Après, la Dame de Fer, la Barre de Faire…

Voici l’Homme de Fer, j’ai nommé Iron Man, nouveau héros de la Marvel à se voir transposer à l’écran.
Bon autant jouer carte sur table, j’ai adoré. Voilà, c’est dit.

Ben voui, comment vous dire, il se défend bien, le bonhomme, malgré un côté un peu Bruce Wayne sur les bords, super-héros sans pouvoirs mais blindé de technologie, avec tout de même en plus le côté multi milliardaire puant de suffisance et d’égoïsme.

Iron Man est donc dans le civil Tony Starck, patron de Starck Industries, firme fabricante d’armes vendant sa camelote à l’armée américaine afin d’apporter paix dans le monde et moult dividendes dans la popoche de notre héros. Lors d’une tournée de démonstration en Afghanistan, Starck se fait enlever par des terroristes bien décidés à le faire bosser pour eux.
Gravement blessé lors de sa capture, Tony doit s’implanter une batterie dans le cœur pour éviter tout arrêt cardiaque intempestif.
Bien décidé à ne pas croupir au fin fond d’une grotte du Panshir pour le restant de ses jours, Starck conçoit une armure mobile qui lui servira de ticket d’évasion…

Evidemment, on parlera de facilités (c’est toujours mieux d’être multi milliardaire quand on veut sauver le monde…), de ficelles grosses comme des poutres (la révélation qu’on n’avait pas du tout vue venir ), mais le scénario, prenant son temps pour s’étendre en longueur dans la première demi-heure, pose univers et personnages de façon claire.
Le résultat de ce parti pris d’exposition est une intrigue simple (voire simpliste) sans grand intérêt mais servant bien un héros faisant le show à lui tout seul.

Car en moins de deux minutes, il est évident que l’atout majeur de ce film est Robert Dooney Jr., génial toxico passant malheureusement plus de temps en « rehab » que sur les plateaux de ciné.
Robert Dooney Jr., c’est une sorte de George Clooney trash, prenant ici un plaisir visible à jouer tant au super héros qu’au tycoon infect et portant le métrage à bout de bras et écrasant superbement la concurrence (Jeff Bridges, qui joue dans le film, sisi, moi aussi je ne m’en suis rendue compte qu’au générique de fin… la honte).
Forcement, la personnalité de l’acteur rejaillit sur son rôle, dont Dooney fait sa chose. Et incroyable, à côté de cette pile électrique assez imposante de charisme, Gwyneth Paltrow parvient à ne pas faire pâle figure (normal, cramée aux UV comme elle est dans ce film… Duuuur d’avoir plus de 30 ans à Hollywood…) dans la peau de l’assistante très pro mais aussi très troublée par son cher patron.

Evidemment, intrigue basique, longues séquences d’exposition, oui, vous aussi vous trouvez que tout cela sent la suite. Moi aussi.
D’autant qu’à la fin du générique, une petite séquence ouvrirait la porte à un « Iron Man II ». Je dis « ouvrirait » parce que la séquence en question, je ne l’ai pas vu. Ouais, c’est comme çà.
Çà fait des années que je fréquente les salles du cinéma, que je sais pertinemment que ce genre de film contient toujours un cadeau bonux en fin de pellicule et moi, qu’est ce que je fais ? Je me barre avant la fin…

Note : ** (divertissement plus qu’honnête, mais j’avoue en garder un peu pour l’aventurier de la naphtaline, demain).

PS : dans mes souvenirs, mais c’est très vague, Iron Man était alcoolique et dépendant de son armure (si il ne la met pas assez souvent, il meurt)… Mais rien de tout cela n’étant évoqué dans le film, je me pose quelques question sur la validité de ma mémoire…

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  1. « D’autant qu’à la fin du générique, une petite séquence ouvrirait la porte à un « Iron Man II ». Je dis « ouvrirait » parce que la séquence en question, je ne l’ai pas vu. Ouais, c’est comme çà. »
    Pas bien ! Pas bien ! Tu as raté un omniprésent, dans les grosses prods à tendance SFF actuelles (Jumper, le dernier en date), Samuel L. Jackson en Nick Fury ! Et ce n’est guère pour préfiguré un Iron Man 2, mais une adaptation des « Avengers » (« Les Vengeurs » en français), une série Marvel regroupant les super-héros Thor, Captain America, Iron Man, Nick Fury, Giant Man, la Guêpe et Hulk !!! On y retrouvera John Favreau à la réalisation (comme pour Iron Man) pour une sortie américaine en juillet 2011 et peu après en France…
    Perso, je trouve que les grosses productions US ça devient de plus en plus n’importe quoi ! Mais où sont passés les vrais scénaristes ? Ah, oui, c’est vrai, y’en a plus, il sont tous en grève…

  2. Ok d’accord, et bien merci pour cette précision bien utile ma foi (d’autant que je n’ai pas la moindre idée de ce dont tu me parles, les « Vengeurs », connais pas. En même temps, ma culture comics est très superficielle alors…) sur ce que j’ai raté.

    Par contre, dans la série « les super-héros c’est trop bien on va s’en mettre plein les fouilles », j’ai vu récemment la bande annonce du « Hulk II : toujours plus grand, toujours plus vert », ben mes pauvres enfants, mieux aurait sans doute valu s’abstenir d’une telle adaptation. Le premier était déjà un sombre ramassis de n’importe quoi (bien que réalisé par John Woo), le second, comme dirait Han Solo, ne me dit rien qui vaille…

    Que vient donc faire Edward Norton dans cette galère ???

  3. Heu, désolé de te contredire, mais le premier métrage de Hulk a été réalisé par Ang Lee et non John Woo…
    Quant aux comics, moi non plus je n’y connais rien. Ce sont des infos glanées sur le net et grâce à un ami qui a lus les comics…

  4. Roooh ouais, la GROSSE boulette ! Pardon tout çà… Bon en même temps Ang Lee, John Woo, c’est la même écurie (sauf que John Woo n’a pas survécu à son passage à Hollywood alors que Lee, si.)^^.

    C’est là qu’il faut dire je présume « mais qu’est ce que Ang Lee avait donc à payer pour s’embarquer là-dedans la fleur au fusil, et avec Eric Banane en plus ? ».

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