Il y a longtemps que je t’aimeeuh…. Etc…

Parce qu’il fallait bien me soigner de cette ingurgitation de 10 000, j’ai donc eu la bonne idée l’autre jour, d’aller voir « Il y a longtemps que je t’aime », de Philippe Claudel, plus connu pour être l’auteur des « Ames Grises » (le livre, pas le film) et « Le Rapport Brodeck ». Vous savez, le type qui a raté le Goncourt 2007 à une queue de vache près ?


Sauf que bonne idée, sincèrement quelques jours après visionnage, je n’en suis plus très sûre…

Non pas que se soit un mauvais film, loin de là, simplement que le propos semble avec le recul, un peu creux. La faute sans doute à une mauvaise fin détruisant les mérites d’un bon départ. Et peut être à une réalisation amatrice. Ou alors les deux…

Passés les effets d’une caméra épileptique censée nous expliquer la confusion des personnages, les dialogues un rien convenus toutes les deux scènes, et une chute renvoyant les questionnements autour de l’héroïne aux pelotes, que reste t’il donc à ce film (qui est de plus très mal titré…) ?
Tout simplement Kristin Scott Thomas, véritablement sublime de bout en bout, portant seule le métrage sur ses frêles épaules. Investie par son rôle, concernée, elle ne se contente pas de prendre des poses mais d’être, jusqu’au bout des ongles, Juliette, sur son chemin de croix, du début à la fin.
Secondée par un joli casting, elle se détache pourtant vite des autres, dont les personnages sont clichés et mal écrits (la gentille sœur toute pleine de pardon, le beau frère soupçonneux, le pépé sympa, le copain compatissant, la petite fille mignonne…), mais justement interprétés (encore heureux, a-t-on envie de dire…).

Reste l’impression désagréable que ce film n’est en définitive sauvé que par ses interprètes, camouflant les faiblesses d’une histoire cousue de fils blancs, étonnement médiocre au regard des écrits de Claudel, mais noyée derrière une actrice principale en état de grâce.

Note : * (Oui, ben non, pas plus, faut pas charrier non plus).

PS : J’évite d’en dire plus, puisque je risquerais alors de dévoiler la fin de l’histoire, ce qui ne serait pas très sympa quand même…

Un commentaire Ajoutez les votres
  1. Bretonne, je ne sais pas. Cà se prononce « aux p’lotes« , et çà signifie « renvoyer paître« , « mettre sur la touche » ou « aller braire » (mais çà, je l’ai découvert récemment, c’est chtimi, et je le savais même pas, dites donc…).

     

    Je me souviens que j’avais promis il y a bien longtemps un billet tout en sabir de chez moi… Il faudrait vraiment que j’y songe^^

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