L’Elégance du Hérisson.

Amis, lecteurs, furets et belettes, ne cherchez pas : vous êtes tous des cons. QUOI ? COMMENT ? Vous n’avez JAMAIS lu un seul petit roman de Tolstoï ? Vous n’avez jamais ressenti combien il est délicieusement métaphysique de manger des sushis ?
Bande de gros blaireaux, va…

Vous feriez mieux de lire le tellement tendance et furieusement donneur de leçons « L’Elégance du Hérisson » de Muriel Barbery. Vous allez voir comme vous êtes bêtes…

En colère je suis, oui, mais pas contre vous, non, plutôt ce bouquin prétentieux et vain, pétri de bonnes intentions et se pensant investi d’une mission sacrée d’éduquer les masses en leur mettant le nez dans leur sous culture.

En un mot : détestable.

Les protagonistes de la grande œuvre sont deux :
Une concierge surcultivée, madame Michel buvant du thé en lisant « Anna Karénine » (qu’elle appelle « cette chère Anna », parce que, tu comprends, elles sont intimes quoi…) mais s’évertuant de paraître un bovidé indifférent, parce qu’elle a peur de se mêler au grand monde, la concierge (car il est bien connu que seul le grand monde a droit à la culture et que ceux de la France d’en bas n’ont jamais ouvert un bouquin de plus de cinquante pages de leur vie, sauf l’annuaire).
Une collégienne surdouée, Paloma, étudiant le japonais (la langue de la finesse, de la supériorité intellectuelle, de la profondeur d’esprit et j’en passe des conneries), suicidaire à ses heures perdues parce qu’elle n’a rien compris à la vie, cette môme.

Bref, heureusement que Super Concierge et le nouveau voisin japonais (comme de par hasard…) vont se charger de lui remettre les pendules à l’heure.

Ami con, ou plutôt devrais-je dire, ami qui n’aime pas être pris pour un con, passe ton chemin.
Nonobstant (moi aussi je sais causer riche, vindiou) une très belle plume de la part de l’auteur, le contenu de l’ouvrage laisse pantois de vide abyssal, paradoxe agaçant pour ce qui se veut tout de même une leçon de vie pleine de philosophie machin tout çà…
Regard méprisant (mais l’auteur se cachera volontiers derrière l’immaturité de Paloma, pour se justifier de son discours) sur tout et tous, sauf concernant les incomparables s’intéressant à Tolstoï et à la culture nippone, jugements à l’emporte pièce sur les autres, tout ce pataquès se terminant par une morale à deux ronds vantant les vertus de la mort pour mieux aimer la vie.

Je me marre…

A se vouloir consensuel (comme les petites gens sont gentilles, et comme les bourgeois ne sont rien que de sales bourgeois qui vivent de vide et produisent du vide), pour ne surtout froisser personne, le roman finit par en devenir un torchon méprisant et indigne.
Personnages comme des monolithes (les riches sont méchants, ou un peu niaiseux, les pauvres sont gentils et délicieusement simples), intrigue prévisible dès les premiers chapitres, « L’Elégance du Hérisson » ne va nulle part, n’apporte rien que l’exposition d’un style impeccable servant un propos creux.

Quel gâchis.

Note : *

PS : Notez la subtilité cocasse du final : un hérisson, çà meurt souvent écrasé sur la route. Mouhahahaha, mort de rire…

Un commentaire Ajoutez les votres
  1. Hmm ça tombe bien je ne comptais pas le lire. (déjà du Pratchett, Tolkien et Hobb, voire Cook si je reprends la folle entreprise que tu avais eu d’en faire des billets, ma flemmardise m’inciterait à écrire un tout petit billet et de dire à la fin, voyez plutôt chez La Dame)

    Sinon je viens aux nouvelles et répondre (tardivement) à ton mail en te disant qu’il a été effacé par mon pc ainsi que toutes mes adresses mail et que je n’ai même pas eu le temps de le lire complètement l’ayant classé consciencieusement dans un dossier avant d’aller comater (le truc à pas faire puisque je l’ai oublié et ne le retrouvai pas…).

    Donc déjà bon retour en retard, et alors ces résultats ? Et j’ai décidé de pas continuer des études d’histoire (enfin je laisse encore la note du concours blanc me décider) parce qu’en khâgne lyon c’est du suicide, c’est trop dur et en plus y’a cartographie, et je pense qu’après ça je n’aurai pas mon équivalence en histoire l’an prochain (dommage mais bon je survivrai).

    Hmm et pour le roi Arthur je pense bien reprendre les thèmes que tu as évoqués. Je vais faire mes recherches et peut être te demander des renseignements mais j’ai pas envie de te déranger surtout avec les oraux de CAPES approchant.

  2. Mouhahaha, me déranger ? Je ne crois pas qu’il y ait de grands risques. Honnêtement, les oraux du CAPES, je pense qu’ils vont me passer sous le nez (589 et des patates de postes sur toute la France, des tas de gens surentraînés sortis des IUFM qui ont passé le concours, le fait que j’ai grillé quelques bonnes cartouches pendant l’épreuve de géo parceque j’étais trop occupée à vomir… bref…).

    Non, non non, n’ai pas peur de me déranger, bien au contraire. Ce qui risque de m’occuper le plus dans les semaines à venir se sera l’hypothétique formation d’une guide supplémentaire dans le musée où je bosse cet été. Va falloir que je me remette aux tauchetters, U-boote et compagnie… Mais ce n’est pas à proprement parler une grosse charge de travail, vu que je n’aurai qu’à reprendre mes notes de l’année passée et à approfondir deux nouveaux bouquins (quoi, j’en fais trop pour un job d’été ? Et alors ?^^).

    Donc n’hésite pas, si tu as la moindre question, je suis disponible 🙂

     

    Sinon, je suis en train de regarder Rocky quarante douze, enfin IV je crois… C’est pas croyable comme c’est affligeant de faire une ratatouille pareille après les deux premiers…

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