Trombinoscope.

Alors qui donc se ballade dans ce monde si riche ? Qui sont donc ces gens qui vous feront vous relever la nuit pour terminer un chapitre qui vous empêche de dormir ?

Ce billet ne contient que peu d’informations vraiment importantes, mais si vous souhaitez arriver sans aucun a priori dans les Six Duchés, il serait peut être préférable de passer votre chemin.

FitzChevalerie :
Fitz, ce n’est pas un prénom, mais un qualificatif. Héros, par contre, chez lui, ce n’est pas un état d’esprit, mais un accident de parcours.
Son histoire débute à Œil de Lune, lorsque son grand père le dépose devant la forteresse royale, alors qu’il n’a que six ans, car le petit est le bâtard du Roi-Servant Chevalerie.
Dès son plus jeune âge, Fitz démontre un talent particulier à ne savoir rien faire. Confié au maître des écuries Burrich, l’homme lige de son père, il grandit au milieu des chevaux, chiens et faucons, apprenant le métier de palefrenier.
S’il est une constante chez Fitz, c’est bien sa naïveté. Dépourvu de malice, il ne voit le mal nulle part, même lorsqu’il se ballade tout nu sous son nez. Foncièrement gentil, mais farouchement benêt, Fitz est un grand indécis, mal à l’aise dans son rôle de serviteur indéfectible des Loinvoyants.
Attachant grâce à ses perpétuelles maladresses, Fitz est typiquement le genre de gars qui ne comprend jamais rien à rien, ou alors à retardement, et qui de plus est doté d’une psychologie à l’encontre des femmes frisant le néant absolu.
A sa crétinerie, il cumule le double handicap d’être dépositaire de l’Art (par son père) et du Vif (sans nul doute par sa mère). Ce qui va singulièrement lui compliquer la vie…

Burrich :
Homme lige et ami du Roi-Servant Chevalerie, Burrich est sans doute celui qui a le mieux connu la personnalité réelle du père de Fitz. Contraint de s’occuper du bâtard de son maître, Burrich va prendre à ses côtés un enfant plein de bonne volonté avec lequel il ne sait absolument pas y faire.
Caractère renfrogné, mais dont les engagements ne souffrent pas l’inachèvement, Burrich est un homme de principes, lesquels seront inculqués avec plus ou moins de succès à Fitz. La loyauté de Burrich est absolue et jamais reprise une fois accordée. Cependant, il a la prudence et la sagesse de ne pas juger les autres trop vite.
Farouchement réfractaire au Vif, il le combat chez Fitz, lutte d’autant délicate qu’elle doit s’effectuer au sein des écuries royales.

Chevalerie :
Roi-Servant et aîné du roi Subtil, Chevalerie est un fin négociateur doublé d’un habile guerrier. Habité par un profond respect de sa fonction et la fidélité aux vertus de son nom, il abdiquera en faveur de son cadet, Vérité, lorsque l’existence du son bâtard sera révélée en place publique.
Personne fantomatique de « L’Assassin Royal », Chevalerie fait partie de ceux qui hantent les pages du livre au point d’être aussi présents dans l’esprit du lecteur que les héros.

Vérité :
second fils du roi Subtil, Vérité est un solide gaillard doublé d’un excellent artiseur. Très proche de Chevalerie, il l’accompagne dans toutes ses missions, se formant ainsi opportunément et sans le savoir au métier de souverain des Six Duchés. Vérité a été désigné par Subtil pour être celui qui assurera l’alliance avec le Royaume des Montagnes par un mariage.
S’il est une figure admirable dans « L’Assassin Royal », Vérité tient à coup sur le haut du pavé. Fidèle, opiniâtre, impétueux mais sage parmi les sages, le prince Vérité est sans conteste un chef avisé dont la conscience aigue des évènements lui confère une clairvoyance peu commune. Il est sans conteste parmi les descendants de Subtil, celui qui méritait le plus la couronne des Loinvoyants.
Sans en avoir réellement conscience, il applique à son gouvernement les valeurs de l’Oblat du Royaume, et ce sacrifice de soi ne renforcera que mieux l’alliance avec les souverains des Montagnes.

Royal :
benjamin de Subtil, il est le demi-frère de Chevalerie et Vérité, né de la seconde épouse du roi, la reine Désir du duché de Bauge. Avec ses airs de mignon d’Henri II, Royal apparaît comme un petit roquet suffisant, épris d’une fonction bien trop grande pour lui, mais lancé dans la chasse à la couronne par les ambitions démesurées de sa mère.
Mais il apparaît vite à Fitz que réduire le prince Royal à ce rôle est sous estimer la force de sa volonté. Royal ne néglige rien, et sait faire feu de tout bois. Arriviste génial, parfois inconscient, il révèle peu à peu un caractère violent et dangereux, d’autant qu’il a le bâtard de Chevalerie en horreur.

Subtil :
roi bien nommé s’il en fut, Subtil est la manigance même. Main de fer dans un gant de velours, il n’agit jamais par fracas, mais en utilisant intelligemment les armes les plus discrètes à sa portée. Artiseur de talent, il use de son don pour maintenir l’harmonie dans les Six Duchés.
C’est en prenant Fitz en affection qu’il élèvera ce dernier au rang d’assassin du roi, rôle dont le principal intéressé se serait volontiers passé.
Roi juste et père aimant, il reste néanmoins que son caractère reptilien ne donne pas à son peuple l’image du roi volontaire qu’il mériterait pourtant. A trop agir par l’ombre et dans l’ombre, Subtil se prive de l’aura du grand souverain qu’il est.

Le Fou :
personnage central de la cour de Castelcerf, le Fou est le bouffon officiel du roi Subtil. Officieusement, c’est son ami et conseiller le plus proche. Sincèrement et profondément attaché au vieux roi, le Fou est intrigué par Fitz pour des raisons diverses, le poussant à aider ce pauvre abruti dans sa vie au château. Dans les premiers livres, il ne s’exprime que par énigmes que Fitz ne comprend que rarement, et encore en interprétant de travers.
On ignore précisément d’où vient le Fou, de même que l’on ne sait pas à quelle espèce il appartient. D’allure juvénile, il a la peau, les cheveux et les yeux blancs, provoquant souvent par son regard le malaise chez ses interlocuteurs, d’autant plus que tout le monde ignore s’il est un homme, une femme, ou quelque chose d’autre.
Insaisissable, profondément sympathique mais totalement opaque, le Fou est le personnage de la série présentant le plus d’intérêt. Héros en second derrière Fitz, son destin semble bien lié au sien, du moins s’en persuade-t’il.
Fitz justement, croit le connaître mieux que quiconque mais se retrouve trop souvent en bute au flot de questions que suscite l’existence même du Fou.

Kettricken :
fille du roi Eyod des Montagnes et sœur de l’héritier du trône Rurisk, Kettricken est promise en mariage au prince Vérité, afin de sceller l’alliance entre son peuple et les Six Duchés.
Investie de son rôle d’Oblat, elle se fond avec difficulté dans la cour des Loinvoyants, ne comprenant guère les contraintes imposées par l’existence de reine en ce pays.
Conformément à ses traditions, Kettricken prend son rôle très à cœur et s’impose comme une très grande souveraine que l’on suivrait jusqu’au bout du monde sans hésiter une seule seconde.
Personnage d’une force extrême, Kettricken partage avec Fitz l’impression d’être sans cesse victime des évènements, mais elle tire des aléas de la vie une force pour continuer à avancer et ne se plaint jamais de son sort qu’elle accepte avec résignation et un sens du devoir forçant le respect de tous ceux qui la croisent.

Molly :
lorsque Fitz la rencontre dans le bourg de Castelcerf, Molly est un garçon manqué flanquant des taloches à tout le monde. Les années passant, elle devient chandelière et retrouve Fitz, qui préfère dès lors lui cacher son identité, afin de ne pas fausser leur relation.
Contrairement aux autres personnages, Molly n’est pas connectée par la naissance au pouvoir des Six Duchés. Fille du commun, elle conserve des aspirations classiques, fonder une famille, avoir des enfants et s’épanouir dans sa profession. Décidée à atteindre son idéal de vie, elle ira de déception en déception avec Fitz, lequel ne sait jamais par quel bout la prendre.
Dans son genre, Molly n’a rien à envier à Kettricken en matière d’opiniâtreté, mais elle met la sienne au service d’elle-même.

Patience :
épouse de Chevalerie, c’est une aristocrate excentrique tendance loufoque, incapable de se fixer sur le même sujet plus de trois minutes.
Profondément vexée par la nouvelle de l’existence de Fitz, elle finit cependant par l’accepter et par le prendre sous son aile, afin d’assurer correctement son éducation, laquelle, prodiguée par ses soins, laisse à désirer.
Considérée par tous comme une originale, Patience est avant tout une grande timide dissimulant sous ses babillages une capacité à s’enflammer lui conférant une force d’exécution redoutable. Lorsque Patience décide de quelque chose, rares sont ceux qui peuvent s’opposer à elle.

Astérie :
« charité bien ordonnée commence par Astérie ».
En tant que ménestrelle, Astérie est en quête d’un patronage avantageux afin d’assurer ses vieux jours. Après les heures sombres d’un raid des Pirates Rouges sur le château où elle officiait, Astérie décide de sillonner les routes à la recherche d’un sujet de chanson qui lui assurerait reconnaissance et immortalité. Et en tant que tel, ce patachon de Fitz lui parait rapidement comme un potentiel vecteur à bonnes histoires.
Forte tête, Astérie est un élément totalement incontrôlable de la série. Difficile de savoir ce qu’elle va faire et quand elle va le faire. Rapidement, elle suscite la méfiance de Fitz et du Fou, lequel en particulier, semble craindre le pouvoir de sa parole. Si Astérie peut sembler la dernière des égoïstes, elle n’en agit pas moins selon une éthique personnelle rigoureuse, et ne s’embarrasse jamais de faux semblants.

Caudron :
Perceval vous le dirait mieux que moi, les vieux c’est mystérieux. Et Caudron ne fait pas exception. Sur la route des Montagnes, Caudron est en quête de quelque chose, mais elle se refuse à toute confidence à ce sujet. Avec son air de ne pas y toucher, Caudron dévoile parfois des aspects d’elle-même ne manquant pas de troubler les autres.
Personnage du mentor, Caudron est l’archétype parfait du vieux sage menant le jeune héros vers la révélation.

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