Le Retour du Jedi.

Vous apprécierez, je l’espère, la subtilité du jeu de mot contenu dans ce titre… Rapport au jour de la semaine, tout çà, tout çà…

Ouais, bon, question calembours, j’ai été plus en forme (ceux qui haussent les épaules sont priés instamment de sortir…), mais à ma décharge, je me suis nourrie quasi exclusivement d’encornets pendant cinq jours alors…

Histoire d’avoir quelque chose à raconter avant de reprendre le cours normal des évènements et d’attaquer sereinement la semaine cannoise (mal débutée par le ratage de la cérémonie d’ouverture…), voilà donc un vague résumé des festivités de ces jours derniers.

Mardi : « Te gourres pas de train, te gourres pas de train… » (pensée de la Dame).

Suite à l’odieux chantage affectif exercé par mon PC, j’embarque donc dans un TER étrange, dont l’avant va dans une ville, et l’arrière dans une autre. Enfin, j’embarquerais bien, sauf que la porte n’a jamais voulu s’ouvrir pour moi, ni aucun autre passager.
Résultat, un rush monstrueux vers l’avant de la voiture pour finir par sauter dans le wagon en jetant tous les sacs à l’intérieur, le plus vite possible, au mépris de tout danger.

Après avoir manquer de me faire assommer par ma propre valise, je peux enfin me poser deux petites heures pour tenter de finir cette vacherie d’ « Hérisson ».
Changement de train, sans souci d’ouverture des portes ni attaque pernicieuse de sac, me voilà callée pour … six heures…
Dans une place dite « salon », ces immondes paires de sièges face à face sur lesquelles on place toujours les usagers les plus balaises.
Evidement, çà ne rate pas, le clone de David Douillet en face fait pourtant des efforts pour se faire le plus petit possible.
A Massy, une famille monte et installe Justine et Antoine, deux charmants bambins juste à côté. C’est parti pour quatre heures de grand délire.
Premièrement Antoine trouve que, dans le grand pull noir prêté à Justine par son papa, sa frangine ressemble à Dieu…
Même la mère en reste baba…
Ensuite, je finis le « Hérisson » (délivrance…) pour enchaîner sans transition sur la vie et l’œuvre de Vercingétorix. Je termine une demi heure avant l’arrivée la dite biographie, passionnante (même si au final, on ne sait rien…), et poursuit sur les premières pages du « Dahlia Noir ».

A ce stade, les plus observateurs auront constaté qu’avec pas moins de trois bouquins à portée de main, je ne voyage pas hyper léger. Ouaip, même que j’avais aussi mon PC, je vous ferais dire (tout çà pour une petite semaine…).

Mercredi : Mango and the city.

Ce qu’il y a de mieux dans les grandes villes, se sont les grandes rues commerçantes. Sauf à Marseille, parce que quoi que vous fassiez, jamais une cagole n’aura l’air d’une Carrie Bradshaw…


Jeudi : « C’est quoi encore cette arnaque ! Ils sont blancs les flamands roses ! » (çà aussi, c’est de moi).

Départ matinal direction la Camaaaaaaaaaaaargue (celui ou celle qui trouve la référence aura droit à des niniches, promis).
Bac sur le Rhône, voiles sur le Rhône (« Barracudaaaaa !!!! » …Je sortirais bien, mais c’est moi qui tient ce blog… Pardon à Claude François) et arrivée à Aigues Mortes, port de départ des croisades édifié par Saint Louis, un type qui n’était pas aussi recommandable que son petit nom semble l’indiquer.

Après cette étape reposante (la voiture, çà me fatigue, surtout quand je ne conduis pas…), reprise des hostilités et traversée de cette région, pittoresque qu’est donc la Camargue, avec ses marais, ses étangs, ses rizières, ses flaques d’eau stagnante, deux trois flamands blancs (l’arnaque je vous dis) plantés dessus, et des taureaux placides. Crin Blanc dans tout çà, il peut crever au fond de ses sables mouvants (pauvre bête cela dit).
Arrivée à Montpellier, ou plutôt, et c’est là qu’on se marre, à l’hôtel, sosie craché de celui du CAPES dont le petit déjeuner m’avait empoisonné au matin de l’épreuve de géo. Rien à faire, je ne mangerai rien ici ressemblant de près ou de loin à de la brioche.
Un élément inspiré du groupe (Typhenn, pour ne pas la nommer…) décide que se serait une riche idée si on allait manger à la Grande Motte.
Bah ouais, çà c’est vrai…
Bon alors première chose : la Grande Motte, çà ne ressemble à rien.
Seconde chose : même un week end prolongé, y’a pas un rat dans les rues. Tout le monde s’agglutine devant la marina).
Troisième chose : si tu veux manger là bas, tu as intérêt à ne pas avoir des oursins dans les poches. Parce que je te le dis tout net, tu vas casquer. Sévère.

Vendredi : « J’ai absorbé tellement de pollens pas les yeux que je vais finir par pleurer du miel ! »

Montpellier, quant on arrive de Marseille, c’est juste la ville la plus propre de France. Tellement reluisante qu’on en mangerait presque ses encornets par terre. Par contre, en cette saison, c’est saturé de cochonneries qui volent dans tous les sens. Résultat, même une hermétique à toute forme d’allergie comme moi se met à présenter les symptômes d’un rhume des foins sévères.
Deux heures et demies dans un musée de peintures passées à me moucher et à éternuer sur des Rembrandt…
Montpellier c’est aussi la ville où crèche the Cropette, que je n’avais pas vue depuis longtemps.

Samedi : « On élèvera des moutons, comme çà on pourra faire du fromage de chèvre ! » (Pensée profonde à propos du retour à la vie sauvage).

En route pour les gorges de l’Hérault, et Saint Guilhem le Désert, village médiéval au nom évocateur, coincé dans un vallon tout sec avec trois arbres dedans et des cailloux partout. Mais rudement joli et plein de cachet.
Puis, visite de site de Cambous (que je tenais absolument à appeler « Counas », allez savoir pourquoi), village néolithique dans la garrigues qui m’inspira donc la pensée profonde ci-dessus…

Dimanche : « Mais qu’est ce que tu m’emmerdes avec Brassens, toi ! » (Bernard Frédéric).

Au programme, il y avait donc le musée archéologique de Lattes (qui est un grand port de commerce antique, je précise parce que c’est pas forcément hyper connu non plus), qui, malgré des tas de panonceaux prouvant le contraire, est bel et bien fermé lorsque l’on se présente devant.
Changement fusil d’épaule totalement imprévu, et direction Béziers, ou plutôt Ensérune, un oppidum gaulois il paraît de toute beauté.
En effet, c’est beau, et pas mal mis en valeur. Dans le musée, on m’annonce même deux chenets, qui en fait, n’en sont pas (on me la fait pas, eh… !).
Avant de sortir, on achète trois bouteilles de vin gallo-romain. Pour la science.
Le Grand Timonier (je ne la citerai pas encore) décide que se serait pas mal d’aller au Cap d’Agde. Plus jamais je ne la laisse choisir une station balnéaire…
Le dit Cap, c’est juste vingt fois plus moche que la Grande Motte, exploit remarquable pour ce conglomérat de béton.
Fuite en avant vers Sète (pour ceux qui chercheraient toujours le rapport avec Brassens, le voilà) qui me file quelques sueurs froides avant de se révéler relativement jolie avec ses canaux et ses immeubles XIXème.
Par contre, c’est presque plus crade que Marseille…
Pause encornet du jour oblige, le choix final s’arrête sur « Le Chalut » rien de moins que « la plus vieille maison sétoise », dixit le patron, un type qui a bouffé tous les clichés sur les méridionaux quand il était petit.
Etrangement, alors que la cuisine est estampillée bouillabaisse, rouille et soupions, le décor est aussi chargé que dans un libanais, avec de gros angelots dorés et du velours rouge partout… Mystère…

Lundi : « C’est la sœur de Carlaaaaa ! » (murmure général de toute une salle de cinéma au même moment).

A l’origine, une mini croisière dans les calanques de Marseille est prévue mais, coquin de sort, voilà qu’il pleut de Montpellier jusqu’à la cité phocéenne… Sortie annulée donc, et glandage non productif au possible jusqu’à une séance de cinéma où l’on pouvait donc voir la sœur de Carlita… Bilan de la soirée, j’ai adoré les bandes annonces (« Sex and the City », « Phénomènes »…).

Mardi : « A quel moment ais-je mis une enclume dans ma valise ??? » (pensée profonde en essayant de monter dans le train).

Bon, d’accord, quatre paires de chaussure ( et je n’avais pris que les plates, si c’est pas de la bonne volonté çà), quatre gros bouquins, plus une myriade de choses inutiles donc totalement indispensables, au final, çà pèse…

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  1. Promis juré je ne choisirai plus de stations balnéaires comme point de chute surtout dans le midi, il faut bien l’avouer à comparer La Baule ou Carnac sont des chefs d’oeuvre de beauté mais on ne peut pas tout avoir me diront les esprits chagrins, le soleil et l’élégance sauf que le réchauffement climatique prend de drôles d’allures dans le midi cette année ou alors c’est moi qui fait fuir le soleil par je ne sais quelle malédiction celtique car depuis mon arrivée il pleut souvent et le thermomètre reste coiné sous les 20 degrés. Tu remarqueras que nous ne t’avons pas imposé le pélerinage sur la tombe du grand Georges, ouf soupires-tu ? Tu as oublié Mylène dans ton descriptif du Chalut elle aussi valait le déplacement.

  2. Oui, j’ai échappé à la tombe mais surtout au musée du grand Georges (qu’est ce que l’on peut bien mettre dans un musée Brassens d’ailleurs ? Des guitares ? Des partitions ? La sainte moustache dans un relicaire ? Un gorille ? Un Auvergnat ???)…

     

    Ah oui, je n’ai pas parlé de Mylène, la madame du Chalut qui faisait son métier de patronne avec joie et abnégation. En fait de Mylène c’était surtout un clone de Mylène Demongeot (ouais, pour tout ceux qui pensaient que Mylène Farmer, entre deux albums, va servir des encornets sur le port de Sète…), mais attention, la Mylène Demongeot d’aujourd’hui, le sourire en moins…

    Oui, car après Line « Biloute » Renaud dans « Le Silence de l’Epervier« , Mylène nous rejoua ce soir là « Le Silence de la Rascasse« …

     

    Comme disait l’autre chanteur-anarcho-poète de Ferré (qui est bien mort lui, non ?) : on dirait le Sud… (sans doute la pire chanson qui soit, à mon avis…)

  3. Bon là Biloute tu fais une gravissime confusion entre le Grand Léo Ferré et le tout petit Nino Ferrer qui a commis la dite chanson « Le Sud » mais je te pardonne ton éducation musicale est très imparfaite dans cette époque et je m’en bats la coulpe.

  4. Ouais, bon, en même temps, moi, la musique, enfin, la chanson, surtout française, c’est moyen mon truc. Je rapelle pour mémoire que la semaine dernière encore je croyais que Jean Ferrat et Georges Moustaki étaient morts…

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