Il est vraiment…Il est vraiment…Il est vraiment phénoménal lalalalala !

Avant toute chose, je tiens à signaler un phénomène inexplicable survenu sur ce blog : mon billet, mis en ligne hier soir, n’existe plus aujourd’hui. N’ayant aucune explication rationnelle à vous fournir, je vous remets donc le dit article, en priant pour que personne ne le mange à mon insu…Mais revenons à nos moutons.

Vous trouvez ce titre minable ? A la limite de la crétinerie ? Je sais et je m’en excuse. Moi, je n’ai qu’un cerveau, pas six, comme certains. Je fais avec ce que j’ai. Voilà.
Mais laissons là le passionnant débat naissant sur l’épaisseur des artères capables d’irriguer « parfaitement » les six dits cerveaux pour nous concentrer sur le (*ahahaha*) « Phénomènes » de ce début d’été.


Notez le pur talent du type qui a traduit le titre en français…

Avant toute chose, il est bon de savoir que je suis une vraie inconditionnelle de Shyamalan. Depuis « Sixième Sens », je ne rate pas une seule bobine patouillée par ses petites mimines. Et à chaque fois, je me retrouve à le défendre face à quelques sceptiques lui reprochant de ne pas refaire à chaque fois le même film.

Car Shyamalan, après le coup de maître que fut « Sixième Sens » aurait pu s’endormir sur ses lauriers et nous refaire le coup du « retournement de situation » inlassablement (ce qui aurait abouti à une sorte de non retournement, puisque le twist d’un twist, çà fait pas un twist, si vous ne me croyez pas, essayer avec une crêpe…Bref… J’ai mal à mon unique cerveau, ne m’en demandez pas trop).

Au lieu de cela, de film en film, Shyamalan suit son idée, et fait de son script ce dont il a envie. Au risque de déstabiliser une audience outrée d’avoir vu venir gros comme une maison le coup des montres dans « Le Village » (normal puisque là n’était en fait pas le propos), ou désarçonnée face à une « Jeune Fille de l’Eau » totalement allégorique.

Finalement, le retournement chez Shyamalan c’est ce qu’il va décider de faire de son nouveau métrage.

Et ce qu’il fait de « Phénomènes » est un grand coup.
Finalement, n’est il pas là, le vrai sujet du film ? Dans cette scène purement « shyamalienne » ?

Par correction pour ceux qui ne l’on pas encore vu, je ne traiterai pas de ce film ici en intégralité, pour la bonne et simple raison que se serait leur gâcher l’intrigue que d’exposer ses ressors. Autant découvrir cette histoire, si vous en avez le courage.

La bande annonce, pas mensongère pour un sou, vous annonce des suicides en pagaille. Ayez le cœur bien accroché. Non pas parce que les scènes en question pourraient être gore, mais parce que l’instinct de conservation tapi en vous ne pourra pas regarder cette heure et demie de mises à mort sans ruer des quatre fers.

« Phénomènes » est un récit puissant, dont le propos désenchanté n’offre pas la moindre place à l’espoir. On sort de la salle l’esprit lessivé, avec le ciel aplati sur la tête.

Note : ***

PS : Si cela vous tente, j’ouvre la conversation sur le fond dans les commentaires. Par contre, indiquez si jamais vous décidez de spoiler. Je sais, dans « Phénomènes », il n’y a pas de twist…Mais je pense que ce film est une claque dans la figure que l’on n’a pas envie de s’imposer en connaissance de cause. Comment çà, je suis sadique ?

Un commentaire Ajoutez les votres
  1. Je ne viens pas là commenter ta critique du film, puisque je suis d’accord avec toi (« nan, tu déconnes ? » Si, si, je t’assures !), mais sur la traduction du titre. J’aimerai bien savoir comment tu l’aurais traduis, toi, ‘The Happening », parce que v’là le biz ! Je trouve, que là, les traducteurs ont trouvé une bonne alternative et qui colle plutôt bien aux thèmes du film.
    Par contre, pour « X Files 2 », là je dis pas : traduire « I Want to Believe » par « Régénération », fallait oser !

  2. Ah, et moi ça m’a rien fait les suicides à la chaîne… Je dois avouer que je suis assez indifférent à la mort. Suis-je insensible ou pourvu d’un instinct de survie sous-développé ?

  3. Puisque c’est la semaine du bac, je te donne quatre heures pour répondre à cette question sur ton insensiblité…

    Sinon, concernant l’épreuve de version anglais/français, évidemment, « The Happening », çà ne se traduit pas… Je pourrais bien proposer un médiocre « C’est arrivé », ou un « L’Evènement », mais rien ne parviendrait à rendre le sens d’un titre totalement au service du propos du film…
    On peut aussi concevoir de ne pas traduire tous les titres.
    Pourquoi traduire « Die Hard » par « Piège de Cristal » par exemple (pour décider de ne plus rien traduire dans le IV…) ?
    Pourquoi remplacer « The Other Boleyn Girl » par « Deux soeurs pour un roi » ?

    A cause de la loi Toubon, en fait, même si je dois lui mettre sur le dos tous les malheurs du monde. Cette même loi oblige aussi à sous titrer les titres de série restés originaux genre : « Lost : les disparus », « Prison Break : les évadés » et tout le tremblement. Je vous raconte pas comment on a échappé à « Deadwood : le bois de la mort », « Star Trek : la randonnée de l’espace », ou « X Files : le journal du hard ».

    Concernant « Phénomènes », j’aurais préférer opter pour conserver le titre original. Je vois très bien l’affiche, avec Mark Walberg courrant vers le spectateur, un gros arbre dans le dos et le sous titre suivant : « il va y avoir du spore »…

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