Les lois de l’attraction.

J’ignore à quoi cela est du. Est-ce la faute de la plume ? Est-ce pour l’histoire ? Est-ce que je suis dans le fond une adepte du pelletage de nuages ? Tout bêtement est-ce parce que le presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat ?
Non, rien de rien, je n’y peux rien, quand un Vargas se promène chez moi, je l’attrape, je le traine jusque dans mon antre, par la peau de sa couverture noire, et je le mange. Qu’il soit bon ou pas (enfin, moins bon que les autres, un Vargas, cela ne peut décemment pas être mauvais).

« Un Lieu Incertain » verse dans le même sens que « Dans les Bois Eternels », du côté d’un vieil ésotérisme, d’anciennes légendes et de croyances puissantes au point de produire un écho en plein Paris, jusqu’à troubler tout une brigade de flics plus barrés les uns que les autres.

Les vampires de Highgate sont ici le point de départ de l’intrigue.

Aux commandes, Vargas choisit à nouveau Adamsberg, au point que je me demande si elle a définitivement renoncé à Kehlweiller, sans doute plus embrouillé que jamais dans cette enquête à triple entrée et point de non retour.
Au risque de noyer le poisson plutôt trois fois qu’une. Au risque aussi de devoir dénouer l’intrigue trop fréquemment et trop abruptement.

Au risque pour Vargas de ne pas écrire un grand roman.

Seulement les faiblesses même du livre ne sauraient être tenues pour uniques responsables. Plus simplement intervient le phénomène de lassitude propre à toutes les séries de ce type, exploitant le filon jusqu’à la corde. Depuis « L’Homme à l’Envers », Vargas ne semble plus capable de se dépêtrer d’un même style d’intrigues, reposant sur des peurs anciennes et viscérales et mettant en scène Adamsberg, seul capable de dénouer les fils grâce à son esprit vagabond.
Bien que les enquêtes filent toutes seules et que l’on reste jusqu’à la fin (j’avais encore une fois de plus mis la main sur le criminel avant la fin… Ceci étant peut être un indice en faveur de l’essoufflement de Vargas d’ailleurs), demeure le sentiment de déjà lu.

Dommage de gâcher un tel talent sur de telles redondances. Peut être est-il temps d’exhumer l’Allemand, ou de regarder vers les quatre Evangélistes ?

Plog…

Note : *** (parce que cela reste un excellent polar).

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