Gilgamesh et moi.

Ah… L’été… La saison de la plage, des vacances, des touristes, des coups de soleil, des tickets pass, et des blockbusters.
En préambule, je tiens à dire que je ne suis plus tout à fait sûre de ne pas aimer les super-héros. Il y a encore quelques années, je vous aurais dit que seul « Spiderman » trouvait grâce à mes yeux, et ce, malgré mon arachnophobie (qui dans mon cas n’est pas un vain mot). Oui, clairement, les mecs en collant, ce n’était pas mon truc.
Sauf que finalement, à force d’en voir, je finirais presque par m’y faire… (Enfin, peut être pas « Hulk » quand même, faut pas pousser mémé).

Donc, après « Ironman », je me suis rendue intriguée et un poil inquiète aussi à la rencontre d’ « Hancock », alias Will Smith, lequel fut, pour ne pas changer, impeccable.

Réalisé autant le dire tout de suite moyennement, et écrit en mode multi-manuel de façon aléatoire, « Hancock » cumule autant les réussites que les échecs. Le premier et non le moindre de ses atouts restant le charisme naturel de Will Smith, sauvant à lui seul le reste de la distribution (il serait peut être temps de dire haut et fort que Charlize Theron a un jour volé son oscar, comme Gwyneth Paltrow. Même qu’elles se sont déguisées en grosse et en mec pour le faire…).
Dans la peau du super-héros clodo, alcolo et asocial, il compose brillamment un personnage triste en perte d’identité, en total décalage avec le visage habituellement présenté dans ce genre de film.
On s’attache donc vite à ce bourrin jenfoutiste, malgré les lourdeurs de la première partie et les séquelles trainant dans le reste du métrage.

« Hancock » joue entre le film d’action, pour un résultat plutôt pas mal, et la comédie, pour un vautrage en beauté. Entendre le héros se faire traiter de « pauvre con » passe une fois, puis deux, mais gave rapidement lorsque le running gag pointe son nez toutes les dix minutes.
Ne maîtrise pas le comique de répétition qui veut. Idem concernant le comique de situation, qui fait sourire au démarrage pour s’avérer redondant, voire, agaçant, sur la fin.

Si le héros est bien exploité en exposition, le reste de l’intrigue a du plomb dans l’aile, et une force de conviction frisant le néant absolu.
Dommage qu’il faille attendre un peu plus de la moitié du film pour voir apparaître le début d’un commencement d’intérêt concernant l’univers et la mythologie d’ « Hancock ». Laquelle, subtilement amenée et riche en rebondissements pour les personnages principaux, fait mouche.
Le final, véritablement épatant donne aux souvenirs agacés du début un goût amer de regret, d’autant que rien ne semble annoncer qu’il y ait un jour une suite (en même temps, en y réfléchissant bien, je ne crois pas que celle-ci s’impose. C’est aussi bien les one shot).

Bref, un sentiment en demi-teinte face à ce super-héros qui explose les codes du genre pour mieux les intégrer (héros démiurge, isolement, place dans la société, prix à payer), mais qui se retrouve servit par trop de maladresses pour convaincre totalement.

Note : **

PS : oui, je sais, vous ne comprenez pas mon titre. Moi si. Et je veux bien en discuter.

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