« Plus c’est gros, plus çà passe », JC de la République.

Malheureusement pour le réalisateur des « Insoumis », cet adage présidentiel n’est applicable qu’en politique.

A cheval entre un épisode de « PJ » et « Assaut sur le Central 13 », ce film est un objet bâtard, un rien malfoutu dès le départ, totalement délirant sur la fin et passablement honnête au milieu.
Excellent sans doute pour un dimanche soir.

Rien que le titre, déjà, en fait un peu trop, dans le style des « Incorruptibles ». Sauf que Richard Berry n’est pas Sean Connery. Ou alors c’est un Sean Connery qui mange des yaourts…

Suite à une intervention ayant mal tourné, un flic parisien est envoyé se faire oublier jusqu’à ce que retraite s’en suive dans un commissariat pourri au bord de l’étang de Berre, serti dans un écrin d’usines pétrochimiques.
Ses nouveaux collègues, blasés et encouragés à la paresse par une divisionnaire pressée de mettre la clé sous la porte, découvrent sous son influence ce que le métier de policier signifie.

Bienvenue chez les Kakous…

Malgré une idée de départ tout à fait potable et souvent bien exploitée, le film cahote à de trop nombreuses reprises sur un scénario se nourrissant d’incohérences dont la première saborde d’entrée de jeu l’intérêt que l’on pouvait porter à l’intrigue.

« Lache ce sveltesse ou je tire ! »

De plus, farcie de lieux communs et autres clichés, ainsi que de retournements faciles, l’histoire heurte trop souvent pour convaincre.
Sans être totalement réalisé avec les pieds, le film s’appuie finalement sur un casting de gueules et de noms, qui parviennent à faire oublier un peu ces égarements au profit d’un gentil capital sympathie.

Pas de quoi casser trois pattes à un canard…

Note : *

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