Bruges, chapitre I : les moules, les frites et les tueurs à gages.

Ce week end, c’était la Fête du Cinéma et une fois n’était pas coutume, il y avait de quoi se mettre sous la dent jusqu’à mardi (sauf si vous êtes déjà allé voir tout ce qui vous intéressait avant. Comme moi, qui n’est visiblement rien compris au principe. Comme les soldes, et le salon du livre…).
Et entre autres choses, « Bons Baisers de Bruges » qu’un malin aura extrait du titre original « In Bruges ».

Ce polar tragi-comique au casting de gueules (Colin Farrell, Brendan Gleeson et Ralf Fiennes) d’une jolie facture, fait très vite oublier qu’il est un premier long métrage du réalisateur Martin Mac Donagh (oui, avec un nom pareil, il est irlandais), qui de surcroit en également rédigé le scénario de cet adorable objet cinématographique.

Après l’exécution d’un contrat à Londres, Ray et Ken sont envoyé par leur commanditaire Harry à Bruges, histoire de s’y planquer une quinzaine avant que l’affaire ne se tasse.
Si Ken apprécie sincèrement la ville et profite de chaque instant, Ray, une sorte de gosse impatient et chafouin, passe son temps à râler. Puis un soir, Harry appelle pour transmettre ses ordres, lesquels vont singulièrement envenimer les choses…

Véritable petit bijou, « Bons Baisers de Bruges » allie les compositions formidables de ses acteurs à l’exploitation de divers genres cinématographiques s’articulant autour du personnage central, Bruges.

La ville est plus que n’importe quel élément le pivot du film, avec son cadre charmant, ce « putain de décor de conte de fée », dont les protagonistes explorent les recoins dans la première partie pour se fondre dans le décor dans la seconde.
Cette intelligence de mise en scène sert un grand écart entre le réel brutal et un onirisme torturé à la Jérôme Bosh.
Entre culpabilité et rédemption, les héros naviguent au cœur de cette cité de rêves et de cauchemars n’oubliant ni l’humour ni la tension qui rendent ce film unique.

Note : ***

Un commentaire Ajoutez les votres
  1. euh, comment dire….
    qu’ai-je fait dans une autre vie pour endurer le navet de l’année ?
    Alors, oui en effet, Bruges, ville pouvant ravir les historiens…. et personnage central de l’histoire mais, quelle histoire ?
    Un malheureux personnage sans consistance ( interprété hélas par ce fumiste, cet usurpateur, cet Alexandre Le Rien : Colin farrell !!) qui pleure sur fond de piano, séquence d’une demi-heure environ avec plans sur la ville, puis un gag (pas drôle), puis le drame, et encore le drame…. c’est long, c ‘est pénible…
    J’avoue cependant que le coup de la bouteille est épatant, mais à par ça, voir un nain se taper une prostituée et prendre de la drogue, merci bien Bruges….
    L’onirisme oui, Bosh excellent, mais où va-t’on ? nul part : cette histoire malmenée écrase tous les éléments qui auraient pu sauver ce film désolant…
    Bon baisers de Paris,
    Arwen

  2. Pourquoi vouloir que l’histoire te mène quelque part ? On ne reprochera jamais la même chose à Alain Resnais. Pourtant, ses films fonctionnent sur des principes similaires. Ses scénarios nous amène à deux centimètres du point de départ.

    Le fait est que « In Bruges » se pose comme un polar d’un genre, non pas nouveau, mais oublié. Ce qui se fait aujourd’hui est aux antipodes de ce genre de film. Prend les réalisations de Guy Ritchie par exemple. Efficacité, efficacité, efficacité. Pour le reste, on repassera (et on le trouvera à Bruges).

     

    Continue à poster poulette, tes avis m’intéressent 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *