WoWScrnShot_112208_005901.jpg
Le siège du Kirin Tor. Surprise de taille inside.
WoWScrnShot_112208_011717.jpg
La propre jumelle de la reine mouch… Banshee, Sylvanas. Vous noterez que l’air aimable, c’est de famille.
WoWScrnShot_120108_175057.jpg
Arrivée de nuit sur Dalaran.
WoWScrnShot_120108_231555.jpg
Vue du ciel.
WoWScrnShot_112208_010936.jpg
La boutique de statuettes moches. En cherchant bien, on devrait trouver celle de Gladolfeura.
WoWScrnShot_112208_010024.jpg
Le magasin de jouets. Car on aura tous besoin d’un train électrique le jour où l’on ira défier Arthas à la Couronne de Glace.

Voilà, Wotlk c’est tout çà, et un peu plus aussi, un peu moins parfois. Se sont surtout des heures et des heures de jeu dans un univers fascinant, une interactivité avec le monde accrue, des nouvelles méthodes de combat (montures temporaires, engins de siège etc…), une toute nouvelle expérience de game play qui donne un sérieux coup de vieux à WoW Vanilla, et surtout à Burning Crusade, laquelle laisse désormais un goût de bâclé un peu gênant.
Comme quoi Blizzard a toujours mieux que mieux à nos offrir.

Aller, c’est tout pour Wotlk, la prochaine fois que je vous en parlerai, se sera pour évoquer le destin du prince Arthas Menethil, je le prévois, une semaine après son implémentation comme boss de fin de l’extension.
Je ne vous l’ai pas dit, mais Nihilum et SK Gaming, les deux plus grosses guildes du monde (première sur tous les boss ultimes depuis WoW Vanilla pour Nihilum, talentueux challenger pour SKG depuis la fin de Burning Crusade) ont fusionné en septembre, formant ainsi Ensilia, un rouleau compresseur qui a avalé tout le contenu disponible en ….. 4 jours……
Oui, c’est gens là ne jouent pas au même jeu que nous. D’ailleurs ils sont sponsorisés et donc payés pour le faire.
Je prévois donc une résolution rapide de la question du Roi Liche.
Reste à espérer qu’elle ne se soldera pas par une énième mise à mort, comme celle scandaleuse d’Illidan (si vous voulez comprendre pourquoi cela a beaucoup choqué à l’époque, faites-moi signe).
Pitié, gentils développeurs, laissez le vivre celui-là…

Erzhebeth n’a vraiment peur de rien. Ce cliché a été pris devant la porte de la Couronne de Glace.
WoWScrnShot_120108_174724.jpg
Je ne lui ai pas dit qu’Arthas n’avait pas encore été implémenté dans l’instance. Elle est inconsciente dès fois…

PS : Erratum, Naxxramas, çà peut être velu.
PPS : Tadaaaaaaaaaaaaaaaaam !
WoWScrnShot_121008_202044.jpg

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *