Remember, remember, the 13th of November.

Et bien si en fait, juste le temps de cette petite bafouille, parce qu’il y a des choses à côté desquelles je ne vais pas continuer de passer. Y’a plus important que les faillites de banque dans la vie…

Cela devait faire dix ans que le vent n’arrêtait pas de souffler ici. Un fichu Blizzard comme seul compagnon qui avait achevé de le convaincre que les affaires devaient reprendre.
« Debout », se dit-il à haute voix en décollant son armure du siège à grand renfort de craquements. En faisant son premier pas dans un grincement de dents, il put contempler le vertigineux escalier. Pétard… Une sacrée volée à descendre avant de pouvoir fouler ce qui ressemblait beaucoup à trop de poudreuse accumulée par une décennie de vents furieux.

En soupirant, il plaça un pied volontaire sur la première marche, sur laquelle sa botte glissa immédiatement. Beuglant un juron, il battit désespérément des bras pour retrouver son équilibre.
Heureusement que personne de trainant dans le secteur depuis longtemps, sans quoi son prestige en aurait pris un sacré coup. Qui était le crétin qui avait eu l’idée de le faire vivre au pôle ?
Non seulement fallait-il faire avec ce climat de chiotte, mais avec une cour d’incapables.
Des années de travail pour façonner ce fichu Trône de Glace, le nec plus ultra en matière de forteresse, le nid idéal pour fomenter une bonne petite Peste, des ateliers de coutures pour golems de chair, des laboratoires derniers cris et personne n’avait pensé à mettre une rampe dans les escaliers.

Dans un soupir résigné, il fit glisser son gant de maille encore pris dans une gangue de glace vers la garde de Deuil Givre, dont la lame ferait office de canne le temps de la descente. La brave petite reposait fidèlement dans son fourreau, mais celui-ci semblait bien décidé à la garder encore un peu.
Après s’être escrimé cinq minutes sur cette épée de malheur bloquée par dix ans d’inactivité dans le grand nord, il résolut d’abandonner cette lubie idiote qu’il avait eu de se lever.
Sa nourrice lui disait souvent qu’il y avait des jours où il valait mieux rester couché. Et bien il n’y avait plus qu’à se dire que c’était un de ces jours là. De toute façon, personne ne viendrait lui sonner les cloches ici. Non seulement parce que sur ces terres gelées, c’était lui le patron, mais sans doute aussi parce que le reste du monde avait du finir par l’oublier.
Enfin, peut être pas Sylvanas, eheh…

Alors qu’il retombait lourdement sur son siège de glace, le Blizzard se remit à souffler, entrant par les œillères de son casque. Le vent semblait préoccupé ce soir, comme si une échéance quelconque le contrariait lui aussi. Redressant un sourcil givré, le roi-liche entreprit de farfouiller dans le dossier de son siège. Coincé entre deux charnières, son agenda en peau de Lordaeron lui présenta sa couverture craquelée par des années de gels successifs. Dans les grincements de son armure commençant à suinter sous ses efforts, il fit tourner les pages racornies. Pas grand-chose de prévu ces dernières années, mis à part quelques rendez vous avec des lieutenants imbéciles, rendus encore plus glandus par la non-vie. Mort aux vivants qu’ils disaient…

En feuilletant, ses yeux tombèrent sur le nom de Khel Thuzad, suivit de la mention : « Envoyer faire-part de félicitations ». Qu’est ce que le nécromant avait bien pu faire qui puisse justifier l’envoi d’un courrier ? Ah oui. Il avait la mémoire sélective ces derniers temps, jusqu’à oublier la fameuse attaque des nécropoles volantes sur Azeroth. Un sacré coup qui avait fait se dresser leurs cheveux sur les têtes de tous les vivants.

« Penser à faire porter un panier de sucreries aux enfants de Goldshire ». Des enfants ? La dernière fois qu’il en avait vu, c’était sous la forme d’une bouillie grisâtre échappée d’un petit crâne serré. A Lune d’Argent, sans doute.

Comme ses pensées s’égaraient, le vent se remit à vrombir le long de l’escalier jusqu’à faire clapoter sa cape contre ses jambières. Agacé, il rabattit d’un seul coup la moitié des pages de l’agenda pour découvrir une grosse croix rouge devant le 13 novembre.

«Eh ben quoi, y’a pas le feu », fit il remarquer au Blizzard hurlant, provoquant un petit maelström impatient à ses pieds.

C’était vrai après tout, la fête ne pourrait pas commencer sans lui.
Alors Arthas se mit à rire.

Mouha… Mouhaha… MOUHAHAHAHHAHAHAHAHAHHAHA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

PS : Sindragoza, c’est toi la plus belle !
PPS : sans chauvinisme aucun, c’est juste la plus belle cinématique de tous les temps, non ? ^^
PPSS : et voilà l’ultime vidéo. Attention, c’est du lourd, de l’archi lourd, voire, du très lourd. Sylvanas…. Tssssss…
PPPSS : Cadeau bonux.

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