Vikings vs Skraelingar : match nul.

Hier soir était une soirée masochiste. Nan, je vous rassure, pas dans ce sens là.
Juste que j’avais le choix entre deux options : regarder le match de l’équipe de France dont je me fous du tiers comme du quart ou regarder « Pathfinder » (2007), un film avec des Vikings dedans, ce qui déjà me parlait drôlement plus.
Comme je ne suis pas non plus totalement inconsciente, je savais bien que le second était un sombre navet. Mais je l’ai regardé quand même.
De toute façon, j’aime pas le foot.

Souvenez vous donc de ce film dont je vous parlais il y a maintenant plus d’un an (peut être même deux) et qui sur le papier collait littéralement le frisson : des Vikings débarquent en Amérique du Nord et décident de taper sur les indigènes.
Potentiellement énorme.
Potentiellement minable aussi.

Tiens, j’ai cru voir un Ring Wraith…

Voici donc comment démarre de nanar inénarrable qui se devra un jour de figurer au panthéon des grands n’importe quoi de l’histoire : une gentille madame indienne recueille un gosse dans l’épave d’un drakkar, seul survivant de l’équipage.
Bientôt adopté par son clan, il s’intègre au poil jusqu’au jour où reviennent les Vikings dont les obscures motivations semblent se résumer à latter, mourir, fuir.

Plein de belles promesses, donc, « Pathfinder » se révèle un machin foutraque dont on n’arrive jamais à bien comprendre les tenants et les aboutissants, visiblement à cause d’un montage à la hache à deux mains.
Ellipses monstrueuses perturbant la narration (sachant qu’il n’y a pas grand-chose non plus à narrer, vous comprendrez que l’on perd beaucoup), scènes d’actions illisibles, personnages apparaissant brutalement et sans explication, exposition tellement réduite que l’on ne parvient pas une seconde à se sentir concerné par ce qui arrive à ces pauvres gens…

Lançons le Karlothon pour payer une chemise à ce pauvre garçon.

Bref, le four monumental, sanctionné par un bide aux USA (en partie du, il est vrai au propos même du film qui gêne énormément les Natifs).
Le scénario, réduit au minimum, n’explique rien. Si l’on peut supposer que les Vikings se baladent en Amérique pour y faire des esclaves (cf les cadavres dans le drakkar du début), les massacres qu’ils perpètrent dans le moindre village rencontré laisseraient pourtant entendre le contraire.
De même, comment interpréter l’acharnement de leur chef à courir après le héros qui ne leur est rien, mis à part la surprise de découvrir l’un des leurs chez les Indiens…

Voilà ce que c’est de les inviter sans leur offrir d’Apéricubes

Incroyable, le film ne dure qu’une heure trente mais lasse dès la trentième minute. Tout au plus peut on trouver son intérêt dans la recherche des films dont les scènes s’inspirent : « Conan », « Le Seigneur des Anneaux » (avec un magnifique copié collé du Gué de Bruinen), « Gladiator »…
Mais, car il y a un mais, rendons à César ce qui lui appartient, la photographie est vraiment chouette. Je ne me relèverais pas non plus la nuit pour la revoir, mais je dois bien reconnaître que visuellement, « Pathfinder » se laisse gentiment regarder. Ce qui rend d’autant plus dommage que la production n’ait pas assumé ce divertissement bête et bourrin jusqu’au bout.
Sans en faire un grand film, Marcus Niespel (« Massacre à la Tronçonneuse », le remake dispensable mais potache du film du même nom) aurait sans doute réussi à en tirer un objet acceptable.
Du coup, je me demande bien ce qu’un John Mac Tiernan débridé aurait fait de la chose…

Note : 0

PS : v’là ti pas que d’après DVDRama, Karl Urban serait un acteur geek. Yep, je confirme. Et çà date pas d’hier… C’est pour sa participation à ce genre d’ovnis que je l’aime bien. Si çà c’est pas suéder…

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